Emo

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Emo

Origines stylistiques Punk hardcore, post-hardcore
Origines culturelles Années 1980
Washington, aux États-Unis
Instruments typiques Guitare électrique, basse, batterie, chant
Scènes régionales Washington, Midwest, Centre des États-Unis, New Jersey et Long Island
Voir aussi Liste de groupes emo

Sous-genres

Emo pop, screamo

Genres dérivés

Emoviolence

L'emo est un style musical de musique rock caractérisé par des paroles expressives. Le genre émerge durant les années 1980 du mouvement punk hardcore de Washington, ville dans laquelle il est connu sous les termes d'« emotional hardcore » ou d'« emocore », et est développé par des groupes tels que Rites of Spring et Embrace. Lorsque le style est repris par des groupes américains de rock punk, il commence à changer et être mélangé à des éléments sonores extraits du pop punk et du rock indépendant, puis à être joué au début des années 1990 par des groupes comme Jawbreaker et Sunny Day Real Estate. Au milieu des années 1990, un bon nombre de groupes emo émergent du Midwest et du Centre des États-Unis, et de nombreux labels discographiques commencent à se spécialiser dans le style.

L'emo se popularise auprès du grand public au début des années 2000 grâce à des groupes comme Jimmy Eat World et Dashboard Confessional, et à l'apparition du sous-genre musical screamo. Après avoir atteint le succès, certains groupes emo signent avec des labels majors et le style devient un produit de marketing[1]. À la fin des années 2000, la popularité de l'emo s'effondre. Certains groupes changent d'orientation musicale et d'autres se séparent. Le « revirement de l'emo »[2],[3],[4],[5] commence dans les années 2010, lorsque des groupes reprennent le son et l'esthétique musicale de l'emo des années 1990 et du début des années 2000. Quelques genres dérivés comme l'emo pop et l'emoviolence (un style de screamo et de powerviolence) se développent en parallèle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Précurseurs[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, quelques groupes de DC hardcore se forment. Certains d'entre eux sont axés punk hardcore et d'autres post-hardcore. Le post-hardcore est un sous-genre du punk hardcore, et est, comme le post-punk, plus orienté mélodique et expérimental. Certains groupes de punk hardcore comme Minor Threat[6], The Faith[7], Black Flag[8], et Hüsker Dü[9] ont inspirés les groupes d'emocore.

Origines[modifier | modifier le code]

Guy Picciotto, des Rites of Spring.

L'emo devient un style de post-hardcore[10] et se développe à partir du punk hardcore au début des années 1980 à Washington D.C., à la fois en réponse à la violence qui se veut plus grandissante dans la scène et aux raisons politiques personnelles revendiquées par Ian MacKaye du groupe Minor Threat[11],[12]. Fan de Minor Threat, Guy Picciotto forme le groupe Rites of Spring en 1984, se libérant des limites imposées par le hardcore pour se concentrer sur des morceaux de guitare mélodiques, un rythme varié, et des paroles profondément personnelles et passionnées[6]. Certains thèmes du groupe seront repris par d'autres groupes emo, comme la nostalgie, l'amertume, et le désespoir[13]. L'émotion de leurs performances se veut tellement intense que certaines personnes du public en pleuraient[14]. MacKaye devient un grand fan des Rites of Spring, puis forme un nouveau groupe appelé Embrace, qui explore des thèmes similaires de recherche de soi et de l'émotion[15]. Des groupes similaires se développent dans ce qui s'appelle la Revolution Summer de 1985, menée par les adeptes de la scène de Washington D.C. afin de se libérer des contraintes musicales imposées par le hardcore, et de former un nouvel élan de créativité[12]. Des groupes comme Gray Matter, Beefeater, Fire Party, Dag Nasty, Soulside, et Kingface sont liés à ce mouvement[12],[15].

