Oncopole de Toulouse

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Oncopole de Toulouse
Image illustrative de l’article Oncopole de Toulouse
Campus de Cancérologie en avril 2011
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Localité Toulouse
Programme
Périmètre 220 ha
Espaces verts 130 ha
Coordonnées 43° 33′ 51″ nord, 1° 25′ 42″ est

Géolocalisation sur la carte : Toulouse

(Voir situation sur carte : Toulouse)
Oncopole de Toulouse

Le campus de cancérologie de Toulouse, Oncopole, est un pôle de recherche sur le cancer à dimension européenne. Situé dans le sud de la ville, sur le site symbolique de l'explosion de l'usine AZF en 2001, le campus représente un site où différents acteurs privés et publics se rencontrent afin d'harmoniser collectivement leur recherche pour la lutte contre le cancer.

Aménagé par la Toulouse Métropole, en partenariat avec le conseil général de la Haute-Garonne, le conseil régional Midi-Pyrénées, l'État et l'Europe. Le plan d'aménagement général du Campus Oncopole est l'œuvre de l'architecte Yann Padlewski de l'agence d'architecture Jean-Paul Viguier auteur dans la région du centre hospitalier intercommunal de Castres (CHIC), et du muséum d'histoire naturelle de Toulouse.

  • Le site s'étend sur 220 hectares :
    • 78 hectares de l'ancienne usine AZF.
    • 142 hectares de terrains du ministère de la défense
  • 65 hectares supports du développement économique, clinique et scientifique.
  • un programme immobilier de près de 300 000 m2
  • 30 hectares pour le parc public
  • plus de 100 hectares en zone verte (bord de Garonne)

Le vendredi 10 octobre 2014 eut lieu l'inauguration de l'Institut Universitaire du Cancer de Toulouse Oncopole (IUCT Oncopole) et du centre de recherche du cancer de Toulouse, en présence de Manuel Valls, Geneviève Fioraso et Jean-Luc Moudenc[1].

Accès[modifier | modifier le code]

Accès avec les transports en commun de Toulouse, Tisséo lignes Liste des lignes de bus de Toulouse3111352117​​​​​​​​​​​[2] . Il est aussi prévu un accès pour 2020 par le futur téléphérique urbain sud de Toulouse.

La Gare de Gallieni-Cancéropôle est situé a quelques centaines de mètres du site .

Un regroupement de compétences[modifier | modifier le code]

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L'Oncopole de Toulouse regroupe différentes compétences académiques, scientifiques, technologiques, médicales, cliniques, pharmaceutiques, publiques et privées, avec pour même ambition, la lutte contre le cancer.

Ce projet permet aussi de disposer d'une chaîne intégrée pour la prévention et le traitement du cancer (recherche fondamentale, recherche technologique, recherche et essais cliniques, découverte et industrialisation de nouveaux médicaments et équipements).

La concentration de la recherche en un même site a été voulue pour faciliter la prise de brevets et de licences, la création de nouvelles entreprises, la diversification et le développement d'entreprises existantes et la recherche de partenariats avec d'autres régions et d'autres pays.

Les activités et les projets du campus de cancérologie se regroupent autour de cinq pôles, ou centres d'activités, que sont l'Institut universitaire du cancer (soin aux malades et recherche clinique), la recherche publique, la recherche privée, l’innovation et la valorisation de la recherche ainsi que la formation.

Gouvernance du campus : De l'association Oncopole de Toulouse à Toulouse Métropole[modifier | modifier le code]

L’association Oncopole de Toulouse, a été présidée par les différents présidents de Toulouse Métropole Philippe Douste Blazy, Pierre Cohen, et Jean-Luc Moudenc, et dirigée par Benjamin Gandouet.

Ses missions ont été transférées le 1er janvier 2015 au sein de Toulouse Métropole qui s'est vu confiée par les membres du campus la charge de l’animation et de la promotion de l'Oncopole (220 hectares situés au cœur de Toulouse).

