Liste de l'unité

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Liste de l'unité
(da) Enhedslisten - de rød-grønne
Image illustrative de l’article Liste de l'unité
Logotype officiel.
Présentation
Leader Direction collective
Fondation
Fusion de Parti communiste du Danemark
Parti socialiste des travailleurs
Socialistes de gauche
Indépendants du Parti communiste des travailleurs (en)
Siège Studiestræde 24, 1, 1455 Copenhague K
Porte-parole Mai Villadsen (en)
Organisation de jeunesse Aucune, bien que coopérant avec le Front de la jeunesse socialiste (en)
Positionnement Gauche[1],[2],[3],[4],[5] à extrême gauche[6],[7],[8],[9]
Idéologie Socialisme[10]
Écosocialisme[10]
Euroscepticisme modéré[10],[11]
Socialisme démocratique[12]
Affiliation nordique Alliance de la Gauche verte nordique
Affiliation européenne Gauche anticapitaliste européenne
Parti de la gauche européenne
Maintenant le peuple
Groupe au Parlement européen Groupe de la Gauche au Parlement européen[13]
Couleurs Rouge
Site web enhedslisten.dk
Représentation
Députés
13  /  179
Députés européens
1  /  14
Conseillers régionaux[14]
12  /  205
Conseillers municipaux[15]
102  /  2432
Symbole électoral de la Liste de l'unité.

La Liste de l’unité (en danois : Enhedslisten - de rød-grønne, littéralement « la Liste de l’unité – les Rouges et Verts » également connu en français comme Alliance rouge et verte) est un parti politique danois, qui occupe la partie la plus à gauche au sein du Folketing, le parlement danois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce parti est fondé en 1989 grâce à la collaboration de VS (Socialistes de gauche), DKP (Parti communiste du Danemark) et SAP (Parti socialiste des travailleurs, section danoise de la Quatrième Internationale). Il n’est représenté au parlement qu’en 1994 par six mandats. Le parti n’obtient que cinq mandats aux législatives de 1998, de même en 2001. Il consolide sa position aux élections de 2005 en obtenant une représentation de six mandats, avant de retomber à quatre mandats en 2007. Lors des élections législatives danoises de 2011, il se renforce ultérieurement en remportant huit députés supplémentaires, en multipliant par trois sa représentation au Folketing.

Le parti rassemble 24,6 % des voix des suffrages lors des élections municipales de 2021 à Copenhague, ce qui en fait la première force politique de la ville. Enhedslisten a surtout défendu la thématique du logement pendant la campagne, militant pour un plafonnement des loyers et pour la construction de logements sociaux, et a bénéficié de son image de parti le plus écologiste du pays. Les Sociaux-démocrates conservent cependant la municipalité grâce à un accord avec le centre-droit[16].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Le parti se décrit comme socialiste et démocrate, et comme représentant les mouvements pacifiste, anti-discrimination et ouvrier.

L'idéologie du parti est exposée dans un manifeste en 2003[17]. Tenant des opinions anticapitalistes[18] et eurosceptiques modérées[10],[19],[20] ; à propos du système économique, il définit le socialisme comme une forme de société qui aboutirait, à long terme, à la fin des classes. Les méthodes préconisées, pour y parvenir, peuvent être différentes, selon le cours de la lutte des classes, mais nécessiteront, éventuellement, une révolution. À travers cette révolution, les moyens de production privées devraient être transférés à la classe ouvrière, tout en garantissant les droits démocratiques.

Il est perçu comme le plus écologiste des grands partis politiques danois[16].

Direction[modifier | modifier le code]

Le parti de la liste de l’unité se distingue des autres partis représentés au parlement par le fait qu’il n’a pas de secrétaire à sa tête mais qu’il pratique le principe de la direction collective.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections parlementaires[modifier | modifier le code]

Année % Mandats Rang Gouvernement
1990 1,7
0  /  179
10e Opposition
1994 3,1
6  /  179
7e Opposition
1998 2,7
5  /  179
8e Opposition
2001 2,4
4  /  179
7e Opposition
2005 3,4
6  /  179
7e Opposition
2007 2,2
4  /  179
8e Opposition
2011 6,7
12  /  179
6e Soutien à Helle Thorning-Schmidt I (2011-2014) et II (2014-2015)
2015 7,8
14  /  179
4e Opposition
2019 6,9
13  /  179
6e Soutien à Frederiksen

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2016, l'Alliance n'a jamais participé directement aux élections européennes préférant soutenir le Mouvement populaire contre l'Union européenne, un parti eurosceptique dont les élus siègent au groupe GUE/NGL. Certains députés du parti ont un temps songé à se présenter sur une liste indépendante pour les élections de 2014[21], mais la décision a été rejeté par la majorité du parti lors à sa convention annuelle de 2013[22].

