Ligne exo 5 - Mascouche

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Exo 5 - Mascouche
Rame à la gare Mont-Royal
Rame à la gare Mont-Royal
Carte

Réseau Trains de banlieue de Montréal
Ouverture 2014
Exploitant exo
Points d’arrêt 13
Longueur 52 km
Distance moyenne entre points d’arrêt 4000 m
Jours de fonctionnement LMaMeJV
Lignes connexes Métro :
MtlMetro2.svg

Trains de banlieue :
Mtl Train DM.svg Mtl Train SH.svg

La ligne exo 5 - Mascouche est une ligne de train de banlieue de la grande région de Montréal. Elle dessert l'est de l'île de Montréal et les villes de Repentigny, Terrebonne et Mascouche. La ligne est exploitée par exo depuis le , mais est en fonction depuis le où elle a été inaugurée par l'ancêtre d'exo, l'Agence métropolitaine de transport (AMT).

Description[modifier | modifier le code]

D'une longueur d'environ 52 kilomètres, la ligne effectue un trajet ouest-est, reliant le centre-ville de Montréal à Mascouche. Elle dessert en tout 13 gares.

Son terminus ouest est la Gare centrale de Montréal. Les trains empruntent ensuite le Tunnel sous le mont Royal et utilise les mêmes voies que la ligne Deux-Montagnes pendant encore deux stations vers le nord. La ligne bifurque ensuite vers l'est en empruntant une voie du Canadien National en desservant différents arrondissements de Montréal sur 7 stations. Elle traverse ensuite la rivière des Prairies à Pointe-aux-Trembles. Elle dessert finalement les villes de Repentigny, Terrebonne et Mascouche. Le trajet complet dure 65 minutes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine (1945-1985)[modifier | modifier le code]

Dans les années 40, le Canadien National, alors propriétaire de la ligne Deux-Montagnes à l'époque inaugure une branche déversant Ahuntsic et Montréal-Nord[1].

En 1961, on présente le plan d'aménagement du métro de Montréal qui incluait la ligne 3 (à l'origine la ligne C). Cette ligne devait être en surface en empruntant les voies du CN pour desservir ses deux antennes donc Cartierville et Sault-au-Récollet. En 1963, la ville ajoute deux nouvelles stations sur la ligne 2 (Henri-Bourassa et Sauvé) qui mettront la branche de Sault-au-Récollet en concurrence. Au même moment, les négociations avec les maires de Outremont, Saint-Laurent et Mont-Royal sont mauvaises car ils refusent de céder le pouvoir à Montréal, également, ceci entraîne l'amputation de la branche de Sault-au-Récollet. Après avoir proposé de prolonger la ligne vers Laval-des-Rapides, elle sera finalement rejetée.

En 1968, le CN ferme sa branche face à la concurrence du métro.

Avec la venue de l'aéroport international Montréal-Mirabel dans les années 70, le gouvernement du Québec propose en 1974 le TRRAMM, un train express liant la gare centrale jusqu'à l'aéroport situé à Mirabel en empruntant l'ancienne branche du CN. Celui-ci est à son tour rejeté en 1977 faute de financement.

En 1979, le ministre des transports propose la ligne 6 surnommé le Métro Régional, une ligne à système léger sur rail de 23,3 kilomètre et de 11 stations de la station Du Collège à Pointe-aux-Trembles. La CTCUM et le Bureau de Transport métropolitain (BTM) s'opposent au projet vers 1983 et présente la ligne 7 et des lignes de métro léger donc la ligne 8, 10 & 11. Le projet est rejeté en 1985 au profit de la ligne 5.

Projet récente (2006-2013)[modifier | modifier le code]

La ligne fut annoncée lors d'une conférence de presse le à la suite d'une grande campagne des résidents de Repentigny souhaitant l'obtention d'un train de banlieue desservant leur région.

Au départ, le projet initial est estimé à 300 millions CAD et devait inclure 14 arrêts (11 nouvelles gares, trois déjà existantes). On prévoit alors l'ouverture de la ligne pour 2008.

Explosion des coûts et retards[modifier | modifier le code]

Le , l’Agence métropolitaine de transport (AMT) s'est joint à la New Jersey Transit (NJT) pour un appel de propositions conjoint afin d’acquérir des locomotives bi-modes (électrique et diesel) dont cinq serviront au futur train de l’Est. Ces motrices sont nécessaires à la ligne puisqu'elle doit passer sur une ligne non électrifiée sur la plus grande partie de son trajet mais rejoindre celle qui passe dans le tunnel sous le mont Royal près de la station du même nom. Le passage dans ce tunnel interdit l'usage de locomotives diesel et est donc électrifié. L’appel de propositions, géré par la NJT, vise à atteindre d’importantes économies d’échelle pour les deux partenaires dans l’acquisition de ces locomotives[2].

Le , le gouvernement du Québec annonce un investissement de 386 millions de dollars auprès de Bombardier Transport pour l'octroi de 160 nouvelles voitures afin de moderniser le matériel roulant ainsi qu'accroitre la capacité d'embarquement des trains de banlieue de l'AMT. De ces 160 voitures, 32 iront à la nouvelle ligne. L’AMT profite de cette conférence de presse pour annoncer un scénario possible d’ouverture partielle de la ligne Mascouche dès 2009[3].

