Charles Plisnier

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Charles Plisnier
Marie-Thérèse Bodart et Charles Plisnier 1945.jpg

Charles Plisnier et Marie-Thérèse Bodart (1945).

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 55 ans)
BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Charles Marius Fernand PlisnierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université libre de Bruxelles (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Parentèle
Arthur Bastien (oncle maternel)
Charles Bastien (oncle maternel)
Gustave Bastien (oncle maternel)
Charles Bertin (neveu)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Membre de
Distinction
Œuvres réputées
Charles Plisnier - Tombe.JPG

Tombe de Charles Plisnier au cimetière de Mons.

Charles Plisnier, né à Ghlin le et mort à Bruxelles le , est un poète et essayiste belge et militant wallon.

Famille et premiers pas littéraires[modifier | modifier le code]

D'origine ouvrière par sa mère qui travaille dans la fabrication de confections ouvrières et bourgeoise par son père, intellectuel populaire [1], il habite rue Chisaire à Mons. Il commence ses humanités anciennes à l’Athénée de Mons, avant l'âge de dix ans. Il s’intéresse très tôt à l’écriture et se lie d’amitié avec le poète Herman Grégoire. Plisnier publie ses premiers poèmes dans la revue Flamberge dirigée par Arthur Cantillon. Le poète Émile Verhaeren, qui habite non loin à Roisin, l’encourage.

Communiste, chrétien et militant wallon[modifier | modifier le code]

En 1919, il commence des études de droit à l'Université libre de Bruxelles et adhère au communisme. Docteur en droit au barreau de la Cour d'Appel de Bruxelles en 1922, il se fixe dans la capitale où ses activités politiques l’éloignent de l’écriture pendant près de dix ans. Admirateur de la révolution russe, il participe à tous les congrès communistes en Belgique et à l'étranger. En 1925, il devient directeur du Secours Rouge international. Déçu par son dernier voyage en Russie et ayant affirmé ses sympathies trotskistes en 1928, il est exclu du Parti communiste. Il rallie ensuite le POB et participe notamment à la campagne en faveur du célèbre plan défendu par Henri De Man. Plisnier se convertit ensuite au christianisme, sans abandonner ses convictions socialistes. Il participe notamment au Congrès national wallon de Liège en 1945, où il s'exprime dans le sens rattachiste[2], option qu'il abandonne à la fin de sa vie, si l'on en croit sa Lettre ouverte à ses concitoyens (posthume), où il prône une solution fédéraliste tant pour la Belgique que pour l'Europe. Son oeuvre se structure autour de trois thèmes principaux qui s'entremêlent : le christianisme, le socialisme et le wallonisme.

Écrivain[modifier | modifier le code]

Elu à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique en 1937, il est aussi, la même année, le premier lauréat belge du prix Goncourt pour Faux Passeports. L’Académie (à l’unanimité de ses membres), l’Association des Écrivains belges et le Pen club le proposent pour le Prix Nobel en 1951. Il fonde également diverses revues : Ferveur en 1913, avec Herman Grégoire; Haro, revue littéraire et révolutionnaire, en 1919; Communisme, hebdomadaire, en 1919; Prospections en 1929, avec Albert Ayguesparse; L’Esprit du temps en 1933, avec Albert Ayguesparse et René Jadot et Alerte en 1939, avec Alexandre André et Louis Dumont-Wilden. Son oeuvre poétique est empreinte de la nostalgie d'un idéal dont il avait fait le combat de sa vie.

Citations[modifier | modifier le code]

  • "Les communistes me haïssent, pour eux je suis un renégat. Ils m'appellent le trotskyste qui s'est fait moine. Or, le trotskysme est dépassé et je ne suis pas moine. Je ne vais même pas à la messe", in Paul Guth, op. cit., 1947.
  • "Autrefois, on m'accusait de belgicisme, je croyais que chaque écrivain devait inventer sa langue. Maintenant j'ai compris. On doit rendre sa langue invisible. Ce n'est pas le verre qu'on doit voir, mais ce qu'il y a dedans." in Paul Guth, op. cit.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Voix entendues, poèmes, (1913)
  • L'enfant qui fut déçu, poème de jeunesse, (1914)
  • Eve aux sept visages, poème, (1919)
  • La guerre des hommes, poème, (1920)
  • Réformisme ou révolution, essai, (1921)
  • Élégies sans les anges, poème, (1922)
  • Brûler vif, poèmes, hors commerce, (1923)
  • Prière aux mains coupées, poèmes, (1930)
  • Histoire sainte, roman, (1931)
  • Figures détruites, nouvelles, (1932)
  • Mesure de notre temps, essai, (1932)
  • Déluge, poème, (1933)
  • L'enfant aux stigmates, poème, (1933)
  • Fertilités du désert, poésie, (1933)
  • Babel, poème, (1934)
  • Odes pour retrouver les hommes, Poèmes, (1935)
  • Mariages, roman, (1936)
  • Périple, poème, (1936)
  • Sel de la terre, poème, (1936)
  • Faux Passeports (sous-titré: ou les mémoires d'un agitateur) (Prix Goncourt 1937)
  • Sacre, poème, (1938)
  • Mort d'Isabelle (Meurtres T. I), (1939)
  • Présence du fils (Meurtres T. II), (1939)
  • Testament, poème, (1939)
  • Martine (Meurtres T. III), (1940)
  • Feu dormant (Meurtres T. IV) (1941)
  • Dieu le prit (Meurtres T. V) (1941)
  • Ma mère me prend par la main poèmes, (1941)
  • Ave Genitrix, poème, (1943)
  • Croix de Venus, nouvelle (1943)
  • L'homme nocturne, nouvelle (1943)
  • Hospitalité, théâtre, (1943)
  • Une voix d'or, roman, (1944)
  • Figures détruites, édition de 1932 augmenté d'Une voix d'or, (1945)
  • Héloïse, roman, (1945)
  • La Matriochka, roman, (1945)
  • Mes biens aimés (Mères - Chronique d'une famille bourgeoise Tome I), (1946)
  • Nicole Arnaud (Mères, Tome II), (1948)
  • Heureux ceux qui rêvent, nouvelle, (1948)
  • Vertu du désordre (Mères, Tome III), (1949) (prix du roman de la CF)
  • Beauté des laides, roman (1951)
  • itinéraire spirituel d'un romancier, (1951)
  • Folies douces, (1952)
  • L'homme et les hommes, essai, (1953)
  • Papiers d’un romancier, essai, (1954)
  • Lettres à mes concitoyens, essai, (1962)
  • La dernière journée

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

En 1964, Lucien Deroisy réalise Une voix d'or, adaptation tournée à Mons d'une nouvelle extraite du recueil Figures détruites.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. in Paul Guth "Quarante contre Un", pages 219 à 226.
  2. Discours de Charles Pisnier au Congrès national wallon du 20 et (sur le site du RWF)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]