Institut des hautes études des communications sociales

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Institut des hautes études des communications sociales - IHECS
Image illustrative de l'article Institut des hautes études des communications sociales
Informations
Fondation 1874, 1958
Fondateur Maxime-André Rossion
Type communication
Localisation
Coordonnées 50° 50′ 38″ nord, 4° 20′ 57″ est
Ville Bruxelles
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Direction
Directeur Luc De Meyer
Administrateur Jean-François Raskin
Divers
Site web IHECS

L’Institut des Hautes Études des Communications Sociales (IHECS), établi dans le centre de Bruxelles, est un établissement d'enseignement supérieur social de type long et de niveau universitaire, proposant des formations en journalisme, relations publiques, publicité, animation et éducation (aux médias et permanente) et management d'événements.

Ces formations sont proposées sous forme de baccalauréat et de masters. Toutefois, l'activité de l'établissement ne se limite pas aux masters; il existe également des spécialisations ou troisièmes cycles. L'Institut propose, en effet, un Diplôme d'Enseignement Supérieur Spécialisé (DESS) en Information économique et financière, en Journalisme européen, en Communication et Affaires européennes, en Communication et Développement ainsi qu'en Communication stratégique et commerciale.

L'IHECS se caractérise par une articulation de cours théoriques et pratiques, ce qui le place comme l'une des meilleures écoles de communication de Belgique.

L'IHECS a signé des accords avec plus de 80 institutions partenaires. Des écoles et universités aux quatre coins de la planète qui accueillent ses étudiants dans leurs programmes en échange de l'accueil de leurs étudiants.

Historique[modifier | modifier le code]

C’est en 1958 que Maxime-André Rossion, Frère des Écoles Chrétiennes, imagine avant tout le monde, au sein de l’Institut Saint-Luc à Ramegnies-Chin (Tournai) une école qui enseignerait l’usage des médias comme ailleurs on enseigne celui de la plume ou du stylo. À cette époque, il n’y a aucune école de ce type en Belgique. L’Institut national supérieur des arts du spectacle et des techniques de diffusion (INSAS) et l’Institut des arts de diffusion (IAD) naîtront quelques années plus tard.

Ce qui naît alors à Tournai se nomme officiellement « école temporaire d’assistants à l’information » qui deviendra plus tard l’Institut des Hautes Études en Communication Sociale (IHECS).

En 1965, un arrêté royal place les trois jeunes écoles, INSAS, IAD et IHECS au troisième degré de l’enseignement supérieur. L’INSAS est l’école du réseau officiel. Dans le réseau libre, l’IAD située alors Avenue de Tervuren à Bruxelles s’occupera essentiellement de la fiction et l’IHECS à Ramegnies-Chin prendra en charge la dimension du « réel » dans la communication. Le projet consistera à former des communicateurs strep throat symptoms chargés d’exprimer au mieux, via les mass-média, les événements du monde ou d’une région, les mérites d’un produit ou d’une entreprise, les moyens de mieux s’approprier les valeurs culturelles. C’est l’optique « communications sociales » qui s’impose dans les programmes de l’IHECS.

C’est à cette époque que le Frère Maxime-André Rossion prend contact avec M. Léon Velge, un industriel de la région de Courtrai et de la Société Bekaert et lui propose la présidence du Pouvoir Organisateur de la jeune école. Monsieur Velge acceptera ce poste qu’il servira pendant près d’un quart de siècle, jusqu’à la création des Hautes Écoles en 1996. Sous sa présidence, l’institut investira dans de nouveaux bâtiments près de Saint-Luc mais surtout dans du matériel média performant et professionnel. De nouveaux enseignants sont engagés et la plupart sont en fonction accessoire. Ce sont des professionnels reconnus qui acceptent de partager leurs savoirs et leurs compétences avec de jeunes étudiants.

En 1977, l’école a déjà acquis une certaine notoriété et les responsables de l’institut estiment nécessaire le déménagement vers une région plus centrale. Malgré les regrets des tournaisiens de la première heure et des autorités communales, l’IHECS accepte la proposition des Facultés universitaires catholiques de Mons (FUCAM) d’occuper des locaux sur leur campus. Ce sera fait en 1983. L’alliage est difficile et on comprend vite de part et d’autre que la solution montoise ne peut être que temporaire. Une solution s’impose : Bruxelles.

