Moyen de suicide

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Un moyen de suicide (ou mode de suicide) est une manière pour un ou plusieurs individus de se donner intentionnellement la mort. Les moyens de suicide sont étudiés par l'Organisation mondiale de la santé afin de prévenir les suicides.

Étude des moyens de suicide[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Prévention du suicide et Suicidologie.

Les moyens de suicide sont étudiés par l'Organisation mondiale de la santé afin de prévenir les suicides. En effet, l'une des méthodes des plus efficaces pour limiter le nombre de morts par suicide consiste à limiter les moyens d'accès au suicide[1],[2]. Réduire l'accès à certains médicaments, produits nocifs, armes à feu, ou limiter l'accès à certains endroits dangereux a permis de réduire le nombre de suicides[2].

L'étude des moyens de suicide dans le but d'empêcher le suicide repose sur le constat que suicide est un acte qui peut et doit être évité. De nombreuses personnes pensant au suicide, souhaitent en fait rester en vie mais veulent surtout mettre fin à leurs souffrances psychologiques ou à des problèmes personnels considérés comme insurmontables. Une écoute et une aide appropriées (par exemple, SOS Amitié) peuvent les aider à surmonter leur souffrance. De nombreuses études indiquent que les personnes qui ont tenté de se suicider et ont survécu à leur tentative sont des personnes dont le niveau de qualité de vie est comparable à la population générale quelques années après[3].

Moyens[modifier | modifier le code]

Intoxication volontaire médicamenteuse[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de suicides et tentatives de suicide impliquent des médicaments, la plupart sont des médicaments du système nerveux central comme les antidépresseurs, les anxiolytiques ou les stupéfiants[réf. nécessaire].

Ingestion, inhalation de produits chimiques ou naturels toxiques[modifier | modifier le code]

Le suicide par ingestion ou inhalation de produits chimiques corrosifs (la plupart sont des produits d'usage quotidien comme les produits d'entretien) est aussi une méthode utilisée[4]. Socrate fut contraint de se suicider avec de la cigüe à la suite de sa condamnation à mort par le tribunal de l'Héliée, à Athènes, Hannibal s'étant quant à lui volontairement suicidé avec un mélange d'aconit et de ciguë pour éviter d'être livré aux Romains. Selon la légende, Cléopâtre se serait donné la mort en introduisant un bras dans un vase contenant des serpents venimeux mortels.

Dénutrition Déshydratation[modifier | modifier le code]

Refus de manger ou de boire (Grève de la faim, de la soif).[réf. nécessaire]

Perte de sang[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Automutilation.

Le suicide par exsanguination inclut le fait de réduire et de diminuer la pression du sang jusqu'à un niveau critique de perte de sang au moyen de dommages infligés aux artères. La mort peut directement survenir par une très importante perte de sang ou par hypovolémie, lorsque le volume du sang diminue dans la circulation, donnant lieu à une inactivité du corps.[réf. nécessaire]

C'est ainsi que se suicida le philosophe Sénèque sous l'ordre de son empereur Néron.[réf. nécessaire]

Une autre méthode pouvant causer l'exsanguination est la coupure au poignet. Le sujet peut ou non faire expérience d'une forte affluence d'adrénaline et d'endorphines ; alors que l'hémorragie continue, le rythme cardiaque s'accélère et le corps est incapable de panser la blessure. Si l'exsanguination continue, il en résultera une sévère hypovolémie, suivie d'un arrêt cardiaque et de la mort. Dans le cas d'une tentative de suicide ratée, la personne peut garder des séquelles irréversibles aux tendons du poignet.[réf. nécessaire]

Noyade[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Noyade.

Le suicide par noyade est l'acte de se submerger dans l'eau ou dans un autre type de liquide pour priver les poumons d'oxygène et, par conséquent, entraîner l'asphyxie.[réf. nécessaire]

C'est le mode de suicide que choisit Ophélie dans Hamlet, ou l'inspecteur Javert dans Les Misérables.

Hypothermie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hypothermie.

Le suicide par hypothermie consiste à faire baisser sa température corporelle, pour empêcher l'organisme d'assurer correctement les fonctions vitales. [réf. nécessaire]

Suffocation[modifier | modifier le code]

Le suicide par suffocation est l'acte d'obstruer les voies respiratoires à l'aide de différents objets provoquant ainsi l'hypoxie et finalement l'asphyxie.

Électrocution[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Électrocution.

Le suicide par électrocution implique l'usage d'une électrisation létale. Ce type de mort est extrêmement douloureux, provoquant un arrêt cardiaque et de sévères brûlures[5].

Immolation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Auto-immolation.

Le terme en latin d'« immoler » signifie « sacrifice », et ne fait pas référence à l'usage du feu, bien que le terme commun d'immolation se réfère à la mort donnée par le feu. [réf. nécessaire]

C'est une tactique utilisée par Thích Quảng Đức en 1963 en signe de protestation contre le gouvernement sud-vietnamien ; par Jan Palach à Prague en 1969 contre l'occupation de son pays par les troupes du Pacte de Varsovie ; par Malachi Ritscher en 2006 pour protester contre la guerre en Irak ; ou encore par Mohamed Bouazizi, à l'origine de la révolution tunisienne en 2010-2011.

