Paris université club (rugby à XV)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Paris université club
Logo du Paris université club

Généralités
Fondation 1906
Couleurs violet et blanc
Stade Stade Charléty, vélodrome Jacques-Anquetil (La Cipale)
Siège 17, avenue Pierre-de-Coubertin
75013 Paris
Championnat actuel Fédérale 2
Président Lionel Rossigneux
Jérôme Bousquet
Entraîneur Xavier Teissedre
Site web puc.paris/rugby

Maillots

Kit left arm white hoops.png
Kit body whitehoops.png
Kit right arm white hoops.png
Kit shorts.png
Kit socks.png
Domicile


Dernière mise à jour : 5 décembre 2010.

Le Paris université club est un club français de rugby à XV basé à Paris. C'est la section rugby du club omnisports éponyme (PUC). Il évolue actuellement en Fédérale 2. Il fut longtemps une valeur sûre du rugby français, il joua même trois demi-finales du championnat en 1947, 1955 et 1958. Il était alors le rival régional du Racing Club de France. Le club a joué sa dernière saison dans l’élite en 1997.

Plusieurs fois proche de disparaître, le club est depuis les années 2000 surtout connu pour sa formation de jeunes joueurs.

De nombreux internationaux français sont passés par le club, comme Jean-François Gourdon, David Aucagne, Arthur Gomes, Dimitri Yachvili, Antoine Burban, Wesley Fofana ou Paul Gabrillagues.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts en première division[modifier | modifier le code]

Le club accède pour la première fois à l’élite en 1944 alors que le championnat de France est élargie à 96 clubs.

En 1946, le club atteint les quarts de finale de la coupe de France, battu par le Stade toulousain.

Après la Seconde Guerre mondiale, l’équipe est régulièrement renforcée par des provinciaux qui viennent à Paris pour faire leurs études. Le club était porteur d'un esprit particulier, décontracté et potache, porté sur les facéties en tous genres.

Demi-finaliste du championnat 1947[modifier | modifier le code]

Le PUC accède pour la première fois de son histoire aux demi-finales du championnat en 1947. Après avoir éliminé Montauban en huitième et les Landais de Soustons en quart de finale, les Parisiens sont éliminés par Agen en demi-finale.

L’année suivante, le club manque la qualification, devancés par les Dauphinois de Vienne et Romans dans sa poule. Les trois années suivantes, le PUC échouera aussi à sortir des poules avant de disputer les huitièmes de finale contre Lourdes en 1952 sous la conduite de l’ouvreur international André Haget, transfuge du Biarritz olympique.

Demi-finaliste du championnat 1955[modifier | modifier le code]

Après une non-qualification en 1953 et une défaite en seizième de finale en 1954, le PUC atteint pour la deuxième fois de son histoire les demi-finales du championnat de France en 1955 après avoir éliminé la Section paloise en quart de finale 8-6.

Demi-finaliste du championnat 1958[modifier | modifier le code]

Après un seizième de finale et une non-qualification en 1957, le PUC dispute une troisième demi-finale du championnat en 1958. Après avoir éliminé Périgueux en quart de finale 16-9 avec notamment son centre international Guy Stener, les Parisiens sont éliminés par Mazamet en demi-finale[1].

Dernières années en première division (1959-1968)[modifier | modifier le code]

Les meilleurs éléments optent alors pour le Racing club de France et le PUC manque 4 fois de suite la qualification entre 1959 et 1962 avant d’échouer en seizième de finale en 1963 contre Tarbes.

S’ensuivra 2 nouveaux échecs dans les phases de poules avant une qualification pour les seizièmes de finale en 1966.

Le maintien est acquis de justesse en 1967 mais le PUC se qualifie pour les quarts de finale du challenge Yves du Manoir après avoir laissé derrière lui dans sa poule des équipes comme le Racing Club de France ou Montferrand. Le club sera finalement éliminé en quart de finale par le Stade montois 21-12[2].

Le club descend en deuxième division en 1968 après 24 années consécutives passées en première division.

