Bataille de Tewkesbury

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Bataille de Tewkesbury
Bataille de Tewkesbury
Bataille de Tewkesbury
Informations générales
Date
Lieu Tewkesbury, Gloucestershire (Angleterre)
Issue victoire décisive de York
Belligérants
Yorkshire rose.svg Maison d'York Lancashire rose.svg Maison de Lancastre
Commandants
England Arms 1405.svg Édouard IV d'Angleterre,
Richard de Gloucester
John Beaufort Arms.svg Edmond Beaufort †,
Marguerite d'Anjou,
Édouard de Westminster
Forces en présence
3 500 hommes[1] 6 000 hommes[2]
Pertes
inconnues 2 000 hommes[3]
guerre des Deux-Roses
Coordonnées 51° 59′ 11″ N 2° 09′ 41″ O / 51.986388888889, -2.1613888888889 ()51° 59′ 11″ Nord 2° 09′ 41″ Ouest / 51.986388888889, -2.1613888888889 ()  

Géolocalisation sur la carte : Angleterre

(Voir situation sur carte : Angleterre)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Tewkesbury.

La bataille de Tewkesbury, dans le Gloucestershire, qui eut lieu le , compléta une phase de la guerre des Deux-Roses. Le roi Édouard IV d'Angleterre, chef de la Maison d'York, y remporta une victoire décisive sur la Maison de Lancastre, mettant un terme à ses espoirs de reprendre le trône d’Angleterre. Édouard de Westminster, héritier de la Maison de Lancastre, fut tué à l'issue de la bataille, ainsi que de nombreux nobles partisans des Lancastre. La victoire des Yorkistes restaura la stabilité politique de l'Angleterre jusqu'à la mort d'Édouard IV en 1483.

Restauration d'Henri VI[modifier | modifier le code]

Richard Neville, ancien compagnon d'armes et favori du roi Édouard IV d'Angleterre s'est brouillé avec lui et a fomenté avec l'aide de Georges Plantagenêt, frère cadet d'Édouard, une révolte qui a échoué suite à la bataille de Losecoat Field le 12 mars 1470. Tous deux ont été déclarés traîtres et forcés de fuir en France, où ils sont accueillis à la Cour du roi Louis XI. Le seul espoir de Neville de récupérer son influence est désormais de restaurer Henri VI d'Angleterre sur le trône. Louis XI, craignant une alliance entre Édouard IV et Charles le Téméraire, est prêt à apporter son soutien à Neville mais celui-ci doit obtenir l'assentiment de la reine Marguerite d'Anjou, épouse d'Henri VI, pour légitimer sa cause. Neville et Marguerite sont d'anciens ennemis jurés mais Louis XI et John Fortescue, conseiller de Marguerite, persuadent celle-ci de se réconcilier avec Neville. Neville demande à genoux et obtient le pardon de la reine lors d'une entrevue à Angers. Édouard de Westminster, fils et héritier d'Henri VI, est fiancé à Anne Neville, la fille de Richard. Le mariage entre eux deux est célébré à Amboise le 13 décembre 1470[4]. Neville jure sa loyauté à Henri VI sur un fragment de la Vraie Croix dans la cathédrale Saint-Maurice d'Angers. Marguerite refuse cependant de débarquer en Angleterre, ou de laisser débarquer son fils, tant que Neville n'a pas établi un gouvernement et rendu le pays sûr[5].

Neville débarque en West Country le 13 septembre 1470 avec Georges Plantagenêt et plusieurs nobles fidèles aux Lancastre, dont John de Vere et Jasper Tudor. Édouard IV fait route vers le sud pour affronter Neville mais apprend que John Neville, le frère de Richard, qui lui était demeuré loyal jusqu'ici, a changé de camp à la tête d'une grande armée dans le nord de l'Angleterre. Voyant que sa cause est perdue, Édouard IV fuit à King's Lynn, d'où il embarque pour le continent. Il se réfugie en Bourgogne en compagnie de son plus jeune frère, Richard de Gloucester, et de quelques fidèles.

À Londres, Neville libère Henri VI et le restaure en tant que roi d'Angleterre. Toutefois, sa position demeure précaire car son alliance avec Louis XI et son intention de déclarer la guerre à la Bourgogne menace le commerce avec la Flandre et est donc contraire aux intérêts des riches marchands. De son côté, Georges Plantagenêt, privé de ses espoirs d'accéder au trône par la restauration de la lignée des Lancastre, se réconcilie secrètement avec Édouard IV[6].

