Lay (Loire)

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Lay
Lay (Loire)
Blason de Lay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Canton Le Coteau
Intercommunalité Communauté de communes du Pays entre Loire et Rhône
Maire
Mandat
Jean-Marc Giraud
2014-2020
Code postal 42470
Code commune 42118
Démographie
Population
municipale
745 hab. (2017 en augmentation de 3,76 % par rapport à 2012)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 57′ 23″ nord, 4° 13′ 08″ est
Altitude Min. 339 m
Max. 592 m
Superficie 12,85 km2
Localisation
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Lay

Lay est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lay se trouve au centre d'un petit gisement houiller qui longe la vallée de l'Écoron et fut exploité de la fin du XVIIIe au début du XXe siècle. Plusieurs concessions se trouvaient sur le territoire de Lay, de Saint-Symphorien (Charbonnière), de Fourneaux (le Désert) et de Régny. En 1858, les différents puits de mines ont livré environ 50 000 tonnes de charbon[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Régny Amplepuis (Rhône) Rose des vents
N Fourneaux
O    Lay    E
S
Saint-Symphorien-de-Lay

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Lay est très ancien : un trésor constitué par 1127 pièces de monnaie romaines en argent datant du IIIe siècle y a été découvert en 1949. Un tertre circulaire qui se trouve dans le parc du château de la Verpillère pourrait être le reste d'une motte féodale portant un ancien château fort, ce qui expliquerait le nom du site : « Château vieux ».

Dès le XIe siècle, Lay est une châtellenie appartenant à une puissante famille de chevaliers, les Aymon de Lay. Ils sont célèbres par leurs conflits avec les abbés de Savigny (Rhône). Un accord intervient en 1120, un membre de la famille, Ponce de Lay, devenant abbé de Savigny.

Aux XIIe et XIVe siècles, Lay est une ville importante du Beaujolais. Sa position sur une éminence la destinait à servir de place forte à proximité du territoire des comtes du Forez. Guichard de Beaujeu y établit le siège de la quatrième prévôté du Beaujolais. La juridiction du prévôt s'étendait sur Lay, Saint-Symphorien, Sainte-Marguerite de Neaux et une partie des 7 paroisses voisines. En 1345, au début de la guerre de Cent Ans, il autorise sa fortification à la requête des habitants. Ses remparts ne l'empêcheront cependant pas, vingt ans plus tard, de tomber aux mains des Tard-Venus, une bande de routiers commandée par Germain de Pommiers, qui la mettent au pillage (1368).

Au XVIe siècle, pendant les guerres de religion, c'est au tour des huguenots commandés par Briquemont, un des lieutenants de Coligny, de s'emparer de la ville en 1570 et de la piller ; c'est de là qu'ils partirent pour piller aussi le château de l'Aubepin sur la commune de Fourneaux.

Le déclin commence au XVIIe siècle, alors que la grande route du Bourbonnais rectifiée s'éloigne de la petite ville et avantage le bourg tout proche de Saint-Symphorien. Lay devient une simple annexe de Saint-Symphorien. Elle est purement et simplement incorporée à ce dernier au moment de la création des communes en 1790. Grâce à la ténacité de ses habitants, son autonomie lui sera rendue en 1873.

Les anciens remparts de la ville ont été détruits au début du XIXe siècle. On peut suivre leur trace en empruntant la voie circulaire qui ceinture le bourg. Il en reste quelques vestiges dont la tour de la Prébende, dite « Tour de Beurre »[2].

Quelques grandes dates[modifier | modifier le code]

  • 1945 : retour des prisonniers et fin de la guerre.
  • 1955 : centenaire de la quinquennale.
  • 2005 : Messe télévisée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  mars 2014 Michel Depierre    
mars 2014 En cours Jean-Marc Giraud[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2017, la commune comptait 745 habitants[Note 1], en augmentation de 3,76 % par rapport à 2012 (Loire : +1,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 3561 2111 0361 0041 027971950936779
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
792748694644654597644616616
1990 1999 2006 2007 2008 2013 2017 - -
687648689694700722745--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de la Verpillère[modifier | modifier le code]

Situé à peu de distance de l'entrée du village en venant de Saint-Symphorien, c'est aujourd'hui une belle et vaste résidence.

Au Moyen Âge, ce n'était qu'une maison forte sans droit de justice. On trouve sa trace en 1400 quand elle passe à la famille de Thélis, puis en 1551 quand la veuve du seigneur de la Verpillère rend hommage pour un fief qui comprenait une maison forte « avec cours, granges, prés, terres, bois, étangs, colombiers et garennes ».

