Suicide chez les jeunes LGBT

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Drapeau de la communauté LGBT

Les chercheurs ont constaté que les tentatives de suicide et les idées suicidaires chez les jeunes lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) sont comparativement plus élevées que dans la population en général[1],[2],[3],[4]. Les adolescents homosexuels et les jeunes adultes sont le plus souvent sujets à des tentatives de suicide[5]. D’après les scientifiques, ceci est en partie lié à des cultures hétérocentriques et à l'homophobie institutionnalisée. Le taux d’addiction aux drogues parmi les personnes homosexuelles augmente généralement après que des lois pénalisant l’homosexualité soient votées[6],[7],[8].

La recherche sur les suicides ayant eu lieu dans les minorités sexuelles en est au stade préliminaire. Une étude de 2014 a rapporté que les membres de la communauté LGBT avaient des taux plus élevés de mortalité, toutes causes confondues, et ceux vivant dans des zones où l'environnement social stigmatise davantage l’homosexualité ont tendance à se suicider à un plus jeune âge[9]. Un suivi de 2017 n'a pas réussi à reproduire ces résultats[10] et une enquête menée par les auteurs originaux a révélé une erreur de codage qui, une fois corrigée, a éliminé le lien entre la stigmatisation et le risque de mortalité[11].

Il a été démontré que l'intimidation des jeunes homosexuels contribue à de nombreux suicides, même si toutes les attaques ne visent pas spécifiquement la sexualité ou le genre[12]. Depuis une série de suicides au début des années 2000, une attention accrue a été accordée aux problèmes et aux causes sous-jacentes afin de réduire les suicides chez les jeunes homosexuels. Les recherches du Family Acceptance Project ont démontré que «l'acceptation parentale, et même la neutralité, en ce qui concerne l'orientation sexuelle de l'enfant» peut faire baisser le risque d’une tentative de suicide. Les idées et les tentatives suicidaires semblent être à peu près les mêmes pour les jeunes hétérosexuels que pour les jeunes qui ont des attirances et des comportements envers des personnes du même sexe mais ne s'identifient pas comme étant homosexuels[13]. Ceci est corrélé avec les résultats d'une vaste enquête auprès des adultes américains qui ont trouvé des taux plus élevés de «troubles de l'humeur et d'anxiété, principaux facteurs de risque de comportement suicidaire», liés aux personnes qui s'identifient comme gays, lesbiennes et bisexuels. A cela s’ajoute les comportements sexuels, en particulier pour les hommes.

L' Alliance nationale d'action pour la prévention du suicide note qu'il n'existe pas de données nationales (pour les États-Unis) concernant les idées suicidaires ou les taux de suicide parmi la population LGBT en totalité ou en partie, pour les jeunes LGBT ou les personnes LGBT par exemple. En partie parce qu'il n'y a pas de pourcentage convenu de la population nationale qui soit LGBTQ, ou même identifiée comme LGBTQ. Les certificats de décès n'incluent pas non plus d’informations concernant la sexualité. Une étude de 1986 a noté que les études antérieures à grande échelle des suicides complétés ne «tenaient pas compte de l'orientation sexuelle dans leurs analyses de données »[14].

Rapports et études[modifier | modifier le code]

Selon divers études il y'aurait chez les jeunes lesbiennes, gays et bisexuels un risque de suicide plus élevé que chez les jeunes hétérosexuels[15]. Le Centre de ressources sur la prévention du suicide estime à entre 5 et 10%, le nombre de jeunes LGBT qui ont commis une tentative de suicide, soit entre 1,5 à 3 fois plus que les jeunes hétérosexuels. Une étude du gouvernement américain de 1989, a révélé que les jeunes LGBT sont quatre fois plus susceptibles de tentative de suicide que les autres jeunes[16]. Une autre étude basée sur 25 populations, détermine aussi une prévalence de quatre fois supérieure à la moyenne[15]. Tandis que selon une étude canadienne il serait 12 fois plus élevé à différents âges[17]. Les enquêtes sur les adolescents américains menées depuis les années 1990, démontrent un risque de suicide deux à sept fois supérieur[15].

