Jean Delaunay (général)

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Officier général francais 5 etoiles.svg Jean Delaunay
Naissance 1923
Origine Drapeau de la France France
Grade Général d'armée
Années de service 1941-1983
Conflits Guerre d'Indochine
Guerre d'Algérie

Jean Delaunay, né en 1923, est un général français. Il était chef de l'état-major de l'armée de Terre française du 1er octobre 1980 au 9 mars 1983, démissionnaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'une infirmière militaire, il passe sa scolarité à Sainte-Croix de Neuilly. Il entre en préparation à Saint-Cyr à Sainte-Geneviève (Paris) en 1941, alors que la France est occupée. Il intègre en 1943 à Saint-Cyr la 130e Promotion ( « Veille au Drapeau »),» puis est membre de la Promotion Victoire, la première de l’Ecole Spéciale Militaire Interarmes de Coëtquidan qui rassemblée de juillet à décembre 1945, 2 900 élèves–officiers d’active et de réserve revenant de la guerre qu’ils avaient faite à des titres divers.  Il choisit de servir dans l'Arme Bindée Cavalerie.

Officier, il est affecté à Dalat en Indochine, pendant la guerre d'Indochine. Le 16 août 1949, pendant la, une grenade lui explose entre les mains. Tombé dans le coma, il survit mais perd la moitié de la main droite.Il refuse d'être rapatrié et reprend le combat. De retour en France dans les années 1950, il se marie et aura quatre enfants[1].

Il est capitaine pendant la guerre d'Algérie.

En 1970, par reconnaissance pour ses soldats vietnamiens, en particulier de son interprète Van mort en lui sauvant la vie, il parraine chez « Enfants du Mékong ».

Général, il dirige l'École de cavalerie de Saumur de 1976 à 1979.

En 1983, il s'oppose au ministre de la Défense, Charles Hernu, qui voulait réduire de 10 % les effectifs de l'armée de terre puis donne sa démission[2].

Sa démission est également motivée par l'engouement nucléaire du gouvernement alors que, pour lui, la défense devait s'orienter vers la lutte contre le terrorisme. Lorsque le gouvernement lui a demandé de soutenir fortement sa position de réduction des moyens, il a répondu par sa démission.

Il fonde en 1986 l'association France-Valeurs, dont il est toujours président. Il est l'auteur d'un ouvrage de référence sur la subversion[3] qui obtint le prix Vauban de l'Association des Auditeurs de l'IHEDN.

Il passe sa retraite à accompagner la réinsertion des prisonniers, à écrire des tribunes pour France Valeurs ou la Revue des Deux Mondes, et à enseigner le catéchisme.

En 2009, il apporte son soutien au lieutenant Médéric Bertaud, mis en examen à la suite de la mort d'un légionnaire slovaque lors d'un exercice à Djibouti.

Décorations[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La foudre et le cancer : face à l'atome et à la subversion la guerre se gagne en temps de paix, Éditions Pygmalion, 1985. Prix Vauban de l'Association des Auditeurs de l'IHEDN
  • Lettres à mes petits-enfants sur des sujets qui fâchent, Téqui, 2001. Prix Renaissance des lettres 2001[4]
  • Femmes de soldats : d'hier et d'aujourd'hui, Editions Christian, 2004
  • En écho à Saint-Ex, Editions Satisfeccit - 2013
  • Préface du livre de Jean Lapouge, De Sétif à Marseille, par Cassino : Carnets de guerre de Jean Lapouge, sous-lieutenant au 7e RTA, Editions Anovi, 2007
  • Préface du livre de Henry d'Humières, L'armée française et la jeunesse musulmane : Algérie 1956-1961, Godefroy de Bouillon, 2002

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Delaunay : Sur tous les fronts - Famille chrétienne no 1608, 8 au 14 novembre 2008
  2. Les rares cas de démission de hauts gradés dans l'armée française - Le Nouvel Observateur, 1er juillet 2008
  3. Jean Delaunay, La foudre et le cancer : face à l'atome et à la subversion la guerre se gagne en temps de paix, Pygmalion, 1997
  4. « Prix Renaissance (lettres) », sur cerclerenaissance.info.

Lien externe[modifier | modifier le code]