Centre hospitalier universitaire de Caen

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Centre hospitalier régional universitaire de Caen
Image illustrative de l’article Centre hospitalier universitaire de Caen
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CHU Côte de Nacre
Présentation
Coordonnées 49° 12′ 17″ nord, 0° 21′ 27″ ouest
Pays Drapeau de la France France
Ville Caen
Adresse Avenue de la Côte de Nacre
14033 Caen cedex 9
Site web http://www.chu-caen.fr
Organisation
Type Hôpital universitaire
Affiliation Université Caen-Normandie
Services
Service d’urgences oui
Nombre de lits 1 582
Géolocalisation sur la carte : Caen
(Voir situation sur carte : Caen)
Géolocalisation sur la carte : Basse-Normandie
(Voir situation sur carte : Basse-Normandie)
Géolocalisation sur la carte : France/Basse-Normandie/Caen

Le Centre hospitalier universitaire de Caen Normandie (CHU de Caen Normandie) est un hôpital français au double statut universitaire et régional situé à Caen en Normandie.

D'une capacité totale de 1 495 lits[1], c'est le principal établissement hospitalier de Caen, et l'un des centres hospitaliers référent pour la Normandie. Le CHU de Caen Normandie emploie un total de 5 756 personnes[2], dont 972 personnels médicaux[1].

Établissements[modifier | modifier le code]

Hôpital Côte de Nacre (CHU)[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

L'hôpital Côte de Nacre est une tour monobloc de 23 étages construite par Henry Bernard dans les années 1970 et mise en service en 1975 pour répondre à l'inadaptation des locaux de l'hôpital Clemenceau. Cet hôpital est la seule mise en pratique de l'« hôpital-paquebot », un hôpital-type imaginé par Bernard pour répondre à la réforme de 1958 introduisant les CHU[3].

D'une hauteur de 86 m[4], de type « socle / bloc »[3], c'est un immeuble de grande hauteur qui domine l'agglomération caennaise et est visible de la plage du Havre par temps clair.

Il est situé sur le plateau Nord de Caen, à proximité immédiate du boulevard périphérique (Sortie 5 "Côte de Nacre"). Il est desservi par la ligne T2 (tram) et 14 du réseau (bus) Twisto. Il présente une capacité de 998 lits et emploie à lui seul 4 630 personnes, dont 551 de personnels médicaux[4].

Orienté vers la médecine et la chirurgie adultes, il accueille la majorité des services du CHU, les laboratoires d'hématologie, de biochimie, de bactériologie-parasitologie, d'anatomie pathologique, de pharmacologie-toxicologie, de génétique et reproduction (dont le centre d'étude et de conservation des œufs et du sperme humains, CECOS), de radio-immunologie et les explorations fonctionnelles. Seul le laboratoire de virologie ne se trouve pas sur le site du CHU Côte de Nacre mais au CHR Clemenceau.

Il est doté d'un plateau technique lourd : radiologie conventionnelle, scanners, IRM, échographie, médecine nucléaire, coronarographie, radiologie interventionnelleetc.

Services de soins de l'hôpital Côte de Nacre (hors FEH) :

Services de médecine


Unités de soins intensifs (USI)

  • Réanimation médicale
  • Réanimation chirurgicale

Services de chirurgie


Autres services

Amiante et obsolescence du bâtiment[modifier | modifier le code]

Construit dans les années où l'amiante était un matériau très utilisé dans l'architecture, notamment à cause de ses propriétés calorifuges, le CHU de Caen est un bâtiment truffé d'amiante sur tous les niveaux. 116 employés de l'hôpital y ont été par ailleurs exposés[5]. En outre, son plan architectural est inadapté à l'organisation actuelle des soins, rendant le CHU obsolète, voire non fonctionnel, et ce très rapidement après sa mise en service[5].

En 2009, la direction a estimé le coût d'une rénovation du CHU plus chère que sa reconstruction évaluée à 700 millions d'euros. En effet, les travaux actuellement effectués sur le bâtiment amianté ont un surcoût de 30 %[6].

En visite au CHU de Caen le , la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a alors annoncé la reconstruction du CHU[5],[6],[7]. Le coût est situé entre 500 millions et un milliard d'euros, dont une partie sera financée par l'État dans le cadre du plan hôpital 2012, lancé en 2007[5],[6]. L'ouverture du nouvel hôpital a alors été annoncée vers 2026[6].

Le , la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a confirmé par courrier au maire de Caen, Philippe Duron, la reconstruction de l'hôpital sous forme de plusieurs pavillons qui ouvriront progressivement sur une durée de 8 à 10 ans. Le futur centre hospitalier, en lien avec le centre François-Baclesse, conservera sa vocation universitaire[8].