Les origines exactes du terme « emo » restent incertaines, mais sont clairement retracées en 1985. Selon Andy Greenwald, auteur de Nothing Feels Good: Punk Rock, Teenagers, and Emo, « les origines du terme 'emo' sont inconnues... mais il devient d'usage en 1985. Si Minor Threat est un groupe de hardcore, alors Rites of Spring est un groupe d'emotional hardcore ou d'emocore[15]. » Michael Azerrad, auteur de Our Band Could Be Your Life, retrace également l'origine du terme à cette date : « Le style sera appelé 'emo-core,' un terme que pratiquement tout le monde détestait même s'il a été utilisé pendant quinze ans et qu'il servait à décrire un nombre incalculable de groupes du style[16]. » MacKaye retrace également son usage en 1985, l'attribuant à un article du magazine Thrasher qui catégorisait Embrace et d'autres groupes de Washington d'« emo-core », un genre qu'il considère selon ses termes comme « le plus merdique que j'ai jamais entendu de toute ma vie[17]. » D'autres créditent l'utilisation du terme lors d'un concert d'Embrace, durant lequel le public aurait scandé « emocore » en guise d'insulte[18],[19]. D'autres soutiennent l'usage du terme par MacKaye dans un magazine, ou en provenance du groupe Rites of Spring[19].

L'Oxford English Dictionary, cependant, retrace le premier usage du terme « emo-core » en 1992, et « emo » en 1993, « emo » ayant été utilisé pour la première fois par le New Musical Express en 1995[20]. Le terme d'« emocore » se répand rapidement dans la scène punk de Washington D.C. et décrit les groupes associés au label d'Ian MacKaye, Dischord Records[18]. Bien que ces groupes rejettent ce terme, celui-ci est, malgré eux, utilisé pour les décrire[21]. La scène emo de Washington D.C. ne dure que quelques années. En 1986, les groupes les plus importants du mouvement — dont Rites of Spring, Embrace, Gray Matter, et Beefeater — se séparent[22]. Malgré cela, les idées et l'esthétique musicale de la scène se propagent dans le pays par le biais de magazine, de vinyles ou grâce au bouche-à-oreilles[23]. Selon Greenwald, la scène de Washington D.C. a aidé au développement de l'emo[24]. MacKaye et Picciotto, aux côtés du batteur des Rites of Spring Brendan Canty, forment le groupe particulièrement influençable Fugazi qui, bien qu'étant parfois considéré emo, n'est pas reconnu dans ce style[25].

Réinvention[modifier | modifier le code]

Alors que le mouvement emo de Washington se propage dans tous les États-Unis, quelques groupes locaux commencent à emprunter ce style[26]. Le style mélange le fatalisme et la théâtralité des Smiths avec le point de vue chaotique du hardcore[26]. Même si les groupes locaux varient, l'esthétique de l'emocore à la fin des années 1980 reste plus ou moins la même : « une musique punk avec des paroles entièrement émotionnelles[26]. » Cependant, dans les années 1990, de nombreux nouveaux groupes réinventent le style emo et restructurent la relation entre groupes et fans[27]. Ces groupes impliquent Jawbreaker et Sunny Day Real Estate qui recontextualisent le terme d'« emo » et l'emmènent vers un public toujours plus grand[27]. Selon Andy Greenwald, « Sunny Day Real Estate est à la tête de l'emo et Jawbreaker en est les trippes[27]. »

En 1991, le succès de Nevermind du groupe Nirvana, la musique underground et les mouvements aux États-Unis deviennent lucratifs[27]. Les adolescents du pays s'autoproclament fans de musique indépendante, et devenir punk devient une mode[27]. Jawbreaker est dès lors considéré comme « la pierre de Rosette de l'emo contemporain[28]. » Inspirée de la scène rock punk de San Francisco de la fin des années 1980 et du début des années 1990, leur musique mélange punk hardcore, pop punk, et l'esprit torturé de l'emocore du milieu des années 1980[28]. Le guitariste et chanteur Blake Schwarzenbach se concentre sur des paroles personnelles[29]. Schwarzenbach devient la première idole emo chez les auditeurs[30]. L'album de Jawbreaker, 24 Hour Revenge Therapy, sorti en 1994, devient le plus félicité des fans[31]. Le groupe signe au label Geffen Records, et part en tournée aux côtés de Nirvana et Green Day, mais leur album Dear You, sorti en 1995, ne parvient qu'à se vendre timidement, et le groupe se sépare peu après ; Schwarzenbach formera plus tard Jets to Brazil[32]. Leur musique, cependant, continue à vivre à travers d'autres groupes emo et pop punk ouvertement inspirés par Jawbreaker[33].

