Magdalith

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Magdalith
Nom de naissance Madeleine Lipszyc
Naissance
Toulouse
Décès (à 81 ans)
Draveil (Essonne)
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Style
musique juive, chanson française, grégorien, musique liturgique
Récompenses Grand Prix de l'Académie Charles Cros (1961)

Magdalith, de son vrai nom Madeleine Lipszyc, est une artiste française, née le à Toulouse et morte à Draveil (Essonne) le . Profondément marquée par la Shoah où elle perdit de nombreux membres de sa famille, elle débuta à partir des années 1960 une carrière originale et prometteuse de chanteuse, instrumentiste et danseuse ; elle obtint en 1961 le Grand Prix de l’Académie Charles Cros. Cependant, elle se retira dans un couvent dès 1975 ; elle composa alors en français de nombreuses pièces liturgiques inspirées du grégorien. Son intuition musicale fut de chercher les racines du grégorien dans le chant synagogal. Baptisée dans la foi catholique à l’âge de 19 ans, Magdalith n’a jamais renié son appartenance au peuple juif qui s’exprime dans l’ensemble de son œuvre artistique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales, au cœur de la Shoah[modifier | modifier le code]

Familles polonaises[modifier | modifier le code]

Les origines familiales de Magdalith sont décrites dans l’ouvrage consacré à son père, Jankiel Lipszyc, que sa propre sœur a écrit[1]. Jankiel (1898-1944) est originaire de la Pologne russe. Il la quitte à 14 ans, alors qu’il rêve de devenir chanteur d’opéra, et travaille comme maroquinier. Traversant l’Allemagne et la Belgique, il arrive à Paris en 1931 où il rencontre celle qui deviendra très rapidement sa femme : Esther Tygel (1901-1989). Esther et sa famille viennent de Varsovie ; fuyant l’antisémitisme, ils arrivent à Paris en 1905.

Un antisémitisme grandissant[modifier | modifier le code]

Mariés, Jankiel et Esther s’installent à Toulouse dès 1931 en ouvrant un magasin de maroquinerie de luxe. Madeleine voit le jour en 1932, Louis en 1937 (il meurt 3 ans plus tard) et Arlette en 1943. La demande de naturalisation de Jankiel (qui se fait appeler Jacques) piétine dans le contexte antisémite français d’avant-guerre. Pourtant en 1939 il s’engage volontairement dans les divisions de l’armée polonaise en France ; fait prisonnier en juin 1940, il revient à Toulouse un an plus tard malade et affaibli[1].

Le drame de la guerre[modifier | modifier le code]

Echappant dans un premier temps aux rafles de Juifs dans la zone libre, Jankiel envoie sa femme et ses enfants se cacher à la campagne pendant qu’il poursuit une vie clandestine dans son magasin fermé. Mais lui et ses proches sont arrêtés suite à une dénonciation ; il est exécuté en représailles à la tentative d’évasion d’un prisonnier, tandis que les autres membres de sa famille sont envoyés à Auschwitz. Arlette apprendra 60 ans plus tard que son père avait eu une activité de résistant ignorée de sa famille, comme membre de l’Armée Juive (une organisation clandestine crée en 1941 à Toulouse)[1].

Magdalith, sa sœur Arlette et leur mère survivront donc à la guerre en étant cachées à Revel, à 30 km au sud de Toulouse.

Enfance[modifier | modifier le code]

Miraculée de la guerre[modifier | modifier le code]

Magdalith reçoit de son père un don pour la musique (Jankiel, ayant eu un maître italien en Belgique, avait une très belle voix de ténor ; il pratiquait le chant à la synagogue). À 7 ans, comme en témoignent les photos d’époque, elle chante déjà et commence à jouer du piano. À l’école, elle subit l’antisémitisme de ses camarades ; elle raconte qu'un jour, à proximité de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse, ceux-ci la poursuivent en lui lançant des cailloux[2].

En mai 1944, le père de Magdalith envoie sa femme et ses filles à Revel au Sud de Toulouse ; elles vont se cacher pendant un mois dans une pièce insalubre et sans confort ressemblant à une cave. Alors que Magdalith prend le train pour Toulouse afin de changer les cartes d’alimentation, elle se sent traquée, saute du train et revient à Revel. C’est précisément le jour où son père et les autres membres de la famille sont arrêtés ; elle y verra un « miracle », la main de « l’Eternel » la sauvant de la rafle[2].

Santé fragile et conversion[modifier | modifier le code]

L’angoisse d’être découvertes ou dénoncées, la précarité de leur vie clandestine, ainsi que la douleur de la perte de Jankiel, ont profondément marqué Magdalith ; à la libération elle se retrouve couverte d’un impétigo avec des plaques purulentes sur tout le corps. Elle gardera une santé fragile tout au long de sa vie, connaissant régulièrement des périodes de dépression.

