Patrice Martin-Lalande

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Patrice Martin-Lalande
Illustration.
Fonctions
Député de la 2e circonscription de Loir-et-Cher

(24 ans, 2 mois et 18 jours)
Élection 28 mars 1993
Réélection 1er juin 1997
16 juin 2002
17 juin 2007
17 juin 2012
Législature Xe, XIe, XIIe, XIIIe et XIVe
Prédécesseur Jeanny Lorgeoux (PS)
Successeur Guillaume Peltier
Conseiller général du Loir-et-Cher
Élu dans le canton de Lamotte-Beuvron

(36 ans et 14 jours)
Élection 25 mars 1979
Prédécesseur Étienne Schricke
Successeur Suppression du canton
Maire de Lamotte-Beuvron

(18 ans, 6 mois et 17 jours)
Successeur Robert Sèvres (LR)
Conseiller régional du Centre

(7 ans et 1 mois)
Élection 16 mars 1986
Président Maurice Dousset
Biographie
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Grenoble (Isère)
Nationalité Française
Parti politique Les Républicains

Patrice Martin-Lalande, né le à Grenoble (Isère), est un homme politique français, ancien député de Loir-et-Cher[1].

Origines, formation et carrière[modifier | modifier le code]

Patrice Martin-Lalande passe sa jeunesse à Lamotte-Beuvron où son père, le docteur Jacques Martin-Lalande, est le médecin-directeur du sanatorium des Pins. Après l’école et le collège de Lamotte, il continue sa scolarité aux lycées Pothier et Sainte-Croix d'Orléans, puis en Faculté de droit. Il achève ses études supérieures à l'Université Paris II et à l'Institut d'études politiques de Paris en 1972.

Il s'engage dans la vie politique dès 1969 en adhérant à l’Union des jeunes pour le progrès (UJP), le mouvement des jeunes gaullistes dont il est le responsable de la section de Lamotte-Beuvron, puis du département de Loir-et-Cher et de la région Centre [2]. Entre 1969 et 1970, il est membre du bureau national (chargé des relations avec la presse) de l’Alliance des mouvements réformistes universitaires (AMRU), un syndicat étudiant qui soutient la réforme universitaire lancée après 1968 par le ministre de l'Éducation nationale Edgar Faure. À Sciences Po Paris en 1970, il milite au sein de l’Union des Étudiants Gaullistes[3].

Il est membre actif du « Club Nouvelles Frontières » présidé par l’ancien ministre Jean Charbonnel entre 1971 et 1972.

De 1972 à 1981, Patrice Martin-Lalande est chargé de mission ou conseiller technique au sein de différents cabinets ministériels. Il participe successivement aux cabinets de Raymond Marcellin à l'Intérieur, Joseph Fontanet à l'Éducation nationale, Robert Galley à la Coopération et à la Défense, Jean-Pierre Soisson aux Universités puis à la Formation professionnelle , Antoine Rufenacht auprès du Premier ministre puis à l'Industrie et Jean-Philippe Lecat à la Culture et à la Communication[3].

Lors de l'alternance de 1981, il devient, jusqu'en 1983, directeur de cabinet de Jean Delaneau, président du conseil régional du Centre. De 1984 à 1986, il est chargé de mission au cabinet de Michel Giraud, président du conseil régional d'Île-de-France[3]. De 1986 à 1988, il est chargé de mission au cabinet du Ministre de l'Environnement Alain Carignon.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Mandats législatifs[modifier | modifier le code]

Patrice Martin-Lalande est député de Loir-et-Cher de 1993 à 2017 (élu en battant le candidat socialiste Jeanny Lorgeoux en 1993, 1997, 2002, 2007 et la candidate socialiste Tania André en 2012). Il est le suppléant de Guillaume Peltier, élu député de Loir-et-Cher le en battant le candidat LREM Jean-Luc Brault.

Il est successivement, au cours des cinq législatures, membre de la Commission de la défense (1993-1997), secrétaire de la Commission des affaires culturelles (1997-2002), membre de la Commission des finances et rapporteur spécial du budget des « Médias » (2002-2012). Il est membre de la Commission des affaires étrangères (2012-2017), il en est le "rapporteur pour avis" du budget de l'audiovisuel extérieur et il préside notamment une mission d’information sur la Chine et une mission d'information sur l'Amérique latine.

