Musée juif de Bucarest

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Le musée
Plaque à l'entrée du musée

Le Musée juif de Bucarest, capitale de la Roumanie, est un établissement de sauvegarde du patrimoine culturel et historique de la communauté hébraïque de Roumanie (en roumain Comunitatea Evreiască din România). Il occupe l'ancienne synagogue de l'Union sacrée (en roumain Unirea sfântă) qui n'a pas été endommagée durant la Seconde Guerre Mondiale ni démolie durant les grands travaux du dictateur communiste Nicolae Ceaușescu.

Le musée porte également le nom de Musée de l'Histoire de la Communauté Juive Roumaine (en roumain Muzeul de Istorie al Comunităţilor Evreieşti din România ou Muzeul de Istorie a Comunităţii Evreieşti din Bucureşti.)

Collections[modifier | modifier le code]

Le musée décrit l'histoire des juifs installés dans le pays depuis l'Antiquité ainsi que leur contribution à la culture roumaine.

On y trouve une large collection d'objets rituels collectés par le Grand-Rabbin de Roumanie Moses Rosen (1912–1994)[1], un très grand nombre de livres et d'archives sur la communauté juive du pays, ainsi qu'une collection de tableaux de peintres juifs roumains. Certains de ces artistes d'une grande importance pour le pays sont également exposés au Musée national d'art de Roumanie.

Une partie de l'exposition traite notamment de l'histoire du Théâtre National Juif, témoin de la vitalité de la communauté du XIXe au milieu du XXe siècle. Une autre partie du musée traite de la Shoah en Roumanie qui toucha durement les juifs du pays dont le nombre s'élevait à 756 930 avant-guerre[2] contre 356 237 en 1941 (après la perte de la plupart des territoires à forte densité juive)[3], et seulement 146 274 au recensement de 1956[4]. Au fil des années, la communauté s'est étiolée, émigrant vers Israël, vers la France ou vers les États-Unis : le recensement de 2002 ne trouve que 6 179 juifs (voir Démographie de la Roumanie) et celui de 2011, à peine 3 271[5].

En 2000 musée a subi un acte de vandalisme médiatisé, probablement commis par antisémitisme[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. (en)Gyémánt Ladislau: „The Romanian Jewry - Historical Destiny, Tolerance, Integration, Marginalisation”, în JSRI (Journal for the Study of Religions and Ideologies), No.3 /Winter 2002, p. 85-98.
  3. Radu Ioanid, La Roumanie et la Shoah, MMSH Paris 2002, ISBN 2-7351-0921-6
  4. Republica Populară Romînă, guide général, Ed. pentru răspîndirea ştiinţei şi culturii, Bucarest 1960, p. 94.
  5. (ro) « Tab14. Populaţia stabilă după etnie şi religie – categorii de localităţi », sur Institutul Național de Statistică din România (consulté le 2 septembre 2015)
  6. [2]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

44° 25′ 42.57″ N 26° 06′ 29.12″ E / 44.4284917, 26.1080889