Cette prévalence plus élevée chez les adolescents homosexuels serait au moins en partie attribuée aux discriminations, aux stigmatisations et aux préjudices sociaux associés aux minorités sexuelles ( stress des minorités )[18],[19]. Les personnes LGBT font face à la descrimination, sous forme de rejection, d'hostilité, d'harcèlement, d'humiliation et de violence physique[15]. Des études ont établi un lien entre le taux de suicide et le rejet parental du fait de l'orientation sexuelle[15], notamment une étude sur des jeunes adultes établi une prévalence 8 fois supérieurs, chez ceux ayant été rejeté par leur parents à l'adolesence. L'effet de la rejection fammilliale, se caractérise par le fait que 20 à 40% des mineurs sans abris aux États-unis sont LGBT[15]. Des études ont établi un lien entre le comportement suicidaire des LGBT et le harcèlement, les humiliations et les violences vécues à l'école[15]. Il existe également un lien entre les discriminations homophobes et le risque de consommation de drogues, de trouble de stress post-traumatique et du développement de maladies mentales.

Cela reste néanmoins compliqué de connaître le taux de suicide exact des jeunes homosexuels parce que la sexualité et les minorités de genre sont souvent cachées et même inconnues, en particulier dans cette tranche d'âge. D'autres recherches sont en cours pour expliquer cette prévalence du suicide[20].

En termes de climat scolaire, « environ 25% des étudiants lesbiennes, gays et bisexuels et des employés de l'université ont été harcelés en raison de leur orientation sexuelle, ainsi qu'un tiers de ceux qui s'identifient comme transgenre » selon l'étude et rapportée par la Chronique de l'enseignement supérieur[21]. La recherche a montré que la présence d'alliances gays-hétérosexuels (GSA) dans les écoles est associée à une diminution des tentatives de suicide. Dans une étude sur les jeunes homosexuels, âgés de 13 à 22 ans, 16,9 % des jeunes qui ont fréquenté des écoles avec des AGH ont tenté de se suicider contre 33,1 % des élèves qui fréquentaient des écoles sans AGH.

« Les étudiants homosexuels sont trois fois plus susceptibles que les étudiants hétérosexuels de dire qu'ils ne se sentent pas en sécurité à l'école (22 % contre 7 %) et 90% des étudiants homosexuels (contre 62 % des hétérosexuels) ont été harcelé ou agressé au cours de l'année écoulée ». De plus, « les étudiants homosexuels sont plus susceptibles que les étudiants hétérosexuels d’envisager un départ de leur établissement à la suite de harcèlement et de discrimination ». Susan Rankin, auteure du rapport à Miami, a conclu que « sans équivoque, l'état de l'enseignement supérieur pour les personnes homosexuelles en 2010 démontre que les étudiants, les enseignants et le personnel homosexuel connaissent un climat propre à accueillir les communautés du campus[22] ».

Internet est également un facteur important pour les personnes homosexuelles. Une étude internationale a révélé que les homosexuels suicidaires présentaient des différences importantes avec les hétérosexuels suicidaires dans une étude par paires appariées. Cette étude a révélé que les homosexuels suicidaires étaient plus susceptibles de communiquer des intentions suicidaires, plus susceptibles de chercher de nouveaux amis en ligne, et ont trouvé plus de soutien en ligne que les hétérosexuels suicidaires.

le cas de Taïwan est particulièrement élevé, avec 20 % des homosexuels taïwanais qui ont tenté de se suicider[23].

Perspectives psychologiques[modifier | modifier le code]