Retour d'Édouard IV et mort de Neville[modifier | modifier le code]

Charles le Téméraire fournit à Édouard 50 000 florins, des navires et plusieurs centaines d'hommes. Édouard part du port de Flessingue le 11 mars 1471 avec 36 navires et 1 200 hommes[7]. Il débarque brièvement à Cromer mais découvre que le duc de Norfolk (en), qui devait le soutenir, n'est pas au rendez-vous et que Neville contrôle la région. Il accoste alors à Ravenspurn, près de l'embouchure de l'Humber, dans des conditions difficiles car sa flotte est dispersée par le mauvais temps et ses hommes débarquent par petits groupes et à plusieurs endroits le 14 mars[8]. Édouard IV se dirige vers le sud du pays et échappe à l'armée de John Neville près du château de Pontefract. Il atteint la ville de Warwick, où il rassemble suffisamment de partisans pour se proclamer roi à nouveau. Richard Neville demande urgemment des renforts à Marguerite d'Anjou, qui rassemble des troupes en France, et se rend à Coventry pour barrer la route de Londres à Édouard tandis que John Neville poursuit les forces d'Édouard.

Édouard IV sait toutefois que son frère Georges s'apprête à trahir Richard Neville pour passer dans son camp et se dirige à marche forcée vers l'ouest afin d'opérer sa jonction avec ses troupes. Il le rejoint dans le Gloucestershire et Georges appelle Neville à se rendre mais ce dernier refuse de parlementer avec lui. Les troupes d'Édouard se dirigent rapidement sur Londres, poursuivies par les armées des deux frères Neville. Londres est censée être défendue par Edmond Beaufort mais celui-ci est absent à l'arrivée d'Édouard et la ville lui ouvre ses portes. Henri VI est alors de nouveau emprisonné dans la tour de Londres[9]. Édouard se prépare ensuite à affronter l'armée des Neville et les deux armées se rencontrent le 14 avril à la bataille de Barnet. Au cours d'un combat confus dans un épais brouillard, une partie des troupes des Neville en attaque d'autres par erreur et toute l'armée se débande en croyant à une trahison. Richard et John Neville sont tous les deux tués lors de cette déroute.

Campagne de Tewkesbury[modifier | modifier le code]

Pendant ce temps, Marguerite d'Anjou, pressée d'agir par Louis XI, embarque pour l'Angleterre le 24 mars avec son fils Édouard. Mais des tempêtes obligent sa flotte à regagner plusieurs fois les côtes françaises et elle ne débarque finalement à Weymouth que le jour même de la bataille de Barnet. Edmond Beaufort apprend à Marguerite la nouvelle de la défaite de Neville alors qu'elle campe à l'abbaye de Cerne. Marguerite envisage alors de retourner en France mais le prince Édouard la persuade de livrer bataille[10]. Beaufort et John Courtenay, comte du Devon, ont levé une armée en West Country et leur meilleur espoir de vaincre les Yorkistes est de rejoindre les forces de Jasper Tudor qui se trouvent au pays de Galles. Une flotte commandée par Thomas Neville, fils illégitime de William Neville, se prépare de son côté à débarquer dans le Kent, où la famille Neville a toujours été populaire.

Le château de Berkeley.

À Londres, Édouard IV a appris l'arrivée de Marguerite d'Anjou deux jours après son débarquement. Bien qu'il ait laissé repartir bon nombre de ses partisans après sa victoire à Barnet, il rassemble rapidement des forces substantielles à Windsor. Malgré les feintes des Lancastriens qui tentent de lui faire croire qu'ils vont marcher directement sur Londres, Édouard IV part vers l'ouest du pays quelques jours plus tard. Le 30 avril, l'armée de Marguerite atteint Bath avant de se détourner brièvement de son chemin pour obtenir des armes, des renforts et de l'argent de la ville de Bristol[11]. Le même jour, Édouard IV arrive à Cirencester et, apprenant que Marguerite est à Bristol, part aussitôt à sa rencontre. Mais une partie des troupes lancastriennes occupent Sodbury Hill, une colline fortifiée datant de l'âge du fer à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Bristol, et les éclaireurs yorkistes subissent de lourdes pertes lorsqu'ils atteignent cette colline. Croyant que les Lancastre sont sur le point de livrer bataille, Édouard IV fait halte afin que les traînards rejoignent le corps principal de son armée. Les Lancastriens en profitent pour faire rapidement mouvement vers le nord en passant de nuit à moins de cinq kilomètres de l'armée yorkiste. Au matin du 2 mai, ils sont en sécurité au château de Berkeley avec plus de vingt kilomètres d'avance sur les Yorkistes[12].

