Chemin n° 13 (Rocourt)

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LIÈGE
Chemin n° 13
Inte deûs Vôyes
Image illustrative de l’article Chemin n° 13 (Rocourt)
Chemin n° 13 à Rocourt clôturé
Situation
Coordonnées 50° 40′ 21″ nord, 5° 33′ 56″ est
Début Rue de l’Arbre Sainte Barbe
Fin (coupé par l’autoroute)
Morphologie
Type ondulant
Fonction(s) urbaine(s) Accès rural
Longueur 197 m
Largeur 6 m
Histoire
Création Avant 1777
Monuments Arbre Sainte Barbe
Protection Chemin appartenant au domaine public

Le Chemin n° 13 était un chemin creux long de 197 mètres, faisait le lien entre deux rues à Rocourt (Belgique); il a été coupé à une extrémité par l’Echangeur de Vottem. Il a continué à être utilisé comme chemin de promenades. Son assiette appartient au domaine public, mais il a été remblayé en plusieurs endroits et en 2018 clôturé par un riverain[1],[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Ce chemin associé à la géographie agraire[3] est renseigné sur la carte de Ferraris (1777)[4]. Son caractère ondulant indiquerait une origine préhistorique; remarquablement, il persiste dans le cadastre contemporain[5],[6]. Ce chemin permettait des raccourcis entre trois chemins reliant Liège et Tongres à travers la Hesbaye. Il était emprunté par les villageois, des chevaux et des chars, voire des armées[7]. Particulièrement, il a joué un rôle important lors de la Bataille de Rocourt de 1764, qui se déroulait dans la plaine entre les villages de Rocourt, Vottem, Milmort et Liers[8].

Situation[modifier | modifier le code]

Situation originelle[modifier | modifier le code]

Ce chemin apparaît à l’Atlas des chemins vicinaux (1841)[1]. La publication à l’atlas garantit un droit de passage pour le public ainsi qu’un droit de propriété sur l’assiette du chemin au profit de la commune de Rocourt, incorporée en 1976 dans la Ville de Liège. Il reliait le Chemin n° 4 de Rocourt (actuellement Rue de l’Arbre Sainte Barbe), au Chemin n° 1 (actuellement Rue Verte-Voie) et au Chemin n° 6 (disparu sous l’Echangeur de Vottem)[1].

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

Après la construction de l’autoroute, graduellement le chemin était incorporé dans les champs (bien que faisant partie du domaine public), mais une importante dépression trahissait son origine comme chemin creux, qui offrait une grande biodiversité, en contraste avec les monocultures des champs de Hesbaye. Ensuite, ce chemin a été remblayé et barré par clôture et haie[1]. De fait, le Chemin n°13 a été incorporé dans le parc privé de François Fornieri[2]. En Juin 2020, le dossier est à l’information au Parquet de Liège pour infractions urbanistiques, dont l’appropriation de chemins publics et le remblaiement du Chemin n° 13[9].

Odonymie[modifier | modifier le code]

Le numéro 13 a été attribué à ce chemin dans l’Atlas des chemins vicinaux (1841)[1]. Il s’agit d’un numéro séquentiel, tous chemins et sentiers confondus, appartenant à une même commune avant fusions. En wallon, ce chemin s'appelle Inte deûs vôyes (Entre deux voies)[10].

Paysage[modifier | modifier le code]

Le chemin creux passait dans un paysage rural, témoin des paysages de l’époque pré-industrielle des faubourgs nord de la Ville de Liège.

Voiries adjacentes[modifier | modifier le code]

Chemin n° 13 à Rocourt clôturé, avec l'Arbre Sainte Barbe à l’avant-plan

Fonction actuelle[modifier | modifier le code]

On attribue aux chemins vicinaux une importance esthétique et paysagère, sociale, touristique ainsi parfois qu'en termes de service écosystémique (en tant qu'éléments naturels relictuels susceptible de participer à la trame verte)[11],[12]. Particulièrement, le Chemin n° 13, à l’origine un chemin creux encaissé, pourrait très bien faire partie d’un circuit de promenade dans le milieu péri-urbain de Rocourt, conjointement avec la Rue Verte-Voie. Ceci permettrait la mise en valeur du site historique de la Bataille de Rocourt ainsi que l’Arbre Sainte Barbe.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Itinéraires Wallonie. Province de Liège, Liège, Rocourt, Chemin n° 13
  2. a et b Grosse polémique à Rocourt: François Fornieri, le patron liégeois de Mithra, s’approprie des sentiers publics! La Meuse, 26/6/2020
  3. Gautier, M. (1953). Un chapitre négligé sur la géographie agraire: Les enseignements des chemins ruraux. L'information géographique, 17(3), 93-97.
  4. Géoportail de la Wallonie
  5. Meynier A (1944). Traces de cadastres romains en Armorique ? Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 88(3), 413-422.
  6. Musset, L. (1947). Arpentage antique en Normandie. Revue archéologique, 28, 31-51|résumé
  7. Livet, G. (2003). Histoire des routes et des transports en Europe: des chemins de Saint-Jacques à l'âge d'or des diligences. Presses universitaires de Strasbourg
  8. 30ième Balade santé mplp sur le champ de bataille de Rocourt (Raucoux) de 1746
  9. Chemins publics chez Fornieri: un dossier au parquet de Liège La Nouvelle Gazette, 26/6/2020
  10. Renard, E., 1934. Toponymie de Vottem et de Rocour-lez-Liège. Liège: H. Vaillant-Carmanne
  11. Aznar, O. (2002). Services environnementaux et espaces ruraux-Une approche par l'économie des services|(Doctoral dissertation, Université de Bourgogne)
  12. Etcheverria, O. (1999). Les Chemins ruraux et leur revalorisation touristico-culturelle: l'exemple du Pays basque (Doctoral dissertation, Atelier national de Reproduction des Thèses)