Sunny Day Real Estate se forme à Seattle pendant le boom du grunge au début des années 1990[34]. Contrairement à Jawbreaker, ses membres se composent de musiciens expérimentés aux nobles ambitions musicales[34]. Le premier album du groupe, Diary (1994), est un succès commercial, et le clip vidéo de la chanson Seven est joué sur MTV[35]. La musique du groupe défie celle des autres en matière de sentiment, d'instrumentation, ainsi que de métaphores, et représente un écart de génération entre grunge et emo[36]. D'autres groupes axés emo suivent rapidement, et le mot « emo » passe d'une définition vague à un type spécifique de musique émotionnelle et romantique mais distancée par la nature politique du rock punk[37]. Sunny Day Real Estate se sépare après Diary, Enigk se convertissant en chrétien born-again et se lançant dans une carrière solo, tandis que les autres membres s'investissent dans des projets parallèles comme Foo Fighters[38].

Malgré la réinvention de l'emo dans les années 1990, des groupes comme Policy of 3[39] et Hoover[40],[41] conservent leur musique emo axée post-hardcore.

Popularité underground[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1990, les mouvements punk et rock indépendant, largement underground depuis le début des années 1980, se popularisent auprès du grand public. À la suite du succès de Nirvana, des labels se centrent sur le rock alternatif et d'autres musiques underground en signant des groupes indépendants et en faisant de grandes campagnes publicitaires[42]. En 1994, la même année durant la sortie de 24 Hour Revenge Therapy de Jawbreaker et de Diary de Sunny Day Real Estate, les groupes de rock punk Green Day et The Offspring sont certifiés multi-disques de platine grâce à leurs albums respectifs Dookie et Smash. Alors que l'underground est à peine popularisé auprès du grand public, l'emo devient une sous-culture nationale, voir plus[42]. Inspirée des groupes comme Jawbreaker, Drive Like Jehu, et Fugazi, la nouvelle sonorité de l'emo mélange la passion du hardcore et l'intelligence du rock indépendant, accompagnée de la puissance anthémique du rock punk et de son éthique do-it-yourself[43].

La plupart des nouveaux groupes emo sont originaires du Midwest et du Centre des États-Unis, comme Cap'n Jazz[44] de Chicago, Braid de Champaign-Urbana, Christie Front Drive de Denver, Mineral d'Austin, Jimmy Eat World de Mesa (Arizona), The Get Up Kids de Kansas City, et The Promise Ring de Milwaukee, Wisconsin[45]. D'après Andy Greenwald, « c'est à l'époque où l'emo remporte certains, pour ne pas dire tous, les stéréotypes listés à ce jour : une musique de collégien avec port de lunettes, larmoyante, et extrêmement intello[43]. »

Sur la côte Est, le groupe originaire de New York, Texas Is the Reason, comble l'écart entre rock indépendant et emo en mélangeant les mélodies de Sunny Day Real Estate et en s'adressant directement à l'auditeur[46]. Dans le New Jersey, Lifetime se popularise comme groupe de hardcore mélodique jouant dans le garage de leurs fans[47]. Leur album Hello Bastards, sorti en 1995 sur le label indépendant Jade Tree Records, mélange hardcore et mélodie emo, tournant le dos au cynisme et à l'ironie[47]. L'album se vend chez les adolescents par milliers d'exemplaires[48], et le groupe inspire un grand nombre d'autres groupes emo originaires du New Jersey et de Long Island comme Brand New, Glassjaw, Midtown[49], The Movielife, My Chemical Romance[49], Saves the Day[49],[50], Senses Fail[49], Taking Back Sunday[48],[49], et Thursday[49],[51].

The Promise Ring est l'un des premiers groupes de ce nouveau style d'emo. Leur musique se caractérise par une approche lente, claire de pop punk aux riffs hardcore, mélangés notamment aux paroles inspirées de Davey von Bohlen[52]. Jade Tree fait paraître son premier album 30° Everywhere en 1996 et se vend chez les adolescents par millier d'exemplaires, un succès pour un groupe indépendant[53]. Greenwald décrit la sensation que procure l'album : « c'est comme se frapper la tête avec de la barbe à papa[54]. » D'autres groupes comme Karate, The Van Pelt, Joan of Arc, et The Shyness Clinic incorporent des éléments de post-rock et de rock bruitiste à leur musique emo[55].