Au début du XVIIIe siècle, la terre de la Verpillère est la propriété de la famille Presle, échevins de Lyon qui la vend en 1726 à Jacques le Clerc du Fresne, un personnage important de son temps. Il profita de ses relations avec le duc Louis-Philippe d'Orléans qui avait été régent du royaume pendant la minorité de Louis XV pour obtenir en 1738 le droit de haute, moyenne et basse justice pour le fief de la Verpillère, par désunion de ceux de la châtellenie de Lay. Le château fut alors restauré et agrandi, et la vie y fut plus intense avec des fêtes brillantes données notamment par son fils Charles-Jacques qui, en sa qualité de prévôt des marchands de Lyon, il y invitait ses nombreuses relations.

L'affaire de Saint Symphorien[modifier | modifier le code]

C'est près de ce château en mars 1814 qu'une troupe d'une cinquantaine de volontaires venus de Roanne surprirent un bataillon autrichien, lui tuèrent quelques hommes et firent prisonniers six hussards qu'ils ramenèrent à Roanne. C'est pour commémorer ce fait d'armes que la ville de Roanne a élevé le monument qui se trouve actuellement sur la place de son hôtel de ville.

Chapelle Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame.

Construite de 1838 à 1842, elle est à l'origine depuis 1855 d'une fête quinquennale en souvenir de l'inauguration de la statue de la Vierge qui orne sa façade.

Au début de la monarchie de Juillet, il ne restait qu’un amas de ruines de l’église Saint-Nicolas. Une famille bienfaisante décida sa reconstruction. En 1838, la reconstruction s’engagea sous la direction de l’architecte Boisson. Le nouvel édifice fut dédié à la Vierge de septembre. La tradition consacrait, à Lay, une piété particulière à la nativité de la Vierge. La chapelle est inaugurée le 28 novembre 1838. Elle possédait une niche sur sa face, destinée à recevoir une statue de la Vierge. Le 28 mai 1854 a lieu la bénédiction de la statue de la Vierge. Cet événement fut précédé d’une mission préparatoire de trois semaines. Cette statue, œuvre du sculpteur Guerpillon, a été installée grâce à la générosité de Louis Desvernay. La bénédiction eut lieu en présence d’un clergé nombreux et d’une foule innombrable et particulièrement recueillie. Le souvenir de cette journée fut si grand que, dès 1855, on décida de renouveler une fête commémorative tous les cinq ans : la quinquennale était instituée. Sans discontinuer, à l’exception de l’année 1940, elle rassembla jusqu’à 10 000 pèlerins venus des villages environnants.

Le culte marial à Lay[modifier | modifier le code]

Déjà au XIVe siècle, Lay possédait une chapelle dédiée à Marie. Elle faisait partie d’un hôpital créé en 1428 par Gérard de Cucurieux pour y accueillir les vagabonds, les diseurs de bonne aventure et les manants attirés par la prospérité de la ville. Cet hôpital était à la place de la chapelle Notre-Dame, le faubourg de Lay à l’époque. Détruite par les guerres de religion, la chapelle fut ensuite remplacée par une église dédiée à Saint-Nicolas. En 1614, le procès-verbal de la visite pastorale de l’archevêque de Lyon mentionne qu’en l’église Saint-Nicolas il n’y a aucun service religieux ; le curé de Saint-Symphorien dont dépendait Lay fait célébrer la messe le jour de la nativité de Marie (le 8 septembre). On y décrit une exceptionnelle ferveur mariale de la part des habitants de Lay.

La Compagnie française des Crayons[modifier | modifier le code]

A quelques kilomètres de son berceau historique (Régny - 1856), la Compagnie française des Crayons [8] a choisi le village de Lay pour s'installer en 1986. A l'origine de la fabrication : Nicolas-Jacques Conté qui a inventé ce "bâtonnet pour écrire glissé dans un étui de bois". L'entreprise continue aujourd'hui de perpétuer la tradition et le savoir faire historique en fabriquant des crayons beaux arts, publicitaires et professionnel selon la même méthode qu'autrefois.

Événements et manifestations[modifier | modifier le code]

La fête quinquennale à Lay[modifier | modifier le code]

Une tradition plus que centenaire[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Lay-variante-1 (Loire).svg

Les armoiries de Lay se blasonnent ainsi :

D'or au sautoir de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Grande encyclopédie des communes du Forez et de la Loire sous la direction de JP Houssel, Éditions Horvath, 1984
  2. Grande encyclopédie des communes du Forez et de la Loire sous la direction de JP Houssel, Éditions Horvath, 1984, et documentation de l'association « Les Chemins du Passé »[réf. nécessaire].
  3. Lay - association des maires de France - consulté le 31 mai 2015
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. https://www.cfcrayons.fr/ Entreprise du patrimoine vivant - CFC
  9. Site web fête quinquennale à Lay

Liens externes[modifier | modifier le code]

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