Daniel Scioli

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Daniel Scioli
Daniel Scioli en 2015.
Daniel Scioli en 2015.
Fonctions
Gouverneur de la province de Buenos Aires

(8 ans)
Prédécesseur Felipe Solá
Successeur María Eugenia Vidal
Vice-président de la Nation argentine

(4 ans 6 mois et 15 jours)
Président Néstor Kirchner
Prédécesseur Carlos Álvarez
Successeur Julio Cobos
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Buenos Aires (Argentine)
Nationalité argentine
Parti politique Parti justicialiste
Front pour la victoire
Profession Entrepreneur

Daniel Scioli Daniel Scioli
Vice-présidents de la Nation argentine
Gouverneurs de la province de Buenos Aires

Daniel Osvaldo Scioli, né le à Villa Crespo, quartier de Buenos Aires, est un homme politique argentin. Il est l'actuel gouverneur de la province de Buenos Aires et vice-président du Parti justicialiste. Élu vice-président de la Nation de 2003 à 2007 sur le ticket du Front pour la victoire partagé avec Néstor Kirchner, il a présidé par conséquent le Sénat pendant ce mandat. Il fut aussi secrétaire d'État aux sports et au tourisme d'Eduardo Duhalde (2002-2003). Auparavant, il fut sportif de haut niveau et entrepreneur avant d'entamer une carrière politique.

Il se présenta à l’élection présidentielle d'octobre 2015, mais fut battu par Mauricio Macri.

Famille[modifier | modifier le code]

Daniel Scioli est né à Villa Crespo, dans l'agglomération de Buenos Aires, et grandit aux côtés de ses deux frères José et Nicolás au sein d'une famille de classe moyenne résidant à l'angle des rues Corrientes et Humboldt dans la capitale argentine.

Son père, José Scioli (1928-2002), était propriétaire, par héritage, de l’enseigne d’électroménager Casa Scioli, dont l’exploitation permit à la famille d’acquérir une importante fortune, et codétenait d’autre part dans les années 1970 la chaîne de télévision Canal 9, qu’il dut cependant céder aux pouvoirs publics par suite d’une mesure de nationalisation prise par la présidente Isabel Perón ; après avoir été ensuite sous le contrôle de l’armée de 1976 à 1983, la station revint aux mains de ses propriétaires avec l’avènement de Raúl Alfonsín et le retour de la démocratie. Du reste, Daniel Scioli ne cessera plus tard d’entretenir des relations étroites avec de puissants patrons de presse, tels que Florencio Aldrey Iglesias, propriétaire de la société multimédia La Capital et de l’hôtel Hermitage à Mar del Plata, et Daniel Hadad, ancien patron de Canal 5 Noticias (C5N)[1].

En 1975, son frère José fut enlevé par le groupe armé Armée révolutionnaire du peuple (Ejército Revolucionario del Pueblo, en abrégé ERP) et il échut à Daniel Scioli, alors âgé de 18 ans, de négocier avec les ravisseurs la libération de son frère, lequel sera libéré moyennant paiement par le père d’une rançon en espèces, dont le montant ne sera pas divulgué[2].

Daniel Scioli fit ses études secondaires au collège Ward, établissement privé d’origine américaine et d’inspiration protestante situé dans le quartier Villa Sarmiento à Buenos Aires, puis suivit les cours de l’École supérieure de commerce Carlos Pellegrini de l’université de Buenos Aires. Il étudia ensuite le marketing à l'université argentine de la empresa (UADE), également à Buenos Aires. En 2015, il se réinscivit dans la même université et fut reçu licencié en sciences commerciales le 5 octobre de la même année après avoir passé, à titre d’étudiant libre, les dernières matières qui lui restaient et soutenu sa thèse [3].

