Descendants des rois de France

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Les descendants des rois de France représentent 625 000 descendants d'Hugues Capet (sur 39 générations) qui ont été répertoriés en 2014, dont environ 10 000 vivant actuellement[1].

La descendance en ligne masculine et légitime des rois de France[modifier | modifier le code]

On peut estimer à environ 6 500 le nombre de personnes (mortes et vivantes) descendant en ligne masculine et légitime des rois de France. Cette descendance masculine et légitime est principalement regroupée dans les maisons suivantes :

Bourbons-Anjou ou Bourbon d'Espagne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison de Bourbon (Espagne).
La maison de Bourbon-Anjou est fondée en 1700, lorsque le duc d'Anjou Philippe de France devient roi des Espagnes et des Indes sous le nom de Philippe V. Philippe de France est le petit-fils de Louis XIV, roi de France et de Navarre entre 1643 et 1715. À la suite de l'extinction de la branche aînée, issue du père de Louis XV en 1883, la maison de Bourbon-Anjou devient la nouvelle branche aînée des Bourbons et donc des Capétiens en succession légitime.
Par trois fois les Bourbons d'Espagne vont perdre leur couronne : en 1808 durant les guerres napoléoniennes (restaurés en 1813), en 1868 (restaurés en 1874) et enfin en 1931. La maison est à nouveau maison royale d'Espagne depuis 1975 et la montée sur le trône de Juan Carlos Ier. L'actuel chef de la famille royale espagnole est Philippe VI, roi d'Espagne.

Le chef de la maison de Bourbon est depuis 1989 Louis de Bourbon, aîné des Capétiens et à ce titre considéré par les légitimistes, héritier de la couronne de France, il porterait alors le nom de « Louis XX ».

Bourbons-Siciles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison de Bourbon-Siciles.

La maison de Bourbon-Siciles est une branche cadette des Bourbons d'Espagne, fondée en 1734 à la suite de la reconquête des deux Siciles par l'infant Charles — fils cadet de Philippe V, qui avait été spolié de ces royaumes au profit des Savoie et des Habsbourg par les Traités d'Utrecht (1713). C'est cependant Charles qui devient roi des deux Siciles, mais vingt-cinq ans plus tard, il laisse les royaumes à son troisième fils Ferdinand de Bourbon, en 1759. Celui-ci va les unifier en 1816 en fondant le royaume des Deux-Siciles, qui sera toutefois reconquis et annexé par les Savoie en 1861.

Bourbons-Bragance[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison de Bourbon-Bragance.

La maison de Bourbon-Bragance, éteinte depuis 2008 (1979 pour les mâles) est une branche cadette de la maison de Bourbon en Espagne. Elle trouve son origine dans le mariage royal organisé par le roi Charles III d'Espagne et la reine Marie Ire du Portugal en 1785 entre l'infant d'Espagne Gabriel de Bourbon (1752-1788) et l'infante de Portugal Marie de Bragance (1768-1788).

Bourbons-Parme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison de Bourbon-Parme.

La maison de Bourbon-Parme est une branche cadette des Bourbons d'Espagne fondée en 1748 à la suite de la guerre de succession d'Autriche. Philippe de Bourbon, fils de Philippe V, devient duc de Parme sous le nom de Philippe Ier.

  • les Nassau
Article détaillé : Maison de Nassau.
La maison de Nassau est le nom donné à la maison de Bourbon-Parme au Luxembourg depuis le mariage en 1919 de Félix de Bourbon-Parme avec la grande-duchesse Charlotte. Elle est depuis 1964 et l'accession au trône du grand-duc Jean la maison souveraine du grand-duché. Son chef actuel est Henri, grand-duc.

Orléans[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison d'Orléans.
  • les Orléans (prétendante orléaniste à la couronne de France)
La maison d'Orléans (quatrième à porter ce nom) est fondée en 1661 lorsque Louis XIV fait son frère cadet, Philippe de France, duc d'Orléans. Philippe est fils de Louis XIII, roi de France dont descend la famille. De 1830 à 1848 Louis-Philippe Ier est roi des Français.
Le chef de famille est, depuis 1999, Henri d'Orléans, prétendant orléaniste à la couronne de France sous le nom d'« Henri VII ».
    • les Orléans et Bragance, branche cadette de la maison d'Orléans et prétendante à la couronne du Brésil (prétendance disputée entre les deux rameaux rivaux composant cette branche : le rameau aîné, dit de Petrópolis, et le rameau cadet, dit de Vassouras).
Article détaillé : Maison d'Orléans-Bragance.

La descendance en ligne masculine et illégitime[2],[3] des rois de France[modifier | modifier le code]

Bourbons de Busset et de Châlus[modifier | modifier le code]

Lancastre[modifier | modifier le code]

  • Issus d'un fils illégitime du roi Jean II de Portugal.

Portugal et Castro[modifier | modifier le code]

  • Issus d'un petit-fils illégitime d'Alphonse de Bragance (l'ancêtre des Bragance, voir ci-dessous). Un rameau cadet des Portugal et Castro, celui des ducs de Lafões (en), porte le nom de Bragance par un mariage en 1853 avec une descendante du roi Pierre II de Portugal.

Bragance[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison de Bragance.

La deuxième maison de Bragance remonte au prince Alphonse (1377-1461), un fils naturel du roi Jean Ier de Portugal. Elle est donc issue, par les mâles, de la maison d'Aviz, qui descend elle-même de la maison de Bourgogne. Capétienne, la deuxième maison de Bragance est ainsi liée aux rois de France.

Álvares Pereira de Melo[modifier | modifier le code]

Sousa Coutinho[modifier | modifier le code]

  • Issus d'un fils illégitime du roi Alphonse III de Portugal.

Importante consanguinité[modifier | modifier le code]

Le petit nombre de descendants des rois de France, par rapport à un nombre théorique, s'explique par les fréquents mariages entre cousins capétiens entre les 12e et 20e siècles. On peut citer quelques exemples de considérable consanguinité chez des descendants des rois de France tels que :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://dynastie.capetienne.free.fr
  2. Patrick Van Kerrebrouck et avec la collaboration de Christophe Brun (préf. Hervé Pinoteau), Nouvelle histoire généalogique de l'auguste maison de France, t. IV : La maison de Bourbon - 1256-2004, vol. 2, Villeneuve-d'Ascq, Patrick Van Kerrebrouck (auto-édition), , 2e éd. (1re éd. 1987), 1010 p. (ISBN 2950150950), partie 6, « Enfants naturels », p. 779-786.
  3. http://hervepinoteau.over-blog.com/2015/07/panorama-de-l-heraldique-capetienne-contemporaine-1955.html
  4. Exemples cités par Jean-Louis Beaucarnot http://www.yvongenealogie.fr/2011/10/methodes-ressources/definition-implexe-consanguinite-genealogie/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]