Lent déclin entre la fin des années 1960 et le début des années 1990[modifier | modifier le code]

Entre la fin des années 60 et les années 90, le PUC a connu des hauts et des bas entre le premier, le second et le troisième niveau hiérarchique du rugby français.

Champion de France de deuxième division 1969[modifier | modifier le code]

En 1969, il est champion de France de deuxième division. Après avoir battu le Stade bagnérais en demi-finale, le PUC s’impose sur le terrain de Musard à Bègles face à Mauléon en finale 17-14 grâce à une interception de Jean-Jacques Chevalier en fin de match. Dans cette équipe du PUC évoluait un certain Roger Blachon, célèbre dessinateur.

Descente en deuxième division en 1971[modifier | modifier le code]

Le club ne reste que 2 saisons en première division avant de redescendre en 1971. Jean-François Gourdon débute sa carrière en deuxième division avec ce club mais partira pour la voisin, la Racing CF dès 1973. Il lui faudra 12 ans entre la deuxième division (qui devient le troisième niveau hiérarchique du rugby français) et le groupe B (deuxième niveau) pour retrouver l’élite.

Vice-champion de France groupe B[modifier | modifier le code]

En 1983, il dispute la finale du groupe B grâce à une bonne génération championne de France Reichel en 1979.

Il échoue cependant en finale contre le SA Hagetmau d’Alain Lansamman et retrouve l’élite pour une saison, sans gagner un seul match.

Descente en deuxième division puis remontée immédiate en groupe B[modifier | modifier le code]

Défait à domicile contre Orléans lors de la dernière journée, le club subit une deuxième relégation en 1986 et doit jouer en deuxième division (le troisième niveau de l’époque). Vice-champion de France de deuxième division (défaite de finale contre Vichy 12-4), il remonte en groupe B dès la saison suivante où il restera entre 1988 et 1995.

Arrivée de Daniel Herrero et retour dans l’élite[modifier | modifier le code]

En 1992, il fait venir Daniel Herrero, ex-entraîneur prestigieux de Toulon. Le club retrouve progressivement le sommet avec des joueurs comme David Aucagne et Frédéric Saint-Sardos qui arrive de Colomiers.

Double montée en groupe A2 puis en groupe A1[modifier | modifier le code]

Après avoir échoué de justesse en 1993 contre Lourdes[3] puis l’année suivante contre Chateaurenard, le club sous l'impulsion de ses jeunes prometteurs tel que Nicolas Nadau ou Arthur Gomes accède au groupe A2 en 1996 puis à l’élite en 1997 entraîné par Jacques Dury avec Daniel Herrero comme directeur sportif mais ce sera sa dernière saison dans l’élite cette saison-là, en 1996-1997, dans un championnat disputé en deux poules de dix. Il termine neuvième de sa poule et se voit rélégué en Elite 2 pour ne plus retrouver les sommets.

Double descente en groupe A2 puis en Fédérale 1[modifier | modifier le code]

En 1998, un an plus tard, il descend à nouveau en Fédérale 1 et subit de nombreux départ comme celui de Frédéric Saint Sardos vers le Racing club de France.

Le PUC reste en Fédérale 1 les cinq années suivantes et quitte le stade Charléty pour retourner jouer au stade de la Cipale.

Grave crise en 2003[modifier | modifier le code]

Mais le PUC a connu une très grave crise dans les années 2002-2003, quand il fut aux prises avec un déficit énorme (près de 800 000 euros soit plus que son budget annuel) à cause d'erreurs de gestion. Le président Blachon préféra démissionner. Le club frôla la disparition et se retrouva en Fédérale 2 (quatrième niveau). Ce fut un changement d'époque.

Champion de France de Fédérale 2 2004[modifier | modifier le code]

Le club ne fut plus jamais en mesure de retrouver le sommet de la pyramide du rugby, même s'il remonta en Fédérale 1, en remportant le championnat de Fédérale 2, Frédéric Saint Sardos revenant au club comme entraîneur assisté de Vincent Moscato[4] avec le Paris UC.