Après la guerre, sa tante Berthe aide la famille à subvenir à ses besoins[3] et ainsi à 15 ans elle peut entrer au Conservatoire de musique de Toulouse où elle fera plusieurs années de piano avec Odette de Tervaux, disciple d’Alfred Cortot[4].  Mais elle doit interrompre ce cursus à 18 ans pour se soigner dans un sanatorium dans les Pyrénées[3].  C’est là qu’elle va s’ouvrir à la foi chrétienne, en rencontrant notamment des jeunes chrétiens « vraiment enracinés dans la foi et la rayonnant ». Le récit de sa conversion est donné dans le texte autobiographique « Ces jambes d’enfant » dans lequel elle se dit « Victime d’un miracle »  ; elle est baptisée le 19 septembre 1951 par l’évêque d’Albi. C’est l’attrait de l’Eucharistie qui l’a amenée à faire cette démarche[note 1]

Carrière artistique et cheminement personnel[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Magdalith découvre sa voix à l’âge de 20 ans, d’après Eddy Marnay qui a produit plusieurs de ses disques[4].  Passionnée par les Saintes Écritures et la mystique judéo-chrétienne, elle s’engouffre dans la recherche principale de sa vie : à la fois les cantiques bibliques et le grégorien.

« Sa voix et sa voie se confondent dès lors par le truchement du chant grégorien et des cantiques bibliques qui deviennent son mode d’expression naturelle. Mais, encore une fois Magdalith échappera à tout carcan en inventant des musiques et un langage. » (Eddy Marnay)[4]

Magdalith ne se contentera pas seulement du chant : elle danse, s’accompagne d’un tambourin ou d’une cithare, peint, sculpte et écrit. C’est toute sa personne qui est prise par l’art.

La carrière publique de Madeleine Lipszyc, qui prendra désormais définitivement le nom de scène « Magdalith » (Madeleine en hébreu), est très rapide. Elle commence en 1960 avec la sortie de son premier grand disque qui reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles Cros en 1961. Quinze ans plus tard l’artiste virtuose met brusquement un terme à sa carrière en se retirant au Couvent de la Solitude à Evry en janvier 1975.

Mariage[modifier | modifier le code]

Magdalith s’était mariée en 1965. C’est une période douloureuse de sa vie, dont elle ne parlera quasiment jamais par la suite. On sait cependant qu’au bout de 7 ans elle demande le divorce ; le mariage sera déclaré nul par l’Église quelques années après[3].

Couvent de la Solitude[modifier | modifier le code]

À 42 ans, Magdalith, décide d’être religieuse au Couvent de la Solitude. Arrivée la veille du 20 janvier 1975 (anniversaire de la conversion d’Alphonse Ratisbonne), elle devient postulante dans la Congrégation Notre-Dame de Sion (Grandbourg, Evry), fondée en 1843 par les frères Théodore et Alphonse Ratisbonne, juifs convertis au christianisme, congrégation dans laquelle on prie particulièrement pour l’unité entre le peuple juif et les chrétiens. Mais encore pour des raisons de santé, elle ne peut s’engager comme religieuse ; elle restera, sans prononcer de vœux, dans le couvent de la Solitude jusqu’à ses derniers jours, gardant son rythme personnel. Elle réalisera pour cette communauté puis pour la Communauté Saint-Jean une part importante de leur chant liturgique.

Enfin elle s’éteint le 14 septembre 2013, à l’âge de 81 ans, fête de la Croix glorieuse pour les catholiques et de Yom Kippour pour les juifs, emportée par un cancer qui l’avait rongée pendant de longues années[5].

Personnalité[modifier | modifier le code]

D’après les témoins de son temps, la personnalité de Magdalith était à la fois riche et complexe, forgée par son passé douloureux et une santé fragile. Dotée d’une sensibilité à fleur de peau, Magdalith pouvait déconcerter son interlocuteur[6]. Difficile de rester indifférent face à une personnalité ayant un art si original dans sa diversité et dans sa prouesse[7],  mais aussi une connaissance plutôt autodidacte de la théologie juive et catholique[8].

Elle aimait jouer sur les mots, ce qui se voit dans ses écrits ou dans ses interviews ; elle avait aussi un humour ironique, de quoi déstabiliser son entourage. Parfois douce et accueillante à l’autre, parfois dure et susceptible. Judith Maarek a décrit cela dans un ouvrage consacré à leur relation ; ce professeur de Lettres a eu sa vie bouleversée en entendant la voix de Magdalith à la radio[9].  Magdalith reconnait elle-même avoir été depuis sa conversion « continuellement secouée par des angoisses métaphysiques, et en particulier par le problème de l’infini »[10].

Œuvre[modifier | modifier le code]

La voix[modifier | modifier le code]

Chant biblique[modifier | modifier le code]

Le père de Magdalith avait une très belle voix ; pendant son adolescence, il exerçait probablement la fonction de chantre à la synagogue. Le grand-père maternel de Magdalith voulait devenir Rabbin mais n’a pu terminer ses études[1].  Elle-même affirme qu’elle comptait « des rabbins et des ministres officiants parmi ses ancêtres ».  Le contexte religieux polonais de cette époque, empreint de Hassidisme, prônait la joie dans l’épreuve et les actes de miséricorde ; une ferveur particulière devait se retrouver dans le chant. Magdalith a pu ainsi recevoir un arrière-fond religieux ashkénaze dans la voix vibrante de son père[2].

