Salepute

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#salepute
Réalisation Florence Hainaut et Myriam Leroy
Pays d’origine Drapeau de la Belgique Belgique
Genre documentaire
Durée 57 minutes
Sortie 2021


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

#salepute est un film documentaire belge réalisé par les journalistes belges Florence Hainaut et Myriam Leroy, sorti en 2021. Le film traite du cyberharcèlement et de la misogynie à travers les témoignages d'une dizaine de femmes.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le documentaire rapporte les témoignages d'une dizaine de femmes de divers pays du monde qui racontent avoir été cyberharcelées[1]. Ces femmes sont des personnalités publiques comme les journalistes Nadia Daam et Lauren Bastide, l'avocate Trisha Shetty (en), la youtubeuse Sara Lou, l'entrepreneuse Alice Barbe, l'auteure Pauline Harmange, la youtubeuse Manonolita, l’humoriste Florence Mendez, la politicienne Renate Künast ou encore Natascha Kampusch[1],[2],[3].

Le documentaire montre que le cyberharcèlement est un phénomène systémique qui dépasse le fait divers[1]. Les témoignages rappellent l'impact psychologique du harcèlement en ligne et le documentaire insiste sur le fait que les harceleurs sont « pour la plupart des hommes de classe moyenne ou classe moyenne supérieure »[1],[4]. Par ailleurs, il souligne que la justice, en Allemagne, en Belgique ou encore en France, sanctionne mal ces comportements, faute d'une législation adaptée[5].

Le film cite également des études qui montrent par exemple qu'une femme est 27 fois plus harcelée qu'un homme sur les réseaux sociaux[6],[4], qu'un tweet sur quinze mentionnant une femme blanche et un tweet sur dix mentionnant une femme noire est abusif[1],[3] ou encore que 73 % de femmes dans le monde ont déjà souffert de cyberviolences[7],[4].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Genèse[modifier | modifier le code]

Florence Hainaut et Myriam Leroy indiquent avoir voulu donner la parole à des femmes de divers profils et diverses origines, après avoir été elles-mêmes victimes de harcèlement en ligne pendant 15 ans[8]. Selon elles le thème du film, au-delà du cyberharcèlement, est la misogynie et les conséquences du peu d'attention qu'on lui prête dans nos sociétés[8]. Le documentaire inclut certaines des insultes reçues par les femmes qui témoignent et les réalisatrices indiquent avoir dû couper certains passages relatant des messages « insoutenables »[9].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Lors de sa diffusion en Belgique, le documentaire rassemble plus de 240 000 téléspectateurs, soit 18,2 % des parts de marchés[10]. RTBF parle d'un film « salutaire, fondamental et urgent à faire voir pour faire bouger les lignes. »[8] Madmoizelle le décrit comme un film « d’utilité publique, car il ne minore aucun aspect du cyberharcèlement. »[1] Terrafemina évoque « un programme polyphonique et nécessaire. »[3] Selon Le Monde, « les documentaristes posent habilement la question du modèle économique de ces plates-formes où cyberharceler rend « populaire » »[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Marine Langlois, « Nadia Daam, Sara Lou, Alice Barbe... elles racontent leur cyberharcèlement dans #SalePute, sur Arte », sur madmoiZelle.com, (consulté le ).
  2. La Libre.be, « #SalePute : quand le mépris des femmes se déverse sur les réseaux sociaux », sur LaLibre.be, (consulté le ).
  3. a b et c « "#SalePute", le documentaire sur le cyberharcèlement à ne surtout pas louper », sur www.terrafemina.com (consulté le ).
  4. a b c et d « « #SalePute », quand le cyberharcèlement systémique révèle une misogynie structurelle », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. « #SalePute sur Arte, un documentaire sur les réalités et conséquences du cyberharcèlement », sur Challenges (consulté le ).
  6. Cécile Marchand Ménard, « “#SalePute” sur Arte : “Le cyberharcèlement est mal appréhendé par la justice française” », sur Télérama, .
  7. « «Sale pute», chronique de la misogynie ordinaire », sur Le Soir Plus, (consulté le ).
  8. a b et c Anne Schiffmann, « #SalePute : un documentaire édifiant sur la cyberviolence contre les femmes », sur https://www.rtbf.be, (consulté le )
  9. La Libre.be, « #SalePute, arme de politisation sensible: "Le cyberharcèlement est bien plus qu’une addition de mésaventures désolantes, c’est un système à démanteler" », sur LaLibre.be, (consulté le )
  10. « Pourquoi il est important de regarder le documentaire « #SalePute » », sur parismatch.be, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]