Le futur CHU sera situé sur le site actuel du CHU, en contiguïté avec le Bâtiment Sud qui sera intégré au projet, la fin des travaux se fera en 2 phases. Une première livraison des bâtiments de logistique, pharmacie, administration et de recherche/biologie est attendue pour 2022. La livraison complète est attendu pour 2026[9].

Les travaux du nouveau centre hospitalier sont lancés en avec la destruction des sites de l'ancienne blanchisserie, de l'internat et de l'ancien IFSI.[9]

Déficits et réduction de postes[modifier | modifier le code]

Le CHU de Caen avait en 2010 le troisième plus gros déficit hospitalier de France[6], en partie à cause du contenu en amiante de ses structures. Cependant, ce déficit est passé de 119 millions d'euros en 2009 à 60 millions d'euros en 2013, grâce à la réduction des dépenses notamment réalisée sur la réduction des effectifs, à l'augmentation parallèle de son activité et à une aide exceptionnelle de l'État de 48 millions d'euros[10]. En effet, la direction avait annoncé en la suppression de 200 postes, dont 90 personnels soignants, sur un effectif total de 6 000[6].

En , un rapport de la Chambre régionale des comptes met en lumière une nette amélioration du déficit de l’établissent grâce notamment a une aide de l'état de 110 millions d'euros, ainsi qu'a une politique d’austérité et de restructuration interne. En effet sur la période 2013-2017 : 76 lits d'hospitalisation ont été supprimés, mais 16 places en hôpital de jour ont été créées. D'autre part 216 équivalents temps plein d’emploi non médical ont été supprimés sur la même période, tandis que 8 nouveaux postes de médecin ont été créés[11].

Incidents[modifier | modifier le code]

  • Le , un patient de 42 ans se défenestre du 18ème étage. Suivi en psychiatrie, l'homme était hospitalisé en médecine polyvalente, il aurait brisé la vitre d'une chambre attenante à la sienne avec un extincteur[12].
  • Le vers 19h, un homme menace une infirmière des urgences et affirme détenir un fusil à pompe dans son sac. Dans un contexte de menace terroriste, l'entièreté du site côte de Nacre est bouclé par les forces de l'ordre, et les patients sont confinés dans les services. 180 membres des forces de l'ordre sont déployés afin de retrouver l’individu suspect. Le RAID arrive en renfort vers 22h. Le dispositif sera levé à 4h30 du matin sans que l'homme soit retrouvé. Il sera finalement interpellé quelques jours plus tard à Mézidon-canon[13],[14].
  • Le , un incendie se déclare au niveau 18 dans une chambre de patients. 11 personnes seront légèrement intoxiquées par les fumées dont 3 patients, 4 soignants et 4 agents de la sécurité incendie. Le service de 25 lits sera évacué et fermé plusieurs jours. L'origine du sinistre vient de l'incendie volontaire de draps par une patiente souffrant de troubles psychiatriques[15],[16].

Hôpital Femme-Enfant-Hématologie (Bâtiment Sud - FEH)[modifier | modifier le code]

Le pôle Femme-Enfant-Hématologie (pôle FEH) est le bâtiment le plus récent du CHU de Caen Normandie. Il a été ouvert à l'automne 2009 et se situe au pied de la tour de l'hôpital Côte de Nacre, avec lequel il communique. Il accueille la maternité, les services d'urgences pédiatriques et gynéco-obstétricales, de pédiatrie, de néonatologie, de gynécologie, d'hématologie adulte, de chirurgie pédiatrique et d'hémato-immuno-oncologie pédiatrique. Il a une capacité de 345 lits[17].

Son hall principal constitue l'entrée principale du CHU et c'est donc par le FEH que le public est invité à rejoindre les services de la tour Côte de Nacre (sauf pour les urgences adultes). Dans le hall principal, on trouve l'accueil principal du CHU, un amphithéâtre (appelé amphithéâtre « œuf », en raison de sa forme) et des commerces (cafétéria, fleuriste, coiffeur, journaux, librairie). Un hôtel a également été construit devant l'entrée du FEH.

Hôpital Clemenceau (CHR)[modifier | modifier le code]

Construit entre 1903 et 1908 pour remplacer l'Hôtel-Dieu de Caen selon une structure pavillonaire traditionnelle, il est devenu centre hospitalier régional en 1945. Il se situe davantage en centre-ville, près de l'Abbaye aux Dames (locaux du Conseil régional de Basse-Normandie), desservi par les lignes 4; 10; 19 et 61 du réseau Twisto. Inauguré le , sa construction a été demandée par la municipalité caennaise, jugeant à l'époque l'Hôtel-Dieu, installé dans l'abbaye aux Dames, « insalubre et peu fonctionnel »[18].

L'hôpital Clemenceau héberge les services de pyschiatrie de l'enfant et de l'adolescent, pour une capacité d'accueil de 109 lits[18]. Ainsi que les services addictologie. Avant l'ouverture du pôle Femme-Enfant-Hématologie (FEH) en 2009 sur le site de l'hôpital Côte de Nacre, le CHR comprenait également les services de pédiatrie, gynécologie-obstétrique, néonatalogie et d'hématologie.