Un album important de l'emo des années 1990 s'intitule Pinkerton de Weezer sorti en 1996[56]. À la suite du succès de l'album homonyme certifié disque de platine, Pinkerton remplace sa musique power pop par une musique plus abrasive et agressive[57],[58]. Les chansons du chanteur Rivers Cuomo se centrent sur le sexe manipulateur et ses difficultés à faire face à la célébrité[58]. Un échec commercial et critique[58],[59], il est listé par Rolling Stone comme le second pire album de l'année[60]. Au retour de Weezer en 2000, ils se focalisent sur un son orienté pop. Cuomo refuse de jouer des chansons extraites de Pinkerton, qu'il qualifie de « laides » et « gênantes »[61].

Succès indépendant[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1990, l'emo regagne en popularité grâce au succès de certains groupes et labels notables. Alors que l'emo regagne en popularité, le marché de la musique y voit dans le genre un potentiel marketing, et, tandis qu'il devient un genre commercial, les groupes du genre décident intentionnellement de s'en écarter[62]. En 1997, Deep Elm Records lance une série de compilations intitulées The Emo Diaries, qui sera commercialisée jusqu'en 2007 après onze volumes[63]. Avec de nombreuses musiques inédites composées par des groupes non signés, la série recense des groupes comme Jimmy Eat World, Further Seems Forever, Samiam, et The Movielife[63].

L'album de Jimmy Eat World, Clarity, sorti en 1999, est l'un des albums emo les plus importants de la fin des années 1990, et en devient une inspiration pour les futurs groupes emo[64]. En 2003, Andy Greenwald le considère comme « l'un des albums farouchement rock 'n' roll les plus appréciés de la dernière décennie. C'est un passage obligatoire pour tous les groupes emo[64]. » Cependant, malgré le chaleureux accueil et le passage du single Lucky Denver Mint dans la comédie Never Been Kissed de Drew Barrymore, Clarity ne parvient pas à percer dans un marché dominé par la teen pop, ce qui mène le groupe à quitter son label Capitol Records l'année suivante[65],[66]. Néanmoins, l'album se popularise grâce au bouche-à-oreilles et devient un trésor pour les fans, avec un chiffre de vente dépassant les 70 000 exemplaires[67]. Jimmy Eat World auto-finance l'enregistrement de son album suivant Bleed American (2001) avant de signer avec Dreamworks Records. L'album se vend à 30 000 exemplaires la première semaine après sa sortie, et est certifié disque d'or. En 2002, il est certifié disque de platine lorsque l'emo se popularise auprès du grand public[68].

Drive-Thru Records, fondé en 1996, se construit progressivement une liste de groupes orientés pop punk aux caractéristiques emo comme Midtown, The Starting Line, The Movielife, et Something Corporate[69]. Le partenariat de Drive-Thru avec le label major MCA permet à la pop orientée emo de se populariser encore plus[70]. Le premier plus gros succès du label se nomme New Found Glory[70], dont l'album éponyme, sorti en 2000, atteint la 107e place du Billboard 200[71] et dont le single Hit or Miss atteint la 15e place des Modern Rock Tracks[72].

Le label indépendant Vagrant Records permet le succès de nombreux groupes emo à la fin des années 1990 et début des années 2000. The Get Up Kids vend plus de 15 000 exemplaires de leur premier album Four Minute Mile (1997) avant de signer avec Vagrant, qui en fait une promotion agressive et leur permet de partir en tournée avec des groupes de renom comme Green Day et Weezer[73]. Leur album Something to Write Home About (1999) est un succès indépendant, qui atteint la 31e place aux Top Heatseekers. Vagrant les signe et fait paraître les albums d'un grand nombre d'autres groupes emo ou orientés emo pendant les deux années qui suivent, dont The Anniversary, Reggie and the Full Effect, The New Amsterdams, Alkaline Trio, Saves the Day, Dashboard Confessional, Hey Mercedes, et Hot Rod Circuit[74]. Saves the Day se popularise sur la côte est et vend près de 50 000 exemplaires de son second album Through Being Cool (1999)[50] avant de signer avec Vagrant et de faire paraître Stay What You Are (2001), vendu à 15 000 exemplaires à sa première semaine de sortie[75] atteignant la 100e place du Billboard 200[76] puis à 200 000 exemplaires au total[77].