Le , le gouvernement autorise finalement l'AMT à aller de l'avant avec le projet. Sa mise en service, alors prévue pour 2010[4], est toutefois reportée à 2012[5].

Le , le quotidien La Presse dévoile que les coûts estimés du projet sont passés de 478 millions de dollars à l'automne 2010 à quelque 665 millions en janvier 2011. Face à une telle augmentation des coûts, le Conseil du Trésor du Québec ordonne une révision du plan d'affaire du projet. Cet examen du projet eu pour conséquence de retarder d'une année supplémentaire l'inauguration de la ligne (fin 2013).

Ouverture et exploitation (2014-présent)[modifier | modifier le code]

Finalement, la ligne ouvre le au coût de 671,4 M$, soit environ 5 ans plus tard que prévu et au moins 300 M$ plus cher que ce qui était estimé au départ. Finalement, la ligne sera amputée d'une gare à Charlemagne[6] et il faudra attendre 2015 pour l'inauguration des gares Sauvé et Pointe-aux-Trembles.

Futur[modifier | modifier le code]

Des doutes subsistent à moyen terme sur l'exploitation, l'achalandage et le maintien d'un accès direct de la ligne à la Gare centrale depuis l'annonce du projet du Réseau Express Métropolitain de la Caisse de dépôt et de placement du Québec qui prévoit occuper tout le tunnel du Mont Royal[7].

Au printemps 2018, le service commence à diminuer sur la ligne Deux-Montagnes autant que celle de Mascouche et jusqu'en 2020 où aucun train ne sera en service[8].

Dès 2022 soit l'inauguration du tronçon Gare Centrale et Du Ruisseau, la ligne de train de banlieue bénéficiera d'un nouveau terminus donc la gare Correspondance A40. Cette gare sera situé entre les gares Montpellier et Mont-Royal, également, elle possédera 4 voies donc une pour la ligne Mascouche et 3 pour le REM, la troisième sera une voie auxiliaire afin de faciliter rapidement les transferts vers le centre-ville[9]. Un moyen alternatif jugé controversé par les maires de la rive-nord[10].

Tracé[modifier | modifier le code]

Zone Gare Ville Correspondance(s)
1 Gare Centrale Montréal Métro de Montréal :
MtlMetro2.svg Station Bonaventure

Trains de banlieue d'exo :
Mtl Train DM.svg Mtl Train SH.svg Gare Centrale

Autobus :
Circuits de la STM 150, 178, 410, 420, 427, 430, 435, 715, 747
Canora Trains de banlieue d'exo :
Mtl Train DM.svg Gare Canora

Autobus :
Circuits de la STM 92, 160
Mont-Royal Mont-Royal Trains de banlieue d'exo :
Mtl Train DM.svg Gare Mont-Royal

Autobus :
Circuits de la STM 16, 119, 165, 435
Ahuntsic Montréal Autobus :
Circuits de la STM 121, 179
Sauvé Métro de Montréal :
MtlMetro2.svg Station Sauvé

Autobus :
Circuits de la STM 31, 41, 121, 140, 180, 440
2 Saint-Michel–Montréal-Nord Autobus :
Circuits de la STM 39, 41, 139, 439, 440
Saint-Léonard–Montréal-Nord Autobus :
Circuits de la STM 32, 33, 39, 136, 432
Anjou Autobus :
Circuits de la STM 40
3 Rivière-des-Prairies Autobus :
Circuits de la STM 48, 49, 183
Pointe-aux-Trembles Autobus :
Circuits de la STM 86, 186, 430, 486

Circuits d'exo L'Assomption

5
Repentigny Repentigny Autobus :
Circuits d'exo L'Assomption
6 Terrebonne Terrebonne Autobus :
Circuits d'exo Terrebonne-Mascouche
Mascouche Mascouche Autobus :
Circuits d'exo Terrebonne-Mascouche

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Transit History of the Banlieues de Montreal, Quebec », sur home.cc.umanitoba.ca (consulté le 1er mai 2018)
  2. (fr) « Train de l'Est », Agence métropolitaine de transport, (consulté le 12 février 2011)
  3. (fr) « Transport collectif - De nouveaux trains pour la banlieue », Radio-Canada.ca, (consulté le 18 décembre 2007)
  4. (en) « MTA joins with New Jersey on train order », The Gazette, (consulté le 9 septembre 2007)
  5. (fr) « Sur les rails en 2012 », Radio-Canada.ca, (consulté le 15 février 2010)
  6. Jeanne Corriveau, « Québec reverra la gouvernance de l'AMT », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  7. Zone Politique - ICI.Radio-Canada.ca, « Le train de la Caisse : comme se servir au buffet! », sur Radio-Canada.ca (consulté le 15 juin 2016)
  8. Zone Société - ICI.Radio-Canada.ca, « REM : les heures de pointe chamboulées sur la ligne Deux-Montagnes dès juin », sur Radio-Canada.ca (consulté le 1er mai 2018)
  9. « Premier coup d'œil aux stations du REM », Métro, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  10. « Trois scénarios pour que le REM ne bloque pas le train de l'Est », HuffPost Québec,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]