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Florence Hainaut

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Florence Hainaut
Image illustrative de l’article Florence Hainaut

Naissance (39 ans)
Belgique
Nationalité Drapeau de la Belgique Belge
Profession Journaliste
Spécialité Dans l'audiovisuel
Médias
Média Radio et télévision
Fonction principale Journaliste à la RTBF
Radio Pure FM
VivaCité
Télévision La Une
La Deux

Florence Hainaut, née le , est une journaliste belge.

Après avoir travaillé jusqu'en 2016 pour la RTBF où elle a bâti sa notoriété, en particulier dans les émissions les Niouzzs, les journaux matinaux de Pure FM, On est pas des pigeons !, Revu et corrigé, les Décodeurs et un samedi d'Enfer, elle est maintenant journaliste indépendante.

Biographie

Formation

Florence Hainaut naît dans une famille où « on lit Hara-Kiri ou Gotlib »[1]. Elle explique que sa famille l'a fortement influencée et que déjà à l'école primaire elle écrivait des « choses mordantes »[1].

Après ses études secondaires, sa mère la pousse à approfondir son anglais. Florence réalise une année d'échange volontairement loin, en Afrique du Sud[1].

De 2001 à 2004, elle finit par suivre un graduat en communication sociale à l'ISFSC (Institut supérieur de formation sociale et de communication) tout en démarrant sa carrière à la RTBF[2]. Pendant les premiers mois, elle était plutôt « guindailleuse ». Ensuite, elle devient une « grande bosseuse » au point que ses parents, enseignants, doivent la calmer. Elle explique que « l’idée n’était pas de [se] démarquer des autres, mais c’était plus par revanche sur [elle]-même » : « C’est en étudiant que j’ai appris à aimer ce que je faisais »[1].

Elle entame de 2004 à 2006 une licence en Communication (section Presse et Information) à l'IHECS (Institut des hautes études des communications sociales) et s'intéresse à la presse écrite[2]. Son mémoire traite de L'évolution des politiques d'intégration des immigrés aux Pays-Bas depuis les meurtres de Pim Fortuyn et Théo Van Gogh[2]. Elle y est particulièrement influencée par le Professeur Paul Delmotte[3] dont le cours sur le Moyen-Orient lui donne une conscience du monde et lui fait aimer le journaliste[1].

Émissions pour la jeunesse

Florence Hainaut commence sa carrière à la RTBF dans des émissions destinées à la jeunesse.

En 2002, elle est chroniqueuse dans l'émission Tu passes quand tu veux, puis en 2004 dans l'émission Europe 10 points[4]. Elle participe également à plusieurs émissions de l'Odyssée du volontariat[2].

De novembre 2006 à juin 2008, elle est journaliste dans les Niouzz, une émission phare de la RTBF destinée à présenter l'actualité aux enfants et qui a vu le passage de nombreux animateurs célèbres de la chaîne[5]. En parallèle, elle fait des apparitions dans Prenons le temps (une émission météo) et Une brique dans le ventre (une émission de travaux-décoration)[2]. Dans un interview, elle déclare que c'est en rédigeant des « Niouzz » pour enfants qu'elle a véritablement appris son métier[1].

Passage à la radio

En juillet 2008, elle rejoint l'équipe de Snooze sur Pure FM[2]. L'émission reçoit le Moustique d’Or du meilleur divertissement radio (2009). Quand ils apprennent que son contrat ne sera pas reconduit à la rentrée 2010, les auditeurs se mobilisent sur Facebook pour la soutenir[6]. Son contrat est finalement reconduit, tout comme ceux des deux autres journalistes qui auraient dû quitter l’entreprise en même temps qu’elle[6].

De janvier 2011 à octobre 2013, elle édite et présente les journaux régionaux sur VivaBruxelles[2].

La notoriété

Elle intègre en octobre 2013 l'équipe d'On n'est pas des pigeons !, une émission quotidienne (du lundi au vendredi) qui offre, autour d'une équipe de chroniqueurs, de décrypter les codes marketing pour que le consommateur puisse faire son choix sans se faire avoir.

L'émission fera connaître la journaliste auprès du grand public : Quand on fait partie des Pigeons, on nous reconnaît très vite et c’est toujours très gentil[7],[8] Elle rejoint également l'émission 7 à la Une qu'elle devra cependant abandonner faute de temps[1],[9].

Entre janvier et juin 2014, elle co-présente l'émission Revu et corrigé ! en duo avec Alain Gerlache[10]. La formule de l'émission est que les deux journalistes, « qui connaissent le monde des médias comme leur poche » et qui « manient la langue française comme un fleuret avec l’humour et la dérision en plus », décryptent l'actualité telle que traitée par les médias et les réseaux sociaux[10]. Je suis très contente et honorée que les patrons de la RTBF aient pensé à moi. Mais j’ai peur, j’essaie de me calmer. [Je veux] éviter de jouer les pom-pom girls à côté d’Alain. Je vais amener ma touche personnelle, et Alain devrait déterminer les grands thèmes. Mais on ne doit pas être les caricatures du vieux sage et de la jeune décalée. On ne va pas non plus tout chambouler. Et on ne va pas tenter de faire du Charline et Alex, on serait pathétiques ![7].

Départ partiel de la RTBF

En juin 2015, la RTBF lui confie les commandes de l'émission Les décodeurs, un rendez-vous politique dominical. Malgré des débuts encourageants, elle quitte à la surprise générale l'émission en fin de saison. Elle dit « avoir perdu le feu sacré »[11].