Le début de la carrière de Magdalith est concentré sur les textes bibliques qu’elle interprète de façon libre. En 1960, elle sort son premier disque majeur, l’Heure des Prophètes (Studio SM). Utilisant directement le texte hébreu, elle chante avec un timbre très original et passionné les prophètes Isaïe, Jérémie, le Cantique des cantiques ou encore les Psaumes. Le style oriental fascine et bouleverse : les critiques sont charmés par cette voix très originale. Elle reçoit en 1961 le Grand Prix du disque de l’Académie Charles Cros pour l’Heure des Prophètes. Cependant, n’ayant pas reçu de culture religieuse très précise, elle commet l’erreur d'y prononcer le Nom de Dieu; ceci étant interdit pour un Juif, le Consistoire la désavoue. Bouleversée par ce rejet, elle réenregistre le disque en 1968[3]. Magdalith donne des récitals à l’Église Saint-Germain-des-Prés notamment.

Dans ses chants hébraïques, Magdalith s'implique de façon « existentielle » : « servis par cette voix fragile et moirée, tous pleins d’un espoir déchirant, d’une sensualité secrète »[11],  donnant « la curieuse impression d’une musique ressuscitée »[10] ; elle rajoute par exemple à la fin du Psaume 21, tel un cri, la confession de foi « Adonaï Ehad » (Le Seigneur est Un) : dans ce chant on a accès à une « Chair traversée » au sens pascal du terme[note 2].

Le sommet de sa carrière est le spectacle donné en 1976, notamment à Bruxelles devant le Roi Baudouin (Jardin Botanique) ou à Paris (Théâtre du petit Orsay). Il s’agit d’une mise en scène du Cantique des Cantiques, lu par l'actrice Emmanuelle Riva qui est accompagnée par Magdalith au chant, à la danse, au tambourin et à la cithare. Elle en reprendra plus tard les chants dans un disque (Studio SM).

Recherches grégoriennes[modifier | modifier le code]

Parallèlement à ses recherches bibliques, Magadlith se lance dans l’interprétation du grégorien. Unifier en elle ces deux recherches, en apparence si contraires (le latin et l’hébreu, le dépouillement de la tradition catholique romaine et le foisonnement de la culture sémite), est une réussite tout à fait singulière. Magdalith va d’ailleurs réviser de façon personnelle le graphisme des neumes à la lumière d’un chant vivant qu’elle suppose à l’origine du chant grégorien : la récitation synagogale. Marcel Pérès aura une intuition similaire en faisant interpréter le grégorien par des voix byzantines ou corses.

Devenue catholique, elle constate avec regret l’écart entre la richesse du patrimoine grégorien, « seul chant à la fois génial et sacré » et le caractère « mort » de son interprétation dans l’Église. En lisant dans les manuels de Solesmes « valeur égale entre les signes », elle en est choquée : comment le chant peut-il manquer ainsi de vie ? Pour elle, le grégorien est né « à l’ombre des synagogues orientales » suite aux premiers temps de l’Église, dans une continuité avec le chant liturgique hébraïque. Le mélisme du grégorien doit donc être interprété de façon traditionnelle puisqu’il « remonte à la nuit des temps » : transmis de bouche à oreille, il fut codifié ensuite dans les monastères. Le travail de Magdalith a donc été pour elle d’interpréter les neumes avec une voix naturelle et un rythme vivant : « mélisme libre et ordonné, influencé par l’esprit du chant synagogal »[10] ;  selon ses propres mots, elle travaille à une « revalorisation du Signe »[12].

Le disque Grégorien sort en 1974 chez Polydor, réalisé encore par Eddy Marnay. On y trouve des pièces de tout le répertoire grégorien. Surprenant par son originalité, le chant de Magdalith est très vif et coloré. Par exemple les Alléluias sont chantés, bien que longs, en à peine deux respirations, les Impropères sont proclamés tantôt dans les graves, tantôt à l’octave ; on sent la vie du croyant en prière, comme un cri du cœur, une voix qui crie dans le désert[13].

Dans un article publié dans la revue Diapason, Pierre-Paul Lacas mentionne le travail de Magdalith en le situant dans une tentative de restitution grégorienne authentique et pertinente, rejoignant d’une certaine manière les théories de Georges Houdard, de Dom Bescond, de François Michel ou du père Bannwart : le grégorien, à partir de ses neumes mélismatiques doit être interprété de façon vivante, dans une unité de phrase et non de syllabes pouvant suivre une battue rythmique, retrouvant ainsi son origine orientale lointaine[14].

