Grégoire Potton

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Grégoire Potton, né au Puy-en-Velay, est un homme politique et dirigeant sportif français.

D'abord membre du Parti socialiste, il est collaborateur parlementaire de Thierry Mandon, puis son chef de cabinet au sein des gouvernements Valls I et Valls II. Il rejoint En marche, devenu La République en marche, à son lancement : au sein du parti, il occupe différentes fonctions dont celles de membre du bureau exécutif depuis 2017 et de trésorier de 2017 à 2019. Depuis 2020, il est directeur de cabinet d'Élisabeth Moreno, ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, à la Diversité et à l’Égalité des chances.

Il est également directeur général du Red Star Football Club d'octobre 2017 à octobre 2019.

Formation et débuts[modifier | modifier le code]

Grégoire Potton grandit au Puy-en-Velay[1],[2]. Il est capitaine de l'équipe jeunes du Puy Foot 43 Auvergne et fréquente une section sport-étude[1],[2]. Ayant obtenu un diplôme de droit international et d'économie à l'université Panthéon-Assas[1],[3], il débute comme stagiaire à la Cour des comptes[2].

Parcours politique et associatif[modifier | modifier le code]

Thierry Mandon en 2015.

Il s’engage au Parti socialiste (PS) à l'occasion de l'élection présidentielle de 2012[1]. Après avoir été son collaborateur parlementaire[3], il devient chef de cabinet de Thierry Mandon, secrétaire d’État à la Réforme de l’État et à la Simplification, en 2014, et le suit lorsque celui-ci est nommé secrétaire d’État en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, un an plus tard[1].

Lors des élections municipales de 2014, il figure sur la liste d’opposition au Puy-en-Velay face au maire sortant, Laurent Wauquiez[1]. Il se présente également aux élections départementales de 2015 dans le canton du Puy-en-Velay-1, avec le soutien du PS et d'Europe Écologie Les Verts (EELV)[1],[4]. En 2016, il coordonne avec Agathe Cagé l'ouvrage Génération 2040, manifeste à l’attention des candidats à la Présidence de la République, issu des réflexions du think tank Cartes sur table, et visant à renforcer la prise en compte des préoccupations des jeunes dans la campagne présidentielle[5]. Il s'engage également dans le monde associatif, à travers notamment Sauvons l'Europe[2].

Il se dit alors « écœuré » par le manque de démocratie interne au sein du PS, et songe à abandonner la politique[1],[6]. Il rejoint En marche, qui deviendra La République en marche (LREM), par l'intermédiaire de Cédric O, et devient directeur des affaires générales du parti à l'automne 2016[1],[3]. Cédric O le présente comme étant alors « la cheville ouvrière du mouvement »[1]. Il doit notamment gérer la fuite des MacronLeaks[7]. Après l'élection présidentielle de 2017, il est nommé directeur général de LREM ; il est aussi co-directeur de la campagne pour les législatives[1]. Avec l'élection de Christophe Castaner comme délégué général en novembre 2017, il est nommé au bureau exécutif du parti et prend la fonction de trésorier, en remplacement de Cédric O[1]. Il est lui-même remplacé à ce poste par Marie Guévenoux en septembre 2019[8].

Avec la formation du gouvernement Jean Castex, il devient directeur de cabinet d'Élisabeth Moreno, ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, à la Diversité et à l’Égalité des chances[9],[10].

Directeur général du Red Star[modifier | modifier le code]

En octobre 2017, il devient directeur général du Red Star Football Club, sous la présidence de Patrice Haddad, avec pour objectif de mener le club du National (3e division) à la Ligue 1 d'ici 2024[11],[1],[2]. Sa nomination suscite l'hostilité de certains supporters de ce club emblématique de la banlieue rouge[1]. Il doit notamment gérer le projet de rénovation du stade Bauer et défendre le partenariat du club avec le magazine Vice, décrié par une partie des supporters[1],[12]. Il engage également, en 2018, un partenariat avec Uber qui fait polémique[13],[14]. Il délègue le secteur sportif au trio formé par Patrice Haddad, Steve Marlet (directeur sportif) et Régis Brouard (entraîneur)[2]. Il quitte le Red Star en octobre 2019[15].

Publications[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n et o Julien Chabrout et Yann Castanier, « Grégoire Potton, l’ex-lieutenant de Macron qui dirige le Red Star », sur StreetPress, (consulté le ).
  2. a b c d e et f Stéphane Corby, « Un ancien cadre d'En Marche ! au Red Star », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  3. a b et c Déborah Loye, « Les moins de 30 ans qui gravitent autour d’Emmanuel Macron », sur lesechos.fr, (consulté le ).
  4. « Alliance EELV et PS mais sans étiquette sur Le Puy 1 », sur La Montagne,
  5. Marie-Cécile Naves, « “Génération 2040” : quelques idées à l'usage du prochain président de la République », sur nouvelobs.com, (consulté le ).
  6. Hamze GhaLebi, « Chez Macron, «plus qu’un club de supporteurs» », sur liberation.fr, (consulté le ).
  7. Damien Leloup et Martin Untersinger, « Les coulisses du piratage des « MacronLeaks » », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  8. « LREM : Marie Guévenoux remplace Grégoire Potton au poste de trésorier », sur La Lettre A.fr, (consulté le ).
  9. Shahinez Benabed, « Un ex-directeur général de La République en marche en passe de prendre la direction d’un cabinet ministériel », sur Acteurs publics.fr, (consulté le ).
  10. « Egalité, diversité : les troupes d'Elisabeth Moreno pour gérer l'après-Schiappa », sur La Lettre A.fr, (consulté le ).
  11. « Grégoire Potton, directeur général du Red Star, quitte ses fonctions », sur Red Star - site officiel, .
  12. « Om - Red Star, le match », sur Emile Magazine,
  13. Mickaël Caron, « Au Red Star, le partenariat avec Uber passe mal », sur lejdd.fr, (consulté le ).
  14. Adrien Candau, « Au Red Star, Uber se prend un stop », sur So Foot.com, (consulté le ).
  15. « Red Star : le directeur général va quitter ses fonctions », sur Actufoot.com, (consulté le )