Le modèle diathèse-stress suggère que les vulnérabilités biologiques prédisposent les individus à différentes conditions telles que le cancer, les maladies cardiaques et les problèmes de santé psychologiques comme la dépression majeure, un facteur de risque quant au suicide . Des quantités variables de stress environnemental augmentent la probabilité que ces personnes développent cette condition. La théorie du stress des minorités suggère que le statut de minorité entraîne une discrimination accrue de la part de l'environnement social, ce qui entraîne un stress et des problèmes de santé plus importants. En présence de compétences médiocres de régulation des émotions, cela peut conduire à une mauvaise santé mentale. En outre, l' hypothèse de susceptibilité différentielle suggère que pour certains individus, le développement physique et mental dépend fortement de leur environnement. Cela signifie que les personnes qui sont très vulnérables auront une santé meilleure que la moyenne dans des environnements très favorables et une santé nettement plus mauvaise que la moyenne dans des environnements hostiles et violents. Le modèle peut aider à expliquer les problèmes de santé uniques qui affectent les populations homosexuelles, y compris l'augmentation des tentatives de suicide. Pour les adolescents, les environnements les plus pertinents sont la famille, le quartier et l'école. Le harcèlement des adolescents - qui est très répandu chez les jeunes appartenant à une minorité sexuelle - est un facteur de stress chronique qui peut augmenter le risque de suicide par le biais du modèle diathèse-stress. Dans une étude sur les adolescents lesbiennes, gais et bisexuels américains, Mark Hatzenbuehler a examiné l'effet de l'environnement social au niveau du comté. Cela a été indexé par la proportion de couples de même sexe et de Démocrates vivant dans les comtés. Les proportions d'écoles ayant des alliances homosexuelles-droites ainsi que des politiques anti-intimidation et anti-discrimination incluant l'orientation sexuelle ont également été incluses. Il a été constaté qu'un environnement social plus conservateur augmentait le risque de comportement suicidaire chez tous les jeunes et que cet effet était plus fort chez les jeunes homosexuels. En outre, il a également été relevé que l'environnement social a partiellement influencé la relation entre le statut LGBT et le comportement suicidaire. Hatzenbuehler a constaté que même après que de tels facteurs sociaux et individuels aient été contrôlés, «le statut LGBT est resté un prédicteur significatif des tentatives de suicide[24]."

Homophobie institutionnalisée et intériorisée[modifier | modifier le code]

Statut de l'homosexualité dans le Monde (décembre 2012)

L' homophobie institutionnalisée et intériorisée peut aussi conduire les jeunes LGBT à ne pas s'accepter et à avoir de profonds conflits internes à propos de leur orientation sexuelle. Les parents peuvent forcer les enfants à quitter la maison après la découverte de leur orientation sexuelle (voir également le coming out délibéré de leur enfant)[25].

L'homophobie, par tous les moyens, peut être une porte d'entrée à la violence qui peut prendre plusieurs formes. L'intimidation physique se caractérise par des coups de pied et de poing tandis que l'intimidation émotionnelle est un appel au nom, la propagation de rumeurs et d'autres abus verbaux. La cyberintimidation implique des messages à connotation menaçante ou des messages de même nature sur Facebook, Twitter et d'autres réseaux sociaux. L'intimidation sexuelle et autres agissements inappropriés tel que des gestes obscènes ou des blagues sont une autre forme de violence.

L'intimidation peut être considérée comme un « rite de passage », mais des études ont montré qu'elle avait des effets physiques et psychologiques négatifs. «Les jeunes issus de minorités sexuelles ou les adolescents qui s'identifient comme gais, lesbiennes ou bisexuels sont victimes d'intimidation deux à trois fois plus que les hétérosexuels» et «presque tous les étudiants transgenres ont été harcelés verbalement comme, par exemple, à l'école en raison de leur orientation sexuelle (89%) et de l'expression de leur genre (89%) »selon les réalités crues du Gay, Lesbian and Straight Education Network , Les expériences de la jeunesse transgenre dans les écoles de notre nation.

Cette question se révéla être un sujet tabou pour les médias au cours des dernières années, et encore plus en septembre et octobre 2010. Le président Barack Obama a posté une vidéo "It Gets Better" sur le site de la Maison Blanche dans le cadre d’un projet à grande échelle. La première dame d’alors, Michelle Obama, attribue de tels comportements aux exemples que les parents ont donnés car, dans la plupart des cas, les enfants suivent leur exemple[26],[27].

Projets[modifier | modifier le code]

Projet Trevor[modifier | modifier le code]

« Le projet Trevor a été fondé par le réalisateur et producteur Peggy Rajski, le producteur Randy Stone et le scénariste James Lecesne, créateurs du court métrage Trevor, lauréat d'un oscar en 1994, une comédie et drame sur un garçon gay de 13 ans qui, rejeté par des amis en raison de sa sexualité, fait une tentative de suicide. " Il s'agit d'une organisation américaine à but non lucratif qui opère pour le seul service national de crise et de prévention du suicide chez les jeunes homosexuelles ‘’. Le projet est destiné à stopper la vague de suicides chez les jeunes homosexuels en se mettant à leur écoute et en faisant en sorte que leur cadre de vie s’améliore. L’organisation dispose d’une ligne en fonctionnement permanent[28].