Le CHR accueille également le laboratoire de virologie humaine et moléculaire du CHU de Caen.

Centre Esquirol[modifier | modifier le code]

Le centre Esquirol abrite les services de psychiatrie adulte du CHU. Il est situé sur le plateau Nord de Caen, à proximité de l'hôpital Côte de Nacre. Inauguré en 1978 et rénové en 2006, sa capacité est de 75 lits[19]. Il est composé de 3 unités d'hospitalisations : l'UH1, l'UH2 et l'UCPU (L'unité de crise post urgence, spécialisée dans la prise en charge des tentatives d'actes d'autolyse).

Le centre Esquirol ne doit pas être confondu avec l'établissement public de santé mentale de Caen (anciennement centre hospitalier spécialisé du Bon-Sauveur) qui lui est indépendant du CHU.

Résidence pour personnes âgées (RPA) de La Charité[modifier | modifier le code]

Entre 1972 à 1984, l'hospice Saint-Louis, qui occupait depuis le début du XXe siècle les locaux de l'abbaye aux Dames, est transféré dans l'ancien couvent de la Charité, construit dans les années 1950 à la Guérinière. Il prend alors officiellement le nom de Centre pour Personnes Âgées. Réservé aux personnes âgées dépendantes, il est constitué d'une Unité de Soins de Longue Durée (USLD), de soins de suite et de réadaptation (SSR) et d'une Maison de Retraite. Sa capacité est de 270 lits répartis sur les trois services, et emploie 190 personnes[20].

Formation et recherche[modifier | modifier le code]

La faculté de médecine de Caen était, jusqu'à la rentrée 2014, située dans les locaux de l'hôpital Côte de Nacre et dépend de l'université de Caen Basse-Normandie. Elle était localisée au rez-de-chaussée et au premier étage, comprenant un certain nombre d’amphithéâtres et de salles de classe.

Par ailleurs, le CHU régit et dirige l'école de sage-femmes de Caen ainsi que plusieurs instituts de formation paramédicale : l'institut de formation en soins infirmiers (y compris la formation des infirmiers anesthésistes, des infirmiers de bloc opératoire et des infirmiers en puériculture), l'institut de formation d'aides-soignants, l'institut de formation des ambulanciers et l'institut de formation des manipulateurs en électroradiologie médicale.

La plupart des laboratoires de recherche se situent au troisième étage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les chiffres-clés, www.chu-caen.fr
  2. Équivalents temps plein
  3. a et b Léo Noyer-Duplaix, « « L’hôpital-paquebot » d’Henry Bernard », In Situ, no 31,‎ (DOI 10.4000/insitu.13998).
  4. a et b L'hôpital Côte de Nacre, www.chu-caen.fr
  5. a b c et d Le CHU de Caen sera reconstruit, Le Point.fr, 27 septembre 2010.
  6. a b c d e et f Amiante: le CHU de Caen reconstruit, Le Figaro.fr, 27 septembre 2010.
  7. Reconstruction du CHU à Caen : Roselyne Bachelot confirme, Ouest-France.fr, 27 septembre 2010.
  8. Tendance Ouest, 10 décembre 2013 [lire en ligne]
  9. a et b « Centre Hospitalier Universitaire de Caen Normandie », sur www.chu-caen.fr (consulté le 24 octobre 2019)
  10. Peu à peu, les finances du CHU de Caen se redressent, Ouest-France.fr, 8 avril 2014.
  11. « Caen : en quelques années, la situation économique du CHU s’est nettement améliorée », sur France 3 Normandie (consulté le 24 octobre 2019)
  12. « Un patient de 42 ans se défenestre du 18e étage du CHU de Caen : la réaction de la direction », sur actu.fr (consulté le 25 octobre 2019)
  13. « Intrusion au CHU de Caen : le suspect interpellé mardi mis en examen », sur France 3 Normandie (consulté le 25 octobre 2019)
  14. « Intrusion au CHU de Caen : le témoignage d'une patiente qui a passé la nuit bloquée aux Urgences », sur France 3 Normandie (consulté le 25 octobre 2019)
  15. « Caen. Incendie au CHU dans la chambre d'un patient, plusieurs personnes intoxiquées », sur lamanchelibre.fr (consulté le 25 octobre 2019)
  16. « Incendie au CHU de Caen : une patiente a allumé le feu sur son matelas », sur France Bleu, (consulté le 25 octobre 2019)
  17. L'hôpital Femme-Enfant-Hématologie, www.chu-caen.fr
  18. a et b L'hôpital Clemenceau, www.chu-caen.fr
  19. Le Centre Esquirol, www.chu-caen.fr
  20. La Résidence pour Personnes Âgées www.chu-caen.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]