Le nouveau directeur, Monsieur Freddy Laurent, prend contact avec les divers exécutifs bruxellois et les informe de l’intérêt de l’IHECS d’aménager à Bruxelles. Tous accueillent favorablement cette initiative et c’est feu le Ministre Jean-Louis Thys qui prendra le dossier et le conduira résolument à son aboutissement : l’implantation de l’IHECS à la rue de l’Etuve, dans le cœur de Bruxelles, en 1990.

Parallèlement à ces négociations immobilières, Monsieur Freddy Laurent poursuit un long travail de revalorisation du diplôme. Des négociations ont d’abord lieu avec l’INSAS et l’IAD mais ces derniers, par crainte de voir diminuer leur encadrement, renoncent à s’associer aux revendications de l’IHECS qui finira par obtenir seul, par un Décret du 19 juillet 1993, le classement de ses formations dans l’enseignement supérieur de type long de niveau universitaire.

À peine trois années plus tard, l’IHECS, comme toutes les autres institutions d’enseignement supérieur en Communauté française, doit faire face à un nouveau défi : la création des Hautes Écoles. Sans plaisir et sans crainte, attaché à son indépendance et à l’originalité de son projet pédagogique, l’IHECS, tout en gardant son nom, s’est alors associé à trois autres institutions pour former la Haute École Galilée.

Monsieur Freddy Laurent prendra la présidence de la nouvelle haute école et le conseil d'administration confiera les destinées de l'IHECS à John Van Tiggelen et Jean-François Raskin.

Le nouveau décret créant les hautes écoles interdit les concours d’entrée, ce que pratiquait l’institut jusqu’alors pour des raisons pédagogiques évidentes : enseignement quasi individualisé, usage de matériels médiatiques sophistiqués… Cette interdiction va provoquer un double phénomène : un afflux d’étudiants et une refonte totale des processus pédagogiques. Avec une double conséquence : premièrement l’acquisition ou la construction de nouveaux auditoires à la rue des Grands Carmes en 1998 et à la rue du Poinçon en 2007, et deuxièmement l’agrandissement des studios et laboratoires médiatiques avec l’engagement du personnel enseignant et technique nécessaire.

En 2004, le Décret dit de Bologne modifie de nouveau radicalement le paysage de l’enseignement supérieur en Communauté française. Le changement le plus important et le plus visible pour les étudiants sera le passage de la formation à cinq ans. Il faut revoir l’ensemble des programmes. Un travail de longue haleine sera entrepris par les divers responsables et l’ensemble du corps professoral. Il faudra près d’une année et de nombreux réajustements pour réaliser une nouvelle offre de programmes aux jeunes générations d’étudiants. Fidèle aux ambitions des pionniers, l’IHECS, à travers son histoire et les nombreuses modifications législatives et décrétales, a toujours gardé ce qui fait encore aujourd’hui son succès : une solide formation générale de très haut niveau et une réelle volonté de « coller » la formation pratique à la réalité professionnelle. Cela se traduit notamment par l’engagement dans le corps professoral de professionnels reconnus et qualifiés et par les moyens importants investis chaque année dans du matériel médiatique et informatique performant et de pointe sur le plan technologique.

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Les cours[modifier | modifier le code]

Chaque année d'étude à l'IHECS articule, dans des proportions variables et adaptées :

  • des cours généraux ;
  • des cours d'expressions et de communication orale et écrite ;
  • des cours de médias ;
  • des cours spécifiques, tantôt obligatoires, tantôt optionnels, sur des matières spéciales de communication.

Les cours généraux (philosophie; psychologie; sociologie; histoire; économie; droit; formes littéraires, formes plastiques et musicales; linguistique…), c'est évidemment la base intellectuelle et universitaire de la formation, qui fait la part large aux sciences humaines, en s'avisant du rôle important que les "littéraires" - et plus largement les humanistes - ont à jouer dans la société de demain. Mais cette base devient très vite spécifique. On y donne d'emblée la problématique intellectuelle la plus actuelle et son contexte, les diverses voies de solution, avec les avantages et les inconvénients de chacune, et toujours des applications suffisamment concrètes pour qu'on sente le charme du réel, et assez générales pour qu'on en mesure l'universalité.

C'est dans cette optique que l'étudiant entamera, dès la première année de master, son mémoire de fin d'études (dit "mémoire théorique"). Il s'agit d'un travail individuel écrit, par lequel il pose et résout, au moins partiellement, un problème actuel de communication sociale appliquée.

