Khöömii

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L'art mongol du chant Khoomei *
UNESCO-ICH-blue.svg Patrimoine culturel immatériel
Pays * Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Subdivision Mongolie-Intérieure
Région * Asie et Pacifique
Liste Liste représentative
Fiche 00210
Année d’inscription 2009
* Descriptif officiel UNESCO
L’art traditionnel du Khöömei mongol *
UNESCO-ICH-blue.svg Patrimoine culturel immatériel
Pays * Drapeau de la Mongolie Mongolie
Région * Asie et Pacifique
Liste Liste représentative
Fiche 00396
Année d’inscription 2010
* Descriptif officiel UNESCO

Le chant khöömii (mongol bichig : ᠬᠥᠭᠡᠮᠡᠢ, translittération : kögemei ; mongol cyrillique : Хөөмий, khöömii, touvain : Хөөмей, khöömei, chinois : 呼麦 ; pinyin : hūmài) est un chant de gorge. C'est un chant diphonique de la musique mongole basé sur un son fondamental (bourdon) produit par le larynx sur lequel, grâce à un placement des lèvres ou de la langue, des harmoniques (jusqu'à plus de quarante) viennent s'ajouter en formant une mélodie, à deux voix (voire trois) en tout. Originaire de l'Altaï, où ils étaient avant tout utilisés dans les cérémonies chamaniques[1], ils sont aujourd'hui utilisés en temps de fête. Appelés aussi chakkur, le son se veut une imitation du chant des oiseaux[1], ils se rapprochent du son de la guimbarde. Ce type de chant est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO depuis 2009 pour la Chine (Mongolie-Intérieure) et depuis 2010 pour la Mongolie.

Techniques[modifier | modifier le code]

Les deux principaux style de khöömii sont le « kharkhiraa » (« хархираа » ou « Khöömii profond »), faisant ressortir l'harmonique inférieure ou la sous-harmonique de l'octave inférieure et l'« isgeree Khöömii » (« исгэрээ khöömii »littéralement, « Khöömii sifflé »), faisant ressortir les harmoniques supérieures de la fondamentale. Dans tous les cas, la base est faite à partir de la vibration des cordes vocales tendues[1].

Il y a ensuite diverses techniques de khöömii :

  • Zatraa : sans utilisation de la langue (technique à une cavité vocale).
  • Bitou : avec utilisation de la langue (technique à deux cavités vocales).
  • Gytsy amsra : voix du bas-ventre.
  • Tseedznii amsra : voix de poitrine.
  • Isgerex : voix de flûte nasale.

Plusieurs ornementations sont possibles avec diverses parties du corps :

  • khamryn khöömii (Хамрын хөөмий, khöömii nasal) ;
  • bagalzuuryn khöömii (Багалзуурын хөөмий, khöömii pharyngé) ;
  • tseejin khöndii khöömii (цээжин хөндий хөөмий, khöömii de la cavité thoracique) ;
  • khevliin khöömii (хэвлийн хөндий, khöömii abdominal) ;
  • dendeldar ;
  • naryn khöömii ;
  • kargyraa (poumon) ;
  • sharaa.

Artistes[modifier | modifier le code]

Des chants khöömii sont interprétés par Altan Urag, dans la bande originale du film Mongol (2007) racontant la vie légendaire de Gengis Khan.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jacques Nattiez, « Jeux de gorge inuit et chants de gorge sibériens : une approche comparative, historique et sémiologique (titre original : Inuit throat - games and siberian throat singing : a comparative, historical, and semiological approach) », Ethnomusicology, vol. XLIII, no 3,‎ , p. 399-418 (lire en ligne)