Electronic Frontier Foundation

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Electronic Frontier Foundation
Image illustrative de l'article Electronic Frontier Foundation

Région International
Création 6 juillet 1990
Type 501(c)(3), Organisme sans but lucratif
Siège 815 Eddy Street, San Francisco, Californie, États-Unis
Budget 17,1 million de dollar en 2015
Effectifs 49
Fondateurs Mitch Kapor, John Perry Barlow, John Gilmore
Chairman Brian Behlendorf
Directeur général Cindy Cohn
Site web eff.org

L'Electronic Frontier Foundation (EFF) est une ONGI de protection des libertés sur Internet basée à San Francisco, Californie.

Fondée en 1990 aux États-Unis par Mitch Kapor, John Gilmore, et John Perry Barlow, auteur de la Déclaration d'indépendance du cyberespace, l'EFF travaille à exposer les abus du droit encadrant Internet, organise des actions politiques et de l'envoie de mail en masse, avance des fonds pour la défense dans les procès, apporte son expertise comme amicus curiae, défend les individus et nouvelles technologies contre les menaces abusive de recourts en justice, soutient certaines avancées technologiques qui préservent les libertés individuelles, et maintient une base de données et des sites internets indépendants qui relaye des nouvelles et conseils.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

L'Electronic Frontier Foundation a été créé en juillet 1990 par John Gilmore, John Perry Barlow et Mitch Kapor en réponse à une série d'actions de plusieurs agences de sécurité qui leur firent comprendre que les autorités étaient terriblement ignorante des formes émergentes de communication en ligne et qu'il était nécessaire de protéger d'avantage les libertés civiles sur Internet.

John Perry Barlow avait rencontré en avril 1990 un agent du Federal Bureau of Investigation (FBI) au sujet du vol et de la diffusion du code source d'une version de la mémoire morte du Macintosh. Il décrit la visite comme "rendu compliqué par le fait que [l'agent] connaissait assez mal l'informatique. Je me suis alors rendu compte qu'avant de pouvoir prouver mon innocence il faudrait d'abord que je lui explique ce que pouvait bien signifier être coupable." Il sentit que cette expérience était symptomatique "d'un moment clef de confusion au niveau de l'Etat durant laquelle les libertés de chacun devenait un risque".

Il publia alors un compte rendu de son expérience sur la communauté en ligne the WELL et fut contacté par Mitch Kapor, qui avait eu une expérience semblable. Tout deux tombèrent d'accord qu'il fallait défendre les libertés civiles sur Internet. Mitch Kapor accepta de financer tous les coûts associés à cette défense et ils prirent contact avec des avocats de New-York, pour défendre plusieurs hackers d'un forum de discussion du magazine Harper's traitant de la liberté et des ordinateurs qui avaient été la cible de raids des services secrets.

Cette action les fit connaître et leur apporta le soutient financier de John Gilmore et Steve Wozniak. En juin 1990, Barlow publia en ligne "Crime & Puzzlement", un article dans lequel il annonçait la création d'une association chargée de "lever et investir des fonds pour la formation, le lobbying et le financement de procès dans la sphère du discours numérique et l'extension des droits inscrits dans la Constitution au cyberespace.

Poster créé par l'EFF en 2010 pour célébrer ses 20 ans

Les statuts de l'Electronic Frontier Foundation furent déposé le 10 juillet 1990, par Kapor et Barlow. Gilmor Wozniak et Stewart Brand furent bientôt élu au conseil de direction. Le financement initial fut apporté par Kapor, Wozniak et un mécène anonyme.

L'avocat américain Mike Godwin rejoint l'organisation en 1990, suivit en 1991 par Esther Dyson et Jerry Berman. En 1992, Cliff Figallo devint directeur du premier bureau établi Cambridge, Massachusetts. En décembre 1992, Jerry Berman devient le directeur exécutif de l'association dans ses nouveaux bureaux à Washington, D.C.

Expansion et développement[modifier | modifier le code]

En 1995, sous la direction de son directeur Lori Fena, l'association déménage à San Francisco, Californie.

Activités[modifier | modifier le code]

L'objectif essentiel de l'EFF est de défendre la liberté d'expression sur Internet. En effet, le développement de celui-ci ne peut se faire sans la prise en compte des sujets politiques, économiques et légaux.

Prix[modifier | modifier le code]

L'Electronic Frontier Foundation offre des prix de calcul coopératif[1] afin d'encourager les internautes à contribuer à la résolution de problèmes scientifiques par le calcul distribué :

  • 50 000 USD pour la découverte d'un nombre premier d'au moins un million de chiffre, remporté le 6 avril 2000 par le GIMPS[2].
  • 100 000 USD pour la découverte d'un nombre premier d'au moins dix millions de chiffres. Le GIMPS a trouvé le 23 août 2008, M43 112 609, un nombre premier de 12 978 189 chiffres.
  • 150 000 USD pour la découverte d'un nombre premier d'au moins cent millions de chiffres.
  • 250 000 USD pour la découverte d'un nombre premier d'au moins un milliard de chiffres.

Position vis-à-vis des brevets[modifier | modifier le code]

L'EFF utilise le ruban bleu pour symboliser leur défense de la liberté d'expression.

Pour l'EFF, certains brevets technologiques déposés dans le monde sont illégitimes : l'usage de la technologie brevetée est très courant et son apparition est peu documentée, mais des sociétés en revendiquent la propriété une fois celle-ci installée dans le quotidien de tous.

Voici une liste de brevets[3] que l'EFF estime nuisible au développement et à l'usage public.

  • L'achat en ligne en un seul clic (brevet U.S. no 5 960 411.)
  • Le caddie d'achat en ligne (brevet U.S. no 5 715 314.)
  • L'hyperlien (brevet U.S. no 4 873 662.)
  • La vidéo en direct (brevet U.S. no 5 132 992.)
  • L'internationalisation des noms de domaine (brevet U.S. no 6 182 148.)
  • Les fenêtres intruses (brevet U.S. no 6 389 458.)
  • La bannière publicitaire ciblée (brevet U.S. no 6 026 368.)
  • Le paiement en ligne par carte de crédit (brevet U.S. no 6 289 319.)
  • La navigation avec cadres (brevet U.S. no 5 933 841 & 6 442 574.)
  • Les liens affiliés (brevet U.S. no 6 029 141.)
  • Le clic (de souris) sur un PDA (brevet U.S. no 6 727 830) - 27 avril 2004, par Microsoft
  • La liste de travail dans un programme (brevet U.S. no 6 748 582) - juin 2004, par Microsoft
  • Le téléchargement de mises à jour de logiciels ou listes antivirus[4] - par British Technology Group (en)
  • L'émoticône « :-( » par Despair Inc.[5] (marque déposée U.S. no 75502288) ; bien que la menace de poursuite judiciaire soit une farce, la marque est bel et bien déposée.
  • Le format JPEG (brevet U.S. no 4 698 672) - octobre 1987, par Forgent Networks

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]