Poésie[modifier | modifier le code]

Dès les années 1960 Magdalith travaille sur des textes de Claudel, un disque sorti au Studio SM en témoigne. Plus tard, elle produit Le Secret des Poètes (Pasternak, Aragon, Verlaine, Saint Jean de la Croix, Lao Tseu, Claudel). Sa diction très alerte et sans cesse surprenante rend vivant le texte et en suggère le sens. Mais Magdalith n’a pas été qu’interprète : elle écrit elle-même aussi (voir plus bas).

Improvisations[modifier | modifier le code]

Sorti en 1973, le disque intitulé Magdalith puis, lors de rééditions, Improvisations, montre à son sommet l’originalité de l’artiste. Sur fond instrumental, elle se lance spontanément dans des sauts d’octave ou des gémissements gutturaux pour le moins étranges, imitant des oiseaux parfois ou d’autres sons de la nature, expressions vocales à la fois profondes et rieuses, déjà perceptibles dans les titres des morceaux, par exemple « Oiseaux fous », « La naissance », « Caucaserie », etc. On aura parlé de « procédé baroque » et de « jeu pur » pour décrire ces singulières envolées[15]. Eddy Marnay, dans la présentation du disque, dit qu’elle porte en elle « toutes les voix du monde » : « c’est le chant de toute l’Humanité de son berceau à la mort »[note 3].

Autres arts[modifier | modifier le code]

Amour des lettres[modifier | modifier le code]

Magdalith a traduit elle-même Le Cantique des Cantiques qu’Emmanuelle Riva lit lors de leur spectacle commun. Elle compose plusieurs textes religieux, comme le Chemin de Croix ou la méditation des Quinze Mystères du Rosaire, présentés sous forme poétique avec des illustrations de sa main. Ces textes sont très vivants : certains mots sont en majuscules, il y a de nombreux points d’exclamation ou de suspension. Dans ses lettres ou sur les partitions, son écriture est quasiment un dessin, un peu à la manière des calligrammes d’Apollinaire. Magdalith aime la langue, ses mots, leur origine, et joue avec eux. Elle écrit aussi un Rondo Ternaire qui est un recueil d’aphorismes malicieux. Pour ne citer que ces quelques exemples :

Le Don est toujours prenant.

Le succès : ce succédané… n’est autre qu’un « succès damné ».

Celui qui s’efface n’est jamais « dégommé ».

Si tu veux te fondre en Dieu… CHRISTallise-toi ![16]

Peinture, sculpture, modelage, orfèvrerie[modifier | modifier le code]

Magdalith avait réalisé un grand nombre d’objets d’art qui ornaient sa chambre à la Solitude. Sur les murs : icônes, bijoux (notamment un splendide collier qu’elle portait sur scène), tableaux en relief, peintures. Sur les tables : statues de Marie ou de la Reine de Saba, statuettes, statues en pain de mie, croix peintes ou sculptées, étoiles de David, petites cartes. Judith Maarek décrit les « éclats de lumière et de couleurs »[9]  jaillissant de la pièce. Chaque recoin a son histoire, sa raison d’être, comme chaque mélisme dans la voix est pensé, préparé. Tout dans la personne de Magdalith est pris par l’art.

« Ecrivain, Magdalith est également orfèvre. Elle fait de ses mains des bijoux aussi stupéfiants que son disque, des sculptures, des modelages, des compositions dans des matérieuax divers, toujours inspirés par des thèmes prophétiques et toujours imprévus. Elle n’a jamais eu besoin de se déplacer pour voyager. Tous les pays passent par Magdalith et « la Terre Promise » est en elle. » (Eddy Marnay)[4]

Postérité[modifier | modifier le code]

Bien que Magdalith n’ait pas eu de disciple ou d’élève qui se soit produit dans la sphère publique, elle a exercé une influence auprès de plusieurs communautés religieuses. Par ailleurs, sa personnalité, sa voix et son témoignage ont pu influencer des personnes dans leur art ou leur itinéraire de vie ; par exemple une Juive athée comme Judith Maarek, après avoir entendu Magdalith à la radio et l’avoir rencontrée plusieurs fois, a été amenée à retrouver sa foi[9].

Chant liturgique[modifier | modifier le code]

Plusieurs communautés[modifier | modifier le code]

Ce sont principalement des communautés religieuses qui ont pu bénéficier de son aide, à commencer par les Sœurs de Sion à Evry. Dans un premier temps, on lui demande de composer le Psaume 22 pour une messe, puis les antiennes de la messe et le psautier ; enfin, c’est tout le chant liturgique de la Communauté qui est composé. Les Sœurs produisent avec Magdalith un disque en 1980, Merveilles du Seigneur, comprenant de nombreuses pièces liturgiques.

En 1984, le fondateur de la Communauté Saint Jean, le père Marie-Dominique Philippe, venant donner régulièrement des cours à la Solitude, envoie trois frères écouter leur liturgie. Ceux-ci ayant apprécié la force de ce chant, notamment dans la proclamation de la parole, cette congrégation de création récente (1975) choisit Magdalith comme l’inspiratrice de sa liturgie[17]. Puis ce fut le tour des Sœurs Apostoliques de Saint-Jean (1985) et enfin des Sœurs Contemplatives de Saint-Jean (1994). Les compositions de Magdalith sont ainsi répandues par eux à travers les cinq continents, moyennant quelques adaptations de langue.

