Pâte à choux

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La Pièce montée et les religieuses sont emblématiques des réalisations de pâte à choux.
Mélanger la pâte à choux pour les beignets.

La pâte à choux est une pâte complexe, cuite en deux temps, utilisée en pâtisserie pour de nombreuses réalisations sucrées (chou à la crème, éclair, religieuse, Saint Honoré…) ou salées (gougères, pommes dauphines…). Elle est obtenue par l'incorporation d'œufs dans une pâte appelée « panade », composée de farine qui subit une opération de pré-cuisson dans de l'eau et/ou du lait, salée, beurrée et au cours du desséchage. Plusieurs opérations, maintenant assez mécanisées, nécessitaient beaucoup d'énergie et de forces.

Historique[modifier | modifier le code]

L'origine de la pâte à choux remonte au XVIe siècle. On attribue son invention à un pâtissier italien nommé Pantanelli/Penterelli, faisant partie de la suite de la reine Catherine de Médicis. Son successeur, Popelini, confectionnait un gâteau, le popelin, qui était réalisé à partir d'une pâte desséchée sur le feu, qu'on appelait « pâte à chaud »[1].

C'est au XVIIIe siècle qu'elle prend le nom de « pâte à choux », après avoir été perfectionnée par Jean Avice, pâtissier de Talleyrand, et Antonin Carême[2].

ingrédients[modifier | modifier le code]

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Proportions pour la base: 1 litre d'eau (ou lait), 20 g de sel, 400 gr de beurre, 800 gr de farine, 16 œufs. Moyen mnémotechnique : « Règle des 1,2,4,8,16 » (soit le 1 pour 1 litre / le 2 pour 20gr / le 4 pour 400gr, etc.). Certains mettent 4 cuillères à soupe de sucre dans le cadre de l'usage de la pâte pour les préparations sucrées et d'autres n'en mettent pas.

Confection[modifier | modifier le code]

La confection de la pâte à choux s'effectue en quatre étapes principales :

  • « Pré-mélange ou réalisation de la panade: » le beurre est fondu dans le liquide bouillant salé (mélange eau et lait). La farine est ajoutée en battant hors du feu, c'est ainsi qu'on obtient la panade.
  • « Desséchage (une pré-cuisson de la farine): » la panade est alors desséchée à feu doux en mélangeant à la spatule pendant 4-5minutes afin d'obtenir un empois riche en gluten[2].
  • « Ajout des œufs: » (Hors du feu) l'empois est laissé à refroidir jusqu'à environ 30 °C, puis mélangé avec les œufs afin d'obtenir une consistance moyenne. Il est travaillé longuement pour incorporer des bulles d'air. Attention, la pâte-à-choux une fois prête ne se conserve pas. Elle doit-être dressée, puis cuite sans trop tarder[3]. La plupart des recettes de pâte à choux préconisent l'ajout des œufs un à un. Cette consigne sert en fait à garantir que la pâte est travaillée assez longtemps pour y incorporer assez d'air[3].
  • « Dernière cuisson (four): » l'eau contenue dans la pâte se transforme en vapeur faisant gonfler la pâte[3] ; tandis que l'albumine des œufs coagule pour former une couche extérieure imperméable, qui retient la vapeur d'eau et augmente le gonflement [2]. Le four ne doit absolument pas être ouvert pendant la cuisson. Température du four sur 180° pendant 20 à 25 minutes et enfin dix minutes à 150° pour les sécher.

Remarque: beaucoup de recettes de beignets comportent les trois premières opérations identiques aux choux , mais seulement la dernière cuisson est remplacée par une friture.

Variantes[modifier | modifier le code]

  • la pâte à choux « d'office », dite aussi salée, ne contient pas de sucre, peut être parfumée à la muscade ou au fromage râpé. Elle est utilisée pour les gnocchis, pommes dauphines, choux salés...
  • la pâte à choux « ordinaire », dite aussi « sucrée »[4] est pour les pâtisseries.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Préparations à base de pâtes à choux[modifier | modifier le code]

Préparations sucrées[modifier | modifier le code]

Préparations salées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. S.G. Sender, Marcel Derrien, La Grande Histoire de la pâtisserie-confiserie française, Minerva, 2003 (ISBN 2-8307-0725-7), p. 98.
  2. a, b et c Frédéric Robert, Alain Ducasse, Grand livre de cuisine d'Alain Ducasse : Desserts et pâtisserie, éd. Ducasse, 2009 (ISBN 2-84844-051-1), p. 498.
  3. a, b et c Hervé This, « Préceptes magiques, cuisine empirique » in Claude Fischler (dir.), Manger magique, éd. Autrement, 1994 (ISBN 2-86260-477-1), p. 138-139 [lire en ligne]
  4. Comité Gastronomique (présidé par Joël Robuchon), Larousse Gastronomique, éd. Larousse, 1997 (ISBN 2-03-507300-6), p. 272.