Bataille de Stoke

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Bataille de Stoke
Informations générales
Date 16 juin 1487
Lieu Nottinghamshire, Angleterre
Issue victoire de la Maison Tudor
Belligérants
Yorkshire rose.svg Maison d'York
Soutenue par :
Arms of the Duke of Burgundy since 1430.svg Duché de Bourgogne
Tudor Rose.svg Maison Tudor
Commandants
John de la Pole, 1st Earl of Lincoln.svg John de la Pole
Coat of Arms of Sir Francis Lovell, 1st Viscount Lovell, KG.png Francis Lovell
Arms of the Duke of Burgundy since 1430.svg Martin Schwartz
Royal Arms of England (1399-1603).svg Henri VII
Coat of arms of Sir John de Vere, 13th Earl of Oxford.png John de Vere
Arms of Jasper Tudor, Duke of Bedford.svg Jasper Tudor
Forces en présence
8 000 hommes 12 000 hommes
Pertes
4 000 3 000

guerre des Deux-Roses

Batailles

Coordonnées 53° 02′ 06″ nord, 0° 53′ 17″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Angleterre

(Voir situation sur carte : Angleterre)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Stoke.

La Bataille de Stoke Field dans le Nottinghamshire, qui eut lieu le 16 juin 1487 est le dernier épisode de la Guerre des Deux-Roses.

Le prétendant[modifier | modifier le code]

Henri VII occupait désormais le trône d'Angleterre après avoir vaincu le dernier Plantagenêt, Richard III à la bataille de Bosworth en août 1485, et avait renforcé sa position en épousant Élisabeth d'York, fille d'Édouard IV. Le dernier mâle survivant de la dynastie d'York était le cousin de la reine, Édouard comte de Warwick (fils de George, duc de Clarence), mais il était emprisonné à la tour de Londres.

Un nommé Lambert Simnel, qu'on fit passer pour le prisonnier évadé, attira l'attention de John de la Pole, comte de Lincoln. Lincoln, bien qu'apparemment réconcilié avec le roi Tudor, était lui-même un possible prétendant au trône ; en effet, Richard III en avait fait son héritier en mars 1485. Bien qu'il n'eut aucun doute sur la véritable identité de Simnel, Lincoln vit là une occasion de revanche.

Lincoln quitta la cour le 19 mars 1487 et gagna la Cour de Malines et sa tante, Margaret, Duchesse de Bourgogne. Margaret lui fournit une aide financière et militaire avec 1 500 mercenaires allemands et suisses, commandés par le colonel Martin Schwartz. Lincoln fut rejoint à Malines par plusieurs lords rebelles, en particulier par Lord Lovell, Sir Richard Harleston, ancien gouverneur de Jersey et Thomas David, un capitaine de la garnison de Calais.

La rébellion yorkiste[modifier | modifier le code]

La flotte yorkiste arriva à Dublin le 4 mai 1487 et Lincoln recruta 4 500 mercenaires irlandais supplémentaires et fit couronner, avec le soutien de la noblesse et du clergé irlandais, Lambert Simnel comme roi d'Angleterre. Lincoln et son armée débarqua ensuite au Lancashire le 4 juin et, par une série de marches forcées, couvrit plus de 300 kilomètres en 5 jours. Dans la nuit du 10 juin, 2 000 hommes commandés par Lovell dispersèrent une petite force ennemie de 400 hommes dans le Yorkshire du Nord.

Lincoln envoya ensuite une petite partie de son armée faire diversion pour occuper l'armée royale du nord et se dirigea quant à lui, à la tête du corps principal, vers le sud. Il fut ralenti par quelques escarmouches près de Doncaster ce qui permit à Henri VII de recevoir des renforts, qui arrivèrent à Nottingham le 14 juin. Le lendemain, Henri VII partit à la rencontre de l'armée ennemie et, au matin du 16 juin, son avant-garde localisa les yorkistes près du village d'East Stoke.

La bataille fit rage pendant près de trois heures avant de tourner à l'avantage de l'armée royale. Presque tous les commandants de l'armée yorkiste, dont Lincoln, furent tués et Simnel fut capturé mais le roi Henri VII, conscient que le jeune garçon n'était qu'une marionnette, lui pardonna et l'employa dans ses cuisines.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M.J. Bennett, Lambert Simnel and the Battle of Stoke, Stroud : Sutton, 1987
  • D.E. Roberts, The Battle of Stoke Field 1487, Newark and Sherwood D.C., 1987