En 1991, il épousa (civilement et religieusement, dans l’église néo-gothique San Agustín de Buenos Aires) le mannequin vedette Karina Rabolini, née en 1967 à Elortondo, dans la province de Santa Fe, mais de qui il divorcera en 1998. Cependant, il se remit en ménage avec elle en 2003, et Karina sera alors appelée à participer à nombre d’événements publics, remplissant les fonctions d’épouse du vice-président de la République d’abord, du gouverneur de la province de Buenos Aires ensuite. À l’heure actuelle, Karina Rabolini préside la Fundación Banco Provincia[4].

Daniel Scioli a une fille, Lorena Scioli, née en 1978 d'une précédente union avec Margarita Renteria[5], qui grandit auprès de sa mère dans la ville de Rosario. Daniel Scioli la reconnut à ses 18 ans, contraint à cela par le résultat d’une procédure judiciaire en filiation[6].

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Parallèlement, il pratique de nombreux sports : natation, tennis, basket-ball et badminton, mais c'est dans les compétitions de bateau à moteur qu'il acquiert du succès à partir de 1986, devenant vice-champion du monde dans la catégorie 6 litres offshore. Trois ans plus tard, le , il perd son bras droit lors d'un accident, pendant la course 1 000 km Delta Argentino sur le Rio Paraná[7]. Il continue toutefois sa carrière en utilisant une prothèse, et participe à de nombreuses courses, remportant huit titres mondiaux dans différentes catégories. En 1991 il gagne le titre de Superboat World Champion avec l'un des bateaux les plus puissants au niveau international[8]. Il réussit ainsi simultanément à se rendre populaire et à populariser ce sport, qui finit par être diffusé par les chaînes de télévision argentines.

Carrière d'entrepreneur[modifier | modifier le code]

Après sa carrière sportive, il décide de commencer une carrière d'entrepreneur lié au marché de l'électricité (son grand-père était électricien). En 1991, Electrolux, qui avait quitté le pays en 1983, le nomme représentant local, et Scioli organise ainsi le retour de la firme en Argentine, effectif en 1995. et il permet à la compagnie, après avoir quitté le pays pour cause d'instabilité, de se rétablir en 1994. Parallèlement, il fonde sa propre compagnie d'électroménager, Scioli Internacional, qui finit par faire faillite. Les employés licenciés ont tenté sans succès de réclamer en justice le paiement de leurs salaires. Au retour d'Electrolux en Argentine, Scioli en devient son PDG jusqu'en 1997.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Député national pour Buenos Aires[modifier | modifier le code]

En 1997, il décida, avec le soutien de son ami Carlos Menem (qui avait été son partenaire lors d'une course navale, de qui il avait soutenu la candidature en 1995 et qui se trouvait alors en perte de popularité), d'entamer une carrière politique en se présentant aux législatives sur les listes du Parti justicialiste à Buenos Aires[9], après avoir su s’imposer aux élections internes de ce parti[10]. Il fut élu député national pour la ville autonome de Buenos Aires le , et ré-élu en octobre 2001. Pendant qu’il occupait son siège de député, il fut nommé président de la Commission des sports de la Chambre des députés (1997-99; 1999-2001), et à ce titre œuvra pour la sécurité des manifestations sportives, favorisa la développement des clubs de quartier, encouragea le sport amateur, et stimula les valeurs positives et un style de vie sain.

Pendant son mandat législatif, il fut membre de la commission des Petites et Moyennes Entreprises, de la commission des Handicapés, et de la commission d’enquête sur le blanchiment d'argent.

Secrétaire national au Tourisme et aux Sports[modifier | modifier le code]

Réélu député national en 2001, mais ayant sollicité de faire partie du cabinet ministériel de l’éphémère président Adolfo Rodríguez Saá, il devint en décembre 2001 secrétaire national au Tourisme et aux Sports, puis fut confirmé à ce poste par le président intérimaire Eduardo Duhalde en janvier 2002[11],[12]. Il démissionna cependant en septembre 2002, pour être remplacé par Inés Pérez Suárez[11],[13].

Vice-président de la nation argentine[modifier | modifier le code]

Daniel Scioli avec le président Néstor Kirchner.

Aux élections de 2003, il se présenta à la vice-présidence sous la formule présidentielle de Néstor Kirchner, lequel fut déclaré élu président de la république à la suite du retrait de Carlos Menem[14]. En sa qualité de vice-président, il lui incombera en outre de présider le Sénat[15],[16].

Dans cette double fonction de vice-président de la Nation et de président du Sénat, Scioli contribua à la promotion de l’Argentine à l’extérieur, se mettant notamment à la tête de missions commerciales pour diverses destinations. Au Sénat, il fut l’initiateur de lois nouvelles tendant à faire se développer en Argentine une nouvelle matrice productive dans des domaines tels que les logiciels, la biotechnologie, les biocarburants, les industries culturelles, le microcrédit, le travail et le capital humain[17].

Gouverneur de la province de Buenos Aires[modifier | modifier le code]

Le 28 octobre 2007, lors des élections pour le gouvernorat et le vice-gouvernorat de la province de Buenos Aires, la liste Frente para la Victoria, emmenée par la formule Daniel Scioli―Alberto Balestrini, réussit à recueillir le soutien de 48,24 % des votants, contre 16,6 % pour l’ex-radicale Margarita Stolbizer (Coalition civique) ; le candidat de la droite, Francisco de Narváez (Unión - Pro) arrivait troisième avec 14,9 % des suffrages. Le 10 décembre 2007, quelques heures seulement après l'échéance de son mandat de vice-président de la république, il fut donc investi gouverneur de la province de Buenos Aires dans la capitale provinciale La Plata. Le même jour, il annonça son intention d’adhérer au projet porté par la présidente Cristina Fernández de Kirchner.

Aux législatives anticipées de juin 2009, il se présenta à Lomas de Zamora (province de Buenos Aires) aux côtés de Néstor Kirchner ; ne pouvant légalement cumuler le poste de gouverneur et de député, sa candidature sera exclusivement symbolique, Scioli prévoyant de laisser, s’il était élu, son mandat de député au suivant sur la liste justicialiste. Celle-ci fut toutefois battue (de deux points) par la liste de droite, Propuesta Republicana, menée par l’homme d'affaires Francisco de Narváez et Felipe Solá. Deux jours après l’échec électoral du péronisme, Kirchner démissionna de la présidence du Parti justicialiste, remplacé par Scioli, qui en était le vice-président[18]. Mais en novembre 2009, la direction justicialiste rejeta, avec l’appui de Scioli, la démission de Kirchner, qui redevint donc président du parti[19].

Le 23 octobre 2011, Scioli fut réélu gouverneur de la province de Buenos Aires pour un nouveau mandat de 4 ans, avec 55,07 % des voix,― soit un écart de plus de 3 millions de suffrages par rapport à son plus proche concurrent ―, et s’imposant dans 128 municipalités.

Scioli et Karina Rabolini auprès du pape Benoît XVI.

Sous son gouvernorat fut promulguée la loi relative à la procréation assistée gratuite (Ley de Fertilización Asistida Gratuita), qui placera la province de Buenos Aires à l’avant-garde sous ce rapport, et fixera un droit dont bénéficieront tous les Argentins en 2013, lorsque la même loi sera sanctionnée au niveau national[20]. Cette même année fut adoptée, à l’échelon provincial, la nouvelle loi sur l’adoption[21]. Par le décret 1062/13 fut établi, à l’intention de l’ensemble des citoyens et en particulier de ceux en situation de pauvreté, le droit légal à un logement décent, et fut d’autre part édicté l’obligation pour les grandes sociétés immobilières de céder une part de 10 pour cent de la valeur des biens au bénéfice de projets de logements sociaux[22]. Concomitamment avec cette loi fut octroyée une exonération fiscale aux retraités qui étaient propriétaires d’un immeuble d'une valeur locative cadastrale ne dépassant pas une certaine limite ou dont les revenus étaient inférieurs à deux fois le montant du minimum vieillesse, exemptant ainsi de l’impôt 300 mille pensionnés[23].

Entre 2010 et 2013 furent créées sept Unidades de Pronta Atención (UPA 24hs) — à Lomas de Zamora, Avellaneda, Lanús, La Matanza, Almirante Brown, Los Hornos (près de la Plata) et Lezama —, établissements de soins situés plus près des populations et constituant un système de garde hospitalière de haute technicité[24]. Toujours dans le domaine des infrastructures sanitaires, l’on construisit et mit en service l’hôpital materno-pédiatrique Dr. Alberto Balestrini à Ciudad Evita, dans la partido de La Matanza[25].

Furent lancés d’autre part des travaux d’agrandissement du port de La Plata[26]. Dans le domaine des infrastructures routières, l’on entreprit la réfection et l’élargissement de la route provinciale 6, laquelle reliera le port de Zárate à la ville de La Plata et constituera ainsi une façon de quatrième rocade autour de l’agglomération de Buenos Aires, propre à faciliter la circulation des marchandises dans la province de Buenos Aires[27].

En 2013 fut inauguré le Musée d’art contemporain de la province de Buenos Aires (Museo MAR de Arte Contemporáneo) dans la ville portuaire et balnéaire de Mar del Plata[28].

En avril 2014, Scioli décréta pour raisons de sécurité publique l’état d’urgence pour une durée de 12 mois et élabora et mit en œuvre un plan contre l’insécurité[29],[30], comportant la création de 11 écoles de police décentralisées afin de renforcer le système de prévention et d’augmenter le nombre des effectifs, et parallèlement un ensemble de réformes du code de procédure pénale, notamment par la loi 13.943, qui limite les possibilités de recours pour les délinquants dangereux, la loi 14.128, qui restreint la remise en liberté pour les récidivistes et pour les adultes utilisant des mineurs pour commettre des délits, la loi 14.517, qui durcit les conditions mises à l’excarcération de ceux ayant fait usage d’armes à feu, et par un projet de loi prescrivant des peines incompressibles pour détention et port d’armes à feu sans permis et déclarant équivalents les calibres d’armes civiles et ceux d’armes de guerre, entre autres mesures[31],[32].

Président du Parti justicialiste[modifier | modifier le code]

Scioli fut président du Parti justicialiste à deux reprises : pendant quelques mois en 2009 (de juin à novembre, voir ci-haut), puis entre 2010 et 2014.

Candidat à la présidence de la République argentine[modifier | modifier le code]

Scioli prononçant son discours de clôture de la journée de rassemblement avant le premier tour de l’élection présidentielle de 2015.

En vue de l’élection présidentielle argentine de 2015, Daniel Scioli, alors gouverneur de la province de Buenos Aires, posa sa candidature aux élections dites primaires devant se tenir en août. Son candidat à la vice-présidence est Carlos Zannini, l’actuel (2015) président du Secrétariat légal et technique de la Nation (organisme public dépendant directement de la présidence de la république et s’occupant de questions légistiques)[33],[34]. En tant que pré-candidat à la présidence, il obtint lors de ces élections primaires, pour le compte du Frente para la Victoria, 8 720 573 voix, soit 38,67% de l’électorat, arrivant en tête dans 20 des 23 provinces argentines[35].

En tant que candidat officiel à l’élection présidentielle d’octobre 2015, il eut à faire face à cinq adversaires : Mauricio Macri, Sergio Massa, Margarita Stolbizer, Nicolás del Caño et Adolfo Rodríguez Saá. Scioli et Zannini obtinrent 37,08 % des suffrages au premier tour, mais furent devancés au second tour, le 22 novembre, par le duo Macri / Michetti, et reconnurent leur défaite le soir même[36].

Critiques[modifier | modifier le code]

Le 8 janvier 2010, le gouvernement provincial de Scioli mit son véto à la loi accordant une prime de retraite aux enseignants et aux fonctionnaires ayant pris leur retraite entre 2002 et 2005 et pouvant faire état de trente années de service. Ce véto suscita de dures critiques de la part des secteurs de l’opposition et des organisations professionnelles. Selon le gouverneur cependant, le véto fut décidé dans le cadre d’une crise économique, et que la prime fut en réalité seulement « suspendue » par suite de l’urgence économique de 2008[37],[38].

En mai 2008, le journal argentin Perfil et le magazine Noticias firent paraître une note indiquant que Scioli aurait des arriérés d’impôts de quelque 11000 pesos[39].

Lors des inondations catastrophiques survenues en pleine campagne pour les présidentielles de 2015, l’action de Daniel Scioli fut la cible de nombreuses critiques portant plus spécialement sur le retard présumé pris par les travaux de drainage dans différentes zones de la province, en particulier l’interruption du dragage du fleuve Salado[40], dragage pourtant prévu dans le projet de Plan directeur du Río Salado mis au point sous le gouvernorat d’Antonio Cafiero (1987-1991)[41].  

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.perfil.com/mobile/?nota=/contenidos/2013/06/22/noticia_0082.html
  2. « El secuestro del hermano de Scioli », Ambito.com,‎ (consulté le 25 octobre 2015)
  3. http://tiempo.infonews.com/nota/189313/se-recibio-scioli-papa-mision-cumplida
  4. « Karina Rabolini: brillos y sombras de la Primera Dama que quería ser princesa », Quotidien Clarín,‎
  5. « Karina & Lorena », Revista Para Tí,‎
  6. « Lorena Scioli », Revista Hola,‎  : « A principios de 1990, mediante un juicio de filiación, fue reconocida legalmente y recibió el apellido que hoy la hace tan famosa. »
  7. Article sur le site de la chaîne sportive publique DEPORTV.
  8. Nota en Clarín.com 01/11/2005
  9. « Daniel Scioli », La Noticia (consulté le 7 mai 2014)
  10. « Con Scioli, Menem logró quebrar el sistema del PJ », Journal La Nación,‎
  11. a et b Pérez Suárez: una renuncia con premio, La Nación, 9 septembre 2002
  12. Biographie de Daniel Scioli dans El Cronista Comercial
  13. http://infocielo.com/funcionario/1/daniel_osvaldo_scioli/
  14. « Al final, Kirchner eligió a Scioli como candidato a vice », Journal Clarín,‎
  15. [1]
  16. [2]
  17. [3]
  18. Asume Daniel Scioli liderazgo del Partido Justicialista, El Financiero, 29 juin 2010
  19. El gobernante Partido Justicialista de Argentina rechaza la renuncia de Kirchner, El Economista, 11 novembre 2009
  20. [4]
  21. [5]
  22. http://www.lapoliticaonline.com/nota/77197/
  23. http://laciudadavellaneda.com.ar/la-provincia-exime-de-impuestos-a-300-mil-jubilados/
  24. [6]
  25. Inauguración del hospital Alberto Balestrini, article sur le site web Daniel Scioli.
  26. [7]
  27. [8]
  28. [9]
  29. [10]
  30. [11]
  31. http://noticias.terra.com.ar/politica/puntos-principales-del-paquete-de-scioli-contra-la-inseguridad,3ca2552f28d25410VgnCLD2000000dc6eb0aRCRD.html
  32. [12]
  33. La Nación: Se develó el misterio: Carlos Zannini será el compañero de fórmula de Daniel Scioli
  34. Infonews: Zannini será el vice de Scioli
  35. http://www.cronica.com.ar/article/details/39060/scioli-gano-en-20-de-las-24-provincias
  36. http://www.lanacion.com.ar/1847934-elecciones-2015-daniel-scioli-reconocio-la-derrota-y-felicito-a-mauricio-macri
  37. Veto del gobernador Scioli al premio jubilatorio: Fuerte crítica de opositores y sindicalistas, article sur Impulso Baires.
  38. http://www.informadorpublico.com/opinion/genesis-o-apocalipsis-esta-en-tus-manos/
  39. Nota en Perfil.com 23/05/2008
  40. « Massa le pegó a Scioli por las inundaciones: "Hace propaganda y no obras" », Journal Clarín,‎
  41. « Plan Maestro Integral Cuenca del Río Salado »

Liens externes[modifier | modifier le code]

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