Fanzine de bande dessinée

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Les fanzines ont une place très importante dans l'histoire de la bande dessinée à partir des années 1960 aux États-Unis et au cours de la décennie suivante dans les pays d'Europe, notamment francophone.

États-Unis[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, le marché du fanzine de bande dessinée se distingue de celui du comic-book par son contenu et sa diffusion et non par son format, son mode d'impression ou sa pagination. Beaucoup de fanzines (comix) sont d'ailleurs publiés par de véritables sociétés qui avec le temps se sont professionnalisés (Rip off press, fantagraphics, kitchen sink press). Pendant les années 1970, il est difficile de publier des comix qui ne parlent pas de sexe et de drogue. Cet aspect défoulatoire n'empêche pas les auteurs de comix de traiter de sujets sociaux tout à fait inattendus en bande dessinée à l'époque.

Quelques fanzines emblématiques[modifier | modifier le code]

  • Das Kampf, 1963, par Vaughn Bodé. On considère ce comic-book auto-publié comme le premier comix underground. Le même auteur fera aussi Junkwaffel (1972), Cheech Wizard, etc.
  • God Nose, 1964, par Jack Jackson, souvent cité aussi comme premier comix de bande dessinée underground.
  • Zap Comix, 1967-? , par Robert Crumb. Le dernier numéro paru (#15) date de 2004
  • Air Pirates funnies, 1971, 2 numéros (?), qui pastichait avec talent des bandes dessinées historiques (Krazy Kat ou Mickey Mouse) et qui valut à l'auteur Bobby London de se voir poursuivi par la compagnie Disney dans un procès retentissant. Autres auteurs : Gary Hallgren, Dan O'Neill et Ted Richards.
  • Arcade, The Comics Revue, 1975-1976. Avec entre autres Art Spiegelman, Robert Crumb, Aline Kominsky, Gilbert Shelton, Harvey Kurtzman et plusieurs dizaines d'autres. Tiré à 25 000 exemplaires, on ne peut plus réellement parler d'un fanzine.
  • Cerebus, par Dave Sim. Sans doute la plus longue série auto-publiée.
  • Tits & Clits, 1973-1987, 7 numéros. Un fanzine exclusivement féminin, aux préoccupations féministes militantes. D'abord animé par Joyce Sutton et Lyn Chevli, rejointes par Roberta Gregory, Ruth Lynn et bien d'autres.
  • Wimmen's Comix, collectif féminin, 17 numéros.
  • American Splendor, par Harvey Pekar, précurseur dans le domaine de l'autobiographie en bande dessinée.
  • Dynamite Damsels, 1976, par Roberta Gregory.
  • Fat Freddy's Cat, par Gilbert Shelton.

Europe[modifier | modifier le code]

France et Belgique[modifier | modifier le code]

En France et en Belgique, notamment, on voit apparaître deux sortes de fanzines très différents :

  • d'une part les fanzines dont les auteurs veulent devenir professionnels de la bande dessinée chez de grands éditeurs,
  • et, d'autre part, ceux qui sont réalisés dans un esprit plus contestataire, proche de l'underground américain.

Vers la fin des années 1970 et pendant la décennie suivante, apparaissent les "graphzines", aux prétentions artistiques évidentes (souvent issus d'écoles d'art d'ailleurs).

Au début des années 1990, de nombreux projets professionnels naissent du fanzinat et deviennent ce qu'on appelle aujourd'hui la bande dessinée indépendante ou bande dessinée alternative. Le fanzinat reste une plateforme importante pour la micro-édition.

Quelques fanzines emblématiques[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

Maroc[modifier | modifier le code]

Quelques fanzines emblématiques[modifier | modifier le code]

  • BÉDO, magazine gratuit distribué à Casablanca (2008-2012)
  • Ramadan Hardcore, (BD hebdomadaire marocaine sur le net) (2012 - en cours)
  • skefkef, (un peu gluant mais appétissant) fanzine de BD payant (2013 - en cours)
  • Le Guide Casablancais, album BD version bilingue (2015- en cours)
  • la période inconnue fanzine de BD payant (2016- en cours)

Annexes[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Dragon Ball Multiverse: des passionnés français inventent la suite de DBZ », Extrait de l'article : "Cette suite non-officielle de Dragon Ball Z rencontre un succès international.", sur lexpress.fr, (consulté le 25 février 2017)
  2. « DB Multiverse », page du site de la version webcomic permettant de choisir entre une trentaine de langues nationales, sur dragonball-multiverse.com/ (consulté le 25 février 2017)