It Gets Better Project[modifier | modifier le code]

It Gets Better Project est une campagne Internet fondée aux États-Unis par Dan Savage et son compagnon Terry Miller en septembre 2010[29], en réponse aux suicides d'adolescents victimes d'intimidation parce qu'ils étaient homosexuels ou parce que leurs pairs soupçonnaient qu'ils soient gay. Les vidéos qui ont été postées ont souligné l'idée que l'espoir reste possible malgré l'intimidation rencontrée par les personnes homosexuelles[30]. Son but est de prévenir le suicide chez les jeunes homosexuels en faisant en sorte que les adultes gais transmettent le message à travers des vidéos et autres médias afin de rassurer les plus jeunes. Le projet a connu une croissance rapide : plus de 200 vidéos ont été mises en ligne la première semaine et la chaîne YouTube à l’origine du projet a atteint un nombre de 650 vidéos la semaine suivante[31],[32]. Le projet est maintenant organisé sur son propre site web, le projet It Gets Better, et comprend plus de 30 000 entrées avec plus de 40 millions de vues de personnes de toutes orientations sexuelles, y compris de nombreuses célébrités. Un livre d'essais tirés du projet, Il va mieux: Sortir, Vaincre l'intimidation et Créer une vie qui vaut la peine d'être vécue, a été publié en mars 2011[33].

En 2017, des nouvelles ont émergé d'une étude selon laquelle le fait de demander aux jeunes d'accepter des expériences négatives comme la seule stratégie d'adaptation peut potentiellement exacerber le stress. Cette étude de l'Université de l'Arizona a mené à des affirmations selon lesquelles le projet It Gets Better pourrait faire plus de mal que de bien[34].

Réactions politiques[modifier | modifier le code]

Un certain nombre d'options stratégiques ont été proposées à plusieurs reprises pour résoudre ce problème. Certains préconisent une intervention au stade où les jeunes sont déjà suicidaires (comme les lignes directes de crise), tandis que d'autres préconisent des programmes visant à accroître l'accès des jeunes homosexuels aux facteurs jugés «protecteurs» contre le suicide (réseaux de soutien social ou mentors).

Une option proposée consiste à offrir une formation sur la sensibilisation aux LGBT et la lutte contre l'intimidation aux conseillers et aux enseignants actuels des niveaux intermédiaire et secondaire. Citant une étude de Jordan et al., la psychologue scolaire Anastasia Hansen note que les professeurs font régulièrement des remarques homophobes ou n'interviennent pas lorsque les étudiants font leurs élèves se comportent de manière agressive avec un élève LGBT. Inversement, un certain nombre de chercheurs ont constaté que la présence de personnel scolaire favorable à l’homosexualité était liée aux «résultats positifs pour les jeunes LGBT». Citant un rapport de Psychologie à l'école datant de 2006, le projet Trevor note que «les jeunes lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres et interrogateurs qui croient n'avoir qu'un seul membre du personnel scolaire avec qui ils peuvent parler de problèmes ainsi que ceux qui n’ont aucun soutien rapportent avoir fait plusieurs tentatives de suicide au cours de leur dernière année[35]. "

Une autre option politique fréquemment proposée consiste à fournir des incitations aux écoles afin dr créer et soutenir des alliances homosexuelles, des groupes d'étudiants dédiés à fournir un réseau de soutien social aux étudiants LGBT. Kosciw et Diaz, chercheurs du Réseau d'éducation gaie, lesbienne et hétérosexuelle, ont découvert dans un sondage national que «les élèves des écoles ayant une GSA étaient moins susceptibles de se sentir en danger, de manquer l'école et plus susceptibles de se sentir intégrés à leur établissement que les étudiants dans les écoles sans ces clubs. " Des études ont montré que l'isolement social et la marginalisation à l'école sont psychologiquement dommageables pour les étudiants LGBT et que les AGH et autres groupes similaires de soutien par les pairs peuvent être des fournisseurs efficaces de ce « soutien psychosocial »[36].