On la retrouve en indépendant à la rentrée sur La Première dans Un samedi d'enfer où elle remplace Myriam Leroy, une « émission insolente et irrévérencieuse, une tranche d’humour au ton culotté » où chaque samedi, un invité est interviewé par « trois fines plumes trempées dans l’humour acide », Florence Hainaut, Pierre Kroll et Bruno Coppens[12]. Elle commente sur Twitter : « (...) J'ai trouvé un hobby entre deux recherches d'emploi et précise qu'elle « n'interviendra pas dans sa qualité de journaliste dans ce nouveau rendez-vous mais uniquement comme chroniqueuse »[13].

Elle se présente sur son profil LinkedIn en tant que « journaliste freelance » depuis juin 2016[2].

Prises de positions

Sur le port du voile et le féminisme

Le 18 juillet 2020, Florence Hainaut publie une carte blanche dans le quotidien belge Le Soir[14] en réponse à l'arrêt de la Cour constitutionnelle concernant l'interdiction du port du foulard par les élèves dans l’enseignement supérieur.

Elle s'interroge sur la légitimité de « réclamer la neutralité apparente des personnes qui bénéficient d’un service public » en soulignant qu'il ne s'agit pas de professeurs qui pourraient eux faire pression sur leurs élèves. Elle note également la contradiction induite qui démontre qu'on passe de la sphère de la liberté d'expression vers celle de la discrimination : y aurait-il des signes plus acceptables que d'autres (un tee-shirt de Bouddha, une perruque ou une croix pendentif) ? Pour souligner la discrimination mise en place dans le débat sur le port du foulard, elle donne l'exemple de « la STIB qui refuse catégoriquement d’engager des femmes musulmanes portant le foulard, même pour des postes où elles ne seraient pas en contact avec le public. Mais engage des hommes portant pantacourt et barbe fournie, signe d’un niveau assez élevé de religiosité chez les musulmans. »[14] Florence Hainaut souligne la problématique intersectionnelle qui s'institutionnalise en Belgique et en France car seules les femmes musulmanes se voient interdire le port de vêtements religieux[14].

Sans nier les pressions réelles qui s’exercent sur certaines femmes qui portent le voile, Florence Hainaut rappelle que les études sociales sur le sujet montrent que le port du foulard est un choix personnel recouvrant de très nombreuses motivations[14]. Elle note la contradiction dans le chef de ceux qui revendiquent l'interdiction du port pour protéger l'égalité des sexes... de ne pas demander leur avis aux principales intéressées car « vues comme trop victimes pour être considérées comme des interlocutrices ou trop prosélytes pour mériter la parole »[14]. Pour démontrer le caractère féministe de leur lutte, Florence Hainaut rappelle que ces femmes sont allées défendre leur position en justice et qu'elles ont manifesté début juillet, diplômes universitaires brandis, contre l’arrêt de la Cour constitutionnelle, « Mon corps, mon choix » en calicot[14].

Le 19 juillet 2020, l'anthropologue Florence Bergeaud-Blackler[15] publie une carte blanche en réponse à celle de Florence Hainaut où elle dénoncé ce qu'elle juge être un « errement du néo-féminisme » dans le chef de cette dernière[16].

Annexes

Notes et références

  1. a b c d e f et g Les années d'études de Florence Hainaut, Guido, 18 mai 2015. (Consulté le 9 août 2020.)
  2. a b c d e f g et h Profil LinkedIn de Florence Hainaut
  3. Profil LinkedIn du Professeur Paul Delmotte
  4. "Europe 10 points" ou la vie de 20 jeunes Européens, La Libre Belgique, 15 mars 2004. (Consulté le 9 août 2020.)
  5. Julien Vandevenne, «Les Niouzz» (Ouftivi - La Trois) : un tremplin pour la RTBF depuis 15 ans !, Télépro, 13 mars 2015.
  6. a et b Julien Rensonnet, Les auditeurs de Pure FM se mobilisent sur Facebook pour la journaliste de Snooze Florence Hainaut, L'Avenir, 4 décembre 2009.
  7. a et b Ch.V., Florence Hainaut, la fille qui monte à la RTBF, La DH, 22 janvier 2015.
  8. J.Lgg., Florence Hainaut, qui avait "perdu le feu sacré" du journalisme, retourne à la RTBF, La Libre, 22 août 2016.
  9. Florence Hainaut quitte «7 à la Une» (RTBF), Télépro, janvier 2015.
  10. a et b Un nouveau duo pour "Revu et corrigé" (Mise au Point), RTBF, non daté. (Consulté le 9 août 2020.)
  11. Ch.V., Florence Hainaut quitte la RTBF car elle ne veut "plus faire semblant", La Dernière Heure, 9 juin 2016. (Consulté le 9 août 2020.)
  12. Un samedi d'enfer 09.12 - 10.00, rtbf, 2016. (Consulté le 9 août 2020.)
  13. Belga, Florence Hainaut de retour à la RTBF comme chroniqueuse sur La Prem1ère, RTBF, 22 août 2016. (Consulté le 9 août 2020.)
  14. a b c d e et f «Cacher ce foulard...», Le Soir, 2020 Lire en ligne
  15. Le Soir défend le débat d’idées, Le Soir, 27 juillet 2020
  16. Florence Bergeaud-Blackler, «Le hijab et les errements du néo-féminisme», Le Soir, 2020 Lire en ligne

Articles connexes

Liens externes