Moutrot

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Moutrot
Moutrot
Blason de Moutrot
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Toul
Canton Meine au Saintois
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Colombey-les-Belles et du Sud Toulois
Maire
Mandat
Guy Champougny
2014-2020
Code postal 54113
Code commune 54392
Démographie
Population
municipale
298 hab. (2016 en diminution de 1,32 % par rapport à 2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 14″ nord, 5° 53′ 38″ est
Altitude Min. 220 m
Max. 272 m
Superficie 7,26 km2
Localisation

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Moutrot

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Moutrot

Moutrot est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Moutrot est un petit village situé à 8 km de Toul, et à proximité d'autres petits villages (Gye, Bicqueley, Allain, Ochey…) Une petite forêt sépare d'ailleurs le village de Moutrot avec celui d'Ochey.

Fig 1 - Moutrot (Ban communal)

D'après les données Corine land Cover, le territoire communal de 733 hectares se composait en 2011 de près de 24 % de forêts, 28 % de prairies et 47,5 % de surfaces agricoles. Le territoire est arrosé par les ruisseaux de La Bouvade (2.269 km), de Poisson (2.501 km ) et des Ormes (2.624 km)[1].

Lepage précise , dans sa notice sur cette commune comment la découverte de la voie romaine qui traverse sont territoire a permis d'en reconnaitre la constitution[2] :

«..le chemin de grande communication qui conduit de Toul à Colombey, et dont se sert le roulage de Lyon à Metz suit, en partie, le tracé de l'ancienne chaussée romaine qui se dirigeait de Langres sur Metz. Lors de sa construction, on a rencontré, en différents endroits, les restes de la voie romaine, et l'on a pu examiner le système de construction employé alors. L'épaisseur de la chaussée était d'environ un mètre ; elle était composée de pierres en laves d'assez mauvaise qualité (calcaire millaire), et posées sur champ sous un angle d'à peu près 50 degrés par lits, les angles changeant de direction à chaque couche..»

Le Trou des Glanes[modifier | modifier le code]

Parmi les éléments remarquables de la géographie figure un élément du système karstique connu depuis fort longtemps et dont les historiens parlent en ces termes[2] :

«.A peu de distance, au levant de Moutrot, sur la rive du bois et dans le ruisseau des Bouvades, on remarque un trou appelé en patois lorrain le Poteu de Dione, c'est-à-dire le Trou de Diane. Ce trou, en forme d'entonnoir, que les terres, roulées par l'eau, comblent insensiblement, avait jadis une effrayante profondeur. Il a maintenant encore , environ quinze mètres de profondeur, et dix ou douze de diamètre à l'orifice. On prétend que les eaux qui le remplissent, au temps des pluies et à la suite des orages , tombent dans un courant qui va s'échapper, à 5 kilomètres de distance , au pied de l'antique chapelle de la Rochotte.» (à Pierre la Treiche)

Il s'agit en langage scientifique moderne d'un exemple d' inversac[3],[4]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Moutrot
Gye Bicqueley
Blénod-lès-Toul Moutrot Ochey
Crézilles

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village s'est d'abord appelé Mollenis villa (1034), Mollonis villa (1210), Molunvilla et Malonvilla (1402). Le nom actuel entre en concurrence à l'Époque moderne : "Molonville dit le Moistier" (1538), "Meloville dit le Moictrot" (1542), "Maloville dit le Moutrot" (1592). Il s'impose à la fin du XVIIIe siècle : "Le Moutrot" (1782), pour aboutir enfin "Moutrot" en 1862[5].

Le toponyme originel était composé de l'anthroponyme germanique Modilo et du latin villa, grand domaine latifundiaire. Ce type de toponyme est caractéristique du Haut Moyen Âge[6].

Le toponyme actuel est le diminutif de l'ancien français "mou(s)tier", monastère.

Histoire[modifier | modifier le code]

Hache découverte à Moutrot (Musée de Toul)

J Beaupré signale , dans son ouvrage[7], la probable présence protohistorique et gallo-romaine sur le ban communal :

« Hache polie en silex. (Coll. Dufresne.) Hache polie. (Coll. Husson.) et restes de constructions en Voirim(n)ois, à la Terre-Monsieur, à la Sarrazinière, à Manonville, sur les Moulins, en Moulin-Vaux, en Mollonville et derrière Latrie (canton situé derrière le cimetière), et en Montant les Portions, dans la direction de Blénod.»

