Charlotte Henschel

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Charlotte Henschel
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Charlotte Henschel (Breslau, 1905 - Paris, 1985) est une artiste peintre d'origine allemande appartenant à l'École de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née (en fait le 1er avril 1898, d'après ses archives personnelles) en Allemagne dans une famille juive aisée (son père, Bernhard Henschel, est un juriste réputé), Charlotte Henschel fréquente l'Académie des Arts de Breslau (Silésie) et sur le conseil de son professeur - Hans Poelzig (1869-1936), architecte, peintre et décorateur actif durant la République de Weimar - elle poursuit sa formation à Berlin-Charlottenburg dans l'atelier du peintre Hofer. Elle y rencontre le peintre Nicolas Wacker qui viendra la rejoindre en 1926 à Paris. Les deux amis seront colocataires, d’abord 26 rue du Faubourg Saint-Jacques, puis dans un atelier 3 Rue Henri-Regnault[1] dans le quatorzième arrondissement ; entre deux, Bissière en son absence en 1932-33, leur louera sa maison sise 41 square de Montsouris.

Charlotte Henschel s'inscrit en 1928 à l'Académie Ranson dans l'atelier de Bissière. Elle y participe à des présentations collectives en juillet 1934 avec notamment Charles Malfray et Étienne-Martin, en juillet 1935 avec Malfray, Étienne-Martin, Bissière, Manessier, Le Moal, Wacker, en mai 1936 avec Aléric (pseudonyme de Bertholle), Bissière, Le Moal, Manessier, Wacker, Reichel, en juillet 1937 et juillet 1939. Elle expose également au premier Salon des jeunes artistes en 1937 (notice de Jacques Lassaigne) et avec le groupe Témoignage, animé par Marcel Michaud, au Salon d'Autommne de Lyon en 1936, à Paris en 1938, aux côtés des peintres Bertholle, Le Moal, Manessier et Véra Pagava, des sculpteurs Étienne-Martin et François Stahly, puis en 1939.

Dès 1933 (début de la dictature hitlérienne) les subsides envoyés régulièrement par Julie Henschel, sa mère, ne lui parvenant plus en France, sa situation devient de plus en plus précaire, d’abord financièrement, puis humainement à partir de la déclaration de guerre en 1939. Elle trouve refuge, comme tant d’autres dont Manessier, chez les Bissière retirés définitivement dans leur propriété de Boissièrette (Lot) à partir de 1939.

En mai 1940, Charlotte Henschel est extrêmement surprise de se voir internée comme Allemande au couvent des Dames Noires à Cahors. Sur le point d’être envoyée dans un autre camp, Bissière parvient à l'en faire sortir[1]. Il l’aide alors à se cacher aux Rigals, lieu perdu dans la campagne, et lui confie « l'élevage romantique du mouton »[2]. Elle y vivra et peindra dans un dénuement total bien après la guerre, avant de s’installer dans le hameau de Benauge.

Après la Libération elle participe au Salon d'automne et au Salon des réalités nouvelles et réalise plusieurs expositions personnelles, notamment à Lyon en 1954 à la galerie Folklore de Marcel Michaud. Vers 1950 Manessier lui achète un petit atelier 36 Avenue de Châtillon (aujourd'hui Avenue Jean-Moulin)[1].

Une donation de ses œuvres est conservée au musée de Cahors. Pour l'exposition Le Poids du monde. Marcel Michaud (1898-1958) organisée au musée des beaux-arts de Lyon en 2011, elle est représentée par Tendre service, peint vers 1938 (55 × 65 cm).

Œuvre[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1930, « les peintures de Charlotte Henschel sont dans la même veine que les tableaux envoyés à Lyon » par les autres élèves de l'Académie Ranson pour les expositions du groupe Témoignage : « peintures à la touche souvent épaisse, vivement colorées, formes plus ou moins abstraites ». Par la suite, « apparaissent des figures et des symboles ésotériques », comme dans Anima (1938), peinture conservée au Musée de Cahors[3]. Le Musée la Piscine à Roubaix présente un tableau : Portrait de femme.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Charlotte Henschel, notice de Jacques Lassaigne, dans Premier salon des jeunes artistes, Paris, février-mars 1937. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Charlotte Henschel, texte de José Pierre, galerie de l'Université, Paris, 1966. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Groupe Témoignage, 1936-1943, Musée des Beaux-Arts, Lyon, 1976. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • FirstName LastName, Marcel Michaud : Lyon 1933-1958 ; Stylclair, Groupe témoignage, Galerie Folklore ; [Exposition du 29 avril au 4 juin 1989, Lyon, ELAC, Espace Lyonnais d'Art Contemporain, , 76 p. (ISBN 2-906-70927-1) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Françoise Thomas de Closmadeuc / Perrot, Témoignage un groupe d’artistes « lyonnais » entre 1936 et 1940, mémoire de maîtrise d'Histoire de l'Art sous la direction de Gilles Chomer, Lyon, Université Lumière Lyon II, 1998.
  • Michel-Georges Bernard, Jean Le Moal, Neuchâtel, Ides et Callendes, coll. « Polychrome », (ISBN 2-825-80180-1), [Témoignage : p 42-51]. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Alain Vollerin (trad. Manuela Garrijo), Le groupe témoignage de Lyon, 1936-1940, Lyon, Editions Mémoire des Arts, coll. « Groupes et mouvements », , 116 p. (ISBN 978-2-912-54416-2).
  • Laëtitia Blanchon-Gaudin, Regard sur Témoignage, mémoire de master I d'Histoire de l'art sous la direction d'Annie Claustres, Lyon, Université Lumière Lyon II, 2010.
  • Sophie de Juvigny (dir.), Alexandra Charvier (dir.), Maureen Bellaispréface et Gérard Larcheravant, Montparnasse, années 30 : éclosions à l'académie Ranson : Bissière, Le Moal, Manessier, Etienne-Martin, Stahly, Heule, Belgique, Éditions Snoeck, (ISBN 978-9-053-49796-8) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Marcel Michaud, Laurence Berthon (dir.), Sylvie Ramond (dir.) et Jean-Christophe Stuccilli (dir.), Le poids du monde : Marcel Michaud, 1898-1958, Lyon, Fage Musée des beaux-arts de Lyon, coll. « Varia », , 320 p. (ISBN 978-2-849-75251-7, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Manessier, Du crépuscule au matin clair, Musée Mendjisky Écoles de Paris, Paris, juin-octobre 2015, (notice et reproduction p. 96).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Manessier, Du crépuscule au matin clair, Musée Mendjisky Écoles de Paris, Paris, juin-octobre 2015, p. 96.
  2. Walter Lewino, dans Arts, Paris, 9-15 décembre 1984 ; Bissière, Musée d'art moderne de la Ville de Paris, 1986, p. 46
  3. Marcel Michaud et al. 2011, p. 218, 222, 283 et 290