Pierre Maubé

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Pierre Maubé
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Pierre Maubé est un poète français né le à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), dans une famille franco-italienne. Après des études d’Histoire à Toulouse et Paris, il vit de 1983 à 2011 en région parisienne. Bibliothécaire, il travaille dans divers établissements universitaires parisiens, parmi lesquels la BDIC, l'IUFM de Paris et la bibliothèque Sainte-Barbe, puis dirige de 2011 à 2013 la médiathèque municipale de Pontivy (Morbihan) [1]. Il prend en la direction du Conservatoire de musique Guy Lafitte et de la médiathèque intercommunale de la Communauté de communes du Saint-Gaudinois et devient en directeur des affaires culturelles de la Communauté de communes Cœur et Coteaux du Comminges.


Œuvre[modifier | modifier le code]

Pierre Maubé est un « passeur » tout autant qu'un poète : lecteur attentif de la production poétique d'aujourd'hui, particulièrement de la petite édition indépendante, il est de ceux qui travaillent à la mise en relation de tous les acteurs de ce domaine, loin de tout esprit de chapelle.

Son œuvre personnelle exprime avec sobriété une intime difficulté de vivre mais aussi un irréductible espoir, deux dimensions ("postulations" au sens baudelairien) indissociables. C'est une poésie de la mémoire vacillante, de l'hésitation, de la perte d'identité, de l'échec (les mots "aveugle", "soif", "boue", "poussière", "trébucher", "tâtonner" y reviennent souvent), ainsi que de l'effort (le "sursaut", la "marche") vers une genèse possible, pressentie. Une écriture dans laquelle identité, conscience, lucidité semblent souvent submergées par un flux verbal, voire pré-verbal, venu d'un passé d'avant-mémoire, un passé commun à tous.

Ses premiers textes, publiés à partir de 1982, le font successivement remarquer et encourager par Serge Pey, Jacques Réda, Jean Grosjean et Claude Nougaro[2].

Avec Le dernier loup[3], il change de registre, abandonnant le vers et rassemblant des « récits-poèmes », courtes nouvelles ou proses poétiques, sur des sujets variés : évocations historiques, anecdotes intimistes, méditations sur l'écriture et ses paradoxes. Y figure notamment un hommage à Aloysius Bertrand.

Si l'on s'aventure à lui demander quels sont les poètes contemporains qui l'ont influencé, il cite de nombreux noms... parmi lesquels on relèvera tout d'abord ceux de Antoine Émaz, Thierry Metz et Franck Venaille, mais également ceux de Guy Allix, Gabrielle Althen, Michel Baglin, Gilbert Baqué, Gérard Bocholier, Claudine Bohi, Alain Borne, Jean-Louis Clarac, Pierre Dhainaut, Hélène Dorion, Ariane Dreyfus, Chantal Dupuy-Dunier, Sylvie Fabre G., Michèle Finck, Marc Fontana, Alain Freixe, Alain Jégou, Pierre Gabriel, Jean-Pierre Georges, Georges L. Godeau, Luce Guilbaud, Alain Guillard, Henri Heurtebise, André Laude, Yvon Le Men, Jean Malrieu, Jean-Claude Martin, Jean-Yves Masson, Patrick Maury, Évelyne Morin, Claude Mourthé, Gilles Pajot, Serge Pey, Gaston Puel, Valérie Rouzeau, James Sacré, Dominique Sampiero, Emmanuelle Sordet, Bruno Sourdin et Alain Wexler - ainsi que les poètes italiens Luciano Erba, Mario Luzi, Roberto Mussapi, Cesare Pavese et le poète argentin Roberto Juarroz.

Citations[modifier | modifier le code]

« Que l'agencement des mots parle, certes. Mais aussi qu'il laisse parler, qu'il laisse monter la rumeur, biologique, géologique, sève et lave et bruit de fond. L'accord ne doit pas seulement être juste, il doit résonner, livrer le passage à un son très lointain, qu'il nous rend soudain proche. Et il y a de la violence dans cette soudaineté, cette éruption, cette irruption. »

« Certains s’habillent de noir, moi le noir est dedans. Parfois il sort, il devient encre sur une feuille blanche. Vous dites que j’écris, mais c’est juste le noir qui sort. »

(extraits du Dernier loup, éditions Bérénice, 2010)

Activités[modifier | modifier le code]

Pierre Maubé est membre des comités de rédaction de deux revues : Arpa (Clermont-Ferrand, centième numéro en 2011) et Place de la Sorbonne (Paris, premier numéro en 2011). Il a fondé, avec Marc Fontana et Monique Calinon, la revue Linea (Paris, 6 numéros de 2002 à 2006). Il appartenait au comité de lecture de la revue Sapriphage (Nanterre, ne paraît plus).

Webmaster depuis du site de poésie contemporaine d’expression française Poesiemaintenant.

Collaborateur régulier de la revue en ligne Recours au Poème (http://www.recoursaupoeme.fr/).

Membre fondateur du collectif Vers la Seine, réunissant six poètes du département des Yvelines, aux côtés de Paul de Brancion, Gilles Cheval, Gwen Garnier Duguy, Bernard Moreau et Cécile Oumhani.

Membre des jurys du Prix PoésYvelines 2008 et du Prix du Mémoire professionnel de Professeur des Écoles à l’association du Printemps des Poètes depuis 2006.

Fondateur de l’association des Amis de Béatrice Douvre, aux côtés de Gabrielle Althen, Isabelle Raviolo, Olivier Kachler et Jean-Yves Masson.

