Cathédrale du salut de la nation roumaine

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Cathédrale du salut de la nation roumaine
Présentation
Culte Église orthodoxe
Géographie
Pays Roumanie
Région Bucarest
Coordonnées 44° 25′ 34″ N 26° 04′ 56″ E / 44.426111, 26.082222 ()44° 25′ 34″ Nord 26° 04′ 56″ Est / 44.426111, 26.082222 ()  

Géolocalisation sur la carte : Bucarest

(Voir situation sur carte : Bucarest)
Cathédrale du salut de la nation roumaine

La cathédrale du salut de la nation roumaine (en roumain : Catedrala Mântuirii Neamului Românesc) est un projet de l'Église orthodoxe roumaine à Bucarest en Roumanie. Le projet est situé en plein cœur de la capitale, face au palais du Parlement. Ce projet a été voté au parlement le 12 octobre 2004 et publié comme loi le 29 octobre 2004. Sa construction a démarré le 3 septembre 2010. La construction finale devrait atteindre plus de 120 m de haut, tout en pouvant accueillir plus de 5 000 fidèles[1]. L'ensemble devrait comprendre également une bibliothèque, un hôtel, la résidence du chef de l'église orthodoxe roumaine[1]. L'estimation du coût du projet n'est pas consensuelle et va de 400 millions à 1 milliard d'euros, 70% de ce financement étant d'origine publique[1], ce qui est l'une des cinq raisons pour lesquelles ce projet est contesté :

  • il est jugé pharaonique comme l'étaient ceux du dictateur communiste Nicolae Ceaușescu ;
  • son coût, car les fonds sont en grande partie publics alors que les hôpitaux manquent de lits, de personnel et d'appareils ;
  • son encombrement, alors que les lignes de tramways déconnectées au centre-ville, autour de la place de l'Union, sous le régime communiste, n'ont toujours pas été reconnectées plus de vingt ans après la Libération, ce qui oblige les gens à marcher plus d'un kilomètre par tous les temps, à travers une circulation pléthorique et dangereuse, pour aller d'un terminus à l'autre ;
  • le fait que les églises historiques démolies dans les années 1980 sous le dictature communiste n'ont toujours pas été reconstruites, alors que les architectes et les spécialistes du patrimoine ont pris soin de les photographier sous tous les angles, d'en relever les plans, d'en conserver les œuvres d'art et même, dans certains cas, les pierres elles-mêmes, numérotées et entreposées ;
  • les cathédrales ne font pas partie de la tradition orthodoxe roumaine.

Le Patriarcat réplique que les églises de Bucarest sont aujourd'hui trop petites pour accueillir la foule qui s'y presse[2].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]