À l'été 2001, Vagrant organise une tournée nationale avec tous les groupes du label, sponsorisée par des sociétés telles que Microsoft et Coca-Cola. Cette approche populiste et l'usage d'Internet comme outil marketing aident Vagrant à devenir l'un des plus grands labels indépendants et à la popularisation du terme « emo »[78]. Selon Greenwald, « plus que n'importe quel autre événement, c'est Vagrant America qui a amené le terme emo auprès des masses — en particulier parce qu'il a eu le courage de faire le chemin jusqu'à eux[75]. »

Popularité grand public[modifier | modifier le code]

L'emo se popularise auprès du grand public en 2002 grâce à de nombreux événements notables[79] : l'album de Jimmy Eat World, Bleed American est certifié disque de platine grâce au titre The Middle, classé à la première place du Modern Rock Tracks de Billboard[79],[80],[81]. Dashboard Confessional atteint la 22e place du classement avec Screaming Infidelities sur leur premier album chez Vagrant Records The Places You Have Come to Fear the Most, qui est classé 5e des Independent Albums[82]. L'album de New Found Glory Sticks and Stones débute quatrième au Billboard 200[79],[83]. Aussi, l'album de The Get Up Kids On a Wire (2002) atteint la 57e au Billboard 200 et troisième aux Top Independent Albums. Leur album Guilt Show (2004) atteint la 58e place du Billboard 200[84]. Au succès de l'emo à cette période, la plupart des puristes de l'emo n'acceptent pas que des groupes comme The Get Up Kids, Jimmy Eat World, The Promise Ring et Dashboard Confessional soir appelés emo, et les considèrent alors comme « mall emo »[85].

Saves the Day part en tournée avec Green Day, Blink-182, et Weezer, dans de plus grands stades au Madison Square Garden[86] et joue à la fin de l'année au Late Night with Conan O'Brien, paru en couverture d'Alternative Press : leurs clips vidéo des chansons At Your Funeral et Freakish passent constamment sur MTV2[75],[77]. Taking Back Sunday fait paraître son premier album Tell All Your Friends chez Victory Records en 2002. L'album donne au groupe un avant-goût du succès dans la scène emo grâce à des singles comme Cute Without the 'E' (Cut from the Team) et You're So Last Summer. Lancé à la 183e place du Billboard 200, Tell All Your Friends est finalement certifié disque d'or par la RIAA. Des articles concernant Vagrant Records sont publiés par Time et Newsweek[87], tandis que le terme « emo » apparaît sur de nombreuses couvertures de magazines, définissant toute musique externe à la pop mainstream[88].

Quelques groupes emo signent avec des labels majors et le style apparaît sur les marchés[1]. Luke Wood de Dreamworks Records remarque que « l'industrie considère réellement l'emo que le nouveau raprock, ou le nouveau grunge[89]. » La nature dépolitisée de l'emo, accompagnée d'un rythme entrainant et de thèmes accessibles, permettent au genre d'être écouté par un plus jeune public. Le groupe emo Taking Back Sunday parvient à trouver le succès grâce à leur album Where You Want To Be (2004) classé trosiième au Billboard 200, à leur single extrait de l'album, This Photograph is Proof (I Know You Know), incluse dans la bande-originale de Spider-Man 2, et à leur single Louder Now, extrait de l'album homonyme, deuxième au Billboard 200, notamment grâce à la popularité de leur single MakeDamnSure ; les deux albums sont certifiés disque d'or par la RIAA. Au même moment, un genre plus sombre et plus agressif dérivé de l'emo gagne en popularité. Le groupe originaire du New Jersey Thursday signe un contrat de plusieurs millions de dollars avec Island Def Jam et font paraître leur album Full Collapse, qu iatteint la 178e place du Billboard 200[90]. Leur musique diffère des autres groupes emo de l'époque lorsqu'il était politisé[91].