La psalmodie mise en place pour la Famille Saint-Jean sert aussi au Carmel de Simacourbe. Plus récemment, les communautés Verbum Spei (2013) et Stella Matutina (2014), issues de la Famille Saint-Jean, ont aussi choisi ce chant liturgique.

On peut aussi mentionner une certaine influence de Magdalith sur l’École Sagesse et Art Chrétien (1987-1998) basée à Cenves, notamment dans le spectacle La Femme en exil en 1994. C’est cette école qui a publié le numéro double de sa revue Le Fou de la Lumière consacré à Magdalith et reproduit ses principaux disques sous la forme de disques compacts.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le chant liturgique prôné par Magdalith est caractérisé par la mise en avant de la Parole de Dieu dans ce qu’elle appelait la « proclamation » : diction claire, rythmée et vivante qui veut faire entendre le sens de la phrase dans une véritable adresse à Dieu. Pour cela ce chant est à l’unisson (c’est une personne qui s’exprime), comme le grégorien, ce qui n’exclut pas l’emploi passager d’une teneur par exemple (sorte de bourdon discret ou isson). Il est aussi proche de la voix parlée (pas trop aiguë, pas trop travaillée), habité par l’alternance d’élans et de déposés rythmiques [18] Inspiré du grégorien, il s’inscrit ainsi dans une modalité musicale quasi-intemporelle[19],[17]. On peut en écouter plusieurs interprétations par les Sœurs de Sion et les Frères et Sœurs de Saint-Jean (cf. discographie).

Critiques[modifier | modifier le code]

Certaines critiques sont très enthousiastes et donnent à penser qu’il y a un fort potentiel en Magdalith : « Elle renouvelle la chanson » nous dit la revue l’Aurore [20]. Les commentaires concernant le chant hébraïque de Magdalith ont été plutôt positifs : l’originalité de sa voix a envoûté les journalistes. Sur scène, elle impressionnait ; on voyait la Reine de Saba, Ruth ou Judith. Lanza del Vasto lui aurait dit avant un concert en 1967 : « Tu représenteras l’Ancien Testament »[21].

« Magdalith chante comme Ruth et sculpte comme Néfertiti !!! » (Philippe Bouvard)[note 4]

« Rôdant autour [d’Emmanuelle Riva], une jeune femme brune, aux traits émaciés dignes de la reine de Saba, danse et chante en hébreu. » (Patrick de Rosbo)[22]

« Le phénomène « Magdalith » : que peut-on en dire ? Il faut l’entendre. J’imagine qu’à la cour du Roi Salomon, elle était déjà là… Son chant est plutôt une Invocation. Il y a chez elle un mystère qu’elle nous livre et que nous ne comprenons pas, mais son envoûtement joue sur les plus indifférents. C’est un cas unique. » (Jean Renoir)[23]

On a vu dans son chant comme un langage sacré, dialogue mystique avec la transcendance :

« Avec Magdalith, on retrouve dans toute sa pureté l’élan primordial de la Quête, l’intense désir désir de communion avec l’indicible, dont l’humanité n’a jamais de cesse de brûler. Sa voix est profonde, ardente, médiumnique ; elle psalmodie plus qu’elle ne chante et restitue au mot « religion » son sens originel de « lien » de « relation ». (Paul Chardot)[24]

« La beauté de ces chants, leur caractère prenant, en même temps que profondément sacré, ne fait aucun doute ». (Carl de Nys)[25]

« Mysticisme, sensualité, paroxysme : cette créature est intemporelle, et sa vérité, proche de l’allégorie, s’égare, par excès d’intensité. » (Patrick de Rosbo)[22]

« J’ai vécu l’instant miraculeux où le ciel s’ouvre, résonnant de musique, vibrant de mystères tout d’un coup dévoilés ». (Antoine Goléa)[26]

La voix de Magdalith a été perçue comme traditionnelle et révolutionnaire à la fois. Dans ses échanges épistolaires avec le compositeur Henri Dutilleux, celui-ci lui reconnait un talent exceptionnel[note 5]. Magdalith reçoit une excellente critique de Télérama en 1974 pour ses Improvisations chez Polydor :

« La moindre vibration libère un « chant d’artifice ». […] La virtuosité de Magdalith est quasiment indescriptible ». (Jacques Marquis)[27]

« Magdalith : une jonglerie avec des mots qui n’existent pas, une voix à géométrie variable… Surprenant, on en reparlera… » (Pierre Bouteiller)[28]

