Le Blason (chanson)

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Le Blason
Chanson de Georges Brassens
extrait de l'album Fernande
Sortie 1972
Enregistré
Durée 5:13
Genre Chanson française
Auteur-compositeur Georges Brassens
Label Philips

Pistes de Fernande

Le Blason est de chanson de l'auteur-compositeur-interprète Georges Brassens, parut en 1972 sur l'album Fernande.

La chanson se veut un hommage au sexe féminin, particulièrement à l'égard du vagin.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Source pour l'ensemble de cette section (sauf indication contraire)[1] .

Georges Brassens, en 1969, chante à Bobino. Son tour de chant comprend notamment parmi les nouveautés une chanson nommée Révérence parler. Un titre qu'il n'a jamais enregistré et dont ne subsiste comme unique trace, le passage de l'artiste (avant Bobino), à l'émission Campus sur les ondes de la radio Europe 1, où il « a chanté, pour partie, et lu, pour parti, » Révérence parler.
Pour la musique de ce nouveau titre, Brassens utilise une ancienne composition, créé à ses débuts pour une chanson nommée J'étais le maquereau et qu'il n'a jamais officiellement enregistrée[2] (elle est restée inédite durant 46 ans, voir l'album posthume Il n'y a d'honnête que le bonheur).

Ses représentations achevées à Bobino, Georges Brassens qui apprécie peu Révérence parler, retravaille le texte sur une autre musique.

En 1972, lors des séances d'enregistrements de l'album Fernande, Georges Brassens grave[N 1] la chanson Le Blason, qui n'est autre que la version définitive et plus courte de la première mouture de Révérence parler.

La chanson[modifier | modifier le code]

L'Origine du monde, tableau de Gustave Courbet

Après avoir déclarer qu'avec lui l'entente fut toujours bonne, le narrateur qui à cet endroit du corps féminin souhaite rendre hommage, déplore que les vocables qui le distingue soient aussi pauvres, grivois, quant ils ne sont tout simplement pas grossiers et vulgaires, bref, il l'affirme :

« C'est la grande pitié de la langue française, C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur, De n'offrir que des mots entachés de bassesse, À cet incomparable instrument de bonheur. »

Le voilà regrettant que, tandis que de nombreuses fleurs en n'ont de si imagés, celle du corps féminin,

« la plus douce et la plus érotique et la plus enivrante en ait un si scabreux. »

En cela, il fait allusion à un mot de trois lettres seulement, et déclare :

« Honte à celui-là qui l'employa le premier. [...] Celui-là, c'est probable, en était un fameux. »

Il le pense misogyne et asexué, indifférent « au charme de Vénus ».

Et le voilà, souhaitant que vienne un « poète inspiré », qui « dans un trait de génie » éclipse « d'un coup des siècles d'avanie .»

En attendant ce jour, il le proclame :

«  pour lui rendre hommage, il est d'autres moyens et que je les connais. »

(texte Georges Brassens)

Discographie[modifier | modifier le code]

Pour compléter[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Entre le 23 et 25 octobre 1972, les relevés de présences en studio n'étant pas plus précis. Source : Georges Brassens œuvres complètes, 2007, Éditions Le cherche midi, édition établie, présentée et annotée par Jean-Paul Liégeois, chapitre Chansons enregistrées, p. 242.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Brassens œuvres complètes, 2007, Éditions Le cherche midi, édition établie, présentée et annotée par Jean-Paul Liégeois, chapitre Chansons retrouvées p. 588 (pour les informations concernant la chanson Révérence parler), chapitre Chansons enregistrées p. 242 (pour les informations concernant la chanson Le Blason).
  2. Livret du CD Il n'y a d'honnête que le bonheur, 2001, auteurs Claude Richard et Pierre Cordier.
  3. http://www.encyclopedisque.fr/disque/58968.html / consulté le 30 août 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]