Édouard IV réalise que les Lancastriens cherchent à traverser la Severn pour passer au pays de Galles et que le plus proche point de passage qu'ils peuvent utiliser est à Gloucester. Il envoie un message urgent au gouverneur de la ville, Sir Richard Beauchamp, lui donnant l'ordre de fermer les portes de Gloucester à Marguerite et de se tenir prêt à défendre la ville. Quand les Lancastriens arrivent devant Gloucester au matin du 3 mai, Beauchamp refuse de les laisser passer et Marguerite comprend qu'elle n'a pas suffisamment de temps pour s'emparer de la ville avant l'arrivée d'Édouard IV. Ses troupes se dirigent alors à marche forcée sur Tewkesbury, à seize kilomètres de Gloucester, pour atteindre le pont de Upton-upon-Severn, encore onze kilomètres plus loin. L'armée d'Édouard IV parcourt cinquante kilomètres, passant à Cheltenham en fin d'après-midi. La journée est très chaude et les deux armées sont épuisées. Les Lancastriens sont forcés d'abandonner une partie de leur artillerie, qui est capturée par les renforts yorkistes venant de Gloucester[12].

Les Lancastriens font halte pour la nuit à Tewkesbury car la plupart de leurs hommes sont des fantassins et ne peuvent pas continuer leur route sans prendre du repos. L'armée yorkiste est en revanche constituée en majeure partie de troupes montées. Renseigné par ses éclaireurs sur la position de l'armée adverse, Édouard IV fait faire à ses troupes une nouvelle marche de dix kilomètres depuis Cheltenham, s'arrêtant finalement à moins de cinq kilomètres des Lancastriens. Ceux-ci savent qu'ils ne pourront pas faire retraite sans être attaqués par l'arrière et qu'ils sont donc forcés de livrer bataille.

Bataille[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Tewkesbury.

Le matin du 4 mai, les Lancastriens prennent une position défensive au sud de Tewkesbury avec l'Avon et la Severn derrière eux. L'abbaye de Tewkesbury se trouve juste derrière le centre de leur armée. Marguerite d'Anjou a passé la nuit dans la ferme de Gobes Hall avant de trouver refuge dans un sanctuaire religieux le jour de la bataille[13]. La force principale des positions lancastriennes leur est fournie par la nature du sol devant eux, constitué de haies, de bois et de talus, particulièrement sur leur aile droite. L'armée lancastrienne compte environ 6 000 hommes[2]. Elle est organisée en trois corps de bataille. L'aile droite est commandée par Edmond Beaufort, duc de Somerset. Un ruisseau, le Colnbrook, s'écoule au milieu de ses positions, ce qui rend certains déplacements difficiles. Le centre lancastrien est commandé par le baron de Wenlock (en), qui a rejoint le camp yorkiste après la première bataille de Saint-Albans avant de repasser du côté des Lancastre quand Édouard IV lui a refusé le poste de gouverneur de Calais. Le prince Édouard de Westminster est également présent au centre. L'aile gauche est dirigée par John Courtenay, comte du Devon. Une petite rivière, la Swilgate, protège son flanc avant que son cours ne rejoigne l'Avon devant ses positions[2].

L'armée yorkiste, légèrement inférieure en nombre, compte de 3 500[1] à 5 000 hommes[2] selon les estimations. Son aile droite est commandée par William Hastings, l'un des plus fidèles partisans d'Édouard IV. Celui-ci commande le centre de son armée, dans lequel son frère Georges est également présent. Édouard place à la tête de son aile gauche son frère Richard de Gloucester qui est âgé de seulement 18 ans mais s'est révélé un commandant très compétent à Barnet et qu'Édouard préfère placer face à Beaufort[14]. Le roi prend une autre décision tactique importante en donnant l'ordre à 200 lanciers montés d'occuper le bois épais situé à sa gauche afin d'empêcher les Lancastriens de l'attaquer depuis cet endroit et d'agir de leur propre initiative s'ils ne sont pas attaqués dans les bois[2].