Le screamo, un genre dérivé de l'emo, se popularise également. Hawthorne Heights, Story of the Year, Underoath, et Alexisonfire, quatre groupes fréquemment diffusés sur MTV, sont cités comme ayant contribué à l'émergence du screamo contemporain[92], bien qu'ils aient, depuis, changé de direction musicale[93],[94]. D'aures groupes américains de screamo en activité incluent Comadre, Off Minor, A Mola Mola[95], Men As Trees[95], Senses Fail[96],[97] et Vendetta Red[92]. La scène screamo contemporaine est particulièrement active en Europe, avec des groupes comme Funeral For a Friend[98], Amanda Woodward[99], Louise Cyphre[100] et Le Pré Où Je Suis Mort[101].

Déclin[modifier | modifier le code]

À la fin des années 2000, la popularité de l'emo commence à décliner. Certains groupes changent de direction musicale et d'autres se séparent. Par exemple, l'album Danger Days: The True Lives of the Fabulous Killjoys de My Chemical Romance abandonne ses racines emo[102] pour un style pop punk traditionnel[103]. Paramore et Fall Out Boy changent de direction musicale en 2013[104]. Panic! at the Disco abandonne l'emo-pop dans des albums comme Too Weird to Live, Too Rare to Die! pour du synthpop[105]. À cette période, des groupes associés au genre emo se séparent comme My Chemical Romance[106],[107], Alexisonfire[108], et Thursday[109]. L'avenir de l'emo devient incertain[110].

Revirement underground[modifier | modifier le code]

Le « revirement de l'emo »[2],[3],[4],[5] se déroule au début des années 2010 lorsque des groupes reprennent le son emo des années 1990 et du début des années 2000. Ces groupes incluent The World Is a Beautiful Place & I Am No Longer Afraid to Die[2],[4],[5], A Great Big Pile of Leaves[2], Pianos Become the Teeth[5], Empire! Empire! (I Was a Lonely Estate)[2], Touché Amoré[2],[4] et Into It. Over It[2],[4]. Quelques groupes emo modernes orientés punk hardcore incluent The Pine[111], Title Fight[112], Such Gold[113],[114], et Small Brown Bike[115].

Sous-genres[modifier | modifier le code]

Emo pop[modifier | modifier le code]

L'emo pop, aussi appelé emo pop punk[116], émerge en tant que dérivé de l'emo également influencée pop. AllMusic décrit le style composé de « mélodies hautes, de guitares rythmées, et de paroles concernant l'adolescence, les relations et la rupture amoureuse[117]. » The Guardian décrit le style comme un mélange de « pop saccharine de boys-band » et d'emo[118],[116].

Alors que l'emo se popularise au milieu des années 1990 grâce au succès du grunge[116], l'emo pop se développe avec des groupes comme The Wrens, grâce à son album Secaucus (1996), et Weezer[119]. D'autres groupes des années 1990 ayant contribué à l'emo-pop incluent Sense Field[120], Jejune[120], Alkaline Trio, et The Get Up Kids[120],[121]. Alors que l'emo se commercialisé avec succès au début des années 2000, le mouvement emo pop est lancé grâce à l'album Bleed American de Jimmy Eat World et au succès de leur single The Middle[117]. Des groupes comme Weezer et The Wrens se popularise dans ce mouvement[117],[122].

L'emo pop est lancé dans les années 1990. Des groupes comme Jimmy Eat World[117], The Get Up Kids[123],[124],[125], The Promise Ring[126],[127],[128], The Starting Line[129], Saves the Day[130], et The Movielife[131] sont des groupes initialement lancés dans l'emo pop. Jimmy Eat World et leurs albums Static Prevails et Clarity[132],[133] inspire l'emo moderne[134].

Le style se popularise réellement au début des années 2000, avec un certain succès à la fin des années 1990. The Get Up Kids vend 15 000 exemplaires de leur premier album Four Minute Mile (1997) avant de signer avec Vagrant Records[73]. Leur album Something to Write Home About atteint la 31e place du Top Heatseekers. Saves the Day se popualrise sur la côte est et vend près de 50 000 exemplaires de leur second album Through Being Cool (1999)[50] avant de signer avec Vagrant qui fait paraître Stay What You Are (2001), qui se vend à 15 000 exemplaires une semaine après sa sortie[75].

