Boulevard Soult

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12e arrt
Boulevard Soult
Image illustrative de l’article Boulevard Soult
Le boulevard au niveau de la porte de Montempoivre.
Situation
Arrondissement 12e
Quartier Bel-Air
Début 279, boulevard Poniatowski et avenue Daumesnil
Fin Boulevard Davout et 116 bis, cours de Vincennes
Morphologie
Longueur 1 270 m
Largeur 40 à 43,4 m
Historique
Création 1859
Dénomination
Ancien nom Rue Militaire
Géocodification
Ville de Paris 8662
DGI 9047

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Boulevard Soult
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Le boulevard Soult est une voie située dans le quartier du Bel-Air dans le 12e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Il constitue la section de la ceinture des boulevards extérieurs — dits « boulevards des Maréchaux » — qui part de l'avenue Daumesnil à la porte Dorée et se termine à la porte de Vincennes, où il laisse la place au boulevard Davout.

Après avoir été accessible par la ligne de bus de Petite Ceinture, le boulevard Soult est désormais accessible par la ligne 3 du tramway (T)(3a) aux arrêts Porte de Vincennes, Alexandra David-Néel, Montempoivre, Porte Dorée, la ligne de métro (M)(1) à la station Porte de Vincennes et la ligne (M)(8) à la station Porte-Dorée, ainsi que par plusieurs lignes de bus RATP 29 46 56 86 351.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le boulevard a reçu le nom de Nicolas Jean-de-Dieu Soult (1769-1851), duc de Dalmatie, maréchal de France[1].

Historique[modifier | modifier le code]

En 1859, le génie militaire cède, sous conditions, la jouissance de la rue à la Ville de Paris[2]. Le boulevard Soult fait partie de la ceinture de boulevards créée à partir de 1861 le long de l'enceinte de Thiers, à la place la rue Militaire et prend sa dénomination actuelle en 1864.

Dans les années 1930, des logements sociaux (de type habitation à bon marché (HBM) furent construits sur l'ancien emplacement de la Zone, pour accueillir une population modeste souvent issue de l'exode rural de l'après-guerre. Ces logements ont été construits pratiquement tout le long du boulevard Soult entre la porte de Vincennes et la porte Dorée sur le côté extérieur (numéros pairs). Le , c'est dans un de ces immeubles, situé au numéro 64 du boulevard au niveau de la porte de Saint-Mandé, qu'un important incendie s'est déclaré dans les mansardes faisant un mort et ayant sinistré une grande partie du bâtiment[3].

À la fin des années 2000 est lancé le projet de prolongement est de la ligne 3 du tramway qui emprunte l'ensemble de l'espace central du boulevard. Les travaux débutent en 2009 et finissent en décembre 2012, date d'inauguration du tronçon.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Documentaire et littérature[modifier | modifier le code]

Un documentaire de 31 minutes de Raphaël Girardot intitulé 11, boulevard Soult, et datant de 1997, relate la vie d'un immeuble réquisitionné par l'association Droit au logement.

Le boulevard Soult est très présent dans le premier roman autobiographique d'Eva Ionesco, Innocence paru en 2017, puisqu'elle y a vécu son enfance avec sa mère Irina Ionesco dans les habitations à bon marché situées entre le lycée Paul-Valéry (qu'elle a fréquenté depuis le collège) et la porte Dorée[6],[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de Minuit, 1972, 1985, 1991, 1997 , etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol.  [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117, présentation en ligne), p. 529
  2. Adolphe Alphand (dir.), Adrien Deville et Émile Hochereau, Ville de Paris : Recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques, Paris, Imprimerie nouvelle (association ouvrière), , « Décision du 28 juillet 1859 », p. 314-315.
  3. « Un mort dans un incendie à Paris », Le Figaro, 22 septembre 2008.
  4. « La triste fin du micocoulier remarquable du boulevard Soult », sur belairsud.blogspirit.com (consulté le 7 février 2019).
  5. Les arbres remarquables sur le site de la ville de Paris.
  6. Eva Ionesco, Innocence, Éditions Grasset, 2017 (ISBN 9782246858386).
  7. Olivia de Lamberterie, « Les parents terribles d’Eva Ionesco », ELLE, 2 septembre 2017.