Pour ce qui est du grégorien, il y a eu un véritable enthousiasme de la part des critiques mais la réception du milieu solesmien a été plus nuancée. Frédéric Tavernier a résumé les réticences dont l’œuvre de Magdalith a pu faire l’objet[29]. Ce disque a reçu un accueil plus mitigé étant donné le décalage complet et choquant qu’il introduisait par rapport à l’interprétation classique du grégorien. C’est l’interprétation qui pose le plus question, à la différence de la voix de Magdalith qui "éblouit" : Jean Gallois, dans la revue Diapason, se refuse à lui donner une note d’interprétation, la qualifiant « d’exception, « extraordinaire »[30]. Il y a dans le chant de Magdalith quelque chose de trop personnel qui est davantage une recherche artistique plutôt qu’une nouvelle façon d’interpréter le grégorien pour une assemblée liturgique. Dans un échange de courrier avec Magdalith, la célèbre musicologue israélienne Edith Gerson-Kiwi commente son style grégorien comme étant « élevé et presque apocalyptique »[31].

Enfin, deux figures ecclésiastiques importantes de la deuxième moitié du XXème siècle ont eu de l’admiration pour Magdalith de : René Laurentin (né en 1917) et Marie-Dominique Philippe (1912-2006). Ce dernier a été frappé par la force et la douceur, la simplicité et la vérité du chant liturgique à la Solitude et pensait qu’il pouvait y avoir à partir de là un renouveau pour la liturgie post-conciliaire au service de la Parole de Dieu[32]. Quant au père Laurentin, longtemps aumônier du couvent de la Solitude, il parle dans ses deux articles au sujet de Magdalith de l’héritage multiséculaire qu’elle portait en elle, aussi bien sur le plan artistique que personnel[33],[34].

Dépositaire testamentaire[modifier | modifier le code]

L’ensemble des œuvres artistiques de Magdalith a été légué à son neveu, Emmanuel Attali.

Discographie[modifier | modifier le code]

Disques de Magdalith[modifier | modifier le code]

  • Magdalith chante Claudel (?). Disque Studio SM (SM 30A-264)
  • L’Heure des Prophètes (1968) Disque Studio SM (SM 30-456 puis SM 33-85)
  • Chants bibliques (?). Disque Studio SM (SM 45-22) (version réduite du disque « L’Heure des Prophètes »)
  • Biblische Gesänge (?). Chants bibliques » édité en Allemagne. Disque Christophorus (CV 75043)
  • Magdalith (1973). Disque Polydor (2473-032). Édition : M Productions – Réalisation Eddy Marnay (deviendra plus tard le disque « Improvisations »).
  • Magdalith – Grégorien (1974). Disque Polydor (2401-122)
  • Magdalith (1975). Disque Polydor (2669-040). Édition : M Productions – Réalisation Eddy Marnay. Pochette double comprenant les 2 disques précédents parus chez Polydor.
  • Cantique des cantiques (?). Disque Studio (SM 45-23)
  • Improvisations et Grégorien (1993). « M » Productions (EM 931 et EM 932). Double CD qui reprend le double disque.
  • Le Secret des Poètes (?). Cassette produite par l’Association Sagesse et Art Chrétien (Cenves). Reprend le disque « Magdalith chante Claudel » et rajoute des poèmes de Pasternak.

Contributions de Magdalith à d’autres projets[modifier | modifier le code]

  • Palestine, terre d’élection, terre de salut (?). Disque Pastorale et Musique (PM 25 057 M). Texte de Stanislas Fumet, lu par l’auteur – Illustrations sonores par Magdalith (chants et percussions)
  • Immortel Grégorien. Voyages dans l’année liturgique (1973). Collectif (« Jubilate Deo » par Magdalith). Disque Studio SM (SM 20). Grand prix du disque 1973. Repris sous le titre Un chant d’éternité. Eternel Grégorien (2005) Disque Studio SM (SM D3049)
  • Merveilles du Seigneur - Magdalith et les Sœurs de Notre-Dame de Sion, Evry (1980). Disque Studio SM (SM 30-1027)

Disques avec des œuvres de Magdalith[modifier | modifier le code]

  • La Pâque du Seigneur (2003). CD enregistré par les Sœurs apostoliques de St Jean.
  • Du soleil levant au soleil couchant (2011). CD enregistré par les Frères de St Jean et diffusé par les Editions des Béatitudes.
  • Le Verbe s’est fait chair (2012). CD enregistré par les Sœurs apostoliques de St Jean. 
  • Un motif de joie d'âge en âge (2018). CD enregistré par les Frères de St Jean et diffusé par les Editions des Béatitudes.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1961 : Grand Prix du disque par l’Académie Charles Cros pour le disque « L’Heure des Prophètes »
  • 1964 : Prix d’honneur d’Artisanat d’Art de la ville de Paris