Cette embellie sera de courte durée en le club replongera en Fédérale 2 avant de se retrouver en Fédérale 3.

Après la grande crise, la nouvelle équipe dirigeante décida de ne plus payer les joueurs de l'équipe senior, pour se consacrer à la formation.

Stade[modifier | modifier le code]

Son fief traditionnel était le stade Charléty dans le treizième arrondissement. Ses équipes s'entraînaient tout à côté sur les terrains de la Cité Universitaire[5]. Le recrutement de ses équipes de jeunes concernait plutôt le sud et l'est de Paris et de sa banlieue alors que le Racing était plutôt à l'ouest.

Le stade Charléty fut mis hors service pendant une dizaine d'années, avant de rouvrir en 1994. Le PUC s'étant depuis replié sur au vélodrome de la Cipale dans le bois de Vincennes.

Palmarès[modifier | modifier le code]

  • Championnat de France de première division :
  • Challenge Yves du Manoir :
    • Quart de finaliste (1) : 1967
  • Championnat de France de première division groupe B :
    • Finaliste (1) : 1983
  • Championnat de France de la Fédérale 2 :
    • Champion (1) : 2004
  • Championnat de France des équipes réserves :
    • Champion (3) : 1966, 1986 et 1996
  • Championnat de France Cadet :
    • Finaliste (1) : 1991
  • Championnat de France Junior crabos :
    • Champion (1) : 1987
  • Coupe Frantz Reichel :
    • Vainqueur (1) : 1979
  • Championnat de France de 2e division :
    • Champion (1) : 1969

Joueurs et personnalités du club[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Joueur du Paris UC (rugby à XV).

De nombreux internationaux français sont passés par le PUC : Jean-François Gourdon, Régis Frenzel, David Aucagne, Arthur Gomes, Antoine Burban, Wesley Fofana, Félix Le Bourhis, Vincent Rattez ou Paul Gabrillagues.

Il a aussi accueilli des internationaux étrangers comme Graham Mourie (capitaine des All Blacks), Ewen McKenzie (champion du monde avec l'Australie), l'Anglais Andy Ripley, ou l'Irlandais Ken Kennedy. Il compte également des internationaux sélectionnés sous ses propres couleurs : André Haget, André Frémaux, Guy Stener.

Il fut marqué par des personnalités flamboyantes comme Pierre Charpy (futur journaliste politique), Gérard Krotoff (joueur, puis président pendant vingt ans de 69 à 89), Roger Blachon, dessinateur humoristique et président dans les années 90, Serge collinet, théoricien et écrivain du rugby. Alain Fournier l’auteur de « Le grand Meaulnes » y joua aussi.

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

  • Clément Dupont
  • René Deleplace
  • André Boniface
  • Robert Antonin
  • André Haget
  • André Siné
  • Guy Malvezin
  • Jacques Dury
  • Marcel Peyresblanques
  • Daniel Herrero
  • Vincent Moscato
  • Xavier Blond
  • Frédéric Saint-Sardos
  • Philippe Bousquet
  • Marius Tincu
  • Jean Trillo
  • Adrien Buononato
  • Stéphane Eymard
  • Vincent Ouzet
  • Xavier Teissedre

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Garcia 1996, p. 362.
  2. Mérillon 1990, p. 114.
  3. « Groupe B », sur http://www.rugbyarchive.net/ (consulté le 11 février 2019)
  4. Stéphane Corby, « Les rugbymen du PUC champions de France ! », sur Le Parisien,
  5. « Le Club | LE PUC, PARIS UNIVERSITÉ CLUB », sur www.pucrugby.fr (consulté le 2 mai 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Mérillon 1990] Jean Mérillon, Le Challenge Yves du Manoir : Histoire du rugby, Paris, Éditions Chiron, , 335 p. (ISBN 2-7027-0395X) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Henri Garcia, La fabuleuse histoire du rugby, Éditions de la Martinière, 1996/, 935 p. (ISBN 2-7324-2260-6)

Lien externe[modifier | modifier le code]