Membre du Groupe UMP, il siège au Bureau de ce groupe de 2002 à 2012. Il est nommé en , par le Premier ministre Alain Juppé et le ministre des Télécommunications François Fillon, « parlementaire en mission » ; il leur remet en le rapport L’internet, un vrai défi pour la France qui présente 134 propositions pour développer l’internet en France. Créateur en 1997 du Groupe d’études sur l’internet de l’Assemblée nationale, il copréside ce groupe depuis sa création jusqu'en 2017.

Au cours de ces cinq législatures, il est vice-président de plusieurs groupes d'études : chasse, énergie, sport, handicap, viticulture, cheval. Il est aussi vice-président ou secrétaire de plusieurs groupes d'amitié : France-Maroc, France-Chine, France-Qatar, France-Corée du Sud, France-Mexique.

De 2007 à 2012, il est le président exécutif du Groupe français (50 députés et 50 sénateurs) de l’Union interparlementaire (UIP, organisation mondiale des parlements) et préside l’une des 3 commissions de l’UIP. Entre 2012 et 2017, il est vice-président du Groupe français de l’Union interparlementaire et membre du bureau de la Commission UIP des affaires des Nations unies.

Il est le premier parlementaire à apporter son soutien à Nathalie Kosciusko-Morizet pour 1er tour de la primaire présidentielle des Républicains de 2016. Au 2nd tour, il soutient Alain Juppé.

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Il est maire-adjoint d’Olivet (Loiret) de 1977 à 1979.

Il est conseiller général du canton de Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher) pendant 36 ans de 1979 à 2015 (élu en , , , , et ).

Il est vice-président du Conseil général de Loir-et-Cher de à , chargé depuis 2004 des nouvelles technologies de l’information et de la communication, et 1er vice-président de 2012 à 2015.

Il est maire de la commune de Lamotte-Beuvron pendant 18 ans et demi de à (élu 4 fois : en , , ,  ; réélu en mars 2001 comme conseiller général et comme tête de liste, il démissionne pour conserver son siège de conseiller général).

Il est conseiller régional du Centre et président de la commission « éducation et formation » pendant sept ans (1986-1993), jusqu’à son élection comme député.

Il est aussi président du Syndicat de la Sologne (SMADES) de 1986 à 2009 et président du Pays de Grande Sologne depuis sa création en 1997 jusqu'en .

Il préside la Fédération départementale du RPR puis de l'UMP et enfin de LR en Loir-et-Cher.

Fonctions à l'Assemblée nationale [4][modifier | modifier le code]

Xe législature (1993-1997)

Patrice Martin-Lalande est élu député de la deuxième circonscription de Loir-et-Cher le avec 57,80% des voix contre 42,20% pour le député sortant, le socialiste Jeanny Lorgeoux, maire de Romorantin. Il est membre du groupe RPR à l'Assemblée nationale présidé par Michel Péricard.

Il siège dans la commission de la Défense, où il suit tout particulièrement les problèmes de restructuration des industries de la Défense. Il interroge à plusieurs reprises le gouvernement au sujet de l’avenir des sites GIAT, Matra-Défense, et ETAMAT de Salbris, du maintien de la base aérienne de Romorantin-Pruniers. Il est l’auteur en 1995 d’un rapport d’information sur "Le traitement des conséquences économiques et sociales des restructurations de l’industrie de la Défense".

Patrice Martin-Lalande crée et préside à l’Assemblée nationale le premier groupe d’étude sur « le télétravail » (1993-1997). Ce groupe d’étude sera le premier à auditionner les responsables de l’internet, internet qui tombe dans le domaine public en 1995.

Le Premier ministre, Alain Juppé, et le ministre des Télécommunications, François Fillon, nomment en Patrice Martin-Lalande "parlementaire en mission" et le chargent d’élaborer un rapport proposant une stratégie de développement de l’internet en France. Ce rapport est remis au gouvernement en avril 1997 sous le titre de "L’internet, un vrai défi pour la France" ( La Documentation française, 1997) . Il comporte une analyse de la situation et des enjeux et propose 134 mesures pour réussir le basculement de la France dans l’internet.


XIe législature (1997-2002)

Le , Patrice Martin-Lalande est réélu face au candidat socialiste Jeanny Lorgeoux avec 50,13% des voix contre 49,86%. Sur les 120 nouveaux députés RPR élus en 1993, il fait partie de la vingtaine réélus face au "raz-de-marée" de gauche. Il siège dans le groupe RPR présidé par Jean-Louis Debré.

Il est secrétaire de la Commission des affaires sociales au sein de laquelle il présente notamment un rapport sur le budget des médias (télévisions, radios et presse écrite).

Il intervient tout particulièrement dans les débats législatifs sur l’allocation dépendance, sur la programmation militaire et sur la chasse.