Organisation de l'Oncopole de Toulouse[modifier | modifier le code]

Toulouse Métropole coordonne les actions des partenaires autour des différents enjeux communs au développement du campus.

Les acteurs et les partenaires de l'Oncopole[modifier | modifier le code]

Outre les membres fondateurs que sont Toulouse Métropole, les laboratoires Pierre Fabre, Sanofi-Aventis et l’Agence régionale de santé, l'Oncopole compte parmi ses partenaires le conseil général de la Haute-Garonne, la Région Midi-Pyrénées, l’État et l’Europe.

Différents acteurs opèrent au sein de celle ci tel que :

  • le CNRS,
  • l’INSERM,
  • l’Institut Claudius Regaud,
  • la Ligue contre le Cancer,
  • l’université Paul Sabatier,
  • le Réseau thématique de recherche et de soins,
  • les Etablissements Français du Sang,
  • l’ONCOMIP,
  • le Pôle de compétitivité Cancer-Bio-Santé,

Le campus de cancérologie en quelques dates[modifier | modifier le code]

Centre de Recherche Pierre Fabre

L’année 2009 a marqué des avancées significatives dans le projet du campus. Ainsi, le centre Pierre Potier a été inauguré le 18 novembre et le 26 novembre la pose de la première pierre de la Maison Commune a été posée (elle a ouvert ses portes en octobre 2009).

L'année 2010 a poursuivi l'installation des équipes et la mise en exploitation des différents bâtiments. Les laboratoires Pierre Fabre accueillent leurs premiers salariés depuis le début du mois de septembre. La première tranche des travaux de la Maison Commune a été réceptionnée en juillet. Les premiers occupants (Centre Espace Forme31, Ligue contre le cancer comité 31, Pôle de compétitivité Cancer Bio Santé, l'association Oncopole de Toulouse) débutent leurs installations dès le 2 novembre.

Le 5 mai 2014, l'institut universitaire du Cancer Toulouse Oncopole accueille ses premiers patients[3].

En septembre 2014, le Centre de Recherche en Cancérologie de Toulouse commença l'accueil de ses premières équipes.

1er janvier 2015 : intégration de l'association Oncopole au sein de Toulouse Métropole. Création de la direction Oncopole/Santé Publique au sein de la collectivité (direction: Benjamin Gandouet).

30 mars 2015 : signature de la convention de partenariat entre Sanofi et Evotec.

23 juin 2015 : élection de Liberto Yubero comme nouveau président du Pôle de compétitivité Cancer Bio Santé.

8 juillet 2015 : Le Groupe Pierre Fabre et l'IUCT signe une convention de partenariat scientifique.

Octobre 2015 : lancement des études pour la création de l'aérotram reliant l'Oncopole à Rangueil.

2015: L'année 2015 marque la création de l'Institut Universitaire du Cancer qui est un nouveau modèle français d'organisation de soins, de recherche et d'enseignement en cancérologie. C'est une démarche collective et volontaire de tous les acteurs du cancer en Midi-Pyrénées pour améliorer la qualité de prise en charge des patients.

17 janvier 2016: Inauguration de l'Hôtel Quality Choice sur l'Oncopole.

4 mai 2016: Le Pr Michel Attal, hématologue et directeur général de l'Institut universitaire du cancer Toulouse Oncopole, a reçu mardi le prix Griffuel de la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer.

Cinq pôles au sein du campus de cancérologie[modifier | modifier le code]

L'Institut universitaire du cancer Toulouse Oncopole : IUCT-Oncopole[modifier | modifier le code]

Institut universitaire du cancer Toulouse Oncopole

L'Institut universitaire du cancer de Toulouse Oncopole a été créé en partenariat avec le CHU de Toulouse, l’institut Claudius-Regaud, les cliniques privées, les centres hospitaliers généraux, le réseau Oncomip, l’Établissement français du sang et l’université Paul-Sabatier. Depuis mai 2014, il regroupe l'institut Claudius-Regaud et certains services d'oncologie du CHU de Toulouse. Il a été inauguré le 10 octobre 2014 par le Premier ministre Manuel Valls.