Édouard IV et ses troupes forçant l'entrée de l'abbaye de Tewkesbury, par Richard Burchett (1867).

Édouard IV avance vers les positions lancastriennes mais le terrain est si accidenté qu'il lui est difficile de lancer une attaque en ordre de bataille. Ses archers et son artillerie font alors pleuvoir sur les Lancastriens un déluge de flèches et de boulets de canons. Les Yorkistes ont en effet plus d'artillerie que leurs adversaires et sont certainement plus compétents dans son utilisation[15]. Beaufort, en voulant échapper à ce bombardement ou bien en voyant une occasion de prendre à revers le corps de bataille d'Édouard IV, mène ses hommes à l'attaque du flanc gauche du roi. Surprises, les troupes yorkistes résistent néanmoins avec acharnement et repoussent leurs assaillants à travers les haies et les talus. Au moment crucial, les 200 cavaliers qu'Édouard IV avait envoyé dans les bois attaquent Beaufort sur son flanc droit et par l'arrière, alors que le corps de bataille de Richard se joint également au combat.

Le corps de bataille de Beaufort est mis en déroute et la plupart de ses hommes sont massacrés alors qu'ils tentent de fuir. La prairie qui borde les deux côtés du Colnbrook est connu depuis ce jour sous le nom de « pré sanglant » (Bloody Meadow)[15]. Beaufort va trouver Wenlock et lui demande pourquoi son corps de bataille ne l'a pas soutenu. Selon les récits de l'époque, il n'attend pas sa réponse mais le tue d'un coup de hache dans la tête[16] avant de se réfugier dans l'abbaye de Tewkesbury. Le moral de l'armée lancastrienne s'effondre et les hommes prennent la fuite mais la Swilgate devient alors un obstacle mortel et beaucoup se noient ou sont tués par leurs poursuivants. Entre 2 000[3] et 3 000 Lancastriens[16] selon les estimations périssent lors de la bataille.

Courtenay est tué au cours des combats alors que le prince Édouard est capturé dans un bosquet par des hommes de Georges Plantagenêt. Celui-ci, en dépit des supplications du prince, à qui il avait juré allégeance moins d'un an auparavant, le fait exécuter sommairement[11]. Beaucoup de chevaliers et de nobles lancastriens trouvent refuge dans l'abbaye de Tewkesbury. Édouard IV accorde sa permission pour que le prince Édouard ainsi que d'autres nobles soient enterrés dans l'abbaye ou dans d'autres endroits de la ville sans que leurs corps ne soient équarris en tant que traîtres comme c'était alors la coutume. Néanmoins, deux jours après la bataille, Beaufort et d'autres chefs de l'armée lancastrienne sont traînés hors de l'abbaye, et Georges Plantagenêt et le duc de Norfolk les font exécuter après des simulacres de procès[17]. L'abbaye, qui n'était pas officiellement un sanctuaire[18], doit être à nouveau consacrée un mois après la bataille suite aux violences s'y étant déroulées. Quelques jours après la bataille, Marguerite d'Anjou se rend à Édouard IV[19].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Marguerite d'Anjou faite prisonnière après la bataille de Tewkesbury par John Gilbert (1875).

Édouard IV se rend à Coventry pour y prendre des dispositions contre les forces de Jasper Tudor au pays de Galles et donne à son armée trois jours de repos[13]. Toutefois, les plus dangereuses des forces lancastriennes restantes sont celles qui sont sous le commandement de Thomas Neville. Celui-ci a débarqué à Sandwich et a rapidement recruté des troupes parmi les partisans des Neville du Kent. Ces troupes ajoutées aux exilés lancastriens et aux mercenaires de son armée constituent une force de 16 000 à 17 000 hommes[13]. Le 14 mai, il attaque Londres. Ses hommes brûlent Southwark Bridge et une partie de la banlieue de Southwark mais sont repoussés au pont de Londres. Le jour suivant, il attaque Aldgate (en) et Bishopsgate mais est à nouveau repoussé par les défenseurs londoniens. En apprenant que l'armée d'Édouard IV s'approche, Thomas Neville bat en retraite sur Sandwich. Abattu par la nouvelle de la bataille de Tewkesbury et par la mort du prince Édouard, il se rend sans résistance peu après. Il est emprisonné et exécuté cinq mois plus tard après une tentative d'évasion.

