Centre hospitalier universitaire de Toulouse

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centre hospitalier universitaire de Toulouse
image illustrative de l’article Centre hospitalier universitaire de Toulouse
Hôtel-Dieu Saint-Jacques (la cour intérieure)
Présentation
Pays Drapeau de la France France
Ville Toulouse (Midi-Pyrénées)
Adresse 2 rue Viguerie - TSA 80035 31059 Toulouse CEDEX 9
Site web http://www.chu-Toulouse.fr
Organisation
Type Hôpital universitaire
Affiliation université Paul-Sabatier
Services
Standards 05 61 77 22 33
Service d’urgences Oui
Nombre de lits 2 860 (2 011)

Le CHU de Toulouse est un centre hospitalier universitaire français dont le centre administratif est situé à Hôtel-Dieu Saint-Jacques.

Le CHU de Toulouse emploie plus de 3 632 médecins et étudiants médicaux et plus de 10 000 personnels hospitaliers et a reçu 230 000 hospitalisations totales, 140 000 venues et séances et plus 640 000 consultations externes en 2013[1].

C'est aussi 2 880 lits et 455 places (hospitalisation de moins de 24 heures)[2],[1] répartis comme suivant :

Il se place au quatrième rang des CHU français au regard de son niveau d'activité et est classé meilleur hôpital de France dans un classement établi en 2012 par le magazine Le Point et comprenant plus de 60 pathologies[4].

Établissements[modifier | modifier le code]

Le CHU se répartit sur neuf établissements :

  1. hôpital Paule de Viguier
  2. hôpital des Enfants
  3. hôpital Garonne (Casselardit - Ancely)
  4. hôpital psychiatrique Purpan (2013)

Des partenariats existent avec des cliniques privées ainsi qu'avec L’Institut universitaire du Cancer de Toulouse.

Des extensions ou reconfigurations du CHU ont été réalisés sur le site de Purpan :

  • clinique Pierre-Paul-Riquet (2014)
  • bâtiment URM (Urgences - Médecine - Réanimation) (2014)

Les structures logistiques du CHU de Toulouse (restauration, blanchisserie, stérilisation et la plateforme logistique « Logipharma ») sont situées dans la zone industrielle du Chapitre et à Cugnaux.

Organisation[modifier | modifier le code]

Les disciplines médicales sont regroupées au sein de 15 pôles hospitalo-universitaires cliniques. Chaque pôle regroupe des services et des disciplines autour d’une logique d’activité.

Les disciplines médico-techniques sont regroupées au sein de six pôles hospitalo-universitaires médico-techniques.

Pôles hospitalo-universitaires cliniques[modifier | modifier le code]

Pôles hospitalo-universitaires médico-techniques[modifier | modifier le code]

Pôle Biologie[modifier | modifier le code]

Le pôle de Biologie est réparti sur les sites de Purpan et Rangueil.

Purpan[modifier | modifier le code]

Les laboratoires de Biologie du CHU de Purpan sont localisés d’une part à l’Institut Fédératif de Biologie et d’autre part au pavillon Lefebvre.

L’IFB est un bâtiment de cinq niveaux, d’une surface utile de 6 500 m2, dont 4 375 m2 de laboratoires. Il regroupe plusieurs laboratoires de biologie clinique.

Le pavillon Lefebvre est localisé à proximité de l’IFB. Il comporte trois niveaux pour une surface totale de 1 880 m2, dont 940 m2 de laboratoires. Une passerelle sécurisée à ciel ouvert relie le niveau 1 de l’IFB et le sous-sol du pavillon Lefebvre.

Rangueil[modifier | modifier le code]

Les laboratoires de Biochimie, Hématologie et Anatomo-pathologie de Rangueil sont regroupés dans le bâtiment « Routine » sur deux étages : 1er et 2e sous-sols. Ce bâtiment de deux étages a une surface utile de 2 595 m2 dont 1 539 m2 dédiés aux laboratoires. Il regroupe plusieurs laboratoires de biologie clinique.

Le laboratoire d’Immunologie est situé dans un laboratoire indépendant de 904 m2.

Formation[modifier | modifier le code]

Le CHU est partenaire des facultés de médecine, pharmacie et odontologie. À ce titre, il concourt à l’enseignement universitaire et postuniversitaire des praticiens hospitaliers et non hospitaliers.