L'architecte du bâtiment est Jean-Paul Viguier[4]. Le lieu a pour vocation d’être un centre régional, extra-régional et international pour la recherche et l’innovation cliniques dans la lutte contre le cancer. Chercheurs et soignants y travaillent ensemble au service des patients afin de les soigner et de leur faire directement bénéficier de nouveaux moyens de combattre la maladie. L’objectif est de réduire le délai entre la recherche et l’innovation et entre l’innovation et les soins, dans une logique d’enrichissement réciproque et d’équité d’accès aux innovations. L’institut représente 300 millions d’euros d’investissement, 1 200 professionnels de la santé, 312 lits et places, 97 salles de consultation, sept blocs opératoires, dix plateaux techniques, un plateau technique de radiothérapie de sept salles, 65 000 m2 de surface au sol, 269 places de parking, 44 150 m2 d'espaces verts, 104 788 tonnes de béton et métal, soit un peu plus de 14 tour Eiffel[5].

La recherche publique[modifier | modifier le code]

Le pôle de recherche publique regroupe les principales équipes de recherche concernées sur Toulouse de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et du monde universitaire représenté par le centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse ainsi que les universités et écoles au premier rang desquelles l'université Paul-Sabatier (UT III), sur près de 10 000 m2 de laboratoires.

Ce regroupement sur un même site permet d'aborder la recherche par projets. À ce jour[Quand ?], plus de 300 chercheurs, ingénieurs, techniciens représentant 23 équipes de recherche pluridisciplinaires ont manifesté leur volonté de rejoindre l'Oncopole de Toulouse. Ce projet de centre de recherche est inscrit au contrat de projets État-région 2007-2013[réf. souhaitée].

La recherche privée[modifier | modifier le code]

La recherche privée au sein du campus de cancérologie sera représentée majoritairement par des grands groupes pharmaceutiques français et étrangers.

Sanofi[modifier | modifier le code]

Ainsi Sanofi, pionner sur le site depuis 1965, entend jouer un rôle moteur, en faisant des partenariats scientifiques publics/privés, une pièce maîtresse de sa stratégie, afin de relever les défis thérapeutiques de demain, de développer des médicaments innovants ayant une valeur ajoutée reconnue par les patients, de diversifier ses activités pour assumer pleinement son rôle d’acteur clé de la santé en France et de s’associer à l’évolution du système de recherche afin d’améliorer la visibilité et le rayonnement de la France à l’international. Concrètement, 700 collaborateurs (2009) travaillaient déjà au sein du Centre de recherche Sanofi-Aventis basé sur le site de Langlade dont 200 chercheurs. Mais en 2013 une réorganisation sociale s'est réalisée[6].

Groupe Pierre Fabre[modifier | modifier le code]

De son côté, d'ici la fin 2010, le Groupe Pierre Fabre regroupera ses collaborateurs sur le site de Langlade dans un nouveau bâtiment où seront installées d'importantes structures de recherche et développement, principalement : le centre de recherche en oncologie expérimentale, le centre d’innovation développement, le centre de développement, le service de pharmacocinétique clinique de Pierre-Fabre Oncologie ainsi que les unités mixtes CNRS/Pierre-Fabre. Le portefeuille de Pierre-Fabre Oncologie s’est progressivement enrichi de nouvelles molécules, aussi bien des petites molécules que des produits d’origine biologique. Cet apport a été réalisé grâce aux efforts importants consentis depuis le début des années 1990 et à la signature de multiples accords de partenariats avec de nombreuses Biotechs régionales, ainsi qu’avec de grands groupes pharmaceutiques (erck US et plus récemment Abbott).

GlaxoSmithKline[modifier | modifier le code]

D'autres groupes pharmaceutiques internationaux ont exprimé leur intérêt pour le projet. Ainsi, GlaxoSmithKline (GSK), deuxième groupe pharmaceutique mondial, s'est déjà engagé, dans le cadre du pôle de compétitivité Cancer-Bio-Santé, à retenir Toulouse et son potentiel scientifique et économique, pour y développer de nouvelles coopérations dans le domaine du traitement du cancer. C'est 15 millions d'euros qui y seront consacrés avec un important partenariat entre les équipes toulousaines et le centre d'excellence mondial de recherche sur le cancer (CEDD Oncology) de GSK basé à Upper Providence aux États-Unis.

