John Perry Barlow

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Barlow.
John Perry Barlow
John Perry Barlow -Mill Valley, California, USA -at home-17Dec2010.jpg

John Perry Barlow en 2010.

Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Mouvement
Site web
Distinction
Œuvres réputées

John Perry Barlow, né le 3 octobre 1947 sur un ranch près de Pinedale dans le Wyoming[1] et mort le 7 février 2018 à San Francisco[2],[3], est un poète, essayiste, éleveur à la retraite, militant libertarien[4] et parolier des Grateful Dead.

Biographie[modifier | modifier le code]

John Perry Barlow est l'un des cofondateurs de l'Electronic Frontier Foundation en 1990 avec Mitch Kapor et John Gilmore et est connu pour sa Déclaration d'indépendance du cyberespace, publiée en 1996.

En août 2013, John Perry Barlow est admis au temple de la renommée d'Internet, dans la catégorie des innovateurs.

"John Perry Barlow s’est toujours distingué par son esprit libertaire. A l’âge de 15 ans, son indiscipline lui vaut d’être envoyé dans un internat privé dans le Colorado, un Etat de l’Ouest. Il y rencontre une autre forte tête, Bob Weir, un dyslexique avec qui il se noue d’amitié. Lorsque Bob Weir est expulsé de l’établissement, John Perry Barlow quitte l’école lui aussi.

On les retrouve à San Francisco, le haut lieu de la contestation de la jeunesse à la fin des années 1960. Ils logent au 710 Ashbury Street, la maison de Jerry Garcia, le chanteur vedette du groupe Grateful Dead. Bob Weir joue de la guitare. Il convainc John Perry Barlow, qui, entre-temps, s’est inscrit en religions comparées à l’université Wesleyenne, dans le Connecticut, de lui écrire des chansons. Puisant dans ses racines country, celui-ci signe quelques grands titres comme Cassidy. Et il présente au groupe Timothy Leary, le psychologue qui fait du prosélytisme pour le LSD.

En 1972, alors que son père est victime d’une attaque cardiaque, le parolier diplômé de théologie change d’orientation. Il reprend le ranch familial du Wyoming, dont il s’occupera pendant dix-sept ans, tout en continuant à écrire pour le « Dead ». Le groupe est à l’avant-garde des pionniers de l’Internet : il encourage les fans à faire des enregistrements pirates dans les concerts et à les diffuser. Les membres communiquent par un bulletin électronique, appelé The Well, l’émanation du Whole Earth Catalogue, publication phare de la contre-culture de l’époque. Tout naturellement, John Perry Barlow se familiarise avec le numérique.

En 1990, John Perry Barlow fonde l’Electronic Frontier Foundation avec deux amis rencontrés par l’intermédiaire du Well : Mitch Kapor, aujourd’hui un mécène de la liberté de la presse, et John Gilmore, de Sun Microsystems. A l’époque, il s’agit de protéger l’Internet des convoitises des gouvernements, pas encore de défendre les usagers contre les géants des technologies. Quatre ans plus tard, John Perry Barlow signe dans le magazine Wired un essai visionnaire sur « l’économie des idées ». Il y fait l’apologie du tout gratuit : « La meilleure manière d’augmenter la demande pour votre produit, écrit-il, c’est de le faire circuler gratuitement. » [5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « John Perry Barlow, 70, Dies; Championed an Unfettered Internet », sur The New York Times, (consulté le 8 février 2018)
  2. « Décès de John Perry Barlow, l'homme « venu du cyberespace » », NextInpact, 8 février 2018
  3. (en) Steven Levy, « Mourning John Perry Barlow the bard of the internet », Wired.com, 7 février 2018
  4. (en) Jack Goldsmith Tim Wu, Who Controls the Internet?, 17 p. (ISBN 0-19-515266-2)
  5. « John Perry Barlow, pionnier de la liberté d’Internet, est mort », sur Le Monde.fr (consulté le 12 février 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Richard Barbrook (en), La liberté de l'hypermédia - Une réponse à John Perry Barlow, in Libres enfants du savoir numérique, éditions de l'Éclat, 2000, pp. 55-76, texte intégral.
  • Ahmed Dahmani, José Do-Nascimento, Jean-Michel Ledjou, Jean-Jacques Gabas, La démocratie à l'épreuve de la société numérique, Karthala, 2007, p. 67.
  • NSA : "despotique mais incompétente" ?, Arrêt sur images, 10 juin 2013, texte intégral.
  • Karim Benyekhlef, Une possible histoire de la norme, Thémis, 2008, pp. 98-99.
  • Jose Do-Nascimento, L’Internet entre acteurs publics et privés - Vers une régulation centrifuge ou centripète ?, in La démocratie à l’épreuve de la Société numérique, éditions Karthala, Paris, 2007, p. 67.

Article[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]