Interventions pour les jeunes homosexuels[modifier | modifier le code]

Compréhension[modifier | modifier le code]

Les éducateurs peuvent être proactifs en aidant les adolescents ayant une identité de genre à répondre à leurs questions et en tenter de résoudre leurs problèmes, ce qui peut parfois aider les adolescents à ne pas recourir au suicide, à la toxicomanie, à l'itinérance et à de nombreux problèmes psychologiques. Van Wormer et McKinney (2003) racontent que la compréhension des élèves homosexuels est la première étape de la prévention du suicide. Ils utilisent une approche de réduction des méfaits qui permet aux élèves de réduire les dommages continus liés à leurs comportements. Ils rapportent que la création d'un environnement favorable et culturellement diversifié est cruciale pour l'acceptation sociale dans un cadre éducatif.

Modèles et ressources LGBT[modifier | modifier le code]

Il est avantageux d'embaucher des enseignants homosexuels pour servir de modèles et soutenir les étudiants LGBT. La plupart des ressources aux États-Unis sont motivées par la crise et non par la prévention, ce qui doit être le contraire pour prévenir le suicide chez les adolescents LGBT. En outre, des études montrent que les conseillers et les enseignants doivent être formés à la conscience de soi, à la sexualité et à la diversité sexuelle non seulement avec eux-mêmes mais aussi avec les élèves. Les chercheurs suggèrent également d'inviter des panels de gais, lesbiennes et bisexuels des collèges ou des universités à mener des discussions en classe. L'éducation et les ressources seraient essentielles pour aider les étudiants et les familles LGBT. Selon le chercheur Rob Cover, les modèles et les ressources ne profitent aux jeunes LGBT que s'ils évitent de reproduire des stéréotypes et fournissent des représentations visuelles et narratives diverses pour permettre une large identification.

Le PFLAG (Parents Famille et Amis des Lesbiennes et Gays) et le Club GSA sont des ressources possibles pour promouvoir les discussions et les rôles à responsabilité pour les étudiants LGBT. Ces ressources s'étendent en dehors de l'école et dans la communauté. Greytak, EA, Kosciw, JG, et Boesen et MJ 2013 signalent que lorsque les écoles ont un club GSA ou Gay Straight Alliance ou même un club favorisant la sensibilisation sociale et la camaraderie, des éducateurs de soutien, des programmes inclusifs et des politiques globales, les étudiants LGBT ont été moins sujets aux intimidations et ont eu des expériences scolaires plus positives. Les élèves se sentent effectivement valorisés et veulent se rendre à l’école.

Enseignement de la tolérance et observation du climat scolaire[modifier | modifier le code]

Examiner le climat d'une école et enseigner la tolérance s’avère essentiel dans l’intégration des jeunes homosexuels. Teaching Tolerance, un mouvement apparaissant sous forme de magazine et de site web, donne beaucoup d'outils et d'idées pour aider les gens à être tolérants les uns envers les autres. Cela démontre que la salle de classe est un reflet miniature de l’environnement et de la société. Les enseignants peuvent utilisent fréquemment le site Web et le livre Teach Tolerance pour télécharger des ressources et rechercher des moyens créatifs d'en apprendre davantage sur les élèves LBGT ainsi que d'enseigner la tolérance à leurs élèves en classe. Il aide les écoles à se familiariser avec la formation sur la lutte contre l'intimidation, le développement professionnel et les suggestions de ressources. Il offre également des conseils afin démarrer un club GSA dans un établissement.

La recherche montre qu'un effort de collaboration doit être fait afin d'empêcher les étudiants homosexuels d'être victimes d'intimidation et de tentatives de suicide. Les enseignants, les administrateurs, les étudiants, les familles et les communautés doivent se réunir pour aider les élèves LGBT à être confiants. Chaque école a sa propre individualité, son propre sens du «soi», que ce soit les enseignants, les administrateurs, les étudiants ou la communauté environnante. Afin de s'attaquer au problème de l'intimidation pour les étudiants LGBT, il convient de commencer, selon les chercheurs, par comprendre la population étudiante et la démographie de l'école. Éduquer les étudiants, les professeurs, le personnel et les commissions scolaires sur les questions LGBT et éliminer l'homophobie et la transphobie dans les écoles, former le personnel sur l'acceptation de la diversité et la prévention de l'intimidation, est la clé de la prévention du suicide chez les jeunes homosexuels (2011). Les adolescents grandissent et sont façonnés par de nombreux facteurs, y compris des caractéristiques internes et externes (Swearer, Espelage, Vaillancourt et Hymel, 2010).

