Fred Davis (snooker)

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Fred Davis
Fiche d'identité
Nom complet Fred Davis
Nationalité Drapeau : Angleterre Anglais
Date de naissance
Lieu de naissance Chesterfield, Angleterre
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Denbighshire, Pays de Galles
Professionnel 1929 - 1993
Break le plus élevé 142
Victoires
Champion du monde 1948, 1949, 1951 à 1956
Tournoi ranking 8

Fred Davis, né le à Chesterfield, Derbyshire, Angleterre, et mort le dans le Denbighshire au Pays de Galles, était un joueur de snooker professionnel anglais[1].

Fred Davis compte 8 titres de champion du monde, le deuxième total de victoires le plus élevé derrière son frère Joe Davis. Sa rivalité avec l'écossais Walter Donaldson fait partie de l'histoire du snooker.

La carrière de Fred Davis est d'une longévité remarquable : entre 1929 et 1993, elle s'étale sur 64 ans.

Carrière[modifier | modifier le code]

Origines et titres de champion du monde (1937 - 1956)[modifier | modifier le code]

Originaire du billard, Fred Davis est contraint à la pratique du snooker par le déclin de la popularité du billard. Il intègre le championnat du monde en 1937, battu dès le premier tour par le gallois Bill Withers, 17-14. Joe fera de cette défaite une affaire d'honneur familial, et humiliera Withers 30-1 dès le tour suivant. Il atteint les demi-finales en 1938 et 1939, et dispute la finale en 1940. Il est battu par son frère Joe 37-36 (bien que le match fut terminé à 37-35, les manches sans enjeu étaient tout de même disputées à cette époque). C'est la seule confrontation des deux frères en finale des championnats du monde. Fred Davis entre en service dans l'armée britannique pour le restant de la Seconde Guerre mondiale, cinq jours après son mariage avec son épouse Sheila.

De retour de la guerre, Fred voit son frère Joe remporter son dernier titre, en 1946, avant que ce dernier ne prenne sa retraite sportive. Fred est le favori de l'édition 1947, mais est battu, à la surprise générale, par Walter Donaldson. Davis prêtera cette défaite à sa trop grande confiance en lui et à la solidité du jeu de Donaldson. Il remporte néanmoins les deux éditions suivantes, puis est de nouveau battu en 1950 par Donaldson. C'est sa dernière défaite en finale des championnats du monde contre son rival écossais, et il remporte les quatre titres suivants, de 1951 à 1954. La popularité du snooker décline rapidement sur cette période. En 1954, seuls 5 joueurs sont inscrits au tableau des championnats du monde, et Donaldson met un terme à sa carrière. Le format de la finale, au meilleur des 145 frames entre 1946 et 1948, se réduit lui aussi au meilleur des 73 frames en 1954.

Davis s'impose à nouveau en 1955 et 1956 face à John Pulman, alors que seuls six et quatre entrants respectivement sont à dénombrer. Davis ne s'aligne pas au championnat du monde de 1957, qui se déroule à Jersey, et durant lequel quatre joueurs seulement se disputent le titre. Il laisse la voie libre à John Pulman qui s'empare du titre. La popularité du snooker, au plus bas, entraîne la disparition du championnat du monde qui ne réapparaît qu'en 1964. Au début des années 1960, Davis pratique le snooker lors d'évènements caritatifs et de matchs d'exhibition, dispute des tournois au Canada et en Australie. De retour au Royaume-Uni, Davis dispute des matchs d'exhibition, puis prend une retraite temporaire, après avoir disputé, devant une poignée de spectateurs, un dernier match de gala.

Fin de carrière (1964 - 1993)[modifier | modifier le code]

En 1964, sous l'impulsion de Rex Williams, les championnats du monde se disputent de nouveau et Pulman défend son titre contre Davis au cours d'un seul match. Après quasiment quatre saisons vierges, Davis a définitivement perdu sa forme optimale, il est battu 19-16. Davis défie Pulman à deux autres reprises, en 1965 et en 1966, mais est battu lors des deux occasions.

Il dispute la première édition du Pot Black en 1969. Le format, en une manche gagnante, ne favorise pas Davis, plus habitué aux matchs interminables de 145 manches des années 1940. Davis subit deux attaques cardiaques en 1970, auxquelles il survit, mais est incapable de disputer les championnats du monde de 1970. Pourtant, entre 1972 et 1976, Davis figure bien dans les championnats du monde, atteignant les quarts de finale et les demi-finales et battant des joueurs de premier ordre tels que Bill Werbeniuk, Alex Higgins et John Spencer. Lors de l'introduction du classement mondial de snooker, en 1976, Davis est classé no 4 mondial, plus de 20 ans après avoir atteint son véritable pic de performance. En 1977, il est décoré de l'Ordre de l'Empire britannique.

Âgé de 64 ans, en 1978, Davis atteint les demi-finales du championnat du monde, éliminant en sur son chemin John Virgo, Dennis Taylor et Patsy Fagan. Il est battu par le sud-africain Perrie Mans dans un demi-finale à suspense, durant laquelle il manque une bille rose qui lui aurait permis de revenir à une manche de son adversaire. La tension était telle que dans le public, Joe Davis manqua de tomber de son siège, et, à la fin de cette manche, dût être conduit à l'hôpital pour y être opéré. Il décède quelques semaines plus tard. Cet épisode dramatique tient une place importante dans la légende du snooker. La bille manquée par Fred Davis est surnommée "la bille qui tua Joe Davis".

Davis dispute en 1981 sa dernière finale, battu par Terry Griffiths. Il ne prend sa retraite qu'en 1993, à 79 ans, très handicapé par une arthrite sévère au genou gauche. Il rencontre cette année-là Ronnie O'Sullivan, futur champion du monde, de 62 ans son cadet. Malgré son âge, Davis avoue qu'il aurait aimé continuer à jouer, mais son arthrite l'en empêchait.

Fred Davis meurt en 1998, à 84 ans, trois jours après une chute à son domicile.

Référence[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]