Jaquet Droz

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Jaquet Droz est une entreprise horlogère suisse, propriété du Swatch Group.

Après avoir connu la gloire et la fortune dans le monde entier sous le nom de Jacquet-Droz & Leschot, notamment grâce à leurs automates, Pierre et son fils Henri-Louis Jacquet-Droz décèdent et laissent leur société ua fils adoptif Jean-Pierre. Les événements économiques de la fin du XVIIIe siècle provoquent la faillite de l'entreprise qui disparaît.

C'est dans les années 1920 que la marque "Jacquet Droz" est déposée (et non pas, d'ailleurs "Jacquet-Droz & Leschot" comme la marque d'origine) et en 1960 un consortium d'investisseur[1] lance, sans succès, un produit estampillé de cette marque.

En 2001, la marque est rachetée par le Swatch Group et connaît alors un "nouveau" succès.

Son nom reprend celui de Pierre Jaquet-Droz et son fils, Henri-Louis Jaquet-Droz, célèbres fabricants de montres et d'automates du XVIIIe siècle, mais il n'existe aucun autre lien entre les deux.

Histoire[modifier | modifier le code]

La manufacture fut fondée en 1738 à La Chaux de Fonds (en Suisse) par un jeune homme de 17 ans, « Pierre Jaquet Droz« , horloger-mécanicien. Cet homme pourvu d’un génie créatif sans limite, se distinguera très tôt par l’adaptation d’horloges communes en y ajoutant un carillon et des jeux de flûte à peu de frais. La notoriété et la renommée de « Pierre Jaquet Droz » seront définitivement acquises lors d’un voyage en Espagne au cours de l'année 1758.

La démonstration d’une pendule dite « du berger » flattera la cour d’Espagne et l’admiration du Roy Ferdinand VI qui l’achètera. En effet, aux pieds du berger se trouve un chien gardant un panier de pommes. Lors du retrait d'un fruit, le chien aboie jusqu’à temps que l’on remette la pomme en place (source : carnet de voyage d'Abraham-Louis Sandoz, son beau-père).

A partir de 1769, l'entreprise s'oriente vers la fabrication d'automates grâce au renfort de son fils "Henry-Louis" qui le rejoint dans l'entreprise ainsi que "Jean-Pierre Leschot" (fils adoptif). Après l’achèvement de l’automate appelé le « dessinateur » vers 1773, Pierre Jaquet Droz entreprend un voyage en France afin de le présenter à Louis XV. Lors de l’exécution du dessin, un crayon à la main, l’automate souffle régulièrement sur le papier afin d’enlever les éclats de la mine. Deux dessins sont ainsi exécutés (un portrait du Roi et les portraits d’un couple, le Dauphin (futur Louis XVI) et son épouse Marie-Antoinette. Comme pour la cour d’Espagne, la famille royale sera à son tour conquise.

La Maison Jaquet-Droz s'implantera à Genève, Londres et Paris mais aussi en Russie et en Extrême-Orient (Chine et Japon). Au décès en 1791 de Pierre et de son fils Henri-Louis, Jean-Pierre Leschot prendra la direction de l’entreprise Jaquet Droz & Leschot. Les dettes de la société s’accumuleront notamment dues à des difficultés rencontrées sur le marché asiatique et son activité s’arrêtera au début du XIXe siècle.

Parmi les réalisations marquantes, on trouve des automates, des horloges, des montres, tabatières, oiseaux chanteurs, synchroniseurs, etc.

Collections[modifier | modifier le code]

  • Legend Geneva
  • Urban London
  • Majestic Beijing
  • Complication La-Chaux-de-Fonds
  • Elegance Paris
  • Automate

Lien externe[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Manuel Emch, Jaquet Droz, édition Assouline, Paris, 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]