Pendaison[modifier | modifier le code]

Suicide par pendaison.
Articles détaillés : Suicide par pendaison et Pendaison.

Avec cette technique, le sujet tente de se suicider à l'aide d'un objet entourant la gorge pour s'étrangler, se briser le cou. En cas de réussite, la cause réelle de la mort dépend du type de pendaison, de la hauteur et du poids du corps. Lors d'une pendaison, la victime s'étrangle et la mort peut résulter d'un manque d'air asphyxiant ainsi le cerveau.

Selon une étude américaine, la pendaison est plus communément utilisée comme technique de suicide dans les sociétés pré-industrielles et rurales que dans les zones urbaines[6].

Armes à feu[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, le suicide par arme à feu représente 53,7 % des suicides en 2003[7] contre 57 % en 2006[8]. En Suisse, selon une enquête de 2006, entre 24 et 28 % des suicides sont commis avec une arme à feu[8].

Dans le cas d'une tentative de suicide par arme à feu ratée, la personne risque de souffrir de douleurs chroniques sévères, de réductions des capacités cognitives et de la fonction motrice, de monophtalmie ou de de cécité en cas de sectionnement du ou des nerfs optiques, de la présence de corps étrangers dans la tête, d'un pneumocéphale et de fuites de liquide céphalo-rachidien.

Saut ou précipitation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saut (suicide).

Le suicide par précipitation consiste à sauter depuis une hauteur, par exemple, depuis une fenêtre (défenestration ou auto-défenestration), d'un balcon ou du haut d'un immeuble ou d'un barrage ou tout autre lieu situé en hauteur. Les paysans qui se suicidaient dans leur puits [Où ?]se précipitaient dans l'eau qui pouvait se trouver à plus de vingt mètres au-dessous du niveau initial. Ensuite, la ou le désespéré se noyait ou se brisait selon l'épaisseur de la nappe.[réf. nécessaire]

À Hong Kong, le saut est la technique la plus utilisée pour se suicider, représentant 52,1 % en 2006 des cas de suicide[9].

Seppuku[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Seppuku.

Le seppuku (hara-kiri) est un mode de suicide rituel au Japon, majoritairement pratiquée durant l'ère médiévale. Yukio Mishima commet un seppuku en 1970 après avoir échoué dans son coup d'État.

Impacts véhiculaires[modifier | modifier le code]

Les véhicules motorisés automobile, camion, train ou métro constituent des moyens de suicide.[évasif][réf. nécessaire]

Avec le métro, le suicide se réalise en se jetant sur les voies au moment où la rame de métro arrive en quai. En Île-de-France, cet événement est désigné par le terme « accident de voyageur »[10]. En 2012, le suicide sur le réseau SNCF a augmenté de 30 % (environ 700 cas), dont la moitié sur le réseau Transilien[11].

Attentat-suicide[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Attentat-suicide.

Un attentat-suicide est une attaque visant à tuer d'autres individus. De telles attaques sont souvent motivées par des idéologies politiques ou religieuses et incluent une variété de méthodes. Par exemple, les attaquants peuvent attacher des explosifs directement sur eux les détonant par la suite. Ils peuvent également faire usage d'un véhicule piégé ou autre machinerie pour causer un maximum de dommages.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) J. John Mann, Alan Apter, Jose Bertolote et Annette Beautrais, « Suicide Prevention Strategies », JAMA, vol. 294, no 16,‎ (ISSN 0098-7484, DOI 10.1001/jama.294.16.2064, lire en ligne)
  2. a et b Gil Zalsman, Keith Hawton, Danuta Wasserman et Kees van Heeringen, « Suicide prevention strategies revisited: 10-year systematic review », The Lancet Psychiatry, vol. 3, no 7,‎ , p. 646–659 (DOI 10.1016/S2215-0366(16)30030-X, lire en ligne)
  3. F. Ligier, C. Vidailhet et B. Kabuth, « Devenir psychosocial, dix ans après, de 29 adolescents suicidants », L'Encéphale, vol. 35, no 5,‎ , p. 470–476 (DOI 10.1016/j.encep.2008.05.002, lire en ligne)
  4. Patrick Nisse, « Intoxication par les produits ménagers », Le praticien en anesthésie Réanimation, 2004;8(6):429-38. DOI:10.1016/S1279-7960(04)98283-6 Résumé en ligne
  5. (en) Adam Liptak, Electrocution Is Banned in Last State to Rely on It, (lire en ligne)
  6. (en) Ronald W. Maris, Alan L. Berman, Morton M. Silverman, Bruce Michael Bongar, Comprehensive textbook of suicidology, New York, Guildford Press, , 96 p. (ISBN 978-1-57230-541-0, lire en ligne)
  7. (en) « U.S.A. Suicide: 2000 Official Final Data », sur American Association of Suicidology (consulté le 13 février 2011)
  8. a et b « Suicide en Suisse par armes à feu », sur Swissinfo (consulté le 13 février 2011)
  9. (en) « Méthode utilisée », sur HKJC Centre for Suicide Research and Prevention, University of Hong Kong, http://csrp.hku.hk, (consulté le 10 septembre 2009)
  10. http://www.metro-pole.net/expl/exploit/incidents/personne.html
  11. « La SNCF confrontée à une forte hausse des suicides sur les voies » dans Le Parisien, article du 6 décembre 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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