Dionys Mascolo

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Dionys Mascolo
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Biographie
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Enfant

Dionys Mascolo (1916 - ) est un essayiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lecteur chez Gallimard durant l'Occupation, il y rencontre Marguerite Duras, dont il devient l'amant, et se lie d'amitié avec son mari Robert Antelme. Avec eux, il crée le « groupe de la rue Saint-Benoît ». Il rejoint la Résistance dans l'équipe commandée par François Mitterrand. À la Libération, il participe avec Edgar Morin au rapatriement à Paris de Robert Antelme, agonisant à Dachau, comme le raconte Marguerite Duras dans un récit autobiographique intitulé La Douleur. Il épouse Marguerite Duras en 1947. Ils ont un enfant, Jean. Le couple se sépare en 1956.

En 1946, il adhère au Parti communiste, avec lequel il rompt fin 1949. Antigaulliste et anticolonialiste, il devint en 1955 l'un des principaux animateurs du Comité des intellectuels français contre la poursuite de la guerre en Afrique du Nord.

En 1958, il fonde, avec Jean Schuster, une revue antigaulliste, Le 14 juillet.

En 1960, il rédige, avec Maurice Blanchot et Jean Schuster, la Déclaration sur le droit à l'insoumission dans la guerre d'Algérie (dite Manifeste des 121).

En 1989, il est filmé par Gérard Courant pour sa série Cinématon. Il est le numéro 1146 de cette anthologie cinématographique. Le cinéaste l'a également filmé pour ses autres séries cinématographique, à savoir Lire (en 1989), Couple (en 1989) et Portrait de groupe (en 1990).

Dionys Mascolo meurt le .

Lecteur assidu de Nietzsche et de Saint-Just, ses réflexions s'orientent surtout sur le rôle de l'intellectuel dans les luttes révolutionnaires (le Communisme, 1953). En 1999, les éditions Benoît Jacob ont publié son essai De l’amour et, en 2004, une sélection de textes réunis sous le titre Entêtements.

Dionys Mascolo avait deux enfants : Jean Mascolo avec Marguerite Duras et Jeanne[1].

Citation[modifier | modifier le code]

« Être révolutionnaire, ce n'est pas être un peu plus de gauche, c'est même ne pas l'être[2]. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Présentation des Œuvres de Saint-Just sous le pseudonyme de Jean Gratien, Éditions de la Cité Universelle, 1946
  • Le communisme. Révolution et communication ou la dialectique des valeurs et des besoins, Gallimard, 1953
  • Lettre polonaise : sur la misère intellectuelle en France, Les Éditions de Minuit, 1957
  • Autour d'un effort de mémoire : sur une lettre de Robert Antelme, Maurice Nadeau, 1987
  • De l'amour, Urdla éditions, 1993 ; rééd. Benoît Jacob, 1999
  • Haine de la philosophie : Heidegger pour modèle, Paris, Jean-Michel Place, 1993
  • Du rôle de l'intellectuel dans le mouvement révolutionnaire, ouvrage collectif (Jean-Paul Sartre, Bernard Pingaud, Dionys Mascolo)
  • Marguerite Duras par Marguerite Duras, Jacques Lacan, Maurice Blanchot et Dionys Mascolo
  • A la recherche d'un communisme de pensée, Fourbis, 1993
  • Nietzsche, l'esprit moderne et l'Antéchrist, Farrago, 2000 (extrait de À la recherche d'un communisme de pensée)
  • Entêtements, Benoît Jacob, 2004
  • Lettre de Dionys Mascolo, 2011
  • Sur le sens et l'usage du mot gauche - suivi de contre les idéologies de la mauvaise conscience, Nouvelles éditions Lignes, 2011

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Maurice Blanchot : « Sur une approche du communisme », in L’amitié, Paris, 1971, p. 109-114
  • Martin Crowley : « Dionys Mascolo: Art, Politics, Revolt », in Forum for Modern Language Studies, 2006 (42): 139-150
  • Alain Jugnon, Communismes de pensée. Surya, Mascolo, Bataille, Lignes, 2016.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]