Rue Verte-Voie

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Blason liege.svg
LIÈGE
Rue Verte-Voie ou Chemin n° 1
Image illustrative de l’article Rue Verte-Voie
Situation
Coordonnées 50° 40′ 21″ nord, 5° 33′ 56″ est
Début Rue de l’Arbre Sainte Barbe
Fin Rue Visé-Voie
Morphologie
Type Chemin creux
Fonction(s) urbaine(s) Accès rural
Longueur 669 m
Largeur 8 m
Histoire
Création Avant 1777
Anciens noms Chemin n° 1
Protection Chemin appartenant au domaine public

La Rue Verte-Voie, un chemin creux long de 669 mètres, faisait le lien entre deux rues à Rocourt (Belgique); il a été coupé aux extrémités par l’échangeur de Vottem. Il a continué à être utilisé comme chemin de promenades. Son assiette appartient au domaine public, mais il a été remblayé à plusieurs endroits et en 2018 clôturé par un riverain[1],[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Ce chemin associé à la géographie agraire[3] est renseigné sur la carte de Ferraris (1777)[4], mais est probablement bien plus ancien et persiste dans le cadastre contemporain[5],[6]. Ce chemin reliait Liège et Tongres a travers la Hesbaye. Il était emprunté par les villageois et par de grands voyageurs, des chevaux et des chars, des armées, puis les postes et diligences[7]. Particulièrement, il a joué un rôle important lors de la Bataille de Rocourt de 1764, qui se déroulait dans la plaine entre les villages de Rocourt, Vottem, Milmort et Liers[8].

Situation[modifier | modifier le code]

Situation originelle[modifier | modifier le code]

Ce chemin apparaît à l’Atlas des chemins vicinaux (1841)[1]. La publication à l’atlas garantit un droit de passage pour le public ainsi qu’un droit de propriété sur l’assiette du chemin au profit de la commune de Rocourt, incorporée en 1976 dans la Ville de Liège. Il reliait Rue de l’Arbre Sainte Barbe au Chemin n° 3 de Liège (actuellement Rue Visé-Voie)[1].

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

Le premier tronçon est coupé par l'E40, mais on peut emprunter la Rue de l'Arbre Sainte-Barbe, et, après le pont, une déviation a été prévue lors de la construction de l’autoroute vers 1960, déviation qui permettait d’accéder la Rue Verte Voie, un chemin creux de 6 mètres de profondeur, très clair sur les cartes IGN. Il a cependant été coupé par des riverains et remblayé par endroits. Notamment, juste après le début, sur une courte distance, le chemin est remblayé et clôturé. D’après les images aériennes, ce remblai occupe un tronçon d'environ 25 m. Après cette partie remblayée, un tronçon de 150 m de chemin creux subsiste. Cette partie est enclavée entre des remblais que remplissent le chemin du côté sud et du côté nord. La végétation est envahissante mais de type herbeuse. Il n'y a ni arbres ni arbustes, ce qui indique que l'abandon ne serait pas plus vieux que 10 ans. Ce chemin creux offre une grande biodiversité, en contraste avec les monocultures des champs de Hesbaye. Plus loin, ce chemin est remblayé et barré par clôture et haie[1]. De fait, le Chemin n°1 ou Rue Verte-Voie a été incorporé dans le parc privé de François Fornieri[2]. En , le dossier est à l’information au Parquet de Liège pour infractions urbanistiques, dont l’appropriation de chemins publics[9].

Odonymie[modifier | modifier le code]

Le nom Verte-Voie a sans doute été donné à ce chemin en raison de son caractère verdoyant qui subsiste toujours. Le numéro 1 a été attribué à ce chemin dans l’Atlas des chemins vicinaux (1841)[1]. Il s’agit d’un numéro séquentiel, tous chemins et sentiers confondus, appartenant à une même commune avant leur fusion.

Paysage[modifier | modifier le code]

Le chemin creux passe dans un paysage rural, témoin des paysages de l’époque pré-industrielle des faubourgs nord de la Ville de Liège.

Voiries adjacentes[modifier | modifier le code]

Chemin numéro 1 à Rocourt clôturé

Fonction actuelle[modifier | modifier le code]

On attribue aux chemins vicinaux une importance esthétique et paysagère, sociale, touristique ainsi parfois qu'en termes de service écosystémique (en tant qu'éléments naturels relictuels susceptible de participer à la trame verte[10],[11]). Particulièrement, la Rue Verte Voie, un chemin creux encaissé, pourrait très bien faire partie d’un circuit de promenade dans le milieu péri-urbain de Rocourt.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Itinéraires Wallonie. Province de Liège, Liège, Rocourt, Chemin n° 1
  2. a et b Grosse polémique à Rocourt: François Fornieri, le patron liégeois de Mithra, s’approprie des sentiers publics! La Meuse, 26/6/2020
  3. Gautier, M. (1953). Un chapitre négligé sur la géographie agraire: Les enseignements des chemins ruraux. L'information géographique, 17(3), 93-97.
  4. Géoportail de la Wallonie
  5. Meynier A (1944). Traces de cadastres romains en Armorique ? Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 88(3), 413-422.
  6. Musset, L. (1947). Arpentage antique en Normandie. Revue archéologique, 28, 31-51|résumé
  7. Livet, G. (2003). Histoire des routes et des transports en Europe: des chemins de Saint-Jacques à l'âge d'or des diligences. Presses universitaires de Strasbourg
  8. 30ième Balade santé mplp sur le champ de bataille de Rocourt (Raucoux) de 1746
  9. Chemins publics chez Fornieri: un dossier au parquet de Liège La Nouvelle Gazette, 26/6/2020
  10. Aznar, O. (2002). Services environnementaux et espaces ruraux-Une approche par l'économie des services|(Doctoral dissertation, Université de Bourgogne)
  11. Etcheverria, O. (1999). Les Chemins ruraux et leur revalorisation touristico-culturelle: l'exemple du Pays basque (Doctoral dissertation, Atelier national de Reproduction des Thèses)