Le climat scolaire doit favoriser le respect. Ainsi, donner le ton pour l'administration, les enseignants, les professionnels qui entrent dans le bâtiment, les parents et, surtout, les étudiants. Les gens, en général, doivent comprendre leurs propres idées fausses et stéréotypes sur la communauté LGBT. À moins que les étudiants et les adultes soient éduqués sur la communauté LGBT, les stéréotypes et les attitudes négatives continueront d'exister (Knotts, G., & Gregorio, D. 2011). Le GMCLA (Gay Men's Chorus de Los Angeles) utilise la musique et le chant comme un moyen de changer les attitudes et le cœur des gens dans les écoles du pays. Leur but est d'apporter de la musique aux jeunes dans le cadre du programme axé sur les normes, dans le but d'enseigner le contenu de manière novatrice et significative. Ils inculquent aux élèves et au personnel des techniques qui favorisent une signification positive des problèmes sociaux et personnels abordés à l'école et dans la société.

Gay, L. (2009) a élaboré un guide pour aider la sécurité et le climat à l'école et favoriser des relations interpersonnelles positives à travers «The Safe Space Kit». Cet outil aide les enseignants à créer un espace sûr pour les étudiants homosexuels. L'un des moyens les plus efficaces pour un éducateur de créer un espace sûr est d'être un allié de soutien aux étudiants LGBT. Ce kit contient de nombreux outils à l'usage des enseignants et des écoles et notamment une copie papier de «The Safe Space Kit» ainsi que le «Guide pour devenir un allié», des autocollants et deux affiches Safe Space. Même l'utilisation d’un outil juste pour promouvoir la sensibilisation, comme l'utilisation de «The Safe Space Kit» est considéré comme une première étape efficace pour les écoles afin de promouvoir la réceptivité envers les étudiants homosexuels. Fournir des soutiens peut être bénéfique aux jeunes LGBT, aussi bien actuellement que dans le futur (Greytak, et al., 2013)[37],[38].

OBPP (Olweus Bullying Prevention Program)[modifier | modifier le code]

OBPP est un programme anti-intimidation utilisé dans les écoles en Europe, au Canada et aux États-Unis. La réduction des intimidations était due à la formation des parents, à la supervision des terrains de jeux, à la communication entre la maison et l'école et aux vidéos de formation. De plus, Swearer, et al. (2010) discutent d'un «effet de dosage» dans lequel les éléments les plus positifs et les plus consistants d'un programme sont pris en compte, plus la probabilité que l'intimidation diminue. Le succès dans une école ne garantit pas le succès dans une autre parce que chaque école a son propre climat social. L'OBPP est efficace mais doit encore être analysé plus profondément car il y a beaucoup d’éléments à considérer lors de la mise en œuvre de cette technique dans une grande école[39].

Steps To Respect[modifier | modifier le code]

Steps To Respect est une campagne anti-intimidation qui peut être bénéfique dans les écoles - un guide complet pour les enseignants, les administrateurs et les étudiants qui utilisent les cours et qui aident les écoles à développer des compétences socio-émotionnelles positives et à résoudre les conflits. Si les écoles peuvent changer la conduite et les normes des pairs, améliorer les compétences de communication des élèves et maintenir les efforts de prévention et d'intervention des adultes, les effets positifs de leur travail se renforceront avec le temps (Frey, Edstrom & Hirschstein 2005), chaque classe progressant dans le système scolaire[40].

