Auteur de bande dessinée

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Un auteur de bande dessinée, aussi appelé bédéiste ou bédéaste ou cartooniste (de l'anglais Cartoonist), est une personne qui participe à la création et la réalisation d'une bande dessinée. Le terme désigne aussi bien un auteur dont c'est le métier et qui travaille seul, c'est dans ce cas un auteur complet, que ceux qui travaillent en collaboration, qu'il s'agisse de dessinateurs ou de scénaristes de bande dessinée. Le statut d'auteur du coloriste et du lettreur est encore discuté.[réf. souhaitée]

Formation[modifier | modifier le code]

En France, même si beaucoup d'auteurs sont autodidactes et qu'un diplôme ne garantit par d'être édité, une dizaine de formations existe pour ap­prendre le métier : l'école européenne supérieure de l'image (EESI) à Angoulême, l'école Émile-Cohl à Lyon ou encore Pivaut à Nantes, les Beaux-Arts ou les Arts déco comme celle de Strasbourg. À Bruxelles, l'Institut Saint-Luc fondés par Hergé en 1968, ont formé des auteurs reconnus tels que François Schuiten, Bernar Yslaire ou Jean David Morvan[1].

Rémunération (Europe)[modifier | modifier le code]

L’auteur est payé en « avances sur droits » par son éditeur pour réaliser son projet qui peut durer de six à dix-huit mois, voire plus. Ces droits représentent 8 à 10% du prix hors taxe d’un album, somme à répartir entre les auteurs s'ils sont plusieurs. L'éditeur se rembourse ensuite avec la vente des albums. Les éditeurs peuvent également verser cette avance sous forme d'un forfait en fonction de la notoriété de l'auteur[2]. Pour un album de 46 planches, cette somme peut aller pour un auteur « moyennement » connu de 15 000 à 25 000 euros[3].

« Seuls 200 auteurs en vivraient confortablement », assure Philippe Ostermann, éditeur chez Dargaud[4], tandis que 1 800 d'entre eux gagneraient moins que le SMIC[1]. Maiana Bidegain indique que « 67% des auteurs, toutes catégories confondues, essaient de vivre avec moins de 1 250 € bruts mensuels[5]. »

En France, depuis décembre 2011, les auteurs dessinateurs et illustrateurs bénéficient, au même titre que les scénaristes, de la même fiscalité que les écrivains et compositeurs[6],[7],[8],[9]. Le système de retraite a été modifié comme annoncé en mai 2014 passant d'un système de cinq classes de cotisation au choix de l'auteur à une cotisation de 8 % des revenus et donc une baisse des revenus nets pour les auteurs. Ce nouveau système est effectif au 1er janvier 2016[10].

En 2015 la précarité est restée forte selon une enquête des États généraux de la bande dessinée. Parmi les répondants, plus de la moitié des auteurs déclare gagner moins que le SMIC, la part monte même à 67 % parmi les auteurs féminines. La part des auteurs vivant sous le seuil de pauvreté est de 36 % et de 50 % chez les femmes. Cette situation financière difficile due en partie à la surproduction a pour effet que 71 % ont un emploi par ailleurs[11]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Les écoles des arts graphiques - Bande dessinée », sur Télérama (consulté le 7 juillet 2014).
  2. Arthur de Boutiny, « Les auteurs de BD se cachent pour mourir », sur Rue89,‎ (consulté le 7 juillet 2014).
  3. « Le 9e art, planches à billets », sur Le Monde,‎ (consulté le 7 juillet 2014).
  4. BoDoï, no  114
  5. « La BD, “une manière de faire lire les enfants” selon Aurélie Filippetti »,‎ (consulté le 7 juillet 2014).
  6. Didier Pasamonik, « Pour le fisc français, les dessinateurs de BD sont enfin des "auteurs" », sur Actua BD,‎ (consulté le 7 juillet 2014).
  7. Cécile Mazin, « Scénariste, illustrateur, dessinateur : une meilleure fiscalité », sur Actualitté,‎ (consulté le 7 juillet 2014).
  8. Nicolas Gary et A.A., « Exclusif : les dessinateurs enfin auteurs, Albert Uderzo "terriblement soulagé" », sur Actualitté,‎ (consulté le 7 juillet 2014).
  9. Loi n° 2011-1978 du 28 décembre 2011 de finances rectificative pour 2011. Art. 17.
  10. « Retraite complémentaire : 8% de revenus en moins pour les auteurs à partir de 2016 ! » (consulté le 7 juillet 2014).
  11. Frédéric Potet, « Auteur de BD, un métier de plus en plus précaire », sur lemonde.fr,‎ (consulté le 27 janvier 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]