Driss Basri

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Driss Basri
Naissance
Settat, Maroc
Décès (à 68 ans)
Paris, France
Nationalité Flag of Morocco.svg Marocain
Profession
Homme politique marocain, ancien ministre de l'Intérieur.
Autres activités
Chef de l'unité de la DST

Driss Basri (en arabe : إدريس البصري), né le à Settat (Maroc) et mort le à Paris (France), est un homme politique marocain originaire de Taounate. Il était ancien ministre de l'Intérieur[1] sous le règne du roi Hassan II et il est connu pour avoir été l'homme fort du roi et son bras droit si bien qu'on le surnomme le Vice-Roi [2]. Driss Basri est également un des symboles des années de plomb au Maroc

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunes et études[modifier | modifier le code]

Driss Basri est né en 1938 à Settat et il est originaire de Taounate.

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Basri commence sa carrière en tant que commissaire de police à Rabat sous l'ombre du général Ahmed Dlimi.

En , Basri a été nommé chef de l'unité de la Direction de la surveillance du territoire (DST) et un an après eut le poste de secrétaire d'État au ministère de l'Intérieur.

Ministre de l'intérieur[modifier | modifier le code]

En , Basri a été nommé par le roi à la tête du ministère de l'Intérieur. Il devint l’homme de confiance de Hassan II, succédant dans ce rôle au général Oufkir, auteur d’une tentative de coup d’État en 1972, et à Ahmed Dlimi, mort mystérieusement dans un accident de voiture

Driss Basri est présent comme le bras impitoyable d’un régime qui n’a pas hésité à espionner, emprisonner, torturer ou assassiner ses opposants.Après la trahision du General Oufkir, il serait lié à l’enfermement de la famille Oufkir, enfants compris[3].

En novembre 1993, il convoque Khalid Jamaï, le rédacteur en chef d'un des plus grands quotidiens marocains, L'Opinion, pour lui demander des comptes sur un article dans lequel il affirmait notamment que les élections marocaines étaient truquées depuis vingt ans. Après lui avoir demandé «qui il était» («chkoun anta?») pour se permettre de lancer de telles accusations, il lui affirmait que des «plus forts que toi et meilleurs que toi ont été mis en prison»[4]

Driss Basri a également été à l'origine de la transmission à toutes les wilayas et préfectures du pays une circulaire comportant une liste, plutôt restrictive, des “prénoms autorisés au Maroc” dans le but notamment de limiter les prénoms berbères au Maroc[5]. Cette liste toujours d'actualité dans les faits, a été en théorie supprimée en 2002

Il s'est déclaré favorable à un référendum d'autodétermination au Sahara occidental en 1999[6]. Il a maintenu cette opinion par la suite[7],

Fin de mandat et vie en France[modifier | modifier le code]

Comme symbole d'apaisement avec la population et d'ouverture démocratique, peu après son accession au pouvoir le roi Mohammed VI a déchu de ses fonctions administratives Driss Basri le [8],[9].

Il s'installe en France en 2002 à deux pas de la rue de Passy, quartier chic de Paris. Il donne de très rares interviews aux médias.

Il s'en prend notamment au General Laanegri et à Foud Ali El Himma:

  • "Ce sont des analphabètes politiques, ce sont des nains ! Himma est un intrigant, et Laanegri, contre qui je n’ai d’ailleurs rien de personnel, un officier sorti des rangs. Ils ne reculent devant rien. Ils m’ont même inventé une seconde épouse. Ils manipulent les journalistes. Ce sont des gardiens de la paix, des auxiliaires dont le niveau de réflexion ne dépasse pas les caves des commissariats ![9]"

Il meurt le dans un hôpital parisien des suites d'un cancer du foie, à l'âge de 68 ans. Le corps avait été rapatrié le au Maroc et inhumé le 29 au cimetière des Martyrs de Rabat.

Quelque 1 000 personnes, principalement sa famille et ses proches, ont assisté à ses funérailles boudées par la classe politique, à l'heure où le Maroc était en campagne électorale pour les législatives du . Avec la mort de Basri, le Maroc essaie de tourner une page de son histoire que l'on appelle « années de balles ».[réf. nécessaire] Il fut membre de la franc-maçonnerie[10].[réf. à confirmer]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]