Expérimentations et programmes[modifier | modifier le code]

Selon Russell, ST, McGuire, JK, Laub, C. et Manke, E. (2006), il est impératif que les éducateurs fassent des leçons appropriées sur le sujet et l'âge avec les questions d’ordre LGBT incorporées dans le programme sur une base cohérente en utilisant les événements actuels, l'Histoire, la littérature ou les sciences sociales. Les enseignants doivent être formés chaque année aux nouvelles pratiques à employer dans leurs salles de classe et à l'école en général. Ils doivent apprendre à gérer les situations auxquelles ils peuvent être confrontés avec les étudiants homosexuels, de sorte que si un problème survient, ils soient confiants dans leur propre compréhension de la communauté LGBT et sachent comment traiter toute question ou situation de manière professionnelle et empathique. Russell, et al. (2006) signalent que la politique de l'État et les responsables gouvernementaux doivent être conscients de la culture en constante évolution dans laquelle la population évolue en appliquant et en incluant du matériel approprié dans les écoles pour éduquer les éducateurs sur les personnes LGBT dans le monde.

Burdge, H., Sinclair, K., Laub, C., Russell, ST (2012) rapportent de nombreuses leçons que chaque enseignant peut enseigner pour assurer l'inclusion des jeunes homosexuels et la sécurité à l'école. Ils rapportent que les leçons, qui favorisent l'inclusion des LGBT peuvent avoir le plus grand impact sur la sécurité scolaire. Les professeurs d'éducation physique, de santé, d'Histoire et d'études sociales peuvent éduquer tous les élèves pour qu'ils aient une plus grande conscience sociale et créent un climat scolaire positif. Ils continuent à noter qu'inviter les parents, les enseignants, les administrateurs et les autres parties prenantes à identifier et à participer à l'élaboration de cours LGBT adaptés à l'âge que les enseignants peuvent utiliser dans leurs classes est le plus bénéfique.

Les éducateurs continuent d’expérimenter de nouvelles techniques en évaluant constamment l'environnement de leur école. Les meilleures politiques et interventions sont celles qui montrent une croissance positive à tous les niveaux. La recherche continue et cherche à voir quels programmes répondent aux besoins des différentes écoles sur une période de temps donnée. Comme chaque école fonctionne de manière différente, il peut être difficile de signaler des tendances positives. Une technique qui fonctionne dans une école peut ou peut ne pas fonctionner dans une autre selon les chercheurs. Par conséquent, reprendre le fonctionnement d’une technique et l’adapter à l’établissement est la chose qui soit la plus préconisée.

Le Refuge[modifier | modifier le code]

En France, Le Refuge est une association fondée en 2003 offrant aux jeunes homosexuels victimes de violences et d'intimidations (voir le plus souvent d'un rejet familial) un hébergement temporaire et un soutien psychologique. Les pensionnaires ont généralement entre 18 et 25 ans[41].

Suicides ayant marqué l'opinion publique[modifier | modifier le code]

