Famille de Muyser Lantwyck

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 Ne doit pas être confondue avec la famille de Muyser, également originaire du duché de Brabant, installée au grand-duché de Luxembourg.
Famille de Muyser Lantwyck
Image illustrative de l'article Famille de Muyser Lantwyck
Armes

Blasonnement parti : à dextre, de sable à un chat d'argent assis, la tête posée de face, la patte avant dextre posée sur une souris de gueules; à senestre, d'argent à une fleur de lis de sable, au chef d'or à trois pals de gueules; à la bordure componée de seize pièces de gueules et d'argent, les compons de gueules chargés d'une épée d'argent et garnie d'or posée en barre, la pointe en bas, les compons d'argent chargés d'un lion issant de gueules, armé et lampassé d'azur.
Devise Suaviter sed fortiter
(en français : « Doucement mais avec force »)
Lignées Sweerts, Coudenberg, Roodenbeke, Steenweeghs, Serhuyghs et Sleeus
Période XVe siècle-XXIe siècle
Pays ou province d’origine Armoiries Brabant.svg Duché de Brabant
Fiefs tenus à Blanden
Charges Échevins de Vaalbeek

La famille de Muyser Lantwyck est une ancienne famille remontant au début du XVe siècle, issue de Jean de Moysere, échevin de Vaelbeek (Duché de Brabant), homme de fief à Héverlé en 1451, censier du prieuré de Groenendael[1], châtelain tenant à sens les terres et le manoir de Cockelberg par bail du 19 juin 1438[2], époux d'Aleyde Crabbé[3].

Armes[modifier | modifier le code]

parti : à dextre, de sable à un chat[4] d'argent assis, la tête posée de face, la patte avant dextre posée sur une souris de gueules; à senestre, d'argent à une fleur de lis de sable, au chef d'or à trois pals de gueules (qui est Berthout); à la bordure componée de seize pièces de gueules et d'argent, les compons de gueules chargés d'une épée d'argent et garnie d'or posée en barre, la pointe en bas, les compons d'argent chargés d'un lion issant[5] de gueules, armé et lampassé d'azur[6]. L’écu surmonté d’un heaume d’argent, grillé, colleté et liseré d’or, doublé et attaché de gueules, aux bourrelet et lambrequins d’argent et de sable. Cimier : le chat de l’écu. Devise : ‘Suaviter sed fortiter’ d’argent, sur un listel de sable.

Crayon généalogique[modifier | modifier le code]

Le fils de Jean Ier, Gilles de Muyser[7], achète en 1472 le manoir d'Hoff ten Rode à Bierbeek. Son petit-fils, Jean II de Muyser[8], fils de Godefroid et frère de Pierre, est cité en 1494 et en 1509 dans le livre des fiefs d'Héverlé comme feudataire[9], de Philippe de Croÿ, seigneur d'Héverlé[10].

Il avait épousé avant 1500 Ida de Lantwyck, fille de Wautier[11]. D'après ce même livre de fiefs, Jean de Muyser était déjà décédé le 20 juillet 1531[12].

Sa descendance s'est perpétuée à Vaalbeek, seigneurie dont la famille de Muyser conservera à chaque génération la juridiction au titre d'échevin et ce jusqu'au début du XVIIIe siècle. Ces charges locales lui furent sans doute confiées en souvenir de la seigneurie perdue par la belle-famille de Jean de Muyser. En effet, une charte de Philippe le Bon, datée de 1452 et conservée dans les archives d'Arenberg à la bibliothèque de l'université de Louvain[13], nous apprend que Wautier de Lantwyck (père d'Ida) renonce définitivement en 1452, avec ses frères et sœur à la seigneurie de Vaalbeek dont leur père Jean de Lantwyck avait joui sa vie durant et ce jusqu'en 1429. Cette seigneurie leur venait du chef de leur grand-père, le chevalier Jean de Lantwyck, qui l'avait échangée contre celle de Blanden. Nous savions que le chevalier de Lantwyck, seigneur de Blanden, avait vendu la cense de Blanden "au regard du moitié de la seigneurie" en 1388 à l'abbaye de Parc, mais nous ignorions jusqu'ici ce qu'il était advenu de l'autre moitié...

Quoi qu'il en soit, les Lantwyck furent déboutés et la seigneurie de Vaalbeek revint à l'actif temporel du prieuré de Groenendael qui la conserva jusqu'au XVIIIe siècle, au grand dépit des Croÿ et plus tard des Arenberg qui ont toujours souhaité l'acquérir.

Ce n'était pas la première alliance entre les familles de Muyser et de Lantwyck. En effet, Pierre de Lantwyck, oncle d'Ida, décédé avant 1469, avait épousé Elisabeth de Muyser, et un autre Pierre de Lantwyck, frère d'Ida, cité à Blanden en 1496, était l'époux d'une autre Elisabeth de Muyser, fille de feu Henri et de Jeanne van den Dale.