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arlette Lipszyc-Attali, En quête de mon père. Jankiel Lipszyc, Skierniewice (1898) – Miremont (1944). Soixante ans après la Shoah, une rescapée découvre le destin de son père, L’Harmattan, Paris, 2010, 146 pages (ISBN 978-2-296-12328-1). Récit de la sœur de Magdalith.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Magdalith, « Ces jambes d’enfant qui m’ont épargné Auschwitz » in France Catholique no 2105, 8 mai 1987, p. 5-7. Récit autobiographique de son enfance. Repris plus tard sous le titre « Victime d’un miracle ».Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Le Fou de la Lumière, Revue de Philosophie et d’Art Sacré, no 13-14 (janvier-avril 1993), numéro double consacré à Magdalith, 65 pages (ISSN 1156-2064). Cette revue de l’École Sagesse et Art Chrétien contient notamment 9 contributions de Magdalith elle-même (dont certaines inédites), 6 contributions d’autres auteurs et une revue de presse.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Lettre aux amis de la Famille St Jean, Hors-série consacré à Magdalith (Madeleine Lipszyc) 1932-2013, janvier 2015, 58 pages (ISSN 1266-5452). Cette revue contient 14 contributions originales sur toute la vie de Magdalith.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Judith Maarek, L’Âme-Son, Les Impliqués Éditeur, Paris, 2015, 160 pages (ISBN 978-2-343-07363-7). L’auteur raconte sa redécouverte de la foi juive suite à sa rencontre avec Magdalith et leurs échanges épistolaires.Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes et Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Je ne comprenais rien à la messe, mais quand je voyais mes compagnes aller communier, j’avais une envie folle de les suivre. J’étais comme fascinée par l’Hostie et l’Église m’attirait de plus en plus… Comment cette petite forme ronde qui pouvait se réduire à un « point », pouvait-elle contenir l’infiniment grand dans l’infiniment petit ? Cela me paraissait absolument absurde (la foi seule nous fait accepter l’impossible). Mais peu à peu une « certitude » s’imposait à moi : « Là était la vérité »» (Magdalith, « Ces jambes d'enfants qui m'ont épargné Auschwitz » in France Catholique no 2105, p.6. Cf. « Rencontre avec Magdalith, d'après une interview de Jean-Nicolas Moreau » in Le Fou de la Lumière, p.24)
  2. « Chair transfigurée – chair « traversée » aurait dit Magdalith – tel est bien l’itinéraire que nous propose le mystère pascal : non pas un refus de la mort et de la souffrance mais une traversée – celle de la Mer Rouge – recommencée à chaque génération » (F. Gonzague, « Chair, Parole et Souffle » in Lettre aux amis de la Famille St Jean, p. 40)
  3. « Défi à toutes les clefs de sol, alpiniste de la double croche, toboggan sur trois octaves… Tout cela est vrai aussi. Mais le vrai Phénomène MAGDALITH n’est pas là. Le vrai phénomène, c’est que – le moment de surprise passé – la prouesse s’efface devant ce qui est la réalité profonde : MAGDALITH, c’est une âme, c’est le chant de toute l’Humanité de son berceau à la mort. Et lorsque Henri Sauguet dit qu’elle « est cataloguée hors catalogue », c’est vrai : elle a l’air de ne ressembler à personne. Mais est-ce ne ressembler à personne que de porter en soi toutes les voix du monde ? » (Eddy Marnay, pochette du disque Magdalith puis Improvisations)
  4. « Vous avez peut-être déjà vu à la télévision cette étonnante personne nommée Magdalith qui se servant de sa gorge comme d’un laboratoire, émet des sons bizarres, parfois inhumains et dont les rares syllabes compréhensibles paraissent avoir été arrachées aux langues orientales ou bibliques (qu’elle ignore totalement). Dans la pièce de quinze mètres carrés où elle vit habituellement, Magdalith consacre plusieurs heures par jour à fabriquer, sans aucune aide, et toujours sous l’influence d’une inspiration étrange, des objets bibliques et des parures égyptiennes. Ainsi, presque en même temps est-elle parvenue à une synthèse du chant grégorien et à une résurrection de très anciennes techniques artisanales que personne ne lui a jamais enseigné. » (Philippe Bouvard, « Magdalith chante comme Ruth et sculpte comme Néfertiti » in France Soir, 12 octobre 1974)