  • Justin Aaberg (1995-2010), originaire du Minnesota (États-Unis) se suicide en juillet 2010 à l'âge de 15 ans[42].
  • Leelah Alcorn (1997-2014), originaire de l'Ohio (États-Unis) met fin à ses jours en décembre 2014 à l'âge de 17 ans, ne supportant plus le rejet entrainé par sa transidentité[43].
  • Taylor Alesana (1998-2015), originaire de Californie (États-Unis) se suicide en avril 2015 à l'âge de 16 ans, victime du rejet découlant de sa transidentité[44].
  • Jadin Bell (1997-2013), originaire de l'Oregon (États-Unis), se suicide en avril 2013 à l'âge de 15 ans après avoir subi des actes de violence dans son établissement scolaire en raison de son homosexualité[45].
  • Blake Brockington (1996-2015), originaire de Caroline du Nord (États-Unis), met fin à ses jours en mars 2015, ne supportant plus sa transidenté[46].
  • Eylul Cansin (1992-2015), vivant à Istanbul (Turquie), s'est suicidée en janvier 2015 à la suite du rejet provoqué par sa transidenté[47].
  • Tyler Clementi (1991-2010), originaire du New Jersey (États-Unis), met fin à ses jours en septembre 2010 à l'âge de 18 ans après que Dharun Ravi son camarade de chambre ait pris trente jours de prison pour l'avoir filmé en secret lors d'un baiser homosexuel[48].
  • Robert Wayne Griffith (1963-1983), originaire de l'Oregon (États-Unis) s'est suicidé en août 1983 à la suite de l'intolérance de son entourage face à son homosexualité[49].
  • Jamie Hubley (1995-2011), originaire de l'Ontario (Canada), met fin à ses jours en octobre 2011 à l'âge de 15 ans en raison de son homosexualité[50].
  • Kim Ji-hu (1985-2008), vivant à Séoul (Corée du Sud), se suicide en octobre 2008 face à l'intolérance quant à son homosexualité[51].
  • Adam Kizer (1998-2015), originaire de Californie (États-Unis), se suicide en mai 2015 à l'âge de 16 ans en raison de sa bisexualité[52].
  • Cameron Langrell (2000-2015), originaire du Wisconsin (États-Unis), met fin à ses jours en mai 2015 à l'âge de 15 ans à la suite de l'intolérance provoquée par sa transidentité[53].
  • Billy Lucas (1995-2010), originaire de l'Indiana (États-Unis), met fin à ses jours en septembre 2010 à l'âge de 15 ans face au rejet entrainé par son homosexualité[54].
  • Zander Mahaffey (1999-2015), originaire de Géorgie (États-Unis), se suicide en février 2015 à l'âge de 15 ans en raison de sa transidentité[55].
  • Eric Mohat (1990-2007), originaire de l'Ohio (États-Unis), se suicide en mars 2007 à l'âge de 17 ans face au rejet de son homosexualité[56].
  • Arthur Pelham-Clinton (1840-1870), vivant à Londres (Royaume-Uni), se suicide en juin 1870 à l'âge de 29 ans à la suite des controverses concernant sa sexualité. Probablement homosexuel ou bisexuel, cet homme politique britannique est à l'origine de nombreux scandales remettant en cause les mœurs de son époque. Les journaux firent d'abord croire qu'il était mort de la scarlatine avant de reconnaître la théorie du suicide[57].
  • Kyler Prescott (2000-2015), originaire de Californie (États-Unis), met fin à ses jours en mai 2015 à l'âge de 14 ans face au rejet provoqué par sa transidentité[58].
  • Jamey Rodemeyer (1997-2011), vivant à New-York (États-Unis), se suicide en septembre 2011 à l'âge de 14 ans face aux actes d'intimidation perpétrés contre sa personne en raison de son homosexualité. Émue par son histoire, la chanteuse Lady Gaga lui consacre une chanson et rencontre le président Barack Obama dans le cadre d'un projet visant à sensibiliser la jeunesse face à l'homophobie dans les établissements scolaires[59].
  • Melonie Rose (1995-2015), originaire du Maryland (États-Unis), se suicide en février 2015 à l'âge de 19 ans en raison de sa transidentité[60].
  • Dominik Szymanski (2001-2015), vivant en Pologne, se suicide en mai 2015 à l'âge de 14 ans face au rejet entrainé par son homosexualité[61].
  • Braxton Taylor (1997-2016), originaire de l'Utah (États-Unis), met fin à ses jours en septembre 2016 face au rejet provoqué par son homosexualité[62].
  • Tyrone Unsworth (2003-2016), vivant à Brisbane (Australie), se suicide en novembre 2016 à l'âge de 13 ans à la suite d'actes d'intimidation perpétrés contre sa personne en raison de son homosexualité[63].
  • Sergio Urrego (1997-2014), vivant à Bogota en Colombie, met fin à ses jours en août 2014 à l'âge de 16 ans à la suite de l'intolérance entrainée par son homosexualité[64].
  • Kenneth Weishuhn (1997-2012), originaire de l'Iowa (États-Unis), se suicide en avril 2012 à l'âge de 14 ans à la suite du rejet provoqué par son homosexualité[65].
  • Jim Wheeler (1978-1997), originaire de Pennsylvanie (États-Unis), met fin à ses jours en 1997 à l'âge de 19 ans à la suite de l'agressivité de son milieu scolaire face à son homosexualité[66].
  • Lui Aquino Aquino (1999-2015), vivant à Sao Paulo (Brésil), se suicide en 2015 à l'âge de 16 ans à la suite de la non-acceptation de son homosexualité[67].

En juin 1954, le suicide du mathématicien Alan Turing marque particulièrement l'opinion au Royaume-Uni[68]. En France, en novembre 2017, le suicide du militaire Clément Dumont à l'âge de 37 ans entraîne également une vive polémique, celui-ci ayant évoqué dans sa lettre d'adieu être victime d'un harcèlement constant de la part de l'un de ses supérieurs hiérarchiques[69].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]

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