Ayant perdu toutes leurs seigneuries au fil du temps, les Lantwyck n'en restaient pas moins les descendants de ce chevalier Jean de Rode de Lantwyck[14], seigneur de Horst, de Lantwyck sous Haelen, de Vorselaer, de Rethy et d'autres terres, auquel le duc Jean Ier de Brabant avait donné sa fille naturelle, Marguerite de Tervueren, en légitime mariage[15] en 1292. Que les deux familles aient contracté en ces temps difficiles des alliances répétées doit s'expliquer par une communauté d'intérêts sur les plans social et économique.

pour :

Michel de Muyser Lantwyck ° Ixelles 26 sept 1945, x Bruxelles le 11 mars 1988 et à Heverlee (mar. rel. Abbaye de Parc) le même jour Barbara Issaverdens[18], DAR[19], ° Lausanne 5 septembre 1961, fille de Jack-Peter-Henry Officier de marine e.r. dans la Royal Navy et de Jeanne Marguerite Azan

Dont :

Gilles de Muyser Lantwyck, ° Ixelles 16 janvier 1956, x Uccle le 17 juin 1992 et à Heverlee (mar. rel. Abbaye de Parc) le 19 juin 1992 Noëlle Coart, ANRB[20], ° Liège 25 mai 1962, fille de Henry, écuyer, docteur en droit, administrateur de sociétés, lieutenant de réserve honoraire d'infanterie blindée, chevalier de l'ordre de la Couronne, et de Paule Colmant

Dont :

Membre de l'association royale des descendants des Lignages de Bruxelles (ADLB)[modifier | modifier le code]

Historique des Lignages de Bruxelles[modifier | modifier le code]

Existant déjà virtuellement avant 1235, cités comme tels en 1306 et institutionnalisés en 1375 par le duc Wenceslas de Luxembourg et son épouse la duchesse Jeanne de Brabant, les Lignages furent jusqu'en 1794 l'aristocratie politique (au sens étymologique) de Bruxelles. Se souvenant de la gloire passée de leurs familles, quelques descendants des Lignages se regroupèrent en section de la Société Royale de l'Ommegang de Bruxelles. Eprouvant le besoin d'un statut juridique propre, ils constituèrent le 27 février 1961 l'ASBL Association des descendants des lignages de Bruxelles[21].

Liste des six admissions de la famille[modifier | modifier le code]

  • Coudenberg du chef de Paul van Volcxem échevin en 1452 ;
  • Roodenbeke du chef d'Arnold t'Kint, reconnu de ce Lignage en 1489;
  • Steenweeghs du chef de Jean Halfhuys, échevin en 1464 ;
  • Sleeus du chef de Jean Halfhuys, échevin.

Membre du Conseil d'Administration[modifier | modifier le code]

Monsieur Michel de Muyser Lantwyck, PB[22], administrateur et conseiller culturel (depuis 2007).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Michel de Muyser, Le Parchemin, Crayon généalogique de la famille de Muyser, 1987 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Chanoine Jean Cassart, de LANTWIJCK Essai d'une généalogie de cette famille du XVe au XVIIIe siècle Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-François Houtart, OGHB, Anciennes familles de Belgique, 2008[24]

