Château de Corroy-le-Château

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Château de Corroy-le-Château
Image illustrative de l'article Château de Corroy-le-Château
Le château de Corroy, à Corroy-le-Château
Période ou style Château-Fort
Début construction XIIIe siècle
Propriétaire initial Les seigneurs d’Orbais
Propriétaire actuel Association royale des demeures historiques et jardins de Belgique[1]
Protection Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (1965, Le château, no 92142-CLT-0008-01)
Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (1982, L'ensemble formé par le Château médiéval, son parc et la vallée du Ruisseau, no 92142-CLT-0009-01)
Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine exceptionnel (2013, no 92142-PEX-0002-02)
Coordonnées 50° 31′ 58″ N 4° 39′ 21″ E / 50.5327, 4.655850° 31′ 58″ Nord 4° 39′ 21″ Est / 50.5327, 4.6558
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Commune Gembloux

Géolocalisation sur la carte : Province de Namur

(Voir situation sur carte : Province de Namur)
Château de Corroy-le-Château

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Château de Corroy-le-Château
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Le château de Corroy-le-Château sis à Corroy-le-Château, un village à 5 km de la ville de Gembloux, province de Namur (Région wallonne de Belgique), était à l’origine un simple donjon appartenant aux seigneurs d’Orbais.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1200, il passa en héritage à une branche cadette des ducs de Brabant. Cette famille lui adjoignit une palissade en 1235. Toujours par mariage, il devint propriété du comte Philippe de Vianden. Vers 1270, ce dernier y édifia une enceinte en pierre munie de quatre tours circulaires aux angles, de courtines et d’un châtelet d’entrée afin d’en faire un bastion destiné à protéger la frontière sud du duché de Brabant contre les velléités des Dampierre de Flandre qui étaient également comtes de Namur.

Chose rare dans ce pays, la manière de construire ce magnifique château médiéval a été fortement influencée par les liens familiaux qui unissaient la famille du comte Philippe de Vianden aux capétiens. En effet, il a été construit suivant un plan fort similaire à celui du Louvre de Philippe Auguste. En outre, il nous est parvenu quasi intact.

Fait remarquable, Corroy est l'un des rares châteaux à n'avoir jamais, jusqu'en 2008, été mis en vente. La Belgique ne compte que sept châteaux à jouir d'un tel privilège. Au fil des siècles, le château de Corroy est passé par succession héréditaire, depuis sa construction ordonnée vers 1270, de famille en famille, de branche en branche, pour échoir aux Trazegnies en 1803 lorsque le marquis Gillion de Trazegnies d'Ittre contracta mariage avec Amélie Constance de Nassau-Corroy, fille unique et seule héritière du château.

Le château a été vendu par les enfants de la marquise de Trazegnies (née Marie-Claire Jeanne Andrée Nothomb) à l'artiste flamand Wim Delvoye tout en restant usufruitière. Ce dernier l'a ensuite revendu à l'Association royale des demeures historiques et jardins de Belgique, qui en jouit pleinement depuis le décès de la marquise de Trazegnies le 6 avril 2009[1].

Le château fort le mieux conservé de Belgique[modifier | modifier le code]

Avec les châteaux de Bouillon, de Beersel, de Gand, de Horst, de Lavaux et de Vêves, il constitue un des plus beaux châteaux médiévaux de la Belgique.

C'est une ancienne forteresse de plaine, une des mieux conservées du Nord de l'Europe, du Duché de Brabant, construite dans la première moitié du XIIIe siècle. Son plan s'inspire du Palais du Louvre de Philippe-Auguste. Il est entouré de douves plus ou moins asséchées qu'enjambe un pont en brique et pierre bleue qui date de 1718. Le château dessine un pentagone irrégulier autour d'une cour pavée.

Il est classé au Patrimoine majeur de Wallonie qui le considère comme, le témoin le plus important et le plus complet que nous a légué le XIIIe siècle.

Le Marquis de Trazegnies et William Ubregts écrivent :

« Les épaisses courtines portent un chemin de ronde continu, passant par les tours et traversant le châtelet, les logis, voire la tribune de la chapelle. Le parapet est formé de merlons entre les fenêtres archères, garnies de volets en temps de paix. En période de conflit, ces mantelets étaient remplacés par un hourd de bois dont les boulins sont facilement discernables. Corroy a quatre tours d'angle voûtées, désignées vers 1500 par les points cardinaux; la plupart flanquent la muraille. Ces tours ont de remarquables archères de deux mètres de haut (agrandies et retaillées en canonnières en 1477), un parapet hourdé comme les courtines. Les portes des hourds peuvent servir d'entrée aux latrines en bois. Le châtelet d'entrée (ou "chambre de Vianden"), est un véritable poste d'observation et de commandement. Il est constitué de deux demi-tours (ou tourettes), semi-circulaires et très militaires (archères, voûtes, fentes d'observation) en serrant un passage bien protégé (pont-levis, herse, assommoir, deux portes à doubles vantaux).[2] »

Lors du rachat du comté de Namur par Guy de Dampierre, le duc de Brabant a dû convaincre les Vianden, seigneurs de Corroy d'élever cette forteresse face au château namurois de Golzinne.

En 1998, c'est au château de Corroy-le-Château que le prince Alexandre de Belgique et son épouse Léa Wolman rencontrent la presse et organisent une réception pour officialiser leur mariage qui avait eu lieu en secret quelques années auparavant en Angleterre. Le prince Laurent de Belgique est présent à Corroy-le-Château.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b J.-F. P., Décès de la marquise Marie-Claire de Trazegnies, article paru dans le quotidien L'Avenir, 8 avril 2009. Lire en ligne.
  2. Le Patrimoine majeur de Wallonie, éd; de la Région wallonne, Namur 1993, p. 426

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

« Les Trazegnies sont propriétaires de ces murs antiques depuis 1809. Leur dynastie avait été remise en selle par la germanique baronne Eleonore von Bode, jeune et riche veuve dans la trentaine, qui épousa in illo tempore à Vienne le grand-père de Gillion de Trazegnies, Philippe-Ignace, officier dans un régiment hongrois, à l’époque le seul rejeton Trazegnies restant. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]