Les cours d'expressions et de communication écrite ou orale constituent un entraînement soutenu à manier la plume et le verbe, en français, en anglais, en néerlandais ou en allemand. Ces aptitudes, pourtant traditionnelles dans nos cultures, sont, dit-on, en souffrance un peu partout aujourd'hui et font dès lors l'objet d'une attention particulière.

Ensuite, les cours de média, c'est-à-dire les moyens d'expression autres que la parole et l'écriture. Même si la formation n'envisage pas a priori de faire de l'étudiant un technicien de l'image et du son, celui-ci connaît néanmoins le langage de ces média et en maîtrise personnellement l'utilisation.

La première année constitue une phase d'initiation à ces langages, axée principalement sur l'analyse de documents médiatiques professionnels et l'utilisation des concepts propres à chacun d'eux. Cette première approche à caractère plutôt théorique, se double, en deuxième baccalauréat, d'un apprentissage pratique à travers la réalisation de travaux, le plus souvent en groupes (exemples: réalisation multimédia, adaptation radiophonique d'une œuvre de fiction; exercice de face-caméra; micro-trottoir…)

La connaissance des différents médias et de leurs outils permettra à l'étudiant, en fonction de la spécialisation qu'il choisit en second cycle, d'appliquer au mieux les ressources de chaque médium aux situations et besoins concrets rencontrés dans la vie professionnelle. Sa compétence s'exprimera principalement à travers le "mémoire médiatique" qui est un travail personnel présenté en dernière année et qui doit permettre à l'étudiant de faire preuve à la fois de sa maîtrise technique du média, et de sa capacité à transmettre, par ce média, un message à un public donné.

Enfin, les cours spécifiques sont, en baccalauréat, axés sur des questions ou des problèmes actuels de communication, de société ou de culture, et en masters, sur la formation professionnelle spécifique à chaque section. La liste des cours, tantôt obligatoires, tantôt optionnels, offre à l'Ihecs la possibilité d'actualiser toujours son programme en fonction de l'évolution de la profession et des nouveaux enjeux de la communication: aujourd'hui le numérique, le multimédia, les autoroutes de l'information…

Professeurs[modifier | modifier le code]

Anciens étudiants[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

En 2007, l'IHECS s'associe à neuf campus universitaires pour l'organisation de la cinquième édition de Campus Plein Sud, axée autour du thème "Les migrations".

En décembre 2011, l'IHECS et le Laboratoire d'Analyse des Systèmes de Communication d'Organisation (Lasco) du département de communication de l'UCL ont signé un partenariat, devenant ainsi le pôle de recherche en communication organisationnelle le plus important de Belgique. Il rassemble sous un même nom les chercheurs en relations publiques et en communication des organisations inscrits à l'École de communication (COMU) de l'UCL et les chercheurs de l'IHECS. Le partenariat permet aux deux établissements de tirer parti de compétences complémentaires - l'un s'inscrivant dans un cadre de recherche appliquée, l'autre dans une approche davantage fondamentale.

Le 4 juillet 2014, l'IHECS et l'UCL signent un protocole d'accord portant sur des conventions de co-diplomation de trois masters en journalisme, en éducation aux médias et en animation socioculturelle et éducation permanente[5],[6].

Le 30 janvier 2014, l'IHECS et la HEEC (école des Hautes Etudes Economiques et Commerciales) signent une convention de partenariat pour la création d’un nouveau Master Exécutif en Communication d’entreprise.

Le 12 novembre 2015, lHECS et l'ISIC (Institut supérieur de l'information et de la communication) signent une convention de coopération. Elle prévoit en outre la participation des étudiants de l'ISIC et de l'IHECS autour d'un projet commun, la visite d'enseignants et l'échange de pratiques, ainsi que la recherche dans le domaine de la sociologie du journalisme et des médias.

En 2016-17, l’IHECS a remporté deux projets : l’un en Russie, avec la Lomonosov Moscow State University ; l’autre, avec la Moldova State University. L’IHECS développe des partenariats avec des institutions dans le cadre des projets « International Credit Mobility ». Ils sont financés par la Commission Européenne dont l’objectif est d’accueillir et envoyer des professeurs et étudiants en échange dans l’institution partenaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]