Lieux liés à la famille[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le prieuré de Groenendael et le pavillon de chasse de Ravenstein qui lui attenait étaient une des haltes privilégiées de la cour.
  2. A.G.R., Leenboek van Bierbeek, n° 3364.
  3. Source: Crabbé : voir A.N.B. 1911; Baron de Troostembergh : famille alliée aux van Lantwyck, de Bierbeek, d'Udekem, de Troostembergh. Les archives de l'Abbaye de Parc mentionnent un Symon Crabbé, mansionnaire de l'Abbaye déjà en 1348.
  4. Dans l'ancien art héraldique, le chat, figure récurrente, symbolise le courage mais aussi et surtout la liberté, car il se refuse à être emprisonné ou enfermé.
  5. Se dit de tout animal, lion, aigle ou autre, dont on ne voit figuré que la tête et une petite partie du corps.
  6. Source :Michel et Gilles de Muyser Lantwyck, LE PARCHEMIN Héraldique vivante, 1987
  7. Note: Gilles est le chef de la branche "Hoff ten Rode", fief (ou seigneurie?) rachetée en 1472 à Hughes d'Udekem, Lieutenant mayeur de Sire Louis Pinnock, chevalier et seigneur de Horst.
  8. Note: Le père de ce Jean, Godefroid, a été émancipé avec ses frères Gilles, Jean, Henri, Arnold, Godefroid, le 7.12.1456 (A.V. Lv 7750) comme enfants de "Jean de Muyser de Vaelbeek".
  9. Feudataire : Vassal qui possède un fief avec foi et hommage au seigneur suzerain
  10. Archives Générales du Royaume (AGR), Kantoon Leuven n° 472, 20 mai 1494 et 21 janvier 1509.
  11. Cité les 26 août 1526 et 17 juin 1530 (Stedelijk archief te Leuven, SAL, n° 8189), ainsi que le 26 août 1541 (SAL n° 8200)
  12. Source: AGR, Kantoon Leuven n° 472, fos 311-314.
  13. Bibliothèque de l'université de Leuven, 158/20, n° 593.
  14. Les seigneurs de Rode étaient les vassaux du duc de Brabant
  15. Voir P. Combaz et A. de Behault, L Hae Château de Horst à Rhode-Saint-Pierre, in Annales de la Société Royale d'Archéologie de Bruxelles, t. VI et VII (1892-1893).
  16. En 1984, le chevalier Xavier de Ghellinck Vaernewyck, président de l'Office généalogique et héraldique de Belgique et directeur du Parchemin, écrivait : Cette formule de rappel sur une bordure - componée ou non - sans être aussi courante que celle de l'écartelé, se retrouve dans nombre de blasons de familles nobles de Belgique. Ainsi, portent une bordure les d'Alcantara, Beughem, Desmanet de Biesme, Duquesne Watelet de la Vinelle, Gourdet, Lopez-Suasso, la Serna, 't Sestich, Villegas...
  17. Source: J.C. BRABANT-C. FONTEYN, Temps Jadis, Armorial de Jodoigne et environs (1998) : de Lantwyck (van): famille chevaleresque qui descend de Jean de Rode dit de Lantwyck, sire de Horst, Seigneur de Vorselaer, Rethy, Blanden, qui épousa le 27-3-1292 Marguerite de Tervueren, bâtarde de Jean Ier de Brabant. On la retrouve dans la région de Hoegarde au XVIIe siècle et Jean de Lantwyck acquit la Seigneurie de Genville à Saint-Remy-Geest en 1657.
  18. Voir : Labarre de Raillicourt, Titres réguliers des barons français contemporains, t. III, p-z; suppléments et annexes, p. 124, Paris, 1964
  19. Daughters of the American Revolution.
  20. Association de la noblesse du royaume de Belgique.
  21. Note : L'ADLB, qui est considérée comme l’association bruxelloise la plus prestigieuse, est un véritable conservatoire de la mémoire de Bruxelles et elle se consacre, comme jadis leurs ancêtres sur les remparts de la cité, à la défense culturelle de Bruxelles et à la sauvegarde du passé.
  22. Selon la coutume, chaque membre descendant des Lignages peut sur sa carte de visite faire suivre son nom des lettres post-nominales PB (Patricius Bruxellensis) ou NPB (Nobilis Patricius Bruxellensis) s'il appartient à la noblesse, comme on le trouve déjà dans les écrits de Jean-Baptiste Hauwaert.
  23. L'Armorial de l'OGHB est en ligne sur le site et peut-être consulté à l'adresse suivante : http://oghb.be/hv/muyser-de.
  24. Voir aussi: L'Evénement n° 393 | juillet-août 2010 : Les plus anciennes familles de Belgique : de Muyser Lantwyck (1438)
  25. Avec les châteaux de Bouillon, de Beersel, de Corroy, de Gand, de Lavaux et de Vêves, il constitue un des plus beaux châteaux médiévaux de Belgique.
  26. L’édifice dit « de Ravenstein » fut construit vers 1520 pour y loger la chasse ducale.
  27. Plusieurs proches parents ont donné des prieurs à l'abbaye dont les abbés Drusius (Jean Druys) et Gérard van Goetsenhoven.
  28. Occupé par "Jan de Moysere de Blanden et son épouse Aleyde Crabbé" par deux baux successifs de 12 ans contractés avec le monastère de Groenendael.
  29. Achetée par Gilles Ier de Muyser en 1472 à Hughes d'Udekem, son proche parent. Le fief reste dans la famille de Muyser pendant 5 générations. Il s'agit d'un manoir dépendant de la cour féodale de Bierbeek et constituant une seigneurie foncière (grond heerlijkheid, repris comme tel dans le Registre aux reliefs de la cour féodale de Bierbeek sous le titre "Heerlijkheden ..., kanton Leuven, AGR , 41, fol.253, r° et v°).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

« L’histoire de cette demeure remonte au XIIIe siècle quand Rode échut dans les mains des Lantwijck dont un Jean épousa vers 1291 Marguerite de Brabant, fille naturelle du duc Jean Ier. »