Pierre Maubé a par ailleurs publié de nombreux textes (poèmes, nouvelles, notes de lecture, articles, études critiques …) entre 1982 et 2020 dans une cinquantaine de revues littéraires, parmi lesquelles : À Contre Silence, Arc-en-Seine, Arpa, La Barbacane, Cairns, Décharge, Diérèse, Encres vagabondes, Encres Vives, Estuaires (Luxembourg), Friches, Froissart, Horizons 21, L'Imprevue (revue franco-américaine de Boston), Linea, Le Matin déboutonné, Meteor, Multiples, Odade, Parterre verbal, Passerelle Lettres et Arts, Place de la Sorbonne, Poésie sur Seine, Polyphonies, La Sape, Sapriphage, Sarrazine, Souffles, Spered Gouez, Thauma, Traces, Verso, Voix d'encre, Vues d'enfance...

ainsi que sur divers sites web : Poezibao, Le Printemps des poètes, La Toile de l'Un, La vie littéraire, Biloba, Les livres de Sophie, Guy Allix, Chemins battus, Recours au Poème, Mon carnet de lecture...

Certains de ses poèmes ont été publiés dans huit anthologies : L’Année poétique 2008 (éditions Seghers, 2008) ; Nous, la multitude (Le Temps des cerises, 2011) ; Chemin des Poètes 2011 du Printemps de Durcet ; Enfances : regards de poètes (éditions Bruno Doucey, 2012) ; Xavier Grall parmi les siens (éditions Rafael de Surtis, 2013) ; Liberté de créer, liberté de crier (PEN Club, éditions Henry, 2014) ; Vibrations en partage : moments poétiques du Théâtre d'Aurillac (éditions La Porte des Poètes, 2014) ; Passagers d'exil (éditions Bruno Doucey, 2017) ; ainsi que dans les quatre Calendriers de la poésie francophone 2008, 2009, 2010 et 2011 (Alhambra publishing, Bruxelles).

Plusieurs de ses poèmes ont été traduits en anglais et russe (revues littéraires de Boston et Moscou).

Trois de ses poèmes ont été mis en musique, par Guy Allix (Le petit garçon), Maurice Clément-Faivre (Serial amoureuse) et Marc Fontana (De l'autre côté de la Terre).

Deux de ses articles : Comment publier ses poèmes et Revues de poésie et bibliothèques : désamour éternel ? ont été publiés sur quatre sites Internet : La République des Lettres (Pierre Assouline), Poezibao (Florence Trocmé), Le Printemps des Poètes (Jean-Pierre Siméon) et La Toile de l’Un (Alain Boudet).

Avec Marc Fontana, il a coordonné le dossier Pierre Dhainaut de la revue Arpa (n° 114, , pages 3-23), à l'occasion des quatre-vingts ans du poète.

Prix littéraires[modifier | modifier le code]

  • 1996 : Prix Poésie-sur-Seine (Mairie de Saint-Cloud, Hauts-de-Seine) pour le recueil La dernière pluie.
  • 2006 : Prix Trobadors/Troubadours de la revue Friches (Saint-Yrieix-la-Perche, Haute-Vienne) pour le recueil Nulle part.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Recueils[modifier | modifier le code]

  • A paraître en 2021 : Incapable, éditions Les Cahiers des Passerelles, Clermont-Ferrand.
  • Étrange suivi de Onze kaddishim pour Rose, éditions Lieux-Dits, Strasbourg, collection Les Cahiers du Loup bleu, 2020.
  • La peau de l'ours, préface de Michel Baglin, éditions Au Pont 9, Paris, 2018.
  • Vivre de faim, éditions numériques Recours au Poème, 2015.
  • Le dernier loup, préface de Bruno Doucey, éditions Bérénice, Paris, 2010.
  • Psaume des mousses, éditions Éclats d’encre, Le-Mesnil-le-Roi, Yvelines, 2007.
  • Nulle part, Friches – Cahiers de Poésie verte, Haute-Vienne, 2006. Réédition augmentée prévue en 2021, éditions Jacques André, préface de Claudine Bohi.
  • Sel du temps, encres de Maria Desmée, éditions Fer de chances, Yvelines, 2002, réédité par les éditions Mazette, Yvelines, en 2012.
  • La dernière pluie, préface de Cécile Oumhani, éditions Poésie sur Seine, Saint-Cloud, 1996.
  • Pure perte, présentation de Christian Bulting, éditions Le Petit Véhicule, Nantes, 1986.
  • La chanterelle, présentation de Serge Pey, éditions Édictions, Toulouse, 1983.

Livres d’artistes[modifier | modifier le code]

Anthologies[modifier | modifier le code]

  • Coordinateur de l’anthologie de poésie contemporaine Ce que disent les mots, consacrée aux éditions du Dé bleu (Éclats d’encre, 2004).
  • Un des trois coordinateurs, avec Patrice Delbourg et Jean-Luc Maxence, de l’anthologie L’Année poétique 2009, publiée en 2009 aux éditions Seghers sous la direction de Bruno Doucey.

Préfaces[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Un écrivain à la direction de la bibliothèque", Ouest-France Consulté le 16 juillet 2011
  2. Entretien avec l'auteur, tract de Serge Pey (juin 1983), courriers de Jacques Réda (septembre 1985) et Claude Nougaro (mars 2002).
  3. Paris, éditions Bérénice, 2010