Édouard IV est accueilli triomphalement à Londres le 21 mai et parade dans les rues en exposant sa captive Marguerite d'Anjou derrière lui dans une charrette. Henri VI meurt à la tour de Londres durant la nuit du 21 au 22 mai. Il est annoncé officiellement qu'il est mort de chagrin en apprenant la nouvelle de la mort de son fils, mais il est plus probable qu'il a été assassiné sur l'ordre de Richard de Gloucester[20]. Richard se marie peu après avec Anne Neville, veuve du prince Édouard. L’Angleterre connaît la paix durant le reste du règne d'Édouard IV.

Avec la mort d'Edmond Beaufort et de son frère cadet à Tewkesbury, la lignée mâle de la maison de Beaufort est éteinte. Margaret Beaufort et son fils Henri Tudor demeurent les seuls représentants de cette famille liée par le sang aux Lancastre. Henri rejoint son oncle paternel, Jasper Tudor, au pays de Galles et vit en exil en Bretagne pendant le reste du règne d'Édouard IV. Margaret se marie en 1472 avec Thomas Stanley, un partisan d'Édouard IV, et le poussera en 1485 à se retourner contre Richard III, devenu roi d'Angleterre en 1483 après la mort de son frère et qu'il ait écarté du pouvoir les deux fils de celui-ci, afin que son fils devienne roi sous le nom d'Henri VII.

Postérité[modifier | modifier le code]

Reconstitution de la bataille à l'occasion du festival médiéval de Tewkesbury.

Une reconstitution de la bataille se déroule chaque année au cours du festival médiéval de Tewkesbury qui a lieu le deuxième week-end de juillet. Ce festival fondé en 1984 est le plus important d'Europe de ce genre[21]. À sa création, le festival comportait une dizaine de stands et la bataille était reconstituée par une centaine de participants mais il s'est développé avec les années et comptait en 2002 environ 120 stands alors que 2 000 personnes participaient à la reconstitution de la bataille[22]. Le groupe de medieval rock Schelmish s'est produit plusieurs fois sur scène à l'occasion du festival[23]. En 2003, environ 25 000 personnes s'y sont rendues[24].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Weir 1996, p. 406
  2. a, b, c, d et e Warner 1972, p. 96
  3. a et b Weir 1996, p. 407
  4. (en) Trevor Royle, The Road to Bosworth Field, Brown,‎ 2009 (ISBN 9780316727679), p. 323
  5. Rowse 1966, p. 164
  6. Rowse 1966, p. 166
  7. Gravett 2003, p. 16
  8. Gravett 2003, p. 29
  9. Rowse 1966, p. 167
  10. (en) Winston Churchill, A History of the English-Speaking Peoples, Cassell,‎ 1956 (ISBN 0304295000), p. 346
  11. a et b Rowse 1966, p. 169
  12. a et b Warner 1972, p. 102
  13. a, b et c (en) « The Aftermath of Tewkesbury through the Surrender of the Bastard of Fauconberg », sur Richard III Society (consulté le 23 mai 2012)
  14. Gravett 2003, p. 20-21
  15. a et b Warner 1972, p. 97
  16. a et b Warner 1972, p. 98
  17. Gravett 2003, p. 82-85
  18. Warner 1972, p. 99
  19. Rowse 1966, p. 170
  20. Rowse 1966, p. 170-171
  21. (en) « Stepping back in time in Tewkesbury », sur BBC (consulté le 23 mai 2012)
  22. (en) « Off with their heads as fair becomes a festival », sur Cotswold Journal (consulté le 23 mai 2012)
  23. (en) « German band heading for festival », sur Cotswold Journal (consulté le 23 mai 2012)
  24. (en) « Medieval event needs more help », sur Cotswold Journal (consulté le 23 mai 2012)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Christopher Gravett, Tewkesbury 1471: The Last Yorkist Victory, Osprey Publishing,‎ 2003 (ISBN 9781841765143)
  • (en) A. L. Rowse, Bosworth Field & the Wars of the Roses, Wordsworth Military Library,‎ 1966 (ISBN 1853266914)
  • (en) Philip Warner, British Battlefields: The South, Fontana,‎ 1972 (ISBN 0006338224)
  • (en) Alison Weir, The Wars of the Roses, Ballantyne,‎ 1996 (ISBN 9780345404336)

Liens externes[modifier | modifier le code]