Il crée le premier "groupe d’étude sur l’internet" qu'il préside avec André Santini et Patrick Bloche. Il est vice-président du groupe d’amitié France-Chine.

A l'Assemblée nationale, il organise en 1999 pour la première fois une rencontre européenne des parlementaires spécialisés dans l’internet.


XIIe législature (2002-2007)

Le , Patrice Martin-Lalande l’emporte à nouveau face au candidat socialiste Jeanny Lorgeoux avec 56,84% des voix contre 43,16%.

Pendant cette XIIe Législature, Patrice Martin-Lalande siège au Bureau du nouveau groupe UMP. Ce groupe comporte 295 membres et est présidé par Jacques Barrot puis Bernard Accoyer.

Patrice Martin-Lalande est membre de la Commission des finances où il sera pendant 12 ans le «  rapporteur spécial » du budget des médias. A ce titre, il présente chaque année en octobre un rapport d’environ 150 pages analysant ce que l’exécution du budget antérieur a apporté à la situation des médias et les objectifs fixés par le projet de budget pour l’année suivante. Il auditionne sur deux mois les principaux responsables de l’audiovisuel et de la presse en France, des experts universitaires et des responsables syndicaux.

Patrice Martin-Lalande présente aussi au cours de cette législature une série de rapports concernant les médias et le numérique : sur « la redevance audiovisuelle » (2003), sur « les conventions collectives des personnels de l’audiovisuel public » (2004) et sur « la société de l’information dans le budget de l’État » (2007). La solution qu’il préconise dans son rapport parlementaire sur la réforme de la redevance audiovisuelle est celle finalement adoptée en 2006 par le ministre du Budget, Nicolas Sarkozy, et par le gouvernement : la redevance sera désormais perçue en même temps que la taxe d’habitation. Comme cela a été constaté par la Cour des comptes, cette réforme permet une économie de 100 millions d’€ chaque année sur le coût de perception de la redevance et assure une meilleure collecte face à la fraude. La réforme assure ainsi un financement plus solide de l’audiovisuel public.

Patrice Martin-Lalande crée et co-préside le groupe d'études sur l'internet pour la législature.

Il est le vice-président du Groupe français de l'Union interparlementaire (UIP, l'organisation mondiale des Parlements). Il y présente en 2003 un rapport sur "L'internet et les Parlements". Il organise la réunion parlementaire qui se tient pendant les deux "Sommets mondiaux de la Société de l'Information" (SMSI) à Genève en 2003 et à Tunis en 2005.


XIIIe législature (2007-2012)

Le , Patrice Martin-Lalande est réélu face au candidat socialiste Jeanny Lorgeoux avec 55,15% des voix contre 44,85%.

Pendant la XIIIe législature, il continue d'être membre de la Commission des finances et "rapporteur spécial" pour le budget des médias.

Il est membre du Bureau du groupe UMP présidé par Jean-François Copé.

Patrice Martin-Lalande est co-président du Groupe d'études sur l'internet.

Il est le président exécutif du Groupe français de l'Union interparlementaire (UIP). Il préside l'une des trois commissions permanentes de l'UIP.

Lorsque le président Nicolas Sarkozy lance la réforme de l'audiovisuel public en 2008, Patrice Martin-Lalande préside le "groupe d'étude du financement" au sein de la "commission Copé". Il est vice-président de la commission spéciale créée à l'Assemblée nationale pour l'examen du projet de loi sur l'audiovisuel public (2008-2009).


XIVe législature (2012-2017)

Le , Patrice Martin-Lalande est réélu face à la candidate socialiste Tania André avec 53,16% des voix contre 46,84%.

Pendant la XIVe législature, il est membre de la Commission des affaires étrangères et notamment "rapporteur pour avis" du budget de l'audiovisuel extérieur de la France (rapports annuels ici) avec François Rochebloine (UDI).

Il préside en 2012-2013 la mission d'information sur la Chine (rapport ici), dont le rapporteur est Michel Destot (PS).

Il préside en 2014-2015 la mission d'information sur l'ouverture d'un dialogue culturel et politique avec l'Amérique latine (rapport ici) dont le rapporteur est Michel Vauzelle (PS).

Il copréside toujours le Groupe d'études sur l'internet avec le député Christian Paul (PS).

Il est vice-président du Groupe français de l'Union interparlementaire (UIP) et membre du bureau de la Commission UIP des affaires des Nations unies.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Loir-et-Cher, Hachette, coll. « Gens et Pays de France », 1983.


Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]