Véra Pagava

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Vera Pagava
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Naissance
Décès
Nom de naissance
ვერა ფაღავა
Nationalité
Activité
signature de Vera Pagava

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Véra Pagava, née en 1907 à Tiflis, aujourd'hui Tbilissi en Géorgie[1],[2], et morte le à Montrouge[1] ou Paris[2], est une artiste-peintre géorgienne appartenant à l'École de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Véra Pagava naît dans une famille de la noblesse libérale où l'on pratique le français. Son père est juriste international et sa mère pédagogue. En 1920 elle accompagne sa famille qui souhaite faire soigner en Suisse et en Allemagne son frère, qui est de santé fragile. En 1921 l'Armée rouge envahit la Géorgie et la famille demeure en exil.

En 1923 Véra Pagava arrive à Paris. Elle fréquente l'atelier d'André Lhote, en 1924 l'École des arts décoratifs puis de 1932 à 1939 l'atelier de Bissière à l'Académie Ranson et à l'Académie de la Grande Chaumière. Elle s'y lie notamment avec Bertholle, Le Moal, Manessier, Vieira da Silva et Árpád Szenes, Nicolas Wacker les sculpteurs Étienne Martin et François Stahly. Elle participe ainsi, en 1938 et 1939, aux expositions à Paris du groupe Témoignage animé par Marcel Michaud.

Durant cette période Véra Pagava gagne sa vie en peignant sur tissu. Elle obtient en 1940 un diplôme d'infirmière et soigne les blessés de guerre.

Véra Pagava expose ensuite à la galerie Jeanne Bucher en 1944 (avec Dora Maar), 1947 (avec Bertholle, Étienne Martin, Juana Muller et Stahly), 1951, 1954 et 1960. Elle représente la France en 1966 à la Biennale de Venise, où une salle est consacrée à ses aquarelles.

En 1982 et 1983 une exposition rétrospective de son œuvre est présentée au Musée des beaux-arts de Dijon (Donation Granville), au Musée de Beauvais, au Musée Saint-Denis de Reims et au Musée des Beaux-Arts de Troyes.

Réalisations monumentales[modifier | modifier le code]

  • 1936 : peinture murale, école de la rue Ave-Maria, Paris.
  • 1937 : peinture murale, école de la rue de Ménilmontant, Paris.
  • 1950 : peinture murale, hall de réception du Grand hôtel de France, Poitiers.
  • 1958 : peinture murale, église du pavillon du Saint-Siège, exposition universelle et internationale, Bruxelles.
  • 1982 : peinture murale, direction générale des Télécommunications, Dijon.
  • 1987 : vitraux et mobilier liturgique, église Saint-Joseph, Dijon.

Illustration[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

  • Paris, Centre Georges Pompidou ; Musée d'art moderne de la ville de Paris ; centre national d'art contemporain
  • Dijon, Musée de Dijon (Donation Pierre Granville)
  • Grenoble
  • Saint-Dié des Vosges, Musée Pierre Noël

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Monographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Descargues, Vera Pagava : vers l'indicible, Paris, Area Descartes, (ISBN 978-2-844-46171-1)

Catalogues[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Guy Weelen, « Véra Pagava et le sens du sacré », dans Prisme des arts, n° 8, Paris, janvier 1957. p. 32-33.
  • Lydia Harambourg, Le retour de Véra Pagava, dans La gazette de l'Hôtel Drouot, Paris, 25 février 2005
  • Véra Pagava, Cahiers Bleus, Printemps 1982, supplément n° 1

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • Groupe Témoignage, 1936-1943, Lyon, Musée des Beaux-Arts, 1976 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Juvigny, Montparnasse, années 30 : éclosions à l'académie Ranson : Bissière, Le Moal, Manessier, Etienne-Martin, Stahly, Heule, Belgique, Éditions Snoeck, (ISBN 978-9-053-49796-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « PAGAVA, Vera », sur ledelarge.fr (consulté le 3 juin 2015).
  2. a et b (en) « PAGAVA, Véra (1907 - 1988), Painter, draughtswoman, watercolourist », sur oxfordindex.oup.com (consulté le 8 juin 2015).