Pierre Maubé

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Pierre Maubé est un poète français né le 8 décembre 1962 à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), dans une famille franco-italienne. Après des études d’Histoire à Toulouse et Paris, il vit de 1983 à 2011 en région parisienne. Bibliothécaire, il travaille dans divers établissements universitaires parisiens, parmi lesquels la BDIC, l'IUFM de Paris et la bibliothèque Sainte-Barbe, puis dirige de 2011 à 2013 la médiathèque municipale de Pontivy (Morbihan) [1]. Il prend en octobre 2013 la direction du Conservatoire de musique Guy Lafitte et de la médiathèque intercommunale de la Communauté de communes du Saint-Gaudinois et devient en mars 2017 directeur des affaires culturelles de la Communauté de communes Cœur et Coteaux du Comminges.


Œuvre[modifier | modifier le code]

Pierre Maubé est un « passeur » tout autant qu'un poète : lecteur attentif de la production poétique d'aujourd'hui, particulièrement de la petite édition indépendante, il est de ceux qui travaillent à la mise en relation de tous les acteurs de ce domaine, loin de tout esprit de chapelle.

Son œuvre personnelle exprime avec sobriété une intime difficulté de vivre (présentée comme un témoignage minuscule des aléas de la condition humaine), mais aussi un irréductible espoir. C'est une poésie de la mémoire (vacillante), de l'hésitation, de la perte d'identité, de l'échec (les mots "aveugle", "soif", "boue", "poussière", "trébucher", "tâtonner" y reviennent souvent), mais aussi de l'effort vers une genèse possible, pressentie. Une écriture dans laquelle identité, conscience, lucidité semblent souvent submergées par un flux verbal, voire pré-verbal, venu d'un passé d'avant-mémoire, un passé commun à tous.

Ses premiers textes, publiés à partir de 1982, le font successivement remarquer et encourager par Serge Pey, Jacques Réda, Jean Grosjean et Claude Nougaro[2].

Avec Le dernier loup[3], il change de registre, abandonnant le vers et rassemblant des « récits-poèmes », courtes nouvelles ou proses poétiques, sur des sujets variés : évocations historiques, anecdotes intimistes, méditations sur l'écriture et ses paradoxes. Y figure notamment un hommage à Aloysius Bertrand.

Si l'on s'aventure à lui demander quels sont les poètes contemporains qui l'ont influencé, il cite de nombreux noms, parmi lesquels on relèvera tout d'abord ceux de Thierry Metz et Franck Venaille, mais également ceux de Guy Allix, Michel Baglin, Gilbert Baqué, Claudine Bohi, Gérard Bocholier, Jean-Louis Clarac, Pierre Dhainaut, Chantal Dupuy-Dunier, Sylvie Fabre G., Michèle Finck, Marc Fontana, Pierre Gabriel, Luce Guilbaud, Alain Guillard, Henri Heurtebise, Yvon Le Men, Jean Malrieu, Évelyne Morin, Claude Mourthé, Serge Pey, Gaston Puel, Valérie Rouzeau, Dominique Sampiero, Bruno Sourdin et Alain Wexler - ainsi que les poètes italiens Luciano Erba, Mario Luzi, Roberto Mussapi et Cesare Pavese.


Activités[modifier | modifier le code]

Pierre Maubé est membre des comités de rédaction de deux revues : Arpa (Clermont-Ferrand, centième numéro en 2011) et Place de la Sorbonne (Paris, premier numéro en 2011). Il a fondé, avec Marc Fontana et Monique Calinon, la revue Linea (Paris, 6 numéros de 2002 à 2006). Il appartenait au comité de lecture de la revue Sapriphage (Nanterre, ne paraît plus).

Webmaster depuis mai 2006 du site de poésie contemporaine d’expression française Poesiemaintenant.

Collaborateur régulier de la revue en ligne Recours au Poème ( http://www.recoursaupoeme.fr/ ).

Membre fondateur du collectif Vers la Seine, réunissant six poètes du département des Yvelines, aux côtés de Paul de Brancion, Gilles Cheval, Gwen Garnier Duguy, Bernard Moreau et Cécile Oumhani.

Membre des jurys du Prix PoésYvelines 2008 et du Prix du Mémoire professionnel de Professeur des Écoles à l’association du Printemps des Poètes depuis 2006.

Fondateur de l’association des Amis de Béatrice Douvre, aux côtés de Gabrielle Althen, Isabelle Raviolo, Olivier Kachler et Jean-Yves Masson.

