Bande dessinée politique

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La bande dessinée politique est un genre de bande dessinée consacré à la politique, la plupart du temps traitée sous le point de vue de l'humour.

Histoire[modifier | modifier le code]

En Allemagne[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

En France, les caricaturistes figurent depuis la fin de l'Ancien Régime les diverses figures politiques qui se succèdent à la tête du pays (depuis celles représentant Louis XVI et Marie-Antoinette notamment). Pendant la monarchie de Juillet, Daumier réalise plusieurs caricatures d'hommes politiques dont une représentant le roi Louis-Philippe lui vaut la prison.

C'est à partir des années 1970 que des dessinateurs de presse publient des albums compilant leurs dessins parus (notamment Pétillon, Cabu, Calvi, Tignous et Charb). Cependant, c'est véritablement en 2006 que naît la première bande dessinée politique avec La Face karchée de Sarkozy,[réf. insuffisante] l'album étant cette fois-ci une histoire complète avec une structure narrative ; c'est un succès, les ventes dépassant les 200 000 exemplaires. Parmi les autres succès, Quai d'Orsay, qui raconte la vie d'un ministre des Affaires étrangères, librement inspiré de Dominique de Villepin. Yves Derai, auteur de Rachida, aux noms des pères, décrypte ce nouveau mode d'expression : « Dans la BD, les situations sont plus efficaces. Tout le monde sait [que celle-ci] permet de forcer le trait, de mélanger fiction et réalité ». Éditeur chez 12 bis, Laurent Muller note que si un bon tirage commence avec 5 000 exemplaires, ce sont les personnages de droite, de fort tempérament (Nicolas Sarkozy, Charles Pasqua ou Rachida Dati) qui se vendent le mieux, les albums avec des personnalités politiques de gauche se vendant moins bien.

En 2013, Rachida Dati demande au juge des référés de Versailles d'interdire la bande-dessinée qui lui a été consacrée, pour atteinte à la vie privée, réclamant 100 000 euros de dommages et intérêt pour elle et sa fille. Elle est déboutée, le juge considérant que l'ouvrage « ne dépasse pas les lois de la satire politique »[1].

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Ayrault
  • Désintégration - Journal d’un conseiller à Matignon, de Matthieu Angotti et Robin Recht, Delcourt (2017)
Rachida Dati
Dominique de Villepin
François Hollande
Jean-Marie et Marine Le Pen
Nicolas Sarkozy
divers Cinquième République
  • La Gauche à l’Assemblée, la droite à la télé, ouvrage collectif, Éditions Rotative (1997)
  • La droite part en couilles, de Willem, Bichro (2000)
  • La Droite ! Petites trahisons entre amis, de Pierre Boisserie, Frédéric Ploquin et Pascal Gros, 12 bis (2010)
  • La Gauche ! Primaires Academy, de Pierre Boisserie, Frédéric Ploquin et Pascal Gros, 12 bis (2011)
  • La Gauche bling-bling, d’Aymeric Mantoux, Benoist Simmat et Philippe Bercovici, 12 bis (2012)
  • C’est dur d’être de gauche, d’Aurel, Glénat (2012)
  • La République des couacs, de Renaud Dély et Aurel, Glénat (2014)
  • La Droite complexée, d’Aurel, Glénat (2015)
  • Le journal du off, de Gerschel, Saint-Cricq et James, Glénat (2017)

Au Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Antoine Dreyfus, « La politique mise en bulle », in Le Parisien Magazine, magazine du vendredi 10 mai 2013, pages 52-53.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

  • (en) Brannon Costello, « Politics and Politicians », dans M. Keith Booker (dir.), Encyclopedia of Comic Books and Graphic Novels, Santa Barbara, Grenwood, , xxii-xix-763 p. (ISBN 9780313357466), p. 470-476.
  • Fredrik Strömberg, La Propagande dans la BD, Eyrolles, 2010

Articles connexes[modifier | modifier le code]