La faculté de médecine[modifier | modifier le code]

Le pôle formation du CHU de Toulouse comprend les deux facultés de médecine de Toulouse (Purpan et Rangueil) qui sont incluses dans l'université Paul-Sabatier.

L’Institut de préparation aux carrières sanitaires et sociales[modifier | modifier le code]

Le CHU de Toulouse administre un institut de formation aux carrières de santé qui regroupe 10 écoles et instituts de formation. Cet institut met à la disposition de plus de 1200 étudiants accueillis en moyenne par an, des équipes pédagogiques de haut niveau, ainsi que des moyens matériels importants.

Écoles et instituts de formation aux carrières de santé[modifier | modifier le code]

  • Institut de formation de masso-kinésithérapie (I.F.M.K.)
  • Institut de formation de pédicurie-podologie (I.F.P.P.)
  • École régionale d’assistant(e)s de service social (E.R.A.S.S.)
  • École de sages-femmes
  • Institut de formation des aides-soignants (I.F.A.S.)
  • Institut de formation en soins infirmiers (I.F.S.I.)
  • École d’infirmiers anesthésistes
  • École d’infirmiers de bloc opératoire
  • Institut de formation des cadres de santé (I.F.C.S.)
  • Institut de formation de manipulateurs en électroradiologie médicale (I.F.M.E.M.)

« CHU leaks »[modifier | modifier le code]

En avril 2018, le site d'investigation Mediacités (relayé par Mediapart) révèle avoir eu accès à plus de 26000 fiches d'incident informatiques internes, renseignées par le personnel du CHU entre 2013 et 2017 et adressées à la direction de l'établissement. Certaines font part de problèmes mineurs, d'autres relatent des dysfonctionnements techniques sur les appareils médicaux, des lieux mal entretenus et surtout un manque récurrent de personnel : brancardiers trop peu nombreux et engendrant des retards dans la prise en charge des patients, infirmières en sous-effectif, etc. Selon Mediacités, la hausse du taux d'activité du CHU ne se répercute pas sur la quantité de personnel. L'ensemble de ces dysfonctionnements serait imputable à une volonté d'économies. Le syndicat majoritaire au sein des hôpitaux de Toulouse, la Confédération générale du travail (CGT) reproche à la direction « de faire la sourde oreille face aux cris d’alerte du personnel hospitalier », rapporte Mediacités. La direction, quant à elle, ne reconnaît pas d'importantes défaillances mais souligne que ces rapports d'incident sont un marqueur de « la vitalité de la dynamique qualité du CHU »[6],[7].

La Fédération hospitalière de France (FHF) dénonce ces révélations, tandis que la conférence des doyens des facultés de médecine, la conférence des directeurs généraux de CHU et celle des présidents de commission médicale d'établissement contestent « le raccourci selon lequel un grand nombre de dysfonctionnements déclarés serait un traceur de dégradation des soins », indique La Dépêche du Midi[8] ; Mediacités réplique n'avoir jamais écrit « que le nombre de fiches d’incident constituait la preuve de la dégradation de la qualité des soins prodigués au CHU de Toulouse »[9]. La Confédération française démocratique du travail (CFDT), deuxième syndicat du CHU, relativise la portée du nombre de signalements mais relève des « problèmes à résoudre, [dont] la souffrance du personnel fait partie »[8].

Le , l'émission Secrets d'info de France Inter revient sur ces révélations et publie des témoignages de membres du personnel non syndiqués confirmant un manque de personnel et l'état dégradé de certains locaux. L'entourage de Raymond Le Moign, directeur du CHU jusqu'au (il devient à cette date chef du cabinet de la ministre de la Santé Agnès Buzyn), conteste que la réduction du déficit de l'établissement de 30 à 14 millions d’euros entre 2016 à fin 2017 ait provoqué une baisse des moyens humains et matériels[10].

Mediacités comme France Inter soulignent que les problèmes relevés au CHU de Toulouse ne lui sont pas particuliers et se retrouvent dans d'autres villes et CHU ; l'impératif de rentabilité au sein des hôpitaux et le lean management sont notamment mentionnés comme causes du mal-être d'une partie du personnel hospitalier[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]