Giorgio Gaber

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Giorgio Gaber
Description de l'image Giorgio Gaber 1969.jpg.
Informations générales
Nom de naissance Giorgio Gaberscik
Naissance
Milan Drapeau de l'Italie Italie
Décès (à 63 ans)
Camaiore Drapeau de l'Italie Italie
Activité principale compositeur, chanteur, acteur, dramaturge.
Genre musical Variétés, rock, pop
Années actives 1958 - 2003
Site officiel [1]

Giorgio Gaberscik, connu sous le nom de scène de Giorgio Gaber (né le à Milan et mort le (à 63 ans) à Camaiore) est un chanteur, compositeur, acteur et dramaturge italien.

Giorgio Gaber était aussi un guitariste accompli, ainsi que l'auteur de l'une des premières chansons rock en italien. Cependant Gaber était attiré par la Chanson française. Successivement, avec Sandro Luporini, il fut le pionnier du genre musical connu sous l'appellation « teatro canzone » (théâtre - chanson).

Le nouvel auditorium souterrain de la tour Pirelli à Milan lui est dédié.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était né à Milan d'une famille de la petite bourgeoisie[1] ; ses parents s'étaient connus en Vénétie[2] (sa mère était vénitienne et son père triestin), et par la suite, en quête de chance, ils s'étaient établis en Lombardie.

Carrière[modifier | modifier le code]

Adolescent, Gaber était essentiellement un instrumentiste, ses guitaristes de référence étaient les jazzman américains : Barney Kessel, Tal Farlow, Billy Bauer. Mais il avait aussi tâché d'apprendre des musiciens italiens, à Milan il avait pu écouter Franco Cerri.

Les débuts[modifier | modifier le code]

Sa carrière de guitariste avait commencé dans le groupe «Ghigo e gli arrabbiati» ("Ghigo" et les Enragés), une formation de Milan, au festival jazz du 1954. Deux ans plus tard il entra à faire partie des Rock Boys, le groupe de Adriano Celentano dans lequel Enzo Jannacci jouait du piano. En 1957 le groupe apparut à la télévision pour la première fois. Toujours dans cette période il connut Luigi Tenco, qui avait quitté Gênes pour s'installer à Milan. Avec lui il forma son premier groupe, avec en outre Jannacci, Paolo Tomelleri au sax et Gian Franco Reverberi à la guitare. Gaber et Tenco composèrent quelques chansons ensemble et devinrent de bons amis. En 1958 il fut remarqué par Nanni Ricordi, directeur artistique de la maison d'édition musicale homonyme, qui lui fit passer un essai. Gaber commença ainsi sa carrière de soliste, en enregistrant pour la nouveau-née Dischi Ricordi quatre chansons, deux covers, Be-Bop-A-Lula et Love Me Forever, et deux chansons originales en italien dont «Ciao ti dirò» (1958) (Je te dirai salut). Sur l'étiquette des singles on peut lire : "Giorgio Gaber et son Rolling Crew", pour la première fois son pseudonyme apparaît .

Le succès[modifier | modifier le code]

Après les premiers singles, Gaber atteignit le succès en 1960 avec la chanson ''Non arrossire (Ne rougie pas). La même année il réalisa la chanson la plus connue parmi celles de cette période, La ballata del Cerutti (La ballade du Cerutti) sur un texte de l'écrivain Umberto Simonetta. Pendant les années 1960 ce dernier écrira d'autres chansons à succès qui assureront à Gaber beaucoup d'apparitions à la télévision.

Gaber était attiré par la chanson française : il écoutait les chansonniers de la Rive gauche parisienne chez qui il retrouvait cette épaisseur culturelle et cette attention aux textes qui manquaient à la variété italienne. En particulier, l'artiste avait déclaré : « Mon maître a été Jacques Brel[3]. » Sorti de presse en mars 2019, le livre «Gaber-Brel. Dialogo» est une œuvre (bilingue) entièrement dédiée à ces deux grands artistes, deux grands protagonistes de la chanson et du théâtre européens, Giorgio Gaber et Jacques Brel, qui les rapproche pour la première fois, dans une sélection de pièces choisies parmi leur répertoire musical et théâtral et une vaste bibliographie (interviews, conversations, discours hors-scène)… traçant ainsi un parcours expressif inédit.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Il signor G (1970)
  • I borghesi (1971)
  • Dialogo tra un impegnato e un non so (1972)
  • Far finta di essere sani (1973, studio)
  • Far finta di essere sani (theatre recording, 1973–74)
  • Anche per oggi non si vola (1974)
  • Libertà obbligatoria (1976)
  • Polli di allevamento (1978)
  • Pressione bassa (1980)
  • Io se fossi Dio (1980)
  • Anni affollati (1981)
  • Il teatro di Giorgio Gaber (1982)
  • Gaber (1984)
  • Io se fossi Gaber (1985)
  • Piccoli spostamenti del cuore (1987)
  • Parlami d'amore Mariù (1987)
  • Il Grigio (1989)
  • Storie del signor G (1991, VHS)
  • Il teatro canzone (1992)
  • Ma per fortuna che c'è... Giorgio Gaber (1994)
  • Io come persona (1994)
  • E pensare che c'era il pensiero (1994)
  • E pensare che c'era il pensiero (1995)
  • Gaber 96/97 (1996)
  • Un'idiozia conquistata a fatica (1997)
  • Un'idiozia conquistata a fatica (1998, 2e version)
  • Gaber 1999/2000 (1999)
  • La mia generazione ha perso (2001)
  • Io non mi sento italiano (2003)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rai.it, musicalstore.it
  2. informaTrieste! - È via Gaber il nuovo indirizzo del Rossetti
  3. F. Poletti, «Giorgio Gaber: i miei cattivi pensieri», Specchio de La Stampa, 21 avril 2001.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :