Élection présidentielle argentine de 2015

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Élection présidentielle argentine de 2015
(1er tour)
(2e tour)
Corps électoral et résultats
Population 42 669 500
Inscrits 32 108 509
Votants au 1er tour 26 048 446
81,07 %
Votants au 2d tour 25 935 243
80,77 %
Mauricio Macri en 2015.jpg Mauricio Macri – Coalition « Changement »
Proposition républicaine
Coalition civique
Union civique radicale

Colistier : Gabriela Michetti
Voix au 1er tour 8 601 131
34,15 %
Voix au 2e tour 12 988 349
51,34 %
Daniel Scioli October 2015.jpg Daniel Scioli – Front pour la victoire
Colistier : Carlos Zannini (en)
Voix au 1er tour 9 338 490
37,08 %
Voix au 2e tour 12 309 575
48,66 %
Sergio Massa (1).jpg Sergio Massa – En avant le renouvellement
Colistier : Gustavo Sáenz
Voix au 1er tour 5 386 977
21,39 %
Résultats du 1er tour
Carte
Résultats du 2d tour
Diagramme
Président
Sortante Élu
Cristina Fernández de Kirchner
FpV
Mauricio Macri
Proposition républicaine

L’élection présidentielle argentine de 2015 (Elecciones presidenciales de Argentina de 2015) se tient le pour le premier tour et le pour le second tour, afin d'élire le président de la Nation argentine et le vice-président, pour un mandat de quatre ans. Le scrutin se tient en même temps que les élections législatives.

La présidente sortante, Cristina Fernández de Kirchner, ne peut pas être candidate à un troisième mandat en vertu de la Constitution.

À l’issue du premier tour, Daniel Scioli, candidat péroniste du Front pour la victoire (centre-gauche), et Mauricio Macri, candidat de la coalition « Changement » (centre-droit), se qualifient pour le second tour. Mauricio Macri l’emporte finalement avec 51,3 % des voix.

Contexte[modifier | modifier le code]

L'Argentine est marquée par le kichnérisme depuis le début des années 2000 : après le mandat de Néstor Kirchner (2003-2007) puis les deux de son épouse Cristina (2007-2015), cette-dernière ne peut légalement pas se représenter. « Le bilan Kirchner est très contrasté » explique Pablo Knopoff, directeur du cabinet Isonomia : ces trois mandats présidentiels de gauche ont vu le retour d'un État providence inédit à cette époque en Amérique du Sud, après les politiques néo-libérales des années 1990. Des aides sociales ont été distribuées, l'extrême pauvreté a reculé et le pays a connu une croissance de 9 % entre 2003 et 2011 grâce à la relance par la consommation et la hausse des cours du soja ; par ailleurs, les nationalisations et la réduction de la dette ont été ressentis au sein de la population comme un retour de la souveraineté du pays. Aussi, le mariage homosexuel a été légalisé et les procès de la dictature argentine ont été rouverts. La personnalité de Cristina Kirchner a cependant cristallisé les passions, vue par certains comme une pasionaria au service du peuple, par d'autres comme une hystérique populiste, sentiment aggravé par des soupçons de corruption et la progression du narcotrafic. Depuis 2011, l'économie argentine s'est dégradée, permettant, à cause du protectionnisme, une envolée du marché noir, une surélévation de la monnaie, une inflation proche de 30 % et un pouvoir d'achat en baisse. À cause d'un conflit non résolu avec des fonds spéculatifs, l'Argentine reste exclue des marchés financiers. La campagne électorale place néanmoins le dauphin de la présidence, Daniel Scioli, en tête des sondages, même s'il présente un profil plus modéré[1].

Système électoral[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections en Argentine.

Le président de la Nation argentine (Presidente de la Nación Argentina) et le vice-président sont élus au suffrage universel direct, pour un mandat de quatre ans renouvelable une fois au sein d'une candidature commune, dite « ticket ». L'élection a lieu par le biais d'une version modifiée du scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Si aucun candidat n'obtient 45 % des suffrages exprimés lors du premier tour, ou 40 % des voix avec au moins dix points d'avance sur celui arrivé en deuxième position, un second tour est organisé, dans les trente jours, entre les deux candidats arrivés en tête. Es alors élu celui qui reçoit le plus grand nombre de suffrages[2].

Élection primaire[modifier | modifier le code]

Candidats sélectionnés[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant présente les candidats ayant réussi à se qualifier pour l'élection présidentielle durant l'élection primaire organisées le 9 août 2015[3].

Parti ou coalition Candidat Colistier Candidats battus %
Front pour la victoire Daniel Scioli Carlos Zannini (en) Aucun 38,41 %
Coalition « Changement » Mauricio Macri Gabriela Michetti Elisa Carrió
Ernesto Sanz (en)
30,07 %
En avant le renouvellement Sergio Massa Gustavo Sáenz (en) José Manuel de la Sota 20,63 %
Front large progressiste Margarita Stolbizer Miguel Ángel Olaviaga Aucun 3,51 %
Front de gauche des travailleurs (en) Nicolás del Caño (en) Myriam Bregman (en) Jorge Altamira (en) 3,31 %
Coalition « Engagement fédéral » Adolfo Rodríguez Saá Liliana Negre de Alonso (en) Aucun 2,11 %

Candidats ayant échoué à se qualifier à l'élection[modifier | modifier le code]

Plusieurs partis n'ont pas réussi à s'assurer un nombre suffisant de voix lors de la primaire pour pouvoir présenter un candidat à l'élection présidentielle :

Résultats[modifier | modifier le code]

Résultats de la présidentielle argentine de 2015
Candidats Partis Premier tour[4] Second tour[5]
Voix % Voix %
Mauricio Macri Coalition « Changement » 8 601 131 34,15 12 988 349 51,34
Daniel Scioli Front pour la victoire 9 338 490 37,08 12 309 575 48,66
Sergio Massa En avant le renouvellement 5 386 977 21,39
Nicolás del Caño Front de gauche des travailleurs 812 530 3,23
Margarita Stolbizer Front large progressiste 632 551 2,51
Adolfo Rodríguez Saá Coalition « Engagement fédéral » 412 578 1,64
Votes valides 25 184 257 96,68 25 297 924 97,54
Votes blancs 664 740 2,55 306 471 1,18
Votes nuls 199 449 0,77 330 848 1,28
Total 26 048 446 100 25 935 243 100
Abstention 6 082 407 18,93 6 173 266 19,23
Inscrits / participation 32 130 853 81,07 32 108 509 80,77

Représentation des résultats du second tour :

Mauricio
Macri
(51,34 %)
Daniel
Scioli
(48,66 %)
Majorité absolue

Notes et références[modifier | modifier le code]