Screamo[modifier | modifier le code]

Le terme de screamo est initialement utilisé pour décrire un genre plus agressif dérivé de l'emo développé à San Diego en 1991[135]. Le screamo est en particulier un style disonnant d'emo influencé par le punk hardcore[92] et fait usage d'une instrumentation typiquement rock, mais noté pour ses musiques courtes et ses morceaux vocaux hurlés.

Le genre est « généralement basé sur le côté agressif de la scène punk-revival[92]. » Le style émerge en 1991, à San Diego, au Ché Café (en)[136] avec des groupes comme Heroin, Antioch Arrow[137], Angel Hair, Mohinder, Swing Kids, et Portraits of Past[138]. Ces groupes sont influencés par la scène post-hardcore de Washington (en particulier par Fugazi et Nation of Ulysses)[135], le mode de vie straight edge, le groupe Articles of Faith, le groupe de punk hardcore Die Kreuzen[139] et du post-punk, comme Joy Division[140], et Bauhaus[135].

Emoviolence[modifier | modifier le code]

L'emoviolence est un style de screamo et de powerviolence. Le nom est crédité comme une blague par In/Humanity (en)[141]. Les éléments reconnaissables de l'emoviolence se caractérisent pas un son amplifié et des blast beats ; la musique est très dissonante, généralement rapides, hurlée et criée[142],[143]. Les groupes d'emoviolence incluent Pg. 99, Orchid, Reversal of Man, Agna Moraine, RentAmerica[143], et In/Humanity[141],[144].

Polémiques et critiques[modifier | modifier le code]

L'emo est souvent stéréotypé de sensible, timide, introverti, et mené par l'angoisse[145]. Le genre est souvent également associé à la déprime, à l'automutilation et au suicide[146].

La musique emo est accusée du suicide d'une adolescente, Hannah Bond, morte par pendaison ; sa mère, Heather Bond, accuse le genre d'encourager le suicide. L'enquête détermine que l'adolescente faisait partie d'un « culte emo » sur Internet[147], et sa page Bebo contient l'image d'une « emo girl » aux poignets ensanglantés[148]. L'enquête affirme également qu'elle avait une attirance pour la pendaison[147] ; les enquêteurs expliquent aux parents qu'elle s'automutilait pour passer un « rite d'initiation emo »[148].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Greenwald 2003, p. 140–141.
  2. a, b, c, d, e, f et g (en) Chris DeVille, « 12 Bands To Know From The Emo Revival », Stereogum (consulté le 28 novembre 2013).
  3. a et b Eric Ducker, « A Rational Conversation: Is Emo Back? », NPR (consulté le 28 novembre 2013).
  4. a, b, c, d et e (en) Ian Gormelly, « Handicapping the Emo Revival: Who’s Most Likely to Pierce the Stigma? », Chart Attack (consulté le 28 novembre 2013).
  5. a, b, c et d (en) Ian Cohen, « Your New Favorite Emo Bands: The Best of Topshelf Records' 2013 Sampler », Pitchfork (consulté le 28 novembre 2013).
  6. a et b (en) Greenwald 2003, p. 12.
  7. (en) « Subject to Change 12" EP », Kill from the Heart (consulté le 5 avril 2011).
  8. (en) Cooper, Ryan, « Post-Hardcore - A Definition », About.com (consulté le 5 avril 2011).
  9. (en) « Rites of Spring Biography », sur AllMusic (consulté le 5 avril 2011).
  10. (en) Cooper, Ryan, « Post-Hardcore - A Definition », sur About.com (consulté le 5 avril 2011).
  11. (en) Greenwald 2003, p. 9-11.
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  13. (en) Greenwald 2003, p. 12–13.
  14. (en) Greenwald 2003, p. 13.
  15. a, b et c (en) Greenwald 2003, p. 14.
  16. (en) Michael Azerrad, Our Band Could Be Your Life, New York, Little, Brown and Company,‎ 2001 (ISBN 0-316-78753-1), p. 380.
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]