Le parti prend en la décision historique de se présenter aux élections de 2019[23]. Il participe à cette occasion à l'alliance européenne « Maintenant le peuple » comprenant notamment La France insoumise et Podemos[24].

Année % Sièges Position Groupe
2019 5,51
1  /  14
7e GUE/NGL

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The left-wing Red-Green Alliance (GUE/NGL) also look like they will make no significant gains in the election despite taking their first ever seat in the European Parliament last week, won from the left-wing People’s Movement Against the EU (GUE/NGL). », sur Europe Elects,
  2. (en) « Danish left-wing party changes stance on EU membership referendum », sur The Local dk,
  3. (en) « Fourth party leader states intentions to become Danish PM », sur The Local dk,  : « Pernille Skipper, lead spokesperson with the left-wing Red-Green Alliance (Enhedslisten) party, has said she intends to run as a prime ministerial candidate at Denmark’s next general election. »
  4. (en) Jan Zienkowski et Ruth Breeze, Imagining the Peoples of Europe : Populist discourses across the political spectrum, John Benjamins Publishing Company, , 378 p. (ISBN 978-90-272-6225-7, lire en ligne)
  5. (en) Teis Jensen, « Danish government-allied populists call for EU vote, PM rejects », Reuters, (consulté le )
  6. (en) Luke March, Contemporary Far Left Parties in Europe : From Marxism to the Mainstream?, Berlin, Friedrich-Ebert-Stiftung, , 20 p. (ISBN 978-3-86872-000-6, lire en ligne), p. 3.
  7. (en) Geoffrey Edwards et Georg Wiessala, The European Union : annual review 1998/1999, Wiley-Blackwell, (ISBN 978-0-631-21598-1), p. 184.
  8. (en) Arthur S. Banks et Thomas C. Muller, Political Handbook of the World 1994–95, CSA Publications, , 1200 p. (ISBN 978-0-933199-10-1), p. 234.
  9. (en) Government and opposition, Volume 34, Weidenfeld and Nicolson, , p. 73.
  10. a b c et d (en) Wolfram Nordsieck, « Denmark », sur parties-and-elections.eu (consulté le ).
  11. https://www.dr.dk/nyheder/politik/enhedslistens-topmedlemmer-hellere-eu-kritik-indefra-end-eu-udmeldelse
  12. (da) « Principprogram – VORES ENHEDSLISTEN » (consulté le )
  13. (en) « Enhedslisten-GUE/NGL », sur guengl.eu
  14. (da) « AKVA3: Valg til regions råd efter område, parti og stemmer/kandidater/køn », sur Statistics Denmark (consulté le ).
  15. (da) « VALGK3: Valg til kommunale råd efter område, parti og stemmer/kandidater/køn », sur Statistics Denmark (consulté le ).
  16. a et b (en-US) « In Copenhagen, the Radical Left Just Beat the Danish Social Democrats for the First Time Ever », sur jacobinmag.com,
  17. (da) « Enhedslistens principprogram », Enhedslisten (consulté le ).
  18. (en) Åsa Bengtsson, Kasper Hansen, Ólafur Þ Harõarson, Hanne Marthe Narud et Henrik Oscarsson, The Nordic Voter : Myths of Exceptionalism, ECPR Press, , 264 p. (ISBN 978-1-907301-50-6, lire en ligne), p. 204.
  19. (en) « The UK and Denmark: growing public euroscepticism », sur openDemocracy (consulté le )
  20. (da) « EU-politik », enhedslisten.dk (consulté le )
  21. (da) « Red–Green Alliance puts pressure to People's Movement Against the EU », sur Ekstra Bladet, (consulté le )
  22. (da) « Red–Green Alliance scraps EU election run », sur Berlingske, (consulté le )
  23. (da) « Red–Green Alliance will run independently in the next European Parliament election », sur dr.dk, (consulté le )
  24. Grégory Marin, « Élections. La FI trouve de nouveaux alliés européens », sur L'Humanité, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]