Cathédrale du salut de la nation roumaine

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Cathédrale du salut de la nation roumaine
(ro) Catedrala Mântuirii Neamului Românesc
Le chantier de la cathédrale (novembre 2017).
Le chantier de la cathédrale (novembre 2017).
Présentation
Culte Église orthodoxe
Début de la construction 2011
Géographie
Pays Roumanie
Ville Bucarest
Secteur 5
Coordonnées 44° 25′ 34″ nord, 26° 04′ 56″ est

Géolocalisation sur la carte : Bucarest

(Voir situation sur carte : Bucarest)
Cathédrale du salut de la nation roumaine(ro) Catedrala Mântuirii Neamului Românesc

La cathédrale du salut de la nation roumaine (en roumain : Catedrala Mântuirii Neamului Românesc) est un édifice religieux de l’Église orthodoxe roumaine, actuellement en construction à Bucarest en Roumanie.

Situation[modifier | modifier le code]

L’édifice est situé en plein cœur de la capitale, dans le secteur 5, face au palais du Parlement.

Il sera encadré par quatre pavillons, nommés d'après les apôtres Saint André, Saint Pierre, Saint Paul et Saint Luc, chacun dédié à une fonction particulière (respectivement accueil des pèlerins religieux, accueil des pèlerins laïcs, action culturelle et missionnaire, action sociale et médicale).

Historique[modifier | modifier le code]

Dans le centre de Bucarest, près du Palais du Peuple d'inspiration stalinienne, la plus grande église de Roumanie est en construction, selon la loi spécialement votée au parlement le 12 octobre 2004 et publiée le 29 octobre 2004, qui précise aussi son nom : « Catedrala Mântuirii Neamului Românesc » (« cathédrale du salut de la nation roumaine »). Le bâtiment devrait atteindre plus de 120 m de haut, accueillir plus de 5 000 fidèles[1] et englober une bibliothèque, un hôtel, des salons de réception et la résidence du Patriarche de l’Église orthodoxe roumaine[1]. Le Patriarcat motive ce chantier par le fait que les églises de Bucarest seraient trop petites pour la population de la capitale[2] et que le patriarche Miron Cristea avait déjà proposé un projet similaire[3], mais l'entreprise est très critiquée pour deux raisons[1],[4],[5] :

  • les églises historiques démolies dans les années 1980 sous la dictature de Nicolae Ceaușescu n'ont toujours pas été reconstruites, alors que les architectes et les spécialistes du patrimoine ont pris soin de les photographier sous tous les angles, d'en relever les plans, d'en conserver les œuvres d'art et même, dans certains cas, les pierres elles-mêmes, numérotées et entreposées ;
  • les fonds sont en grande partie publics, alors que les hôpitaux manquent de lits, de personnel et d'appareils, et que de nombreux médecins roumains doivent s'expatrier ; l’estimation du coût du chantier n’est pas consensuelle et va de 80 millions à 120 millions d'euros[1] et des surcoûts non négligeables sont à prévoir pour les finitions de l’édifice (les fresques intérieures sont évaluées à 200 millions d'euros) : le chantier connaît des interruptions et retards dus au fait que les caisses de l’État sont souvent vides ;

Un sondage national effectué en 2011[6] montrait que 60 % des personnes interrogées étaient, surtout en milieu rural, favorables au projet... mais à condition que l’argent sorte des caisses de l’Église et non de celles de l’État.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Arielle Thedrel, « La cathédrale qui sème la discorde à Bucarest », Le Figaro, 12 janvier 2013.
  2. Source : catedrala.ro
  3. Ion Cătălin, article Catedrala Mântuirii Neamului, proiectul unui simbol național în anii interbelici, dans Historia du 23 novembre 2011.
  4. Lavinia Stan, L. Turcescu, Politics, national symbols and the Romanian Orthodox Cathedral in : Europe-Asia Studies n° 58 (7), 2006, pp. 1119-1139
  5. Iosif Țon, Catedrala mântuirii neamului : cum încurajează biserica ortodoxă corupţia în poporul român [romanialibera.ro/opinii/comentarii/catedrala-mantuirii-neamului--cum-incurajeaza-biserica-ortodoxa-coruptia-in-poporul-roman-304702] , dans România liberă du 13 juin 2013.
  6. Sondage sur [1]

Annexes[modifier | modifier le code]

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