Death rock

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Deathrock
Origines stylistiques Punk rock, post-punk, rock psychédélique, glam rock, acid rock, musique de films d'horreur
Instruments typiques Chants, basse, batterie, guitare, synthétiseur
Popularité Fin des années 1970, Los Angeles
Voir aussi Horror punk, psychobilly, rock gothique

Genres dérivés

Dark cabaret, gothabilly

Le deathrock est un sous-genre musical de punk rock incorporant éléments d'horreurs et d'atmosphères effrayantes, ayant émerge sur la côte ouest des États-Unis au début des années 1980.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les chansons de deathrock utilisent de simple accords, des guitares et de la basse. Les morceaux de batterie répétitifs sont similaires à ceux du post-punk en signature 4/4. Pour créer l'atmosphère, des accords grattés sont souvent utilisés. Les paroles varient, mais parlent habituellement d'introspection, de surréalisme, et de thèmes sombres comme l'isolement, la désillusion, la vie et la mort. Les paroles de deathrock et autres éléments stylistiques musicaux incorporent souvent des thèmes orientés films d'horreur et de science-fiction, qui mènent les groupes à adopter les styles de rockabilly et surf rock[1]. Les structures sonores fréquemment simplistes, l'atmosphère oppressante et le rythme musical contraignent les chanteurs à travailler leurs émotions ; les chanteurs de deathrock adoptent typiquement des voix différentes et sont fréquemment présents sur scène[2]. Malgré son nom identique, le deathrock n'est pas lié au death metal, qui est sous-genre violent du heavy metal.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme « death rock » est utilisé pur décrire un genre de rock 'n roll thématiquement lié lancé en 1958 avec la chanson Last Kiss de J. Frank Wilson[3]. Ces chansons parlant d'adolescents morts adoptent un point de vue morbide mais romantique de la mort. Leader of the Pack des Shangri-Las est incontestablement le meilleur exemple d'usage du terme dans les années 1950 et 1960[4],[5].

Le terme deathrock revient quinze ans plus tard en 1979 pour décrire le son de groupes punk originaires de la côte ouest américaine[6]. Le terme provient probablement de l'une des trois sources : Rozz Williams, le membre fondateur des Christian Death, pour décrire la musique du groupe[7] la presse musicale usant du terme pour décrire le punk dans les années 1950 ; et/ou du film They Eat Scum réalisé par Nick Zedd sorti en 1979[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Les premiers groupes du genre, comme 45 Grave par exemple, s'inspirent d'anciens musiciens et groupes de rock 'n roll axés horreur durant la fin des années 1950 et début des années 1960 comme Bobby « Boris » Pickett et Zacherle avec Monster Mash ; Screamin' Jay Hawkins avec I Put a Spell on You ; Screaming Lord Sutch and the Savages avec Murder in the Graveyard. Ces chansons utilisent des effets sonores[9] créant une atmosphère oppressante, et parlant de sujets comme le cannibalisme d'une façon humoristique, et occasionnellement jouées dans des clubs deathrock[10].

L'influence de l'horreur sur la musique rock continue dans les années 1970 avec les groupes Alice Cooper[11] et Kiss. Rozz Williams note Alice Cooper et Kiss comme les inspirations de son enfance[12]. 45 Grave reprend également une musique d'Alice Cooper, School's Out. D'autres groupes glam rock qui ont influencé les premiers musiciens de goth/deathrock impliquent The Doors, David Bowie, The Velvet Underground, Iggy Pop and the Stooges, The Cramps, T. Rex, New York Dolls, The Damned, MC5 et Richard Hell and the Voidoids. La plupart de ces groupes explorent des thèmes plus sombres, et incorporent souvent des thèmes visuels d'horreur à leurs concerts, ou utilisent des musiques de films d'horreur.

Les films d'horreur influencent directement les musiciens de deathrock. D'après le chanteur de 45 Grave, Dinah Cancer, les films d'horreur italiens ont particulièrement influencé le style visuel de 45 Grave. Les films de zombie influence les musiciens de deathrock, en particulier Night of the Living Dead (1968) de George A. Romero et ses suites. Return of the Living Dead (1985) de John Russo présente des chansons punk à sa bande originale[13] influencent les autres groupes de deathrock. Cependant, l'horreur est l'unique inspiration du deathrock. Les films noirs, le surréalisme, et les nombreuses iconographies religieuses inspirent les paroles et l'art visuel des groupes deathrock[1].

Émergence[modifier | modifier le code]

Le deathrock émerge initialement aux États-Unis dans les années 1970 comme un dérivé plus sombre du punk rock pré-existant et de la scène musicale du hardcore de Los Angeles[14]. La musique plus active et mieux documentée de la scène musicale deathrock est celle de Los Angeles, qui se centre sur des groupes comme The Flesh Eaters (1977), Kommunity FK (1979), 45 Grave (1979), Christian Death (1979), Gun Club (1981), Super Heroines (1981), Pompeii 99 (1981), Voodoo Church (1981), Ex-VoTo (1982), Burning Image (1982), Radio Werewolf (1984) et Screams for Tina (1985)[1],[15]. Les premiers groupes de deathrock de la côte ouest s'inspirent de la base du punk rock et y ajoute des paroles sombres, elles-mêmes inspirées des films d'horreur, des films noirs, du surréalisme et de l'imagerie religieuse[16]. Quelques groupes mélangent punk hardcore à la musique gothique, plus notamment T.S.O.L[17], et Burning Image[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « England Fades Away: Stylus Magazine’s Guide to Goth », sur Stylus Magazine (consulté le 25 mars 2012).
  2. (en) « StarVox.net » (consulté le 25 mars 2012).
  3. (en) « J. Frank Wilson », sur Oldies.com (consulté le 25 mars 2012).
  4. (en) « The Shangri-Las », sur ClassicBands (consulté le 25 mars 2012).
  5. (en) « Dead Teen Songs or Teenage Death Music or the teen death song or teen tragedy », sur nyx (consulté le 25 mars 2012).
  6. (en) Kilpatrick, Nancy. The Goth Bible: A Compendium for the Darkly Inclined. New York: St. Martin's Griffin, 2004, ISBN 0-312-30696-2, pp. 88-89.
  7. (en) « Starvox.net (2) » (consulté le 25 mars 2012).
  8. (en) Hawkins, Joan Defining Cult Movies, pp 227-228. Manchester University Press (2003). (ISBN 0-7190-6631-X), 9780719066313. [1].
  9. (en) « Horror Themes », sur COD.edu (consulté le 25 mars 2012).
  10. (en) « Deathrock.com » (consulté le 25 mars 2012).
  11. (en) « Still shocking and rocking. Alice Cooper is creeping up on 60 but he’s showing no signs of slowing down », sur Canada.com,‎ (consulté le 25 mars 2012).
  12. (en) « Rozz Williams interview - Carpe Noctem issue 1 vol.3 », sur TheBlueHour.fr (consulté le 25 mars 2012).
  13. (en) « Night of the Living Dead (Millennium Edition) », sur Amazon.com (consulté le 25 mars 2012).
  14. (en) « Archived Interview with Ms. Dinah Cancer. », sur AliceBag.com (consulté le 25 mars 2012).
  15. (en) « The Gun Club story in detail » (consulté le 25 mars 2012).
  16. (en) « wweek.com » (consulté le 25 mars 2012).
  17. (en) « T.S.O.L. Bio », sur AllMusic (consulté le 25 mars 2012).
  18. (en) « WildHunt.org » (consulté le 25 mars 2012).