Affaire Vincent Humbert

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Vincent Humbert (1981-2003) était un jeune homme devenu tétraplégique, aveugle et muet, après un grave accident de la route. Son affaire a soulevé de nombreux commentaires face à son désir de mourir, l'euthanasie étant interdite en France.

Après un grave accident de la route, le , Vincent Humbert qui ne supportait plus cette vie sans espoir de guérison, entreprit de nombreuses démarches pour obtenir le droit d'être euthanasié. Il écrira au président de la République d'alors, Jacques Chirac, auquel il demanda en vain un « droit de mourir ». Le , la mère du jeune homme provoque le décès de son fils avec l'aide d'un médecin. Le jugement se conclut par un non-lieu en février 2006.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  •  : Vincent, un jeune pompier, est victime d'un grave accident de la route, le rendant aveugle, muet et tétraplégique, mais gardant toute sa lucidité. Il est alors hospitalisé au centre hospitalier Hélio-Marin de Berck.
  •  : grâce à ses voies de communications fonctionnelles (ouïe et pouce droit), Vincent à l'aide de son animatrice Chantal rédige sa requête de « droit de mourir » au Président de la République, afin d'abréger ses souffrances et celles qu'il perçoit chez sa mère.
  •  : Sa mère, Marie Humbert, annonce son intention de l'aider.
  •  : Marie Humbert passe à l'acte, lui donnant d'importantes doses de pentobarbital de sodium. Vincent Humbert entre dans un coma profond et est alors admis dans le service de réanimation du Dr Frédéric Chaussoy. Marie Humbert est immédiatement arrêtée et placée en garde à vue.
  •  : Le livre de Vincent Humbert écrit par Frédéric Veille Je vous demande le droit de mourir est publié. Marie Humbert est libérée de sa garde à vue.
  •  : Après discussion et accord avec la famille, le Dr Chaussoy décide d'arrêter toute mesure de réanimation et d'injecter du chlorure de potassium, entraînant le décès de son patient.
  • automne 2003 : Jean Leonetti, médecin et député des Alpes-Maritimes, est chargé par le Président Jacques Chirac et le gouvernement Raffarin d'une « mission parlementaire sur l’accompagnement de la fin de vie ».
  •  : Marie Humbert se bat avec l'association Faut qu'on s'active ! pour obtenir la dépénalisation de l'exception du suicide médicalement assisté en France. Elle lance ainsi une pétition : la « loi Vincent Humbert ». Celle-ci a recueilli près de 300 000 signatures de citoyens.
  •  : Le projet de Loi relative aux droits des malades et à la fin de vie est déposé à l'Assemblée nationale[1].
  • 13 et  : Le Dr Chaussoy et Marie Humbert sont mis en examen, le premier pour « empoisonnement avec préméditation » et la seconde pour « administration de substances toxiques ». Les deux accusés ont toujours assumé leur acte et ont provoqué un débat éthique et législatif sur le thème de l'euthanasie, aboutissant à l'adoption d'un « droit à laisser mourir » par le parlement français en .
  •  : La Loi relative aux droits des malades et à la fin de vie no 2005-370 est adoptée par l'Assemblée. Sans introduire ni l'euthanasie ni l'aide au suicide, elle interdit l'acharnement thérapeutique, promeut les soins palliatifs et définit un cadre pour que le patient puisse solliciter l'arrêt de certains traitements.
  •  : Un non-lieu est délivré pour l'affaire du Dr Chaussoy et de Marie Humbert par la juge d'instruction Anne Morvant.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Un téléfilm, Marie Humbert, l'amour d'une mère, datant de 2007 et diffusé le sur TF1, a été réalisé par Marc Angelo, avec Edouard Collin dans le rôle de Vincent Humbert et Florence Pernel dans le rôle de la mère de famille.

Documentaires télévisés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]