Jean Cassart

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Jean Cassart
Biographie
Nom de naissance Jean Marie Camille Ghislain Cassart
Naissance
Anderlues, Belgique
Ordination sacerdotale
Décès (à 82 ans)
Tournai, Belgique
Autres fonctions
Fonction religieuse
Fonction laïque

Blason

Jean Cassart, chanoine, né le à Anderlues et décédé à Tournai, le , est un prêtre catholique, résistant, déporté, puis éminent généalogiste, président de la Société royale d'histoire et d'archéologie[1] de Tournai et conservateur du Trésor de la cathédrale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Cassart grandit au milieu d'une famille de six enfants. Il sera le plus jeune distributeur de La Libre Belgique clandestine au cours de la guerre 1914-1918. Plus tard l'évêque de Tournai, Monseigneur Rasneur, l'envoie à l'université catholique de Louvain faire trois années de philosophie. Il est ordonné prêtre en 1931. De 1931 à 1941 il est professeur au petit séminaire de Bonne-Espérance. En il est appelé à présider aux destinées du collège Saint-Joseph à Chimay. Arrêté en 1943, pour avoir refusé de communiquer à l'occupant la liste de ses élèves, il fera un séjour à la prison de Charleroi. Le il aboutit à Dachau (il cachait des juifs et des réfractaires), mais, doué d'une robuste constitution, il tient le coup jusqu'à sa libération par les américains en 1945. Lorsque la société royale d'Histoire et d'archéologie sort de sa léthargie, c'est l'abbé Jean Cassart qui en devient le premier secrétaire. Nommé en 1953, chanoine honoraire du Chapitre, il devient, en 1957, conservateur du prestigieux trésor de la Cathédrale. En 1964, le chanoine Cassart ajoute à toutes ces charges, celle de juge prosynodal[2] à l'Officialité (tribunal ecclésiastique diocésain). Élu président de la société royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai[3] en 1976, le chanoine Jean Cassart a été l'objet de nombreuses distinctions civiles et militaires[4]. Enfin, le , il reçut des mains du gouverneur de la Province, le prix quinquennal des Amis du Hainaut pour la période 1975-1980.

Citations au sujet du chanoine[modifier | modifier le code]

« Le goût du passé et des beaux-arts semble lui être venu dès son adolescence. Une famille cultivée, héritière d'une longue et haute ascendance, un oncle amateur éclairé d'antiquités et collectionneur averti, un séjour de près de dix années comme professeur dans une ancienne abbaye où chaque pierre parle à qui veut écouter des temps révolus et de leurs fastes, voilà, dans doute, les sources de ce qui deviendra pour lui une passion et une occupation de tous les jours.  »

« Nommé professeur-titulaire de quatrième latine, il enseigne, pendant un an, la religion, le latin, le grec et le français. En 1932, on lui confie la classe de syntaxe qu'il conserve cinq ans. De César, il passe à Virgile et de Xénophon à Hérodote. Il s'occupe beaucoup de ses élèves et veille à garder le contact avec les anciens; c'est ainsi qu'il fonde, en 1935, "Bona Spes", un bulletin de liaison toujours vivace. En 1937, il monte en rhétorique. Ses cours sur Cicéron, Tite-Live, Homère ou les tragiques grecs, Bossuet ou Racine sont très appréciés. Plus conscient que jamais de ses responsabilités d'éducateur, il multiplie les initiatives pédagogiques et organise des "études de lecture" pour ses élèves. Soucieux de culture générale et de formation humaniste, il préconise le travail personnel et publie des articles remarqués dans "Les Études Classiques" et "Nova et Vetera"[4]. »

« Le 9 janvier 1941, l'abbé Jean Cassart est appelé à présider aux destinées du collège Saint-Joseph à Chimay[4]. »

« Le 2 avril 1979, le conseil général de France lui conférait, au nom du Gouvernement de la République, le titre de Chevalier de l'Ordre des palmes académiques[4]. »

Ses écrits[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive[5] :

  • Chanoine Jean Cassart, Les origines du monastère de Nazareth à Ath (1463)
  • Chanoine Jean Cassart, de LANTWIJCK, Essai d'une généalogie de cette famille du XVe au XVIIIe siècle, Brabantica, X, 1re partie, 1971, pp. 163-210.
  • Chanoine Jean Cassart, La restauration de la châsse de Notre-Dame en 1889-1890 (p. 96–110).
  • Chanoine Jean Cassart, Éloge funèbre de M. le Chanoine Lucien Fourez 8 p.
  • Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai[6], Mélanges offerts au chanoine Jean Cassart à l'occasion de son 75e anniversaire, 1984 - 622 pages

Sa revue[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Créateur en 1978 de la section Histoire des familles.
  2. Prosynodal : relatif à un futur synode.
  3. À son décès, le notaire Jean de Cordes a repris le flambeau. Aujourd'hui, Mlle Martine Her lui a succédé.
  4. a b c et d Mémoires de la société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, t. IV, Tournai, 1983, pp. 6-54.
  5. Albert MILET — Bibliographie du chanoine Jean Cassart (1938-1982) 14 p.
  6. Cette Société est l'une des plus anciennes de Belgique. Elle a publié, jusqu'en 1977, une série de vingt-cinq volumes d'Annales à laquelle a succédé la série des Mémoires de la Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai. Depuis 1984, la Société a également entrepris l'édition d'une série de Publications extraordinaires.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]