Lepage précise dans sa notice sur le bourg[2] :

«Les archives de Moutrot ont été détruites par un incendie, on ne dit pas en quelle année; il est probable que c'est à l'époque de la révolution de 1792. A l'angle septentrional et dans l'enceinte du cimetière, s'élève une chapelle dédiée à saint Elophe, patron de la paroisse, qui versa son sang pour la foi catholique, près de Solimariaca, maintenant Soulosse, du temps de l'empereur Julien. Au-dessus de la porte, qui sert à la fois de fenêtre et d'entrée, on lit le millésime 1727. Cependant cette chapelle est de plus ancienne date, puisque, dans l'intérieur, on voit, engagé dans le mur,un petit monument funèbre portant la date du 5 août 1657..»

Toutefois il est permis de faire remonter l'histoire du village bien avant puisque son nom est attesté dès l'année 1034 et que le père B Picart en parle comme d'une possession de l'Abbé de St Epvre à Toul. dans son pouillé[8]. (Molenis Villa ou Mollenville)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 1989 Henri Champougny    
mars 1989 juin 1995 Daniel Dethorey    
juin 1995 En cours
(au 16 avril 2014)
Guy Champougny    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2016, la commune comptait 298 habitants[Note 1], en diminution de 1,32 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
218194209224224218212225233
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
205217192187186179174174172
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
176157140142157137129117124
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
131125146167246290297303300
2016 - - - - - - - -
298--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Henri Lepage[2] et E. Grosse[13] donnent quelques indications à caractère économique dans leurs ouvrages de 1836 et 1843 en accord sur la surface totale de la commune :

« Surf.territ.: 726 hect. cad., dont 481 en terres arab., 83 à 85 en bois, 70 à 75 en prés et 10 ou 11 en vignes, de faible qualité, Moulin à grains.»

indiquant tous deux le caractère agricole voire modestement viticole de l'activité.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges visibles de la voie romaine Lyon-Trèves.
  • Fontaine monumentale XIXe.
  • Une auge et sa colonne en pierre, d'époque et de facture inconnues.
  • Trou des Glanes, résurgence de l'Aroffe, au bord de la route allant à Ochey (A. KIENTZ (2010) Les deuilles en Pays de Colombey. Etudes Touloises n° 135, article 2.)

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Elophe XVIIIe.
Eglise Moutrot.jpg


  • Chapelle Saint-Elophe XVIIIe, près du cimetière.
Chapelle-St-Elophe-Moutrot.jpg


Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Moutrot (Meurthe-et-Moselle).svg

Les armoiries de Moutrot se blasonnent ainsi :

Ecartelé en sautoir d'or et de gueules, au château d'eau d'azur en chef et au pont se sable maçonné d'argent sur une rivière d'azur en pointe.

Adopté en septembre 2011.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 1er octobre 2019)
  2. a b c et d Henri Lepage, Le département de la Meurthe. Première partie : statistique historique et administrative , Nancy, Imprimerie PEIFFER, 1843, p. 384 (lire en ligne)
  3. « Inversac du trou des Glanes - Description », sur www4.ac-nancy-metz.fr (consulté le 1er octobre 2019)
  4. « inversac — Wiktionnaire », sur fr.wiktionary.org (consulté le 1er octobre 2019)
  5. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862
  6. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle : Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, , 313 p. (ISBN 2-914554-43-5).
  7. Jules (18-1921) Auteur du texte Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes , par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne), p. 104
  8. Benoît de Toul, (166.-1720)., Pouillié ecclésiastique et civil du diocèse de Toul. Imprimé par ordre de Monseigneur., Chez Loüis & Etienne Rolin, (OCLC 491986334, lire en ligne)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. E. Grosse, Dictionnaire statistique du département de la Meurthe : contenant une introduction historique..., Nabu Press (réimpr. 2012) (1re éd. 1836) (ISBN 1278248951 et 9781278248950, OCLC 936241814, lire en ligne), p. 266


Liens externes[modifier | modifier le code]

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