  5. « Dans des disques tels que « Improvisation-Magdalith » et « Grégorien-Magdalith », un rare équilibre se trouve réalisé entre l’expression poétique la plus pure, souvent empreinte de nostalgie et le traitement expérimental, quasi avant-gardiste, de la voix humaine. Il s’agit donc là, de témoignages exceptionnels, qui mériteraient de bénéficier d’une large diffusion. » (Lettre datant du 22 mars 1978, archives privées). « C’était une belle victoire ce superbe coffret paru en 1993 et qui témoigne de votre art si personnel, exceptionnel, devrais-je dire, par le traitement souvent expérimental de la voix humaine, la vôtre, si émouvante pour tant d’autres raisons ! » (Lettre datant du 9 août 1994, archives privées).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Arlette Lipszyc-Attali, En quête de mon père. Jankiel Lipszyc, Skierniewice (1898) – Miremont (1944). Soixante ans après la Shoah, une rescapée découvre le destin de son père, Paris, L’Harmattan, , 148 p. (ISBN 978-2-296-12328-1)
  2. a b et c Magdalith, « Ces jambes d’enfant qui m’ont épargné Auschwitz », France Catholique, vol. 2105,‎ , p. 5-7
    Cet article a été repris sous le titre « Victime d’un miracle » in Le Fou de la Lumière, Revue de Philosophie et d’Art Sacré, n° 13-14 (janvier-avril 1993), p. 7-8.
  3. a b c et d Sr Daniel-Thérèse, Sr Gabriel-Marie et Sr Benoit-Labre, « Magdalith et les sœurs de Sion », Lettre aux amis de la Famille St Jean, vol. hors-série consacré à Magdalith,‎ , p. 18-20
  4. a b c et d Eddy Marnay, « Connaissez-vous Magdalith ? », Le Fou de la Lumière, Revue de Philosophie et d’Art Sacré, nos 13-14,‎ janvier-avril 1993, p. 4
  5. F. Pierre-Thomas, « Je suis une fille d'Israel », Lettre aux amis de la Famille St Jean, vol. hors-série consacré à Magdalith,‎ , p. 35
  6. F. Vincent, « Une destinée exceptionnelle », Lettre aux amis de la Famille St Jean, vol. hors-série consacré à Magdalith,‎ , p. 4
  7. Janine Pradeau, « Magdalith », Femmes d’Aujourd’hui,‎
  8. Danièle Heymann, « Magdalith: la voie des abysses », L’Express,‎
  9. a b et c Judith Maarek, L’Ame-Son, Paris, Les Impliqués, , 162 p. (ISBN 978-2-343-07363-7)
  10. a b et c « Rencontre avec Magdalith, d’après un interview de Jean-Nicolas Moreau », in Le Fou de la Lumière, Revue de Philosophie et d’Art Sacré,‎ janvier-avril 1993, p. 23-28
  11. J. Lacouture, « Hommage à l’unité spirituelle à Saint-Séverin », Le Monde,‎
  12. Magdalith, « Lettre envoyée à la SACEM en 1975 lors du dépôt de son disque "Grégorien" », Le Fou de la Lumière, Revue de Philosophie et d’Art Sacré, nos 13-14,‎ janvier-avril 1993, p. 36
  13. Bernard Bonaldi, « Une voix dans le désert », Le XXème siècle fédéraliste,‎
  14. Pierre-Paul Lacas, « A la découverte du chant grégorien », Diapason,‎ , p. 8-10
  15. Paul Carrière, « Un disque de… Magdalith », Le Figaro,‎
  16. Magdalith, « Rondo Ternaire », Le Fou de la Lumière, Revue de Philosophie et d’Art Sacré, nos 13-14,‎ janvier-avril 1993, p. 56
    Les différents écrits dont il est question dans ce paragraphe sont intégralement publiés dans cette revue.
  17. a et b S. Marie-Emmanuelle, « La rencontre entre Magdalith et la Communauté St Jean », Lettre aux amis de la Famille St Jean « hors-série consacré à Magdalith »,‎ , p. 25-28
  18. Cf. Magdalith, « Les 10 commandements », Introduction au carnet de chant des Frères de Saint-Jean.
  19. Magdalith, « La voix sur la Voie », Le Fou de la Lumière, revue de Philosophie et d'Art Sacré, nos 13-14,‎ janvier-avril 1993, p. 21-22
  20. Cf. L’aurore des spectacles, 1975, cité dans Le Fou de la Lumière, p. 5
  21. Danièle Heymann, « Magdalith : la voix des abysses », L’Express,‎
  22. a et b Patrick de Rosbo, Le Quotidien de Paris, 23 juin 1976
  23. Jean Renoir, 1976, archives familiales
  24. Paul Chaudot, Télérama, cité dans Le Fou de la Lumière, p. 5
  25. Carl de Nys, Diapason,cité dans Le Fou de la Lumière, p. 5.
  26. Antoine Goléa, « Le Cantique des Cantiques », Carrefour,‎
  27. Jacques Marquis, « Magdalith », Télérama,‎
  28. Pierre Bouteiller, « Cosmodisques », Cosmopolitan,‎
  29. Frédéric Tavernier, « Quand la récitation sacrée devient appel au désert », Lettre aux amis de la Famille St Jean « hors-série consacré à Magdalith »,‎ , p. 47
  30. Jean Gallois, « Chant grégorien », Diapason, no 196,‎ , p. 46
  31. Cf. archives familiales.
  32. M.-D. Philippe, « Un renouvellement liturgique », Lettre aux amis de la Famille St Jean « hors-série consacré à Magdalith »,‎ , p. 29-30
  33. René Laurentin, « Dialogue avec Magdalith », Le Fou de la Lumière, Revue de Philosophie et d’Art Sacré, nos 13-14,‎ janvier-avril 1993, p. 62
  34. René Laurentin, « Le singulier chemin de foi de Magdalith », Lettre aux amis de la Famille St Jean « hors-série consacré à Magdalith »,‎ , p. 36-38