Prix littéraires[modifier | modifier le code]

  • 1996 : Prix Poésie-sur-Seine (Mairie de Saint-Cloud, Hauts-de-Seine) pour le recueil La dernière pluie.
  • 2006 : Prix Trobadors/Troubadours de la revue Friches (Saint-Yrieix-la-Perche, Haute-Vienne) pour le recueil Nulle part.


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Recueils[modifier | modifier le code]

  • Vivre de faim, éditions numériques Recours au Poème, novembre 2015.
  • Le dernier loup, préface de Bruno Doucey, Éditions Bérénice, Paris, 2010.
  • Psaume des mousses, Éclats d’encre, Le-Mesnil-le-Roi, Yvelines, 2007.
  • Nulle part, Friches – Cahiers de Poésie verte, Haute-Vienne, 2006.
  • Sel du temps, encres de Maria Desmée, Fer de chances, Yvelines, 2002, réédité par les éditions Mazette, Yvelines, en 2012.
  • La dernière pluie, préface de Cécile Oumhani, Poésie sur Seine, Saint-Cloud, 1996.
  • Pure perte, présentation de Christian Bulting, Le Petit Véhicule, Nantes, 1986.
  • La chanterelle, présentation de Serge Pey, Édictions, Toulouse, 1983.

Livres d’artiste[modifier | modifier le code]

  • De ta nuit (BdB éditions, 2009)
  • Noir (BdB éditions, 2009)
  • Garance (BdB éditions, 2010)

Anthologies[modifier | modifier le code]

  • Coordinateur de l’anthologie de poésie contemporaine Ce que disent les mots, consacrée aux éditions du Dé bleu (Éclats d’encre, 2004).

Préfaces[modifier | modifier le code]


Pierre Maubé a par ailleurs publié de nombreux textes (poèmes, nouvelles, notes de lecture, articles, études critiques …) entre 1982 et 2017 dans une quarantaine de revues, parmi lesquelles : À Contre Silence, Arc-en-Seine, Arpa, La Barbacane, Cairns, Décharge, Diérèse, Encres vagabondes, Encres Vives, Estuaires (Luxembourg), Friches, Froissart, Horizons 21, L'Imprevue (revue franco-anglaise de Boston), Linea, Le Matin déboutonné, Multiples, Odade, Parterre verbal, Passerelle Lettres et Arts, Place de la Sorbonne, Poésie sur Seine, Polyphonies, La Sape, Sapriphage, Sarrazine, Souffles, Spered Gouez, Thauma, Traces, Verso, Vues d'enfance...

ainsi que sur divers sites web : Poezibao, Le Printemps des poètes, La Toile de l'Un, La vie littéraire, Biloba, Les livres de Sophie, Guy Allix, Chemins battus, Recours au Poème, Mon carnet de lecture...

Certains de ses poèmes ont été publiés dans huit anthologies : L’Année poétique 2008 (éditions Seghers, 2008) ; Nous, la multitude (Le Temps des cerises, 2011) ; Chemin des Poètes 2011 du Printemps de Durcet ; Enfances : regards de poètes (éditions Bruno Doucey, 2012) ; Xavier Grall parmi les siens (éditions Rafael de Surtis, 2013) ; Liberté de créer, liberté de crier (PEN Club, éditions Henry, 2014) ; Vibrations en partage : moments poétiques du Théâtre d'Aurillac (éditions La Porte des Poètes, 2014) ; Passagers d'exil (éditions Bruno Doucey, 2017) ; ainsi que dans les quatre Calendriers de la poésie francophone 2008, 2009, 2010 et 2011 (Alhambra publishing, Bruxelles). Plusieurs de ses poèmes ont été traduits en anglais et russe (revues littéraires de Boston et Moscou).

Deux de ses articles : Comment publier ses poèmes et Revues de poésie et bibliothèques : désamour éternel ? ont été publiés sur quatre sites Internet : La République des Lettres (Pierre Assouline), Poezibao (Florence Trocmé), Le Printemps des Poètes (Jean-Pierre Siméon) et La Toile de l’Un (Alain Boudet).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Un écrivain à la direction de la bibliothèque", Ouest-France Consulté le 16 juillet 2011
  2. Entretien avec l'auteur, tract de Serge Pey (juin 1983), courriers de Jacques Réda (septembre 1985) et Claude Nougaro (mars 2002).
  3. Paris, éditions Bérénice, 2010