Pôle Innovation et Valorisation[modifier | modifier le code]

Ce pôle est constitué du centre Pierre-Potier qui est un hôtel à projets du nom « ITAV » (Institut des Technologies Avancées en sciences du Vivant) et d’une pépinière d’entreprise dédiée aux nouvelles entreprises du secteur des sciences du vivant. Cet ensemble se trouve dans un bâtiment de 5 000 m2 installé sur le site depuis le 15 septembre 2009.

  1. L’Hôtel à projets ITAV « Pôle Recherche » est organisé en Unité mixte de service et de Recherche : l’USR3505 créée en janvier 2009 sous l’égide de 3 tutelles : le CNRS, l’université Paul-Sabatier et l’INSA Toulouse.
    L’unité regroupe trois plateformes technologiques : bioNanotechnologie, Interface Chimie-Biologie –chimie de synthèse et Imagerie multiphotonique qui jouent un rôle fondamental dans le fonctionnement de l’hôtel à projets ITAV dédié aux recherches interdisciplinaires : elle apporte une aide logistique, un accompagnement technologique pour faciliter le développement des projets et garantit une fonction de mémoire des acquisitions et des compétences de l’ITAV.
  2. La pépinière d’entreprises : pôle valorisation
    Elle permet d’accueillir de manière simultanée une quinzaine de start-up dans les domaines d’activités suivis par l’ITAV et le Cancéropôle et viendra renforcer le pôle de recherche.
    Ce rapprochement permet d’assurer une liaison intime entre recherche appliquée et valorisation économique. Les entreprises installées dans la pépinière pourront accéder aux équipements scientifiques et de recherche.

L’ensemble immobilier du centre Pierre-Potier représente un investissement total de 15 M€ portés par l’Europe (4,45 M€), l’État (4 M€), le Grand Toulouse (3 M€), la région Midi-Pyrénées (2,55 M€) et le conseil général de la Haute-Garonne (1 M€).

Formation[modifier | modifier le code]

La formation aux métiers des sciences du vivant du campus. Elle est portée notamment par les facultés de médecine et les universités de Toulouse (notamment l'université Paul-Sabatier Toulouse III), ainsi que les grandes écoles comme l'Institut national des sciences appliquées (INSA), l'Institut national de polytechnique de Toulouse (INPT), l'École des mines d'Albi-Carmaux, l'École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT), l'École d'Ingénieurs de Purpan (EIP, anciennement ESAP : École supérieure d'agriculture de Purpan), l'Institut Claudius Regaud, l'IUT informatique et systèmes de santé (Castres) ou encore du Centre d'étude et de formation hospitalière (Cahors).

Les différents acteurs universitaires et académiques offriront des formations pluridisciplinaires aux métiers de la Cancérologie, et plus largement en BioSanté, allant de la sensibilisation pré-universitaire jusqu'au post-universitaire ainsi qu'un renforcement de l'enseignement en formation continue.

Le rôle de l'université dans la formation continue sera primordial en raison de l'évolution des métiers, des réorientations des parcours professionnels individuels et de l'émergence de nouveaux métiers dans le domaine du médical et paramédical.

Dans le cadre du pôle de recherche publique mis en place sur le campus par l'INSERM, le CNRS et l'université, plusieurs projets pédagogiques et de formation sont à l'étude, dont : une offre de licences, un mastère élargi, la création d'une école doctorale biologie, santé, biotechnologies adaptée aux besoins des industriels et l'ouverture de formations à l'international (masters, universités d'été, écoles thématiques).

Une offre diversifiée de formation initiale et continue couvrant tous les champs de l